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Virginie Despentes

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Virginie Despentes, née Virginie Daget le 13 juin 1969 à Nancy (France)[1], est une écrivaine et réalisatrice française, à l'occasion traductrice et parolière. Elle a été révélée par son roman Baise-moi (1994), dont elle a ensuite réalisé l'adaptatio... Plus >

Les chiennes savantes (2007)

De Virginie Despentes chez J'ai Lu
(19 votes, note moyenne : 3.2)

"La cabine n° 1 avait quelque chose du confessionnal, version luciférienne. Granules épais rouge sombre le long des murs, comme repeints d'un vomi de viande saignante. C'était une pièce étroite et haute de plafond, séparée en son milieu par un gros grillage noir. Le client était assis en contrebas..."

Louise travaille dans un peep-show et elle fait ça bien. Sans se forcer. Elle se renverse contre le mur, ferme les yeux et se met au boulot... Elle officie patiemment avec parfois cette envie d'être ailleurs, d'échapper à son histoire...

Mais le jour où on découvre deux filles sur le carreau, gorges et visages bien nettoyés, écorchés... ça rigole plus pareil, d'un coup... et Louise d'en apprendre, des choses, sur ce que les garçons font aux filles...

Paru le 03-07-2007 - Format : Poche - 249 pages - 17 x 11 x 1 cm - 119 g - ISBN 10 : 2290045802 - ISBN 13 : 9782290045800

Collection : Litterature Gen

Tags : 20ème siècle, contemporain, littérature francophone, français, littérature française, prostitution, pornographie, lyon, femmes, aurore, argot, peep-show, Années 1990, sexe, trash, violence, sexualité, écrivain femme, romans policiers et polars, roman.

Citations de Les chiennes savantes (10)

Tu sais ce qu'on est ? Des tapins, des putains, du trou à paillettes, de la viande à foutre... Et tu vois comment on va finir par crever ? Tu les sens pas rôder ? On les a toute la journée, derrière ces foutues vitres, qui rôdent, avec leurs sales yeux, à nous mater comme des porcs...[...]T'as vécu comme une chienne, tu vas mourir comme une chienne, on va t'ôter la peau au couteau, pour qu'ils reluquent ce qu'il y a en dessous

Décalage. Parce que tout le monde m'était familier, et me traitait comme telle. Mais je n'étais contente de voir personne. Je m'en foutais de tous ces gens. Je trouvais leur connivence fatiguée, presque simulée. Pas bien grave, juste désagréable. Et pas moyen de savoir si c'était mon regard qui déformait, ou bien le temps en passant qui bousillait tout ce qu'il touchait.

Et chaque fois que tu crois en sortir, tu retrouves l'étau et son étreinte, de plus en plus serrée, où que tu ailles, quoi que tu fasses, et chaque fois tu crois que tu vas en sortir, prendre le temps de respirer ; mais ça t'attend, où que tu ailles.A ce stade de l'accablement, j'ai dû me résigner :- Faut croire que j'arriverai jamais à rentrer chez moi et dormir, il vaut mieux que je m'habitue à cette idée...

Ce qu'il y a de pratique quand les gens ont vraiment une vie de con, c'est qu'un rien suffit à les distraire.

« Ce dont il n'osait même pas parler parce que ça lui faisait honte tellement il trouvait ça dégradant c'était que j'aimais ça, et que ça crevait les yeux. Me renverser contre le mur, me faire voir et regarder faire le type à travers mes paupières mi-closes, l'écouter me parler sale et le sentir si près que je pouvais l'entendre respirer et son envie à lui se mêler à la mienne et me faire quelque chose, démarrer le truc en grand, palpitations d'abord diffuses encore lointaines qui se précisaient me venaient sous les doigts, gonflaient et me martelaient, me foutaient toute en l'air. »

Je me suis enfoncée dans le canapé, j'ai laissé le café refroidir et le temps passer doucement, tout seul.

- Je te cherchais.- Tu cherchais la merde.- Je te cherchais, oui.

