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Accueil > Serge Brussolo > La planète des ouragans, I, II et III : Rempart des naufrageurs - La petite fille et le dobermann - Naufrage sur une chaise

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Serge Brussolo

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Œuvres principalesSerge Brussolo, né le 31 mai 1951 à Paris, est un écrivain français de science-fiction, de roman policier, de fantastique et de roman historique. Il est également connu sous quatre pseudonymes : Akira Suzuko, Kitty Doom, D. Morlok e... Plus >

La planète des ouragans, I, II et III : Rempart des naufrageurs - La petite fille et le dobermann - Naufrage sur une chaise (1997)

De Serge Brussolo chez Denoël
(11 votes, note moyenne : 3.6)

Coffret de trois volumes vendus ensemble

Paru le 23-10-1997 - Format : Broché - 704 pages - 18 x 11 x 5 cm - 496 g - ISBN 10 : 2207246876 - ISBN 13 : 9782207246870

Collection : Présence Du Futur

Tags : récits, roman, planet opera, science-fiction, fantastique, fantasy, cycle, sectes, extra-terrestres, recueil, survie, délire, apocalypse, onirique, absurde, décalé, opéra, voyages, littérature française, 20ème siècle.

Citations de La planète des ouragans, I, II et III : Rempart des naufrageurs - La petite fille et le dobermann - Naufrage sur une chaise (10)

"N'entassez plus! N'entassez plus, vous êtes trop nombreux, la chaloupe va sombrer. Cessez de vous reproduire, d'ajouter des tonnes de chair humaine à d'autres tonnes de chair humaine. Je suis un ascenseur surchargé dont les câbles vont se rompre, je suis un vieux pont de bois vermoulu dont les piles vont céder sous le poids d'une foule trop dense!" Voilà ce que hurle le vent...

Il s'abattit sur le côté, bavant sur les draps une salive rose. Son sexe se recroquevillait dans le ventre d'Isi, escargot mort au milieu de la touffe de poils amidonnés.

"Pourquoi vouloir connaître l'avenir?" Mais pour organiser nos sentiments, bien sûr, pour se débarrasser des espoirs inutiles, éviter les fausses pistes. Pour savoir avec précision quelle est notre place dans l'ordre du monde.

Quand un soldat rêve qu'il fait l'amour quelques heures avant de monter au combat, c'est que son corps sait déjà qu'il va mourir …

- Vous êtes un vieux combinard un peu cinglé. Je vais chercher Isi, elle jouera et je vous ferai descendre l'escalier à coups de pied dans le cul. J'espère qu'en bas Cedric vous bouffera les mollets. Il n'a jamais mangé de momie, ça le changera! Werner éclata d'un rire grêle.- Ah! s'exclama-t-il, parlez-moi de la douceur des petites filles d'aujourd'hui! Elles grandissent sur le dos d'un doberman et menacent les vieillards. Décadence!

Le futur c'était une légende, un machin si invraisemblable qu'on ne parvenait pas à l'imaginer.

Le futur c'est ce qui dort en ce moment sous la cendre et les braises.

Quelqu'un fit coulisser une porte à glissière derrière les voyageurs , isolant l'abri de la tourmente qui rabotait les rues . Le jeune homme se redressa . Un portier en uniforme froissé l'aida à se défaire de la corde et des mousquetons . David balbutia un vague remerciement et déboucla la jugulaire du casque .( Trajet de l'astroport à l'hôtel en ville ) .

C'est ce concert souterrain qui décide du destin d'Almoha, pas celui qu'on joue sur les dômes de l'Opéra! L'Archevêché nage en plein délire, il s'imagine pouvoir dompter les tempêtes en se taillant de nouveaux pipeaux. l'ouragan, lui, exécute une autre symphonie. Une symphonie souterraine! Il embouche les trompettes géantes pour sonner le requiem de la cité! Tu n'as jamais entendu les mugissements qui montent de ces galeries les soirs de tempête. On devient fou rien qu'à les écouter. Des plaintes! Des plaintes de pachydermes éventrés, des meuglements qui meurent en éclatements quand se volatilisent les flûtes tibias! Alors le sol bouge. Des spasmes secouent la carrière.

