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Will Self

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Citations de Will Self (40)

Il y a quelque chose qui te turlupine, garçon. Accouche, crache, éructe, vomis ce que tu as sur le coeur. Bref, dis-le-moi.- Eh, bien... Je ne sais pas... je ne sais pas comment présenter la chose, mais vous avez changé...- Et tu te demandes ce qui a causé ce changement, c'est ça ? Bien sûr, c'est ça, inutile de tourner autour du pot. Eh bien oui, monsieur, j'ai changé. Je me suis dévoré de l'intérieur et par un acte de gastromancie sans précédent, j'ai prouté ma nouvelle incarnation. VoilàCommenter J'apprécie p96

– Mon idée du plaisir

et faudrait voir à pas l'oublier - je me suis caché sous des divans pendant que des miauleuses argentées flattaient leurs névroses chatonnes, se croyant seules dans leur boudoir.

– Mon idée du plaisir

"Je suis le Mage du Quotidien!" beugla M. Broadhurst. Nous déambulions devant le Métropole Hotel, sur le front de mer de Brighton. Je m'étonnais que personne ne nous toisât, voir même ne nous invectivât. "Ma puissance vient précisément de ce que je comprends comment l'habitude entrave l'énergie spirituelle, tu piges ? Tous ces gens, dit-il avec un ample geste circulaire du bras, tous ces gens s'imaginent qu'ils perçoivent le réel, mais il n'en est rien. Au contraire, leurs esprits sont contraints par mille millions de petites idées reçues qui les ligotent comme des liserons... et qu'ils tiennent pour assurées!p83

– Mon idée du plaisir

Un mot d'abord sur un concept un peu trapu qu'il vous faudra maîtriser si vous voulez m'accompagner dans les pages qui suivent sans flancher et sans vous perdre. Malheur à vous si vous le faites, car nous nous aventurons ici sur un territoire vierge. C'est un lieu sauvage et primal, un fief du ça, où le mille feuille de votre identité pourra facilement être éventré, écartelé, en sorte que tous les petits actes réflexes que vous appelez votre "moi" se déliteront comme autant de pellicules polymérisées de personnalité débordant d'une besace crevée. je ne serai pas en mesure de vous aider et, l'eussé-je été que, permettez-moi de vous le dire, je n'y tiens pas.

– Mon idée du plaisir

Je veux rendre ici un hommage à ma mère : Je lui dois ce compliment. Le voici : jamais ou presque,lorsque nous escaladions ensemble le mât de cocagne savonneux de la mobilité sociale anglaise, elle ne m'a mis mal à l'aise. Car, si elle avait le grand défaut de m'emmitoufler dans une intimité quasi sexuelle en privé, elle me témoigna toujours en public un respect presque contre nature. Jamais elle ne m'a materné ni contraint à sauter à travers les cerceaux de la bienséance comme d'autre parents le faisaient avec leurs enfants. Au contraire, elle me traitait avec un égalitarisme bonhomme, qui se révéla bien plus efficace dans la réussite de mon acculturation.

– Mon idée du plaisir

Prologue "Et vous , Ian, qu'est-ce qui vous plaît dans la vie ?" C'était la femme assise en face de moi, en diagonale, celle qui avait ce hâle agadiresque. Pendant une demi-seconde, ou peut-être plus, je crus avoir mal entendu la question, mais ellle répéta : " Et vous, Ian, qu'est-ce qui vous plaît dans la vie ?" Ce sont souvent les événements de ce genre qui retiennent mon attention, ceux qui se produisent deux fois. La première fois, j'avais entendu : "Evouyanski...plaid'la... vie ?" Seulle l'inflexion finale indiquait la forme interrogative. La seconde fois, en revanche, je captai le tout, absorbai le son et le sens comme un Kleenex intentionnel. Et cette idée - ce qui me plaisait dans la vie - me réduisit en pulpe, épongea mes strates, toutes les démultiplications de mon moi, comme une mélasse poisseuse. Je m'aggripais au bord de la table et sentis la nappe riper sur le bois ciré. Tout se mélangea, tout s'interpénetra en moi. Alors Jane, de l'autre côté de la table, me lança un regard - ce regard qui n'appartenait qu'à elle et n'était que pour moi, cette petite moue qui annonçait l'intimité totale du rien-que-nous-au-monde -et dit " Oh, je ne crois pas que Ian pense beaucoup au plaisir en ce moment, le pauvre est englué dans son travail"

– Mon idée du plaisir

Mais lorsque je pus capter ses paroles, alors-là... là, ce fut la révélation. Je suis immédiatement qu'il m'était donné d'entendre l'un des plus grands rhétoriqueurs de l'histoire - la crème, la quintessence des bonisseurs. Car le discours de M. Broadhurst était aussi éloigné de la conversation ordinaire qu'une bombe atomique l'est d'une arme conventionnelle. C'était une explosion, une déflagration lexicale qui faisait pleuvoir tout autour de lui une radiation toxique. J'en reçus une dosé létale, dont le pourrissement corrosif allait m'accompagner tout au long de ma demi-vie.

