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Sylvia Plath

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Poètesse et romancière américaine, Sylvia Plath est née en 1932 dans le Massachusetts. Mariée à Londres avec le poète Ted Hughes, elle a mis fin à ses jours en 1963. Plus >

Ariel (1990)

De Sylvia Plath chez Gallimard
(25 votes, note moyenne : 4.1)

Secs, sans cavalier, les mots Et leur galop infatigable Quand Depuis le fond de l'étang, les étoiles Régissent une vie. «Ariel, génie de l'air de La Tempête, de Shakespeare, est aussi le nom du cheval blanc que montait à l'aube dans le Devon, en Angleterre, l'un des plus extraordinaires poètes du XXᵉ siècle, Sylvia Plath, aux derniers mois de sa courte vie. Ariel, borne décisive marquant un "avant" et un "après", parole intense jusqu'à la rage parfois, question de vie ou de mort. Ariel, jusqu'au bout, l'extrémité du dernier souffle.» Valérie Rouzeau.
Sylvia Plath (1932-1963) compte parmi les plus grands poètes anglo-saxons contemporains.

Paru le 01-10-1990 - Format : Broché - 128 pages - 2 x 1 x 1 cm - 185 g - ISBN 10 : 2070765970 - ISBN 13 : 9782070765973

Collection : Du Monde Entier

Tags : journal intime, poésie, juif, séparation, cauchemars, hôpital, recueil, deuil, dépression, écrivain femme, détresse, littérature nord- américaine, femmes de lettres, nazisme, mythologie, maternité, féminisme, littérature américaine, anglais, 20ème siècle.

Citations de Ariel (10)

Cette lumière est celle de l'esprit, froide et planétaire,Et bleue. Les arbres de l'esprit sont noirs.L'herbe murmure son humilité, dépose son fardeau de peineSur mes pieds comme si j'étais Dieu.Une brume capiteuse s'est installée en ce lieuQu'une rangée de pierres tombales sépare de ma maison.Je ne vois pas du tout où cela peut mener.Début de "La lune et le cyprès"

LES DANSES NOCTURNESUn sourire est tombé dans l'herbeIrrattrapable !Et tes danses nocturnes où iront-ellesse perdre. Dans les mathématiques ?De tels bonds, des spirales si pures —Cela doit voyagerPour toujours de par le monde, je ne resterai donc pasTotalement privée de beauté, il y a ce donDe ton petit souffle, l'odeur d'herbeMouillée de ton sommeil, les lys , les lys.Leur chair ne tolère aucun contact.Plis glacés d'amour-propre, l'arum,Le tigre occupé de sa parure —Robe mouchetée, déploiement de pétales brûlants,Tes comètesOnt un tel espace à traverser,Tant de froid et d'oubli.Alors les gestes se défont —Humains et chauds et leur éclatSaigne et s'émietteÀ travers les noires amnésies du ciel.Pourquoi me donne-t-onCes lampes, ces planètesQui tombent comme des bénédictions, des flocons —Paillettes blanches, alvéolesSur mes yeux, ma bouche, mes cheveux —Qui me touchent puis disparaissent à tout jamais.Nulle part.p.32-33

TULIPESLes tulipes sont trop à vif, c'est l'hiver ici.Regarde comme tout est si blanc, si calme et dans quelle neigeJ'apprends la paix allongée, seule et tranquillementComme la lumière se pose sur ces murs blancs, ce lit, ces mains.Je ne suis personne, les explosions ne me concernent pas.J'ai abandonné mon nom et mes vêtements aux infirmières,Mon histoire à l'anesthésie, mon corps aux chirurgiens. Ils ont calé ma tête entre l'oreiller et le drap bien bordé :Un oeil entre deux paupières blanches qui refusent de se fermer.Pupille stupide, forcée de tout engloutir. Les infirmières passent et repassent, elles ne me dérangent pas, Elles passent comme au-dessus des terres les mouettes coiffées de blanc, Les mains occupées de mille choses à faire et toutes les mêmes, Si bien qu'il est impossible de dire combien elles sont. Mon corps est un galet pour elles, elles en prennent soin comme l'eau qui courtPrend soin des galets qu'elle doit polir doucement, Elles m'apportent la torpeur dans leurs aiguilles radieuses, elles m'apportent le sommeil.Maintenant que je suis perdue mes bagages m'encombrent -La mallette en cuir verni comme une obscure boîte à pilules, la photo de famille où me sourient mon époux et mon enfant ;Leurs sourires s'accrochent à ma peau, petites griffes mesquines. J'ai laissé, cargo de trente ans, les choses filer, Amarrée obstinément à mes nom et adresse.On m'a lavée de mes attaches sentimentales.Nue sous la housse de plastique vert du chariot j'ai vu avec effroi ma porcelaine, mon linge fin, mes livresSombrer puis disparaître, et l'eau m'a submergée.Me voilà nonne maintenant, je n'ai jamais été si pure. Je n'avais pas besoin de fleurs, je voulais seulement Rester couchée les paumes offerts, être complètement vide.C'est une telle liberté, tu n'as pas idée d'une liberté pareille -La paix ici est tellement vaste qu'elle te donne le vertigesans rien te demander en retour, sinon une étiquette avec ton nom, des bricoles. C'est ainsi que les morts peuvent partir finalement ; je les imagineQui referment la bouche sur cette paix comme une hostie. /.../Extrait de Tulipes