Elle pleura longtemps alors que le jour baissait. Elle pleura accrochée au doberman comme une naufragée à un récif, et ses larmes collaient les poils de la bête, laissant entr'apercevoir la peau violette sous le pelage sombre.Elle murmurait des mots sans suite, ces litanies de peur qu'on psalmodie aux heures de grande fragilité.Elle chuchotait dans la nuit naissante opacifiant les verrières.- Cédric, Cédric sanglotait Nathalie avec sa voix de l'en dedans, d'abord tu n'as été qu'une poignée de fourrure dans ma main. Quelque chose d'à peine vivant. Une loque chaude, une boule morveuse qui cherchait en aveugle une niche où se tapir. C'était sous mon bras, à l'intérieur d'un tricot. Il te fallait des terriers remplis de mon odeur. Souviens-toi. Nous frottions nos museaux l'un contre l'autre, échangeant nos baves. Tu me débarbouillais à la langue papier de verre. Tu étais si chaud, j'avais besoin de ta fièvre naturelle, de tes 38° d'animal bien portant. Cédric, ma bouillotte interdite, ma bassinoire vivante que papa arrachait du lit par la peau du coup. Cédric, mon oreiller musclé au pelage si doux. Je posais ma joue sur ton flanc et j'écoutais battre ton coeur de chien comme un métronome familier, une comptine rythmée qui m'acheminait lentement vers le sommeil. Ta langue me lavait, ton corps m'habillait, tu étais mon manteau vivant, mon jumeau, mon siamois, ma béquille à quatre pattes."C'est déjà si loin, Cédric, tu vieillis trop vite pour moi, nous ne sommes plus synchronisés. Je suis toujours engluée dans l'enfance et toi tu es déjà un adulte, un mâle. Tu ne m'as pas attendue. Nos sabliers coulent un grain différent. J'ai peur, Cédric. C'est comme si tu étais passé de l'autre côté de ma vie, comme si tu n'allais plus te rappeler. Comme si tu allais oublier nos niches partagées sous les couvertures, nos nuits dans la même caisse d'emballage. Je crois que tout ça se rétrécit dans ton cerveau de chien. Ta tête trop chaude est un petit grenier où il n'y a que peu de place, alors la nature évacue les vieux meubles. Les vieux cartons bourrés d'enfance. De notre enfance."Cédric, tu files sur une autre dimension, le temps te mange plus vite que moi.Tu parais si fort et tu es pourtant une proie si facile ! Tes vrais ennemis sont les jours, ils te grignotent et tes crocs ne peuvent rien contre eux. Nos parallèles vont diverger. Mon Dieu ! ton enfance n'a été qu'un rêve, la mienne s'éternise comme une condamnation. Je voudrais que tu sois de nouveau ce caoutchouc palpitant qui courait après sa queue. Tu faisais la guerre aux pantoufles dodues, tu les mettais en pièces avant d'en mastiquer interminablement la semelle. C'était ton chewing-gum de chien, je le répétais souvent à papa."Cédric,je suis sûre qu'il n'y a plus aucune trace de tout ça derrière tes yeux. Tu te transformes et je traîne. Tu galopes et je viens seulement d'apprendre à marcher. Nous allons nous perdre de vue. Ho ! je voudrais que tu te rappelles, toi mon frère de chaleur. Tu me léchais et je t'imitais en lissant tes oreilles du bout de ma langue. A chaque fois je toussais en avalant tes poils, et papa accourrait. Alors je disais : " C'est la poussière, c'est le vent!" Cédric, tu attends de moi des ordres, des commandements. Tu te feras tuer pour moi, mais je préfèrerais ce jour-là-s'il vient-que tu t'enfuies en couinant comme un chiot peureux. Je ne veux pas de ta résolution d'adulte, de ton sérieux de mâle accompli, de ton sacrifice consenti par avance, inscrit dans ton potentiel génétique."Je ne te veux pas soldat suicidaire, chien esclave. Si je meurs, survis-moi, lape mon sang en guise d'au revoir et galope loin de ce monde de fous. Si tu le peux, même, dévore mon cadavre pour que je passe en toi, pour que je parte avec toi."Cédric, tu es trop calme, trop sage... trop vieux déjà. Tu es mon jouet de toujours, la boule noire qui s'installait sur ma tête pour me faire un bonnet à quatre pattes. Nous jouions au trappeur, tu étais ma coiffure de castor, ta queue me chatouillait la nuque et tu me bavais sur le nez... Oh ! Cédric, toutes ces années, si courtes pour moi, si longues pour toi. On ne nous a pas distribué la soupe du temps avec la même cuiller."Et maintenant nous marchons côte à côte. Il n'y a pas si longtemps je veillais sur toi, tu étais mon nourrisson velu à la gueule machouillante, je t'évitais les traquenards domestiques, les piqûres d'insectes, les aliments dangereux....Aujourd'hui tu t'es raidi dans ton rôle de défenseur. La situation s'est renversée. Tu sais au fond de toi qu'on me veut du mal, que tôt ou tard se produira l'inévitable affrontement. Tu as été préparé de toute éternité à cette confrontation. Peut-être même y aspires-tu confusément pour mourir comme doivent mourir les "bons chiens" ? "Oh ! Cédric, ne meurs pas inutilement pour défendre un corps sans vie. Ne t'obstine pas en un absurde baroud d'honneur.... Fais volte-face et disparais dans la nuit, emportant un peu de mon image au fond de tes cellules grises. Conduis-toi en chiot non en mâle entêté."Tu es mon chiot géant, Cédric, et je pose encore une fois ma joue sur ton flanc. Tu as trois mois, j'ai six ans. Le monde n'existe pas, nous le créons chaque jour à grands coups de langue râpeuse et de caresses ébouriffées. Nous n'avons besoin que d'une niche pour deux. Je ne sais pas encore que tu n'es qu'un animal, tu ne m'as pas encore attribué le statut d'humain. Nous sommes dans l'indifférencié, nous n'avons pas de sexe ni d'âge,notre vie est si entamée qu'on peut encore la croire intacte.Bonsoir, Cédric.... il est si tard qu'il vaut mieux dormir pour oublier le temps, pour oublier que tu vieillis sept fois plus vite que moi et que, malgré tous mes efforts, je ne peux me maintenir à ta hauteur dans la course que tu mènes sur cette piste en forme d'horloge.."Je voudrais que nous échangions nos sangs, que tu me donnes un peu de cette impatience à mourir qui te mène, que je t'infuse quelques gouttes de mon interminable enfance. Qu'une moyenne s'établisse qui nous fasse ex æquo au tableau d'arrivée. Oh ! Cédric, je déconne parce que j'ai peur du sommeil comme de la mort, parce que tout va à la fois trop vite et trop lentement.Attends-moi ! Ne cours pas si vite... J'ai un point de côté."