– Mon idée du plaisir

Derrière lui venait, tel un petit chien fidèle, une valise Samsonite marron, que l'Obèse contrôleur trainait par saccades et qui semblait trainer dans son sillage comme une arrière-pensée

– Mon idée du plaisir

[…] il y a dans cette affaire quelques points chatouilleux et, tout en me doutant bien que tu n'es pas en mesure de suivre les multiples méandres et la stratégie subtile de mon raisonnement labyrinthique –après tout, le génie est une demeure solitaire-, j'entends que tu fasses preuve d'application.

– Mon idée du plaisir

L'un des intergesticulateurs de Levinson, qui les observait attentivement, se prosterna à son tour devant Busner. "H'houu" docteur Busner, c'est ça "heu" ?– C'est exact.– J'admire votre éblouissante fêlure ischiatique, votre postérieur est comme l'étoile du matin et votre philosophie souterraine comme un bal masqué dans un monde gris. Je suis, monsieur, votre subordonné obligé."Busner, ravi de tant de bassesse, flatta le popotin offert et alla jusqu'à le baiser. "Vous êtes trop bon de me baiser le cul, gesticula le chimpanzé en se redressant, vous ne vous souvenez probablement pas de moi, mais nous nous sommes brièvement grattés l'an dernier, à la clinique Cassell."

– Les Grands Singes

Mais il n'y avait pas seulement ce défaut d'ajustement, il y avait aussi l'amputation de ses enfants qui déréglait sa perception corporelle, qui le désincarnait. Quand sa vie conjugale avec Jean avait implosé, comme une barre d'immeubles sous l'effet de pétards pernicieusement disposés, ses enfants avaient respectivement cinq, sept et dix ans, mais ses liens physiques avec eux ne s'étaient pas rompus ; leurs nez à moucher et leurs culs à torcher étaient directement connectés à son système nerveux par des câbles de conscience. Pour peu que l'un d'eux s'écorchât ou se coupât, Simon ressentait sa douleur comme une sonde endoscopique dans ses intestins, un scalpel dans ses tendons. Quand ils déliraient sous les fièvres infantiles – "Papa, papa, je suis l'Islande, l'Islande" -, il délirait avec eux, s'associait à leurs hallucinations, escaladait le faux Piranèse du papier peint de leur chambre, écartait une feuille pour poser un orteil sur une fleur.Peu importait la fréquence de leurs retrouvailles, peu importait combien de fois il allait les chercher à l'école, leur faisait des frites et des bâtonnets de poisson surgelés, les câlinait, les embrassait, leur disait qu'il les aimait, rien ne pouvait apaiser le feu de la déchirure, de leur résection de sa vie. Il n'avait peut-être pas mangé le placenta, mais les cordons ombilicaux pendaient encore à sa bouche comme des ectoplasmes, des spaghetti tendus à travers le Londres estival, par-dessus les toits, les toboggans routiers, les panneaux publicitaires, qui le rattachaient à leurs petits ventres.

– Les Grands Singes

-Eh bien, c'est comme ça, commença-t-elle. Quand tu meurs, tu vas vivre dans un autre secteur de Londres. Et c'est tout.

– La théorie quantitative de la démence.

Bien sûr que je suis morte, andouille !

– La théorie quantitative de la démence.

Le métier de chauffeur de taxi avait toujours été mauvais pour la santé, assis sur un siège qui vibre, toutes les humeurs épouvantables se concentrant dans votre ventre et vos jambes tandis que le stress vous envahissait par les oreilles, les yeux et les mains sur le volant. Des hémorroïdes - voilà ce que vous gagnez à passer tout ce temps assis... des hémorroïdes... voilà pourquoi ce sont de tels trous du cul.

– Le livre de Dave

« Qu'est-ce qu'il y a de plus vilain au monde, papa ?- Qu'est ce que t'as dit, Tiger ?- Qu'est-ce qu'il y a de plus vilain au monde ? » Carl se tenait debout devant Dave en pantalon de pyjama imprimé de bébés éléphants. Ses dents de devant étaient de gros pitons blancs dans son visage joufflu de gamin de six ans. « Papa, qu'est-ce qu'il y a de plus vilain au monde ? » Il se répéta, et puis parce qu'il était un gosse intelligent, jamais troublé comme son père par la pure absence de forme de tout, il fournit sa propre réponse : « C'est de se tuer soi-même ? »[…]« Le pire, croassa Dave à haute voix, la pire chose au monde est de se tuer, Tiger, mais pas si tu le fais pour t'empêcher de tuer quelqu'un d'autre. »

– Le livre de Dave

Les femmes, c'est comme les ouragans : quand elles débarquent, elles sont tout humides et chaudes, et quand elles foutent le camp elles vous prennent votre maison et votre voiture.

