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Stefan Zweig

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Œuvres principalesStefan Zweig (/ˈʃtɛ.fan t͡svaɪ̯k/[2]), né le 28 novembre 1881 à Vienne, en Autriche-Hongrie, et mort par suicide le 22 février 1942, à Petrópolis au Brésil, est un écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien. Ami de Si... Plus >

Ivresse de la métamorphose (2007)

De Stefan Zweig chez Le Livre De Poche
(21 votes, note moyenne : 4.6)

Dernière oeuvre de Stefan Zweig, non publiée de son vivant, ce véritable testament romanesque nous transporte dans l'Autriche de l'entre-deux-guerres, déjà convoitée comme une proie par l'Allemagne nazie.
Christine, modeste employée des Postes, a vu mourir son père et son frère. L'invitation impromptue d'une tante d'Amérique, riche et fastueuse, achève de la révolter contre la médiocrité de sa vie, sentiment qu'elle partage bientôt avec Ferdinand, ancien combattant, mutilé, devenu chômeur. Mais l'argent et la puissance mènent le monde, non pas l'amour. Devant le lent naufrage de l'Europe dans la barbarie, le couple s'enfonce dans une désespérance qui semble annoncer le suicide, en 1942, de ce grand écrivain autrichien

Paru le 03-07-2007 - Format : Poche - 288 pages - 17 x 11 x 1 cm - 140 g - ISBN 10 : 2253064602 - ISBN 13 : 9782253064602

Collection : Livre De Poche Sf

Tags : 20ème siècle, entre-deux-guerres, littérature allemande, autriche, littérature autrichienne, littérature germanique, montagnes, couple, classes sociales, amour, adapté au cinéma, auteur suicidé, déchéance, pauvreté, drame, autrichiens, ascension sociale, classique, roman, littérature.

Citations de Ivresse de la métamorphose (10)

Qui éprouve de vifs sentiments observe peu.Les gens heureux sont de mauvais psychologues.Seul l'individu inquiet aiguise ses sens au maximum.L'instinct du danger lui insuffle une perspicacité qui dépasse de loin celle qui lui est naturelle.

L'argent s'évanouit pendant que l'on dort, il se volatilise pendant que l'on change les chaussures déchirées à talons de bois pour courir une seconde fois au magasin ; on court tout le temps pour arriver toujours trop tard.

Profondément dans sa chair elle l'éprouve comme une douce ivresse, fruit d'essences rares et troublantes, et, sans cesse courtisée par tant d'étrangers, élégants, charmants, elle doit un moment se secouer comme au sortir d'un rêve et se demander inquiète : "Qui suis-je ? Qui suis-je donc vraiment ?"

De toutes ses forces elle cherche à se souvenir, à vingt-huit ans, quelle sensation est-ce, la joie. Et elle constate avec épouvante qu'elle ne la connaît plus. C'est comme une langue étrangère, apprise dans l'enfance, qu'on a oubliée et qu'on sait seulement avoir connue.

« Ah, une nuit magnifique… Voyez les étoiles… » […] Mais Christine, toujours tremblante, ne l'entend pas. Que lui font les étoiles, la nuit ? Elle n'a intérêt que pour elle-même, pour son pauvre moi étouffé, oppressé, opprimé depuis des années qui soudain se soulève monstrueux dans sa douleur et déchire sa poitrine.

Sa tante arrive, (…) et lui rappelle la promenade commune promise tandis que l'oncle passe sa journée au poker. Est-ce vraiment la même route que celle d'hier ou bien une âme plus ouverte, plus épanouie, voit-elle les choses plus claires, plus gaies, qu'une âme étriquée ?

Combien de temps cela va-t-il encore durer ? et qu'attendre ? J'ai trente ans et je n'ai encore rien pu réaliser de ce que je souhaitais. Toujours embauché, débauché, et chaque mois, je vieillis d'une année. Je n'ai rien vu du monde, rien obtenu de la vie si ce n'est cet espoir : cela viendra, c'est le commencement. Mais, je le sais maintenant, cela ne viendra plus, je n'ai rien de bon à attendre.

