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Virginie Despentes

Présentation de Virginie Despentes (Wikipedia)

Virginie Despentes, née Virginie Daget le 13 juin 1969 à Nancy (France)[1], est une écrivaine et réalisatrice française, à l'occasion traductrice et parolière. Elle a été révélée par son roman Baise-moi (1994), dont elle a ensuite réalisé l'adaptation cinématographique (2000). Son plus grand succès à ce jour est la trilogie Vernon Subutex publiée entre 2015 et 2017 et qui a été adaptée en série télévisée. Elle est membre de l'académie Goncourt depuis le 5 janvier 2016[2].

Livres de Virginie Despentes

Citations de Virginie Despentes (35)

les choses ont l'importance qu'on leur donne.

– Baise-moi

l'alcool porte conseil.

– Baise-moi

Les gauchistes prennent les Arabes pour des cons réactionnaires et facilement religieux. Les Rebeux prennent les gauchistes pour des clochards imbibés d'alcool et massivement homosexuels.

– Baise-moi

Ça te fait pas chier que je mette du sang partout ? J'saigne comme une chienne le premier jour. Mais ça me dure qu'un jour. Quand j'étais gamine, je faisais exprès de tout tacher pour faire chier ma mère. Elle fait partie de l'ancienne école, ça la fascine pas trop ces trucs - là. Si elle pouvait, elle voterait contre. Ça la rendait carrément malade. Après, j'ai gardé le goût. C'est spectacle, merde, ça fait plaisir à voir. — Ça doit faire plaisir à tes petits amis.

– Baise-moi

Attention peu choquer certaines personnes On sonne à la porte. Elle lui demande d'ouvrir en agitant les mains pour que ça sèche plus vite. Radouan entre. Il connaît l'enfant de vue car ils habitent le même quartier, mais sa présence chez Manu le déconcerte un peu car ils ne s'adressent jamais la parole. Les gauchistes prennent les Arabes pour des cons réactionnaires et facilement religieux. Les Rebeux prennent les gauchistes pour des clochards imbibés d'alcool et massivement homosexuels.

– Baise-moi

Manu : Plus tu baises, moins tu cogites et mieux tu dors.

– Baise-moi

" Elle l'aime à bout portant et s'en prend plein la gueule."

– Baise-moi

Elle n'a pas honte de ça. Il y'a de l'orgueil à se mettre aussi bas, un héroïsme dans la déchéance. Elle a du mépris pour les autres, ceux qui ne savent rien et la prennent de haut quand elle passe, parce qu'ils s'imaginent qu'ils ont plus de dignité.

– Baise-moi

(après la scène du viol) Manu : Après ça, moi je trouve ça chouette de respirer. On est encore vivantes, j'adore ça. C'est rien à côté de ce qu'ils peuvent faire, c'est jamais qu'un coup de queue...Karla : Comment tu peux dire ça ?Manu : Je peux dire ça parce que j'en ai rien à foutre de leurs pauvres bites de branleurs et que j'en ai pris d'autres dans le ventre et que je les emmerde. C'est comme une voiture que tu gares dans une cité, tu laisses pas des trucs de valeur à l'intérieur parce que tu peux pas empêcher qu'elle soit forcée. Ma chatte, je peux pas empêcher les connards d'y rentrer et j'y ai rien laissé de précieux.

– Baise-moi

Tu sais ce qu'on est ? Des tapins, des putains, du trou à paillettes, de la viande à foutre... Et tu vois comment on va finir par crever ? Tu les sens pas rôder ? On les a toute la journée, derrière ces foutues vitres, qui rôdent, avec leurs sales yeux, à nous mater comme des porcs...[...]T'as vécu comme une chienne, tu vas mourir comme une chienne, on va t'ôter la peau au couteau, pour qu'ils reluquent ce qu'il y a en dessous

– Les chiennes savantes

Décalage. Parce que tout le monde m'était familier, et me traitait comme telle. Mais je n'étais contente de voir personne. Je m'en foutais de tous ces gens. Je trouvais leur connivence fatiguée, presque simulée. Pas bien grave, juste désagréable. Et pas moyen de savoir si c'était mon regard qui déformait, ou bien le temps en passant qui bousillait tout ce qu'il touchait.