“Ce qu'il y a de pratique quand les gens ont vraiment des vies de con, c'est qu'un rien suffit à les distraire.”

Ce n'est jamais évident de savoir à quel point on est touché par quelque chose au moment même où ça se produit, c'est aux séquelles qu'on apprécie l'ampleur d'un traumatisme.

« Ce qu'il y a de pratique quand les gens ont vraiment des vies de con, c'est qu'un rien suffit à les distraire. »

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Critiques de Les chiennes savantes : avis de lecteurs (22)


  • Critique de Les chiennes savantes par marcanciel (Babelio)

    Court et efficace. Comme pour Mémoire courte, de Nicolas Rey, ce n'est pas un chef d'oeuvre mais un divertissement efficace.

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    Par marcanciel - publiée le 19/05/2010

  • Critique de Les chiennes savantes par moravia (Babelio)

    Ce n'est pas moi qui vais donner le susucre. Je voudrais bien connaître le dresseur pour lui botter le c.. Petit spectable vite oublié.

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    Par moravia - publiée le 23/03/2013

  • Critique de Les chiennes savantes par nunux34 (Babelio)

    Les chiennes savantes ne se laissent pas apprivoiser facilement. Il faut une certaine ténacité pour entrer dans l'intimité d'une femme qui gagne sa liberté en violant bon nombres de préjugés. Virginie...

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    Par nunux34 - publiée le 30/09/2013

  • Critique de Les chiennes savantes par JimmyCz (Babelio)

    C'est une histoire de crasse, de bas fonds où pue le sexe et suinte la violence. Un récit qui est une extrapolation fictive d'un vécu bien réel de Virginie Despentes. L'héroïne est streap teaseuse, u...

    Lire la critique complète >
    Par JimmyCz - publiée le 04/03/2014

  • Critique de Les chiennes savantes par lafeeGeorgette (Babelio)

    J' adore virigine Despentes et je n' ai encore une fois pas été déçue du voyage. Le cadre est souvent le même : glauque, éclairé par des néons. Virginie Despentes a cette force dans la plume réaliste ...

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    Par lafeeGeorgette - publiée le 18/01/2015

  • Critique de Les chiennes savantes par (Babelio)

    Pour ne pas être influencée, je lis rarement les critiques avant de commencer un livre. Mais, hésitant sur le suivant, pour celui-ci, je les ai survolées et le mot qui revient le plus souvent est « gl...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 01/07/2015

  • Critique de Les chiennes savantes par (Babelio)

    J'ai apprécié cette lecture, mon premier Despentes et sûrement pas le dernier. Ce que j'aime particulièrement, c'est qu'elle a un style "trash" qui n'a pas l'air surfait (chez certains auteurs, ça ne ...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 17/09/2015

  • Critique de Les chiennes savantes par Xyl (Babelio)

    Après avoir lu quelques livres de Virginie Despentes, je classerai celui-ci plutôt au bas de l'échelle. C'est un petit roman très premier degré : sans quelques critiques/observations de notre société ...

    Lire la critique complète >
    Par Xyl - publiée le 11/12/2015

  • Critique de Les chiennes savantes par SEVIKX (Babelio)

    Encore une fois Despentes nous plonge dans les bas-fonds : cette fois, la prostitution et tout le glauque qui peut y être associé. Sur fond de polar, elle nous décrit à travers les personnages un univ...

    Lire la critique complète >
    Par SEVIKX - publiée le 02/03/2016

  • Critique de Les chiennes savantes par Prudence (Babelio)

    Je n'ai pas compris. Je n'ai pas compris l'intérêt de ce roman, je n'ai pas compris son but, je n'ai pas compris s'il avait un message. Je reste avec un goût amer, après la lecture de ce livre, qui va...

    Lire la critique complète >
    Par Prudence - publiée le 14/07/2016

  • Critique de Les chiennes savantes par charlitdeslivres (Babelio)

    Lorsque l'on imagine les romans de Virginie Despentes beaucoup d'amalgame sont faits. On pense glauque, grossier, violent, et j'en passe. Mais il ne faut pas s'arrêter à cette première image et découv...