Je n'ai, de toute façon, aucun désir de cadeau cette année.Après tout je ne suis jamais en vie que par accident.Extrait du poème Cadeau d'anniversaire

Orme - Je suis habitée par un cri.Chaque nuit il sort, les ailes battantes,A la recherche, avec ses crochets, de quelque chose à aimer.Je suis terrifiée par cette chose noire qui dort en moi ;

Le coeur se ferme, La mer se retire, Les miroirs sont voilés. ( extrait de " Lésion")

Papa (extrait) Toutes les femmes adorent un fasciste Les coups de botte dans la figure, le coeur De brute brutale une brute comme toi Debout, devant le tableau noir, papa, Sur la photo que j'ai de toi, Tu as le menton fendu au lieu du pied Mais tu n'en es pas moins le démon pour autant, Pas moins celui qui a déchiré de ses dents, Tranché en deux mon petit coeur d'enfant. J'avais dix ans quand ils t'ont enterré. A vingt ans j'ai voulu mourir Pour te rejoindre joindre joindre Je croyais que mes os sauraient t'atteindre.(...)

Petits coquelicots, petites flammes d'enfer, Vous ne faites pas mal ? Vous tremblez.Je ne sais pas vous toucher. Je mets les mains dans les flammes.Rien ne brûle. Et cela m'épuise de vous regarder Trembler comme ça, rouge vif et froissés comme une bouche. Extrait de " Coquelicots en juillet"

La ruche survivra-t-elle , les glaïeuls Réussiront-ils à couvrir leurs feux Jusqu'au Nouvel An ? Quel goût auront-elles, les roses de Noël ? Volent les abeilles.Elles goûtent le printemps. ( extrait de " Passer l'hiver")

" Moutons dans la brume " :Les collines descendent dans la blancheurLes gens comme des étoilesMe regardent attristés : je les déçois.Le train laisse une trace de son souffle.Ô lentCheval couleur de rouille,Sabots, tintement désolé—Tout le matin depuis ceMatin sombre,Fleur ignorée.Mes os renferment un silence, les champs fontAu loin mon cœur fondre.Ils menacent de me conduire à un cielSans étoiles ni père, une eau noire.

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Critiques de Ariel : avis de lecteurs (16)


  • Critique de Ariel par stephanerenard (Babelio)

    Paroles puissantes que ces poèmes entre la vie et la mort, paroles suspendues au dessus d'un abime qui est notre quotidien. Effort ardent pour sublimer ce quotidien porté par le vers, par le mythe et ...

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    Par stephanerenard - publiée le 14/09/2019

  • Critique de Ariel par VALENTYNE (Babelio)

    De Sylvia Plath, j'ai lu en lecture commune avec Bellonzo « La cloche de détresse ». Ce livre, au titre très juste, m'avait donné envie de poursuivre avec cette auteure. Avant de commencer ce recue...

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    Par VALENTYNE - publiée le 11/07/2019

  • Critique de Ariel par Pasoa (Babelio)

    Je survis pour un temps, J'organise ma matinée. Voilà mes doigts, voilà mon enfant. Les nuages sont pâles comme une robe de mariée. Comme une impression, ces quelques vers de "Petite fugue" me s...

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    Par Pasoa - publiée le 24/03/2019

  • Critique de Ariel par QuelsCaracteres (Babelio)

    Impressions de lecture… Ariel paraît deux ans après que l'auteur ait mis fin à ses jours, à l'âge de trente ans, en se suicidant au gaz. La biographie de Sylvia Plath est fascinante : ses fêlures pers...