– Le livre de Dave

Toutes les masses - si pacifiques qu'elles soient - contiennent dans leurs guibolles plusieurs milliers de litres d'adrénaline, le carburant de la rage.

– Le livre de Dave

Les pensées de Böm portaient sur d'autres choses, car même en pleine fuite, son esprit spéculatif l'avait emporté et il flottait à l'intérieur de lui-même vers là où il pourrait entendre le second Livre crier depuis les rochers de Nimar. S'il est toujours là-bas... songeait Bôm... s'il est toujours là-bas, il aurait peut-être encore le pouvoir d'ébranler le PCO jusqu'au coeur. Il pourrait nous expliquer à nous-mêmes... l'Ingleterre - et même le monde entier....

– Le livre de Dave

À Chelsea, Thomas More se leva brusquement, son nez doré lançant des éclairs, tandis que de l'autre côté du fleuve les Bouddha aux oreilles tombantes s'agitaient dans leur pagode. En haut du cimetière de Highgate, la tête colossale de Marx tremblé, avant de rouler en bas de la colline en écrasant les tumulli des tombes récemment creusées. Toutes se dirigeaient vers Trafalgar Square, où le Nelson de cinq mètre de haut descendait prudemment de sa colonne, tandis qu'Edith Cavell passait d'un pas alerte devant St Martin-in-the-Fields, ses jupes de marbre raclant dans un bruit de ferraille les barrières pour piétons.

– Le livre de Dave

Le lendemain était le jour de l'Alternance à Risbro - tel était le nom du fief - et Carl fut donc transféré vers les bicoques des mamans. Si joie l y avait à éprouver de cette disposition, elle fut de courte durée. Pas de mots câlins à la guimauve ni de caresses mamanesques pour Carl. C'étaient d'étranges nanas - toutes maigres et déguenillées.

– Le livre de Dave

Dave emmenait des drogués chercher de la came à All Saints Road, des putains se faire baiser à Mayfair, des joueurs parier sur Gloucester Road, des chirurgiens charcuter à Bloomsbury, des sous-chefs cuisiniers hacher à Soho. Il ne remarquait rien, ne retenait rien - simplement heureux de conduire, d'aller par les rues murmurantes, sentant la surface sous ses roues passer du lisse au rugueux, du rugueux au plus rugueux, du plus rugueux au défoncé. Dans les aubes blanches, quand Hyde Park bouillonnait de brume, il se retrouvait foncer dans Belgravia, une maigre clope fichée dans son crâne, et à la vue des queues de demandeurs de visas - déjà alignées devant les consulats à cette heure matinale - l'idée lui venait que "c'est là les gens que j'ai déposés il y a quelques heures... Cet endroit leur sort par les yeux autant qu'à moi..."

– Le livre de Dave

Entre les lignes étroites le nouveau Livre murmurait : les calottes glaciaires peuvent fondre, les jungles se dessécher, les prairies se calciner, la famille humaine peut en avoir, au mieux, pour encore trois ou quatre générations avant la Rupture, avant de se retrouver scindée de la TERRE MERE et contrainte de se coucher sur un canapé-lit crissant d'un milliard de squelettes d'animaux, il ne saurait pourtant y avoir d'EXCUSE à ne pas essayer de FAIRE DE TON MIEUX et de mener une vie honnête.

– Le livre de Dave

"Je ne suis pas habituée à ce qu'on me dise ce que j'ai besoin d'entendre de manière si... si...- Si brutale, mademoiselle, Brodie ?

– Le livre de Dave

Le vice empoisonne le plaisir, la passion le corrompt, la tempérance l'aiguise, l'innocence le purifie, la tendresse le double.

– Innocence

Pauvreté n'est pas vice, mais la pauvreté n'a jamais été un sujet de gloire nationale, encore moins de réconfort.

– Sacrements

Dorian s'arrêta sur le seuil, la hanche saillante, le visage maussade, les cheveux en bataille. Wotton se tut, percevant une présence. Les deux hommes se tournèrent vers ce nouvel Adonis, et tout fut dit en quelques regards. Leur évaluation fut chaleureuse, la sienne froide, leur réévaluation plus chaleureuse encore, la sienne glaciale. C'était le triangle attendu, le triangle éternel : Baz aimerait toujours Dorian, Wotton n'aimerait jamais Dorian mais le désirerait constamment, Dorian tromperait Baz et n'aimerait jamais personne.

– Dorian

Je me sens en phase avec le monde. Absolument. Il semble qu'il soit en phase terminale comme moi.

– Dorian

Je n'ai pas besoin de trembler pour penser, je tremble pour penser.

