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Accueil > William Golding > 3 - Trilogie maritime, III : La Cuirasse de feu

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William Golding

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William Golding est né à St-Columb-Minor, en Cornouailles, en 1911. Après des études au collège de Marlborough et à Oxford, il choisit d'enseigner, comme son père. Il se marie en 1939, est mobilisé en 1940 dans la marine et participe au débarquement ... Plus >

3 - Trilogie maritime, III : La Cuirasse de feu (2002)

De William Golding chez Gallimard
(2 votes, note moyenne : 4.0)

Edmund Talbot, jeune aristocrate anglais, poursuit son voyage vers les antipodes, une épopée maritime longue et éprouvante.Les péripéties comiques et tragiques qui se succèdent, décantent et révèlent les caractères : Mr Prettiman, qui semblait un pantin grotesque, apparaît être un humaniste, Miss Granham, la sévère institutrice, doit affronter la tempête... Edmund se languit de l'objet aimé. Le sceptique qu'il était rencontre l'amitié et l'admiration. Il découvre qu'il est capable de sensibilité et d'humanité.La cuirasse de feu, dernier volet de la Trilogie maritime, est l'aboutissement d'un long et difficile voyage dans le temps, l'espace et le cœur humain. William Golding, à la manière des romanciers anglais du XVIIIᵉ siècle, nous fait partager son amour de la mer.
La cuirasse de feu, dernier volet de la Trilogie maritime, est l'aboutissement d'un long et difficile voyage dans le temps, l'espace et le cœur humain...

Paru le 02-05-2002 - Format : Broché - 416 pages - 18 x 11 x 1 cm - 210 g - ISBN 10 : 2070421457 - ISBN 13 : 9782070421459

Collection : Folio

Tags : roman d'aventure, journal, roman, espace, dramatique, navigation, grotesque, cauchemars, littérature étrangère, voyages, mer, littérature maritime, homosexualité, sociologie, prix nobel de littérature, littérature américaine, littérature britannique, littérature anglaise, anglais, 20ème siècle.

Citations de 3 - Trilogie maritime, III : La Cuirasse de feu (4)

[...] ... Il y avait quelque chose à l'avant du bateau, quelque chose de bizarre à la proue. L'ancre énorme était suspendue, immobile, au-dessus de l'eau - en douceur à son câble, n'est-ce pas ce qu'auraient dit les marins ? - prête à être descendue sur le champ, le collet si près de la surface que j'apercevais une ancre inversée accrochée au-dessus de l'ancre réelle.Qu'y avait-il de bizarre ?C'était comme un brouillard qui se formait autour de l'avant ; il montait, si léger que seul un homme ayant examiné le navire depuis un long moment - il y avait une odeur âcre dans mes narines ... C'était le feu d'artifice, bien sûr, dont les gerbes montaient maintenant au-dessus de l'eau sombre. Le vent de terre qui s'était levé avait effacé l'ancre inversée.Charles [Summers] apparut sur le gaillard d'arrière - il sortit en trébuchant des appartements du capitaine ! Il sauta de l'échelle, courut à toute vitesse sur le pont et disparut dans le gaillard d'avant. Derrière lui, une colonne de brouillard montait par le trou dans le pont qui avait contenu le mât de misaine. Charles réapparut sur le pont. Il se précipita vers le grand mât, chercha quelque chose et s'éloigna en tenant une grosse hache. Il remonta rapidement sur le gaillard d'avant et se mit à couper les cordages qui rassemblaient les corps du navire. Il courut à l'arrière à travers la fumée qui commençait maintenant à s'élever sur toute la longueur du bateau et, de nouveau, il se trouva sur le gaillard d'arrière, en train de donner des coups de hache ! Il y avait un intervalle d'eau - un yard, pas plus - entre les deux ponts - celui du vaisseau rasé et celui du ponton contre lequel se nichait le chaland plein de poudre ! Soudain, le trou dans le pont où s'était enfoncé le mât de misaine rougit. Une flamme unique jaillit à l'air libre. Charles revint en courant. Il bondit sur la potence de la cloche qui, frappée à toute volée, donna des sons discordants. Lentement le navire en feu, d'où s'échappait un nuage de fumée, se déplaça sous l'impulsion du vent qui pénétrait dans la rade encombrée d'une multitude d'embarcations à l'ancre. Et la cloche, encore et encore ! Je tournai le télescope vers le navire marchand le plus proche et vis des hommes qui se rassemblaient sur le gaillard d'avant, autour du câble de l'ancre. Plus loin, une petite goélette se mit à carguer ses voiles d'étai - encore plus loin, une autre amena sa voile carrée qui se gonfla sur le mât de hune tandis qu'elle virait de bord en culant pour sortir de la route du redoutable vaisseau. Charles plongea dans le gaillard d'avant, mais il en ressortit en chancelant presque aussitôt. Il parcourut le pont d'un bout à l'autre à toute vitesse, plongea dans la coursive et disparut. A l'entrée vibrait une lumière imprécise mais violente. Au-dessus du port, mais maintenant pas plus haut que ne montait la colonne de fumée, éclataient et tonnaient les fusées.Avec une brutale soudaineté, je compris que Charles était en danger de mort ! ... [...]

