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Stefan Zweig

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Œuvres principalesStefan Zweig (/ˈʃtɛ.fan t͡svaɪ̯k/[2]), né le 28 novembre 1881 à Vienne, en Autriche-Hongrie, et mort par suicide le 22 février 1942, à Petrópolis au Brésil, est un écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien. Ami de Si... Plus >

Printemps au Prater (1998)

De Stefan Zweig chez Le Livre De Poche
(15 votes, note moyenne : 4.1)

Paru le 01-09-1998 - Format : Poche - 120 pages - 18 x 11 x 0 cm - 110 g - ISBN 10 : 2253145041 - ISBN 13 : 9782253145042

Collection : Livre De Poche Sf

Tags : 19ème siècle, 20ème siècle, littérature allemande, vienne, littérature autrichienne, adolescence, prostitution, médecine, amour, épiphanie, mort, passion, bourgeoisie, maladie, nostalgie, classique, nouvelles, roman, littérature, oeuvres de jeunesse.

Citations de Printemps au Prater (10)

Et voici que tous les souvenirs, toutes les images ressurgissaient, auréolés d'une lumière dorée par son humeur joyeuse, elle se remémora son premier amour, non pas par une volonté délibérée de morosité comme quelque chose qu'on n'aime pas évoquer, mais comme un évènement qu'on voudrait tant revivre encore une fois, cet amour qu'on donne, qu'on ne vend pas…

Son amour en était resté au stade de la simple langueur qui admire de loin avec circonscription pour se perdre dans des poèmes et des rêves.

Et brusquement, n'y tenant plus, il demanda poliment si elle l'autorisait à faire quelques pas en sa compagnie. Il ne donna aucun motif pour la pure et simple raison que, en dépit de tous ses efforts, aucun argument valable ne s'était présenté à son esprit.Elle-même, bien qu'il eût longtemps atermoyé, se trouva surprise au moment critique où la question fut posée. Devait-elle acquiescer? Pourquoi pas? Surtout ne pas commencer à envisager l'issue de cette histoire. Puisqu'elle avait déjà revêtu le costume, elle tiendrait également le rôle; elle aussi, pour une fois, comme une fille de la bourgeoisie, elle irait au Prater avec son soupirant Peut-être même que ce serait amusant.Elle résolut donc d'accepter et déclara qu'elle le remerciait, mais il valait mieux qu'il ne l'accompagne pas, parce que pour lui ce serait du temps perdu. La fin de la phrase voulait dire oui.C'est ce qu'il comprit aussitôt et il marcha à ses côtés.

Elle lui promit comme un présent précieux, incomparable, fabuleux, ce qu'elle avait déjà abandonné à une centaine d'autres.

Dans sa chambre, il eût l'impression que le plancher vacillait légèrement sous ses pieds nus. Le sang battait à son front et, sous l'effet de la fatigue, il ne tarda pas à s'écrouler sur son lit.

Ni l'un ni l'autre ne s'étaient rendu compte que le charme avait lentement tissé sa toile autour de leurs âmes ; peu à peu une chaleureuse intimité s'était mêlée à leurs joyeuses plaisanteries – tel un hôte inattendu et néanmoins bienvenu. Ils étaient devenus amis.

Un silence profond envahit la pièce ; le cœur serré, ils étaient remplis de la solennité de l'instant et l'on n'entendait rien d'autre que, dehors, sous les fenêtres, la voix forte et irrité de la grande ville étrangère qui continuait de gronder sans relâche, indifférente à la vie et à la mort.

Tous ses souvenirs s'envolèrent avec ce baiser, c'était le premier qu'elle n'eût jamais reçu. Le jeu auquel elle avait voulu se livrer avec le jeune homme était devenu la vie même, l'émotion même.

Comme le temps passait lentement! L'aiguille sur le cadran de bois de la vieille horloge avançait de façon tout à fait imperceptible. Et il sentait, toujours plus menaçante, la peur du soir, l'angoisse, enfantine, inexplicable, de la solitude dans cette chambre étrangère, une nostalgie violente qu'il ne pouvait nier plus longtemps. Il était tout seul dans cette ville gigantesque où battaient des millions de coeurs et personne ne lui parlait hormis cette pluie qui clapotait, sarcastique, personne ne lui prêtait attention, ne le regardait, lui qui luttait contre les larmes et les sanglots, honteux d'être pareil à un enfant, incapable d'échapper à cette inquiétude tapie derrière l'obscurité et qui le fixait, impitoyable, de son regard d'acier. Jamais il n'avait autant souhaité le réconfort d'une parole humaine.

Au-dessus des arbres la voûte des cieux si bleue, si étincelante, si pure, faisait penser à un saphir. Et le soleil dardait la magnificence de ses rayons dorés sur la splendeur impérissable et sans pareille de sa création : le printemps au Prater.

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Critiques de Printemps au Prater : avis de lecteurs (17)


  • Critique de Printemps au Prater par capuciiine (Babelio)

    On découvre dans ce petit livre les débuts d'écrivain du grand Stefan Zweig. Il est justement intéressant de lire ces premiers essais en littératures. Les deux nouvelles Printemps au Prater et La scar...

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    Par capuciiine - publiée le 18/02/2010

  • Critique de Printemps au Prater par Stemilou (Babelio)

    On est à Vienne au début du siècle dernier, le Prater est un vaste parc au coeur de la ville où de nombreux évènements s'y déroule notamment le Derby, course de chevaux. Lise, jeune courtisane p...