La vitesse de l'étincelle électrique, plus rapide que notre pensée, nous semble toujours inimaginable. Car ces simples mots, déchirant comme la lueur d'un éclair l'atmosphère lourde d'un bureau autrichien, avaient été écrits quelques minutes auparavant, à trois contrées de distance, dans l'ombre fraîche des glaciers sous un ciel d'Engadine d'un pur bleu gentiane, et l'encre n'était pas encore séchée sur la formule de l'expéditeur que déjà son message et son appel bouleversaient un cœur.

La force mystérieuse de la métamorphose agit dans un nom ; comme un anneau au doigt, il semble de prime abord pur hasard, sans conséquence, mais avant que l'on ait conscience de sa puissance magique il se développe en vous, sous votre peau, et s'unit, sceau du destin, à l'existence spirituelle d'un être.

Et, pour la première fois, à ce moment, un être, objet d'une révélation bienheureuse qui l'ébranle dans ses profondeurs, commence à entrevoir de quelle étoffe mystérieusement délicate et malléable notre âme est constituée, puisqu'un seul évènement suffit pour l'agrandir à l'infini et lui faire englober dans son espace minuscule un univers entier.

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Critiques de Ivresse de la métamorphose : avis de lecteurs (21)


  • Critique de Ivresse de la métamorphose par chapochapi (Babelio)

    Très beau texte. amateurs de suspense, abstenez-vous ! si on a bien quelques hésitations quant au devenir des personnages, cette maigre attente ne constitue pas l'intérêt du roman. Dans cette desc...

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    Par chapochapi - publiée le 18/08/2011

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par zorazur (Babelio)

    C'est pour moi l'une des plus belles oeuvres de Stefan Zweig, et de façon étonnante une de celles dont on parle le moins. Et pourtant on y trouve tant de relief, de douleur,de désespérance, d 'envie. ...

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    Par zorazur - publiée le 16/01/2012

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par Joetzette (Babelio)

    Un sombre Zweig , avec toujours cette magnifique écriture , incomparable À lire pour pour tous les lecteurs de Zweig , unlivre de regrets.

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    Par Joetzette - publiée le 22/09/2012

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par CraboBonn (Babelio)

    Malgre que ce roman soit posthume et inacheve, resultant de la mise a bout de deux textes ecrits a pret de 10 ans d'intervalle, il n'en est pas moins reussi. Une ouverture qui tout de suite marque le ...

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    Par CraboBonn - publiée le 06/12/2012

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par olivberne (Babelio)

    Les derniers écrits de Zweig, comme ce roman, témoignent de son inquiétude, de son effroi face au nazisme, effroi qui sera en grande partie la cause de son suicide. Ces derniers écrits sont ainsi plu...

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    Par olivberne - publiée le 10/04/2013

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par Floyd2408 (Babelio)

    Zweig nous livre avec pudeur dans ce roman inachevé la détresse d'un société entre deux guerre .....Ou le rêve permet de vivre avec délectation des moments trop rare ..... Christine aura l 'espoir et...

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    Par Floyd2408 - publiée le 01/05/2013

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par Zoeflette (Babelio)

    La pauvreté n'est pas un simple état ; elle anime, accompagne à jamais celui qui l'a suffisamment intériorisée, et ce jusque dans la jouissance et le luxe. Voilà ce que démontre Stefan Zweig dans ce ...

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    Par Zoeflette - publiée le 18/07/2013

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par ColonelBubble (Babelio)

    C'est une oeuvre posthume publiée pour la première fois en 1982. Le titre n'est pas de Zweig mais emprunté à une phrase du livre. La première partie a été écrite en 1930-1931, la seconde huit ans plus ...

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    Par ColonelBubble - publiée le 19/09/2013

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par diablotin0 (Babelio)

    J'ai été très touchée par ce livre. La confrontation de milieux sociaux différents et l'ivresse qu'elle peut apporter est très bien décrite. L'ascension sociale est ici romancée mais ô combien analysé...

