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Zakia Héroncélia Héron

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Le premier qui voit la mer (2015)

De Zakia Héroncélia Héron chez Versilio
(17 votes, note moyenne : 3.5)

« Ne rien ressentir, ne rien montrer, surtout pas la peur. Moi, je n'ai rien montré aux soldats du check-point cet après-midi. Le bus scolaire s'est arrêté. Les camarades français ont commencé à chanter. Non, rien de rien… Non… Je ne regrette rien… De plus en plus fort. À la fin, ils hurlaient, les pieds-noirs. Je ne regrette riennnnnn…

Et nous, les quatre Arabes du lycée français, tassées au fond de nos sièges, le regard vide. On n'a rien dit. On n'a pas baissé les yeux.

La guerre va finir. Toutes les guerres finissent. Maman me le répète chaque soir. Il faut juste ne pas mourir avant la fin. »

Le premier qui voit la mer s'ouvre sur l'enfance de Leila, insouciante, avant d'être profondément marquée par les violences de la guerre d'Algérie.

Écrit à quatre mains par une mère et sa fille, ce récit évoque, avec une sincérité bouleversante et une grande vitalité, les multiples facettes de la vie de deux femmes, et à travers elles une tranche d'histoire contemporaine.

Un extrait de ce récit a été primé lors du concours Libération Apaj 2010.

"Un texte magistral et tout en subtilité, sur les guerres, l'exil, la transmission et l'identité. » - F. Drouzy, Libération

Paru le 09-04-2015 - Format : Broché - 219 pages - 21 x 13 x 1 cm - 275 g - ISBN 10 : 2361321211 - ISBN 13 : 9782361321215

Tags : algérie, arabe, littérature française, langue française, condition de la femme, guerre d'algérie, guerre, religion, islam, exil, nostalgie, racisme, enfance, indépendance, enseignement, libération, témoignage, roman autobiographique, roman, récits.

Citations de Le premier qui voit la mer (10)

J'ai tellement peur du regard des soldats des check-points. Leurs yeux nous fouillent au corps et nous accusent… C'est la guerre. « C'est Eux ou Nous ». Avant dans le nous il y avait mes amies françaises.Nos différences nous amusaient. Maintenant elles nous renvoient à nos peurs. P 61

Je sais qu'il y a des morts partout, en Algérie et en France. Tous les jours, on l'entend à la radio. C'est la guerre. " C'est Eux ou Nous. "Avant, dans le " Nous " il y avait mes amies françaises.Nos différences nous amusaient. Maintenant, elles nous renvoient à nos peurs.

L'heure de rentrer chez soi a parfois le goût de l'exil.

" On comprend Brahim, mais où est le verbe... ? "M'accrocher à la forme, éviter la guerre, laisser les horreurs hors les murs. Le laisser seul aussi, avec ses images. Nulle et lâche. De toute façon, pas le temps de nous appesantir. Comment s'organisent en nous les mots pour traduire ce qui nous dépasse ?

Lorsqu'un jour le peuple décide de vivre,Force est pour le destin de répondre,Force est pour les ténèbres de se dissiper,Force est pour les chaînes de se briserÉtrange destinée de ces mots images, réunis par un poète tunisien dans les années 30 [Abou Kassem El Chabbi], mis en musique par un compositeur libanais, chantés par une Égyptienne.

A-t-il eu peur d'être déconsidéré par notre société, si prompte à se réjouir d'un mariage mixte quand un Algérien épouse une étrangère mais tellement « rejetante » dans l'autre cas de figure.Je n'y peux rien. Je ne veux plus y repenser. P 123

" Nous n'habitons pas des régions. Nous n'habitons même pas la terre. Le cœur de ceux que nous aimons est notre vraie demeure. "[citation de Christian Bobin, choisie en ouverture]

Le miracle, ce n'est pas d'être en vie, c'est d'être debout sans souffrir.

De toute façon, on s'habitue à son destin. Dieu a déjà tout écrit, tout prévu pour nous, de la naissance à la mort. Dieu le sait, il sait tout de nous. Oui, Il sait tout, Il a tout prévu... sauf notre chagrin face à sa toute puissance.