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    Par Stemilou - publiée le 03/08/2010

  • Critique de Printemps au Prater par Stemilou (Babelio)

    La scarlatine Une nouvelle qui reste sombre, Vienne sous la pluie pour un jeune étudiant, Bertold Berger, qui y débarque peut être frustrant surtout lorsque l'on quitte sa famille en espérant ...

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    Par Stemilou - publiée le 05/08/2010

  • Critique de Printemps au Prater par Carosand (Babelio)

    C'est la deuxième nouvelle (la scarlatine) qui m'a émue d'une manière très intense, l'histoire qui finit très mal et la morale qui en découle représente l'amour universel qui seul est digne d'être véc...

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    Par Carosand - publiée le 06/12/2010

  • Critique de Printemps au Prater par cicou45 (Babelio)

    Courtes nouvelles de Stefan Zweig, Printemps au Prater et La Scarlatine font toutes deux partie des premiers écrits de l'auteur puisqu'il a écrit la première alors qu'il avait 19 ans seulement et la s...

    Lire la critique complète >
    Par cicou45 - publiée le 27/05/2011

  • Critique de Printemps au Prater par levoyageuraudessusdelamerdesnuages (Babelio)

    comme à son habitude, stefan szweig décrit admirablement bien la psychologie de ses personnages,palette de l'âme humaine dans la société de son temps. deux courtes oeuvres de jeunesse. ma préférence v...

    Lire la critique complète >
    Par levoyageuraudessusdelamerdesnuages - publiée le 01/03/2012

  • Critique de Printemps au Prater par argali (Babelio)

    « Printemps au Prater » nous raconte en quelques pages, une journée de la vie de Lise. Ayant fui le domicile paternel, Lise est venue à Vienne pour suivre son amant. Devenue une demi mondaine, elle mè...

    Lire la critique complète >
    Par argali - publiée le 01/05/2012

  • Critique de Printemps au Prater par Floyd2408 (Babelio)

    Zweig reste toujours juste dans son rapport des personnes face à la société qui les entoure et l 'espoir qui les dévore avec tendresse et délicatesse ....

    Lire la critique complète >
    Par Floyd2408 - publiée le 02/05/2013

  • Critique de Printemps au Prater par le-mange-livres (Babelio)

    Un des nombreux romans dévorés cet été dans le cadre de notre périple en Europe, où j'avais essayé de faire les choses convenablement en prenant quelques auteurs "du cru", où plus exactement des pays ...

    Lire la critique complète >
    Par le-mange-livres - publiée le 28/04/2015

  • Critique de Printemps au Prater par Blandine54 (Babelio)

    La nouvelle "Printemps au Prater" nous plonge dans la vie de Lise, amante d'un grand nombre d'hommes bourgeois viennois, sur une journée de printemps dont l'action se passe essentiellement au Prater. ...

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    Par Blandine54 - publiée le 09/04/2017

  • Critique de Printemps au Prater par JunoR (Babelio)

    Quel style, quel rythme, quelle belle écriture! Si la première nouvelle est très - trop - exaltée et abrupte, elle n'en est pas moins touchante. La seconde, déjà plus mature et juste, est véritablemen...

    Lire la critique complète >
    Par JunoR - publiée le 19/04/2017

  • Critique de Printemps au Prater par Chronicroqueuse (Babelio)

    Deux nouvelles se déroulant à Vienne. Printemps au Prater, raconte l'histoire de la promenade d'une courtisane qui s'octroie une parenthèse dans sa vie. Dans La Scarlatine, on suit un étudiant, frai...

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    Par Chronicroqueuse - publiée le 26/05/2017

  • Critique de Printemps au Prater par (Babelio)

    « Printemps au Prater » nous raconte, une journée de la vie de Lise. Lise s'est installée à Vienne pour suivre son amant. Elle a fui le domicile paternel. Lise est tout en beauté, elle est fraiche,...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 11/04/2018

  • Critique de Printemps au Prater par (Babelio)

    Printemps au Prater : Lizzie, une Odette de Crécy viennoise, cocotte jolie mais un tantinet vulgaire, attend avec impatience une nouvelle toilette. Face à l'incurie de sa couturière, elle revêt une p...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 15/08/2018

  • Critique de Printemps au Prater par luis1952 (Babelio)

    Deux nouvelles, plus belle l'une que l'autre. La première Printemps au Prater Une gamine de 20 ans à peine, avec déjà beaucoup d'expérience en sexualité, se découvre un jour un garçon vierge et s'...

    Lire la critique complète >
    Par luis1952 - publiée le 14/12/2018

  • Critique de Printemps au Prater par Allantvers (Babelio)

    Comme c'est touchant de découvrir un Stefan Zweig si jeune à travers ces deux nouvelles. La main de l'écrivain n'est pas encore aussi ferme ni la plume aussi ciselée qu'elles le deviendront, et pourta...

    Lire la critique complète >
    Par Allantvers - publiée le 14/01/2019

  • Critique de Printemps au Prater par clauclau28 (Babelio)

    Lizzie voudrait aller au Prater de Vienne ( l'un des plus beaux parcs). Sur le chemin, elle rencontre un jeune homme qui, sans plus attendre, lui parle d'amour. Pour la jeune fille, cela lui parait d'...

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    Par clauclau28 - publiée le 17/04/2020
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