– Les chiennes savantes

Et chaque fois que tu crois en sortir, tu retrouves l'étau et son étreinte, de plus en plus serrée, où que tu ailles, quoi que tu fasses, et chaque fois tu crois que tu vas en sortir, prendre le temps de respirer ; mais ça t'attend, où que tu ailles.A ce stade de l'accablement, j'ai dû me résigner :- Faut croire que j'arriverai jamais à rentrer chez moi et dormir, il vaut mieux que je m'habitue à cette idée...

– Les chiennes savantes

Ce qu'il y a de pratique quand les gens ont vraiment une vie de con, c'est qu'un rien suffit à les distraire.

– Les chiennes savantes

« Ce dont il n'osait même pas parler parce que ça lui faisait honte tellement il trouvait ça dégradant c'était que j'aimais ça, et que ça crevait les yeux. Me renverser contre le mur, me faire voir et regarder faire le type à travers mes paupières mi-closes, l'écouter me parler sale et le sentir si près que je pouvais l'entendre respirer et son envie à lui se mêler à la mienne et me faire quelque chose, démarrer le truc en grand, palpitations d'abord diffuses encore lointaines qui se précisaient me venaient sous les doigts, gonflaient et me martelaient, me foutaient toute en l'air. »

– Les chiennes savantes

Je me suis enfoncée dans le canapé, j'ai laissé le café refroidir et le temps passer doucement, tout seul.

– Les chiennes savantes

- Je te cherchais.- Tu cherchais la merde.- Je te cherchais, oui.

– Les chiennes savantes

“Ce qu'il y a de pratique quand les gens ont vraiment des vies de con, c'est qu'un rien suffit à les distraire.”

– Les chiennes savantes

Ce n'est jamais évident de savoir à quel point on est touché par quelque chose au moment même où ça se produit, c'est aux séquelles qu'on apprécie l'ampleur d'un traumatisme.

– Les chiennes savantes

« Ce qu'il y a de pratique quand les gens ont vraiment des vies de con, c'est qu'un rien suffit à les distraire. »

– Les chiennes savantes

Vouloir être un homme ? Je suis mieux que ça.

Ne pas aimer les femmes, chez un homme, c’est une attitude. Ne pas aimer les hommes, chez une femme, c’est une pathologie.

Les guerres il faut les gagner. Survivre. Avoir les bons outils. Le logarithme juste. Le reste, poésie. Fausses promesses.

Il ne s’agit pas d’opposer les petits avantages des femmes aux petits acquis des hommes, mais bien de tout foutre en l’air.

Face à l’état du monde du travail aujourd’hui, ce n’est pas de la mélancolie que je ressens, mais un désespoir absolu, une sensation de débâcle.

Ce que chacun fait, il le décide.

Pourquoi avoir peur du bonheur ?

L'âge se lit dans les yeux des autres, même quand soi-même on n'y pense plus.

Quand l'amour se présente, il faut savoir s'y risquer.

Au début, on croit mourir à chaque blessure. On met un point d'honneur à souffrir tout son soûl. Et puis on s'habitue à endurer n'importe quoi et à survivre à tout prix.

C'est drôle comme les hommes ne pensent pas à être complexés. Ca doit être bien, d'être comme ça. Ne penser qu'à son regard qui se pose et pas penser à la réciproque.

Il y a une sexualité qu'on ne peut vivre que sous alcool. Boire, c'est ça aussi : c'est accueillir ce qui devait rester caché. De notre propre désir.

On va pas au sommet en groupe. On y va seule, et ceux qui restent derrière restent derrière, c'est comme ça.

L'avantage de l'innocence, c'est que ça permet aux autres de commettre des erreurs sans faire souffrir.

Boire, c'est se faire un devoir d'avouer, c'est faire la lumière sur l'obscur.

C'est peut-être ça qui fait beaucoup de bien. Pouvoir se plaindre des petites choses pas graves qui font partie d'une vie, être un peu contrarié sans que ça soye désespoir.

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