    Lire la critique complète >
    Par charlitdeslivres - publiée le 23/07/2016

  • Critique de Les chiennes savantes par florentfonteyne (Babelio)

    Après avoir lu avec passion les deux tomes de Vernon Subutex, il était urgent pour moi d'aller plus loin avec Despentes. Le style de Vernon Subutex m'avait plu, sans concessions, franc et direct. Da...

    Lire la critique complète >
    Par florentfonteyne - publiée le 01/09/2016

  • Critique de Les chiennes savantes par Martho (Babelio)

    Je ne sais même pas dire si j'ai aimé... J'ai aimé le style efficace et concis , j'ai aimé le départ violent et qui nous met dans le vif du sujet. Mais je n'ai pas accroché a la résolution du proble...

    Lire la critique complète >
    Par Martho - publiée le 02/09/2016

  • Critique de Les chiennes savantes par HORUSFONCK (Babelio)

    Je l'ai lu en 1996, dans sa première édition Florent-Massot POCHE REVOLVER numéro 6. (59, 00 FF à l'époque) Un petit peu moins (à peine) hard que le précédent de cette auteure sulfureuse... Mais auss...

    Lire la critique complète >
    Par HORUSFONCK - publiée le 27/10/2016

  • Critique de Les chiennes savantes par DidierLarepe (Babelio)

    Pas à la hauteur de "Baise-moi". L'aurait-on même remarqué ?

    Lire la critique complète >
    Par DidierLarepe - publiée le 31/10/2016

  • Critique de Les chiennes savantes par (Babelio)

    Pour ce second roman, Virginie Despentes n'aurait pu peindre un meilleur tableau de « l'univers peep-show ». Tout est là, tout est décrit, tout est expliqué, parfois entre les lignes, pour que le le...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 22/08/2017

  • Critique de Les chiennes savantes par Patmarob (Babelio)

    Virginie Despentes avec « Les chiennes savantes » plonge le lecteur dans un univers marginal avec ses codes, son langage, ses relations particulières : le monde des peep-shows. Le langage est cru, il...

    Lire la critique complète >
    Par Patmarob - publiée le 20/12/2017

  • Critique de Les chiennes savantes par Pugoscope (Babelio)

    Après avoir lu King Kong Théorie, Mordre au Travers ou encore Bye Bye Blondie je me suis attaquée au second roman de l'autrice-réalisatrice Virginie Despentes que j'apprécie énormément. Autrice contro...

    Lire la critique complète >
    Par Pugoscope - publiée le 02/08/2018

  • Critique de Les chiennes savantes par laliseusedebonnesaventures (Babelio)

    Pour moi : trop glauque, trop trash mais intrigue super qui se déroule à Lyon , comment ne pas aimé quand même ?

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    Par laliseusedebonnesaventures - publiée le 14/08/2019

  • Critique de Les chiennes savantes par jordan__ (Babelio)

    Une plongée crue dans l'univers de la prostitution. Louise est une héroïne solitaire et terriblement touchante. C'est un roman qui pue l'abandon et le patriarcat mais peuplé de femmes aussi troublante...

    Lire la critique complète >
    Par jordan__ - publiée le 20/01/2020

  • Critique de Les chiennes savantes par Badquilla (Babelio)

    Les Chiennes savantes semble être le récit d'un long cauchemar, celui de Louise qui s'exhibe dans un peep-show lyonnais et qui se trouve rapidement prise dans les remous provoqués par deux meurtres so...

    Lire la critique complète >
    Par Badquilla - publiée le 27/02/2020

  • Critique de Les chiennes savantes par kouette_kouette (Babelio)

    Ici, il ne s'agit pas d'une comédie des moeurs mais bien d'un attentat aux bonnes moeurs. Entre le peep show et le bar à pochtrons du coin, on découvre une jeune femme, Louise, qui se veut chienne et ...

    Lire la critique complète >
    Par kouette_kouette - publiée le 07/03/2020
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