[...] On a parlé de tout, de nos pays respectifs, de l'éducation des filles, de la place de la religion dans nos vies.- Agnostique, c'est presque athée, non ?- Pas tout à fait, c'est plutôt "On ne sait rien de ce qui n'est pas explicable."- C'est différent du pari de Pascal. Lui, c'est "On ne perd rien à ..."- Le meilleur c'est quand même Voltaire, "Je suis athée, Dieu merci."En écoutant les uns et les autres, j'ai réalisé à quel point je me méfie des approches de Dieu. Je ne peux empêcher qu'Il soit omniprésent dans tous mes échanges, mes pensées, même silencieuses. C'est ma langue maternelle qui le veut. Je dis bien "Merci mon Dieu, Hamdoullah" si je suis soulagée, "Inch Allah" si j'espère, "Bismillah" dès que ma main touche quelques chose... C'est un réflexe. Sa présence envahit ma langue. Elle ne peut par contre, en aucun cas parasiter mes choix, influencer mes refus, me dicter mon destin, ce n'est pas Son domaine. [...]-On nous a enseigné notre religion mais on peut la vivre autrement. Moi je n'aime pas les rites. Ils nous enferment souvent dans des pratiques vides de sens. Pour moi Dieu c'est la vie, la recherche du sens justement, le mystère d'une rencontre comme la notre.

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Critiques de Le premier qui voit la mer : avis de lecteurs (18)


  • Critique de Le premier qui voit la mer par Herve-Lionel (Babelio)

    N°890- Avril 2015 LE PREMIER QUI VOIT LA MER - Zakia et Célia HERON - Versilio. Nous sommes en 1956, quand l'Algérie était encore française, dans un village perdu de la plaine agricole de la M...

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    Par Herve-Lionel - publiée le 04/04/2015

  • Critique de Le premier qui voit la mer par ATOS (Babelio)

    Algérie, 1956- France 2011. L'histoire se déroule. Comme un tapis. Tapis en pleurs, tapis de fleurs. Chemin d'étoiles, chemin de ronces. Un deux trois... peut être l'enfer...quatre cinq six au delà c'...

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    Par ATOS - publiée le 04/04/2015

  • Critique de Le premier qui voit la mer par Bazart (Babelio)

    Fils d'une pied noir d'origine espagnole, qui a vécu 10 ans en Algérie avant de quitter le pays, à cause de la guerre, j'ai souvent baigné, tout au long de ma vie, dans une athmosphère orientale, où ...

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    Par Bazart - publiée le 04/04/2015

  • Critique de Le premier qui voit la mer par TRIEB (Babelio)

    C'est sous la forme d'un journal intime , écrit jour après jour, année après année de 1956 à 2011 ,que Leïla , jeune fille algérienne , raconte sa vision des événements vécus par elle-même, ses proche...

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    Par TRIEB - publiée le 05/04/2015

  • Critique de Le premier qui voit la mer par Bellonzo (Babelio)

    Le beau récit de Zakia et Célia Heron, proposé par le cercle Babelio, est un livre agréable et bien troussé. Les deux auteures, mère et fille, racontent plus de cinquante années de la vie de...

    Lire la critique complète >
    Par Bellonzo - publiée le 07/04/2015

  • Critique de Le premier qui voit la mer par christinebeausson (Babelio)

    Leila, tu as cherché à voir la mer car pour toi, c'était le moyen de voir la vie. Leila, ta jeunesse dans ton pays, colonisé. Colonisé, ta vie va t'apprendre à découvrir ce que ce mot veut dire, à...

    Lire la critique complète >
    Par christinebeausson - publiée le 07/04/2015

  • Critique de Le premier qui voit la mer par SZRAMOWO (Babelio)

    Livre reçu dans le cadre d'une masse critique Babelio Le premier qui voit la mer, le titre évocateur renvoie aux souvenirs d'enfance, à la claque que l'on ressent en voyant la mer pour la première fo...

