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Stefan Zweig

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Œuvres principalesStefan Zweig (/ˈʃtɛ.fan t͡svaɪ̯k/[2]), né le 28 novembre 1881 à Vienne, en Autriche-Hongrie, et mort par suicide le 22 février 1942, à Petrópolis au Brésil, est un écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien. Ami de Si... Plus >

Un caprice de Bonaparte (2005)

De Stefan Zweig chez Grasset
(4 votes, note moyenne : 4.3)

1798, la campagne d'Egypte. Bonaparte séduit Pauline Fourès, femme d'un lieutenant de son armée. Devenu Premier Consul, il délaisse cette pauvre conquête à la veille de marcher sur l'Italie. Le mari bafoué tente de provoquer un scandale... D'un drame conjugal et vrai, vite étouffé par Fouché, le ministre de la Police, Zweig tire une réflexion magnifique sur les abus du pouvoir personnel.

Paru le 12-10-2005 - 154 pages - 19 x 12 x 0 cm - 138 g - ISBN 10 : 2246168333 - ISBN 13 : 9782246168331

Collection : Les Cahiers Rou

Tags : 20ème siècle, littérature allemande, autriche, littérature autrichienne, guerre, nazisme, amour, politique, egypte, napoléon bonaparte, armée napoléonienne, conquête, campagne, esclavage, petit peuple, histoire, nouvelles, théâtre, littérature, récits.

Citations de Un caprice de Bonaparte (7)

La prudence n'est qu'un mot évasif pour désigner la peur.

BONAPARTE.Ici, il n'y a toujours qu'un seul vainqueur : le sable ! Faudrait pouvoir aller aux Indes, avoir la mer, la Syrie, l'Arabie, le Bosphore... alors on pourrait bâtir un empire, créer un édifice qui reste. Mais ici ? Sache, mon amour, qu'il n'y a de grand que ce qui demeure, quelque chose qui vous survit, ne serait-ce qu'un nom ou un enfant. Acte II, premier tableau.

Ce n'est qu'en marchant sur des cadavres qu'on entre dans l'immortalité ! Il suffit de voler pour devenir riche, d'avilir les autres pour être grand !

Que peut-on faire de grand dans ce tas de sable étroit qu'est l'Egypte! Ici il en est passé d'autres avant moi ; César, Pompée, des khalifes et des pharaons ont vaincu des peuples, construit des villes... et qu'en est-il resté? Rien! Ici il n'y a toujours qu'un seul vainqueur : le sable!

- (...) c'est le curé qui nous l'a racontée quand nous étions enfants, cette histoire de la Bible, l'histoire de l'homme riche qui a 1 000 ou 10 000 brebis, alors que son voisin, le pauvre, n'a qu'un agneau, un seul. Mais ce n'est pas le pauvre qui jalouse l'autre, c'est le riche qui s'empare encore de l'agneau du pauvre, de son seul bien... Et dis, sais-tu comment se termine l'histoire de la Bible ? Que dit le bon Dieu devant cette injustice, lui qui soi-disant est là pour juger et pour punir ?... Et les autres, que font-ils, les autres, les camarades, les voisins, les amis. Hein ?- Laisse donc ces histoires de la Bible...- Rien, je te dis, le bon Dieu ne dit rien et ne fait rien à l'homme riche... Pas plus alors qu'aujourd'hui. Il se tait, regarde et brûle de l'encens dans sa pipe. Peut-être même trouve-t-il du plaisir à ce spectacle. Personne ne vient en aide au pauvre diable, personne, et lorsqu'il crie, Dieu se bouche les oreilles. Et les amis... sais-tu ce qu'ils disent : "Contiens-toi, Fourès, contiens-toi."(p. 96-97)

Cour intérieure d'un palais de l'Esbekieh, au Caire, bâtiment à un étage. A l'arrière-plan, escalier conduisant au Grand Quartier Général de l'état-major et aux appartements du général Bonaparte. Au premier plan, assis ou debout autour d'une table, des soldats de garde et l'officier d'intendance Deschamps. Crépuscule. Ciel d'Orient, d'un bleu opalin, piqué de pâles étoiles.

La rue appartient au peuple, n'est-il pas vrai, citoyens ? (...) Cet homme [Bonaparte] nous a tout pris : nos députés il les a dispersés à la baïonnette, nos tribunaux du peuple il les a suspendus ! Seule la rue nous reste encore pour y parler librement. Et puisque nous ne pouvons obtenir justice, que les juges et les avocats sont vendus, il ne nous reste plus que la rue pour la réclamer ! Si nous avons envoyé au diable les aristos était-ce pour qu'à leur place ce soient les généraux qui viennent nous botter le cul ?(p. 158-159)

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Critiques de Un caprice de Bonaparte : avis de lecteurs (4)


  • Critique de Un caprice de Bonaparte par Mephistaile (Babelio)

    Stefan Zweig nous livre ici une pièce de théâtre vraiment très intéressante, divertissante mais aussi moralisante. On y voit ce que donne les caprices des grands de ce monde, à quel point cela peut br...

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    Par Mephistaile - publiée le 14/05/2012

  • Critique de Un caprice de Bonaparte par lecassin (Babelio)

    « Un caprice de Bonaparte », dernier volet d'une oeuvre pour le théâtre qui en compte huit, n'est probablement pas l'ouvrage le plus connu de Stefan Zweig. Une histoire est vraie, cependant : nous somm...

    Lire la critique complète >
    Par lecassin - publiée le 23/05/2012

  • Critique de Un caprice de Bonaparte par Ziliz (Babelio)

    Le pouvoir permet tout. De faire ramper des hommes (contraints, bêtement dociles, ou véritablement éblouis par le dominant). De prendre leurs femmes, de gré ou de force. Et de jeter les indésirable...

    Lire la critique complète >
    Par Ziliz - publiée le 12/01/2014

  • Critique de Un caprice de Bonaparte par metreya (Babelio)

    La pièce est courte, mais son propos fait mouche. Fourès est celui qui dénonce, l'inconfort du peuple qui doit se soumettre aux puissants et ces élites que rien ne gêne, pour qui tout est permis et qu...

    Lire la critique complète >
    Par metreya - publiée le 10/11/2018

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