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    Par diablotin0 - publiée le 29/12/2013

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par Ceraphine (Babelio)

    Un peu long au démarrage, une fin par forcément passionnante, mais une sensibilité extraordinaire.

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    Par Ceraphine - publiée le 09/02/2014

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par Jooh (Babelio)

    Avec son Ivresse de la métamorphose, Stefan Zweig a, une nouvelle fois, su me conquérir. Quelle histoire torturée, quel drame psychologique ! J'ai aimé la multiplicité des histoires au sein de ce s...

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    Par Jooh - publiée le 20/06/2014

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par AgatheDumaurier (Babelio)

    Coup de sang à la lecture, je reste sous le choc. Je ne l'avais pas lu, celui-là. Il est extraordinaire. Les critiques et les notes ont l'air de dire qu'il est inachevé, mais ce n'est pas sûr. En t...

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    Par AgatheDumaurier - publiée le 23/08/2016

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par Fleitour (Babelio)

    Stefan Zwieg, est sans doute l' une des plus sombres figures de la mélancolie, avec l'Ivresse de la métamorphose il rejoint Virginia Wolf ou Charles Baudelaire, qui implore "soit sage oh ! ma douleur ...

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    Par Fleitour - publiée le 29/10/2016

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par sabine59 (Babelio)

    Pour ma 600ème critique ( Non ? Déjà !! le temps passe vite sur Babelio...), je désire rendre hommage à mon livre préféré du grand Stefan Zweig, oeuvre testamentaire et prémonitoire du double suicide...

    Lire la critique complète >
    Par sabine59 - publiée le 28/11/2016

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par luis1952 (Babelio)

    and #58893; Comme toujours de grands romans chez Stéphan Zweig, mais celui-ci est son dernier, celui qui annonce aux lecteurs sa fin proche, son suicide collectif avec sa femme...

    Lire la critique complète >
    Par luis1952 - publiée le 20/04/2017

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par Allantvers (Babelio)

    Un roman bien sombre et désespéré que cette Ivresse de la métamorphose, qui m'a surpris de la part de Stefan Zweig car je ne m'attendais pas à le trouver, si tranché et véhément, sur le registre de ...

    Lire la critique complète >
    Par Allantvers - publiée le 28/08/2017

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par Bobby_The_Rasta_Lama (Babelio)

    "Non vi si pensa quanto sangue costa..." (Personne n'a idée de combien de sang ça a coûté) (Dante) ... telles pourraient être les pensées de Christine Hoflehner, cette "Cendrillon tragique"...

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    Par Bobby_The_Rasta_Lama - publiée le 17/08/2018

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par Dominique_Lin (Babelio)

    Du dernier livre de Stefan Zweig, Ivresse de la métamorphose, il se dit qu'il est inachevé. Sur certains points que j'aborderai plus loin, on pourrait le dire, mais si tous les romans qui paraissent «...

    Lire la critique complète >
    Par Dominique_Lin - publiée le 01/11/2019

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par Airsatz (Babelio)

    Écrit durant l'entre-deux-guerres, Ivresse de la métamorphose fait partie des quelques romans inachevés de Stefan Zweig. Publié post-mortem et reconstitué à partir de divers manuscrits, il détonne de ...

    Lire la critique complète >
    Par Airsatz - publiée le 10/04/2020

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par vecci (Babelio)

    Un roman qui a un siècle. On est happé par le bouleversement de la vie de cette jeune femme et ça sent le drame dès le début. Une peinture étonnante de la société autrichienne de l'entre deux guerr...

    Lire la critique complète >
    Par vecci - publiée le 17/04/2020

  • Critique de Ivresse de la métamorphose par (Babelio)

    On a tous un vêtement dans lequel on se sent bien, fort et prêt à conquérir le monde. On sait tous ce que ça fait de sortir de chez le coiffeur en ayant l'impression qu'il a réussi à nous couper les c...

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    Par Babelio - publiée le 18/04/2020
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