– Dorian

J'ai une qualité, une seule : je hais les petites choses et toutes les grandes idées. J'exècre le soi-disant "art" du XXe siècle, je l'exècre passionnément. Qu'on roule en boule toute cette toile, toute cette peinture, ce plâtre, cette pierre, ce bronze et qu'on les jette dans la pissotière toc de Duchamp. A part quelques remarquables exceptions - Balthus, Bacon, Modigliani -, les artistes de notre temps ont été à mille lieues de la beauté ou de toute représentation significative de la forme humaine.

– Dorian

Il était tellement insubstantiel que le tuer revenait à effacer un personnage d'un roman nul.

– Dorian

On a souvent tendance à s'intéresser davantage à l'assassin qu'à la victime. Les assassins restent toujours avec nous, n'est-ce pas ? - tandis que les victimes s'effacent sans gloire dans l'ombre et ne réapparaissent que dans la peau des éventuels acteurs qui interpréteront leur rôle pour le besoin d'une reconstitution télévisée. Reconnaissez que, faute de mieux, vous inviteriez plus facilement un assassin que sa victime à boire un verre, même si l'instinct de conservation vous incite à cacher tout objet contondant, y compris les pique-olives.

– Dorian

Comme tous les libéraux, elle avait une agilité de chèvre pour se hisser sur les hauteurs de la morale au nom de la souffrance des autres.

– Dorian

Quand je t'entendais parler d'Andiii, il y a cinq ans à Londres, je pensais que ce mec et sa fameuse coterie avaient un certain charme, mais maintenant je les ai vus et ils sont aussi creux que n'importe quelle clique de vieux pédés n'importe où dans le monde. Une vieille perche flétrie, avec ses cicatrices d'acné et ses perruques de rasta blanc et son magnétophone et son Polaroid à la con, qui déblatère en zozotant sur telle ou telle célébrité : "Ouah, Dorian, tu ne trouves pas qu'il est fantastique..." Tu parles, fantastique, quand c'est juste un acteur de télé de série Z qui le fait saliver.

– Dorian

La monogamie est à l'amour ce que l'idéologie est à la pensée : un manque d'imagination.

– Dorian

Dorian commençait à montrer des talents dans les deux seuls domaines de la vie humaine qui comptent vraiment : il devenait un séducteur par excellence et se transformait en artificier de distinction, capable de détourner à son profit la totalité du monde objectif. Si Dorian avait été un Machiavel jacobite, il eût rapidement appris l'art d'introduire de la belladone dans l'oeil de sa victime. A défaut, il trempait dans la drogue.

– Dorian

C'était ce qu'il avait toujours soupçonné: suivre une thérapie, c'était payer pour le mince réconfort apporté par une vague attention d'autrui.

– Doctor Mukti

On dit qu'on est ce que l'on mange et, maintenant que je suis en train de mourir, je sais que c'est la dure réalité. Ou plutôt non, c'est plus complexe : une réalité dure et... gélifiée en même temps, une réalité gluante, poisseuse et coagulée. C'est une gélatine de preuve rose et visqueuse dans un brouet grumeleux de pièces à conviction. C'est une confirmation filandreuse qui s'incruste comme une fibre de viande entre les dents. Non que j'aie encore mes dents, vous vous en doutez; si je dis ça, c'est parce que, récemment, je me suis surprise à en rêver, à rêver d'avoir de nouveau des dents à moi, à me demander quel effet ça faisait d'avoir ses propres dents. Quoi qu'il en soit, on est ce que l'on mange et, dans mon cas, ça signifie cette tambouille d'hôpital, qui semble avoir été concoctée- je n'ose pas dire cuisinée- spécialement pour glisser le plus vite possible dans les quasi-cadavres que nous sommes.

– Ainsi vivent les morts

Ouais, aujourd'hui on peut tout avoir en simulation, des villes, des relations et même la sexualité. Tout ça grâce à leur précieux world wide web de mon cul. Le colin-maillage généralisé du monde : ils n'ont pas vu ce qui se tramait entre la trame et la chaîne de leur toile. Ils n'ont même plus besoin d'aller dans un magasin pour acheter du papier - ils n'ont qu'à cliquer pour en commander. Leurs jambes vont se rabougrir et tomber. Ils ne seront bientôt plus que deux énormes pouces dépassant d'une énorme glande à adrénaline. Et sans couilles - ah, pour sûr, sans couilles.

– Ainsi vivent les morts

Si on pouvait fouiller les coeurs et les consciences, on retrouverait presque toujours à l'origine des haines sociales, une souffrance physique ou morale, une injustice ou un vice d'argent.

– Origine

Communiquer sans émotion, c'est du vice, de la débauche : c'est comme de coucher avec quelqu'un par intérêt... Pourquoi se forcer à dire des fadaises à des gens qu'on méprise ?

– Le Refus
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