    Lire la critique complète >
    Par SZRAMOWO - publiée le 08/04/2015

  • Critique de Le premier qui voit la mer par clairejeanne (Babelio)

    Merci à Babelio (Masse critique) et aux éditions Versilio. Avril 1956, un village en Algérie ; Leïla a 8 ans, cinq soeurs et deux frères. Sa famille vit dans la partie française de la petite ville ...

    Lire la critique complète >
    Par clairejeanne - publiée le 13/04/2015

  • Critique de Le premier qui voit la mer par stephanieplaisirdelire (Babelio)

    Le premier qui voit la mer est un merveilleux titre ! On s'attache tout de suite à Leila et sa famille, des gens simples, aimants et respectueux (des traditions, des valeurs, des autres, de la famille...

    Lire la critique complète >
    Par stephanieplaisirdelire - publiée le 16/04/2015

  • Critique de Le premier qui voit la mer par cuisineetlectures (Babelio)

    Que reste-t-il de l'insouciance de la petite Leïla, âgée de dix ans lorsqu'elle jouait avec ses amies françaises, en 1956, en Algérie ? Quelle femme est-elle devenue, cinquant...

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    Par cuisineetlectures - publiée le 16/04/2015

  • Critique de Le premier qui voit la mer par Eve-Yeshe (Babelio)

    L'histoire commence le 15 avril 1956, une petite fille est allée chercher du fromage pour sa mère et tout le monde la dévisage, ce qui la met très mal à l'aise. Cette fillette s'appelle Leïla. Elle a ...

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    Par Eve-Yeshe - publiée le 21/04/2015

  • Critique de Le premier qui voit la mer par Seraphita (Babelio)

    Leïla a 8 ans lorsqu'elle ouvre le récit en ce 15 avril 1956. Avec ses yeux et son coeur d'enfant, elle décrit l'amitié et les élans de l'enfance, la différence, la religion et les prémices d'une guerr...

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    Par Seraphita - publiée le 21/04/2015

  • Critique de Le premier qui voit la mer par Noctenbule (Babelio)

    Tel un journal intime, Zakia et Célia Héron, mère et fille, livre l'histoire d'une femme, de sa fille et de l'Algérie à travers le temps. Un témoignage du quotidien d'un pays qui a radicalement changé...

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    Par Noctenbule - publiée le 27/04/2015

  • Critique de Le premier qui voit la mer par Nadael (Babelio)

    En 1956, Leïla a 8 ans. Petite fille vive, joyeuse et curieuse, elle vit dans un village en Algérie avec ses parents, ses sept frères et soeurs et sa grand-mère. Ses amies s'appellent Denise et Chanta...

    Lire la critique complète >
    Par Nadael - publiée le 28/04/2015

  • Critique de Le premier qui voit la mer par Clelie22 (Babelio)

    Leila a huit ans en 1956. Algérienne, elle vit avec sa famille dans le quartier français où son père tient un cinéma. Au fil des années, son journal rapporte les petits et les grands événements de sa ...

    Lire la critique complète >
    Par Clelie22 - publiée le 28/04/2015

  • Critique de Le premier qui voit la mer par denisarnoud (Babelio)

    Le livre commence en avril 1956 en Algérie. Leila vit avec sa famille dans un quartier où les Français sont majoritaires. Ses amies sont françaises, Leila et ses soeurs partagent leurs occupations en...

    Lire la critique complète >
    Par denisarnoud - publiée le 03/05/2015

  • Critique de Le premier qui voit la mer par chroniquesassidues (Babelio)

    Écrit sous la forme d'un journal, le récit s'ouvre en 1956 sur l'enfance idyllique de Leïla, 8 ans. Elle vit en Algérie avec ses parents, ses cinq soeurs et deux frères et avec sa merveilleuse grand-m...

    Lire la critique complète >
    Par chroniquesassidues - publiée le 09/05/2015

  • Critique de Le premier qui voit la mer par (Babelio)

    il s'agit avant tout d'une sorte de journal intime, de confidences sur les inquiétudes d'une jeune algérienne révoltée par l'ambiguïté qu'il y a à confondre la nationalité et la religion. Ce que cela ...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 27/10/2016
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