[...] ... - "Eh bien, Mr Bowles ? Quelles nouvelles du mât de misaine ?- Vous feriez mieux de demander des nouvelles du charbon de bois, monsieur. Ils peuvent seulement distiller ou brasser ou réduire - appelez comme vous voulez ce que l'on doit faire au bois pour le transformer en charbon - par petits paquets. Le gaillard d'avant résonne de discussions pour ou contre.- Vous y êtes donc allé ?- Que vous le croyiez ou non, on m'a fait venir pour donner mon avis sur la rédaction d'un testament. Alors, à titre de paiement je suppose, on m'a fait descendre et on m'a montré le pied du mât de misaine, dans son massif fendu.- Les gens ont des points de vue différents ?- Oh oui. La discussion est chaude et n'est pas menée dans les termes légaux, ou peut-être devrais-je dire juridiques, qui conviendraient.- Etes-vous d'accord avec le lieutenant en premier ou avec Mr Benét ?- Ni l'un ni l'autre. Je suis étonné de la facilité avec laquelle des gens mal informés font état avec véhémence de convictions arrêtées, alors que leur jugement ne se fonde sur rien.- Je crois qu'on ne devrait pas faire cette tentative. C'est beaucoup trop dangereux.- Oui. Le lieutenant en premier le pense en effet. Si seulement vous voyiez le massif ! C'est gigantesque. La fente l'est aussi, j'en ai bien peur, et elle est effrayante. De même que le gémissement du mât quand il vacille et tourne dans le bois avec ce petit mouvement circulaire, irrégulier - imprévisible. Je ne sais pas ce qu'ils devraient faire. Sur le lieu, cependant, règne un embrouillamini de mesures provisoires. Certaines que le profane peut comprendre, d'autres qui sont impénétrables. Il y a des baux coincés entre le corps du mât et les couples les plus gros de la muraille. Il y a des cordages enroulés autour du mât, si tendus qu'on les croirait faits de métal. Pourtant, le mât bouge, malgré tous les baux et les câbles enroulés, les poulies et les palans, les accores et les tringles. Le spectacle est effrayant. Et puis, quand vous observez le petit mouvement, le spectacle est encore plus effrayant.- Peut-il y avoir pire ?- L'épouvante." ... [...]

J'ai toujours été déconcerté par certains auteurs comme Fielding et Smollet, pour ne rien dire des modernes, Miss Austen par exemple; ils estiment que, malgré les preuves que leur apporte la vie quotidienne, une histoire, pour être véridique, doit avoir une fin heureuse.

La vérité, qui est plus bizarre que la fiction, est naturellement moins crédible. Un biographe honnête, si tant est qu'il en existe, atteindra toujours le point où il serait plus satisfait s'il pouvait atténuer les couleurs brutales de la vraie vie pour lui donner les teintes délicates du roman et de la légende!


Critiques de 3 - Trilogie maritime, III : La Cuirasse de feu : avis de lecteurs (2)


  • Critique de 3 - Trilogie maritime, III : La Cuirasse de feu par Woland (Babelio)

    Fire Down Below Traduction : Marie-Lise Marlière ISBN : 9782070421459 Le troisième et dernier tome de la "Trilogie Maritime" de William Golding repose pourrait-on dire exclusivement sur l'aff...

    Lire la critique complète >
    Par Woland - publiée le 04/11/2014

  • Critique de 3 - Trilogie maritime, III : La Cuirasse de feu par Puck (Babelio)

    Attention gros gros gros coup de coeur sur toute la trilogie marine de William Golding. D'ailleurs je ne comprends pas qu'elle ne soit pas plus connu. Troisième et dernier tome des aventures d'Edmu...

    Lire la critique complète >
    Par Puck - publiée le 16/05/2012

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