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    Par QuelsCaracteres - publiée le 14/01/2018

  • Critique de Ariel par Marti94 (Babelio)

    Comme Virginia Woolf notamment, Sylvia Plath est toujours sur le fil du rasoir, celui du désespoir voire de la folie. La poétesse américaine offre avec « Ariel » un recueil qui a suscité l'admiration....

    Lire la critique complète >
    Par Marti94 - publiée le 05/01/2018

  • Critique de Ariel par sabine59 (Babelio)

    Il est difficile de parler de ce recueil sans évoquer le contexte dans lequel il a été écrit...Publié à titre posthume en 1965, deux ans après le suicide de Sylvia Plath, il est sa dernière oeuvre...

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    Par sabine59 - publiée le 19/01/2017

  • Critique de Ariel par charlitdeslivres (Babelio)

    Avec Sylvia Plath, je vais de découverte en découverte. Touchée pas son histoire, j'ai eu envie de m'y plonger et de découvrir l'ensemble de son oeuvre. D'une nature curieuse je souhaite approfondir ma...

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    Par charlitdeslivres - publiée le 13/01/2017

  • Critique de Ariel par lesmiscellaneesdepapier (Babelio)

    Résumé : C'est le dernier recueil de Sylvia avant son suicide. A travers, une quarantaine de poèmes, Sylvia Plath traite de sa maladie, de sa vie, de ses peurs, du deuil, de ses enfants etc. Elle util...

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    Par lesmiscellaneesdepapier - publiée le 20/01/2016

  • Critique de Ariel par Chouchane (Babelio)

    De son expérience tragique, Sylvia Plath crée une poésie dont l'esthétique provoque en chacun de nous des bouleversements profonds qui vont chercher ce que l'on cache. Ses poèmes sont une fenêtre sur ...

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    Par Chouchane - publiée le 19/03/2012

  • Critique de Ariel par Hegesyppe (Amazon)

    Ne me demandez pas pourquoi je l'aime.On ne justifie pas ses coups de foudre, dommage ce sont les meilleurs qui partent les premiers, dit-on, dans son cas, c'est vrai.

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    Par Hegesyppe - publiée le 13/12/2014

  • Critique de Ariel par marynéla (Amazon)

    ce livre de Sylvia Plath est magnifique je l avait lu a l'école il y a longtemps mais je n avait pas tout compris j était ado !! c est triste que cette grande Poétesse nous ai quitté trop tôt qu'elle repose en...

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    Par marynéla - publiée le 06/06/2013

  • Critique de Ariel par Ghislain Pierre (Amazon)

    Ayant acheté ce recueil sur Amazon (donc sans le feuilleter), j'ai eu la désagréable surprise de constater que, contrairement à "Arbres d'hiver" dans la même collection, cette édition n'est pas bilingue. C'est ...

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    Par Ghislain Pierre - publiée le 15/09/2013

  • Critique de Ariel par Mafalda (Amazon)

    Il semblait et il semble encore aujourd'hui qu'il y est eu beaucoup de souffrance en Sylvia Plath cette belle et tragique poetesse américaine, et c'est peut-etre ce qui donne tant de beauté à ses vers. N'est-ce...

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    Par Mafalda - publiée le 02/01/2013

  • Critique de Ariel par Thierry (Amazon)

    J'ai découvert Sylvia Plath grâce à un doodle.J'ai dévoré (savouré trop rapidement) son recueil "Ariel".Une bonne claque poétique !Je recherche maintenant ses textes en version originale.Après avoir été claqué ...

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    Par Thierry - publiée le 21/11/2019

  • Critique de Ariel par Örahmia (Amazon)

    J'ai aimé découvrir les poèmes d' Ariel, même si je pense que ces poèmes ne sont pas si faciles à aborder, à ressentir... pour tout le monde. Il faut sans doute, s'y pencher, et les relire, leur accorder du tem...

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    Par Örahmia - publiée le 11/06/2018

  • Critique de Ariel par Ariel (Amazon)

    Sylvia Path disait en rédigeant ce recueil que se trouvaient là ses meilleurs vers, et bien elle avait raison. De très fortes émotions se dégagent de tous ses poèmes, à lire sans hésitation.

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    Par Ariel - publiée le 29/08/2011
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