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Critiques de La planète des ouragans, I, II et III : Rempart des naufrageurs - La petite fille et le dobermann - Naufrage sur une chaise : avis de lecteurs (11)


  • Critique de La planète des ouragans, I, II et III : Rempart des naufrageurs - La petite fille et le dobermann - Naufrage sur une chaise par Labelettedusud (Babelio)

    Pour une belle surprise, c'est une belle surprise ! Moi qui ne lis pas dutout de SF, j'ai été conquise par la planète des ouragans. J'ai adoré l'imaginaire débridé de l'auteur, son côté déjanté, hallu...

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    Par Labelettedusud - publiée le 09/09/2018

  • Critique de La planète des ouragans, I, II et III : Rempart des naufrageurs - La petite fille et le dobermann - Naufrage sur une chaise par Fifrildi (Babelio)

    C'est en lisant la critique d'Alfaric de l'adaptation BD de « La horde de Contrevent » que j'ai eu envie de lire ce livre. C'est mon premier Serge Brussolo (enfin mes trois premiers vu qu'il s'agit d'...

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    Par Fifrildi - publiée le 29/11/2017

  • Critique de La planète des ouragans, I, II et III : Rempart des naufrageurs - La petite fille et le dobermann - Naufrage sur une chaise par Scriba (Babelio)

    La première partie est très laborieuse et franchement dégoûtante. Les deux autres, à partir du moment où on suit la petite fille, sont plus intéressantes. Ceci dit, que ce soit à la fin de la 1ère ...

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    Par Scriba - publiée le 10/02/2017

  • Critique de La planète des ouragans, I, II et III : Rempart des naufrageurs - La petite fille et le dobermann - Naufrage sur une chaise par Br13zh (Babelio)

    Très impatient de découvrir cet auteur et son univers, je dois dire que je suis plutôt déçu à la fin de la lecture de celui-ci . Les personnages sont hauts en couleurs et très variés, le décor très ca...

    Lire la critique complète >
    Par Br13zh - publiée le 26/12/2016

  • Critique de La planète des ouragans, I, II et III : Rempart des naufrageurs - La petite fille et le dobermann - Naufrage sur une chaise par domisylzen (Babelio)

    Sur Santäl le vent souffle fort. Il souffle aussi sur des destins qui vont s'y entrecroiser. David, est en charge d'effectuer une étude pour y installer une base de loisir. Saba, une très jeune Cyth...

    Lire la critique complète >
    Par domisylzen - publiée le 30/11/2016

  • Critique de La planète des ouragans, I, II et III : Rempart des naufrageurs - La petite fille et le dobermann - Naufrage sur une chaise par Vermer (Babelio)

    Rempart des naufrageurs Le début de ce livre est décapant et m'a tout de suite embalé ! Apres un superbe début, le récit s'essoufle toutefois et devient un faible road movie parsemé de bizarreries u...

    Lire la critique complète >
    Par Vermer - publiée le 14/10/2016

  • Critique de La planète des ouragans, I, II et III : Rempart des naufrageurs - La petite fille et le dobermann - Naufrage sur une chaise par nanard35 (Babelio)

    L'imagination débordante de Serge Brussolo nous entraine dans un univers ou le vent est l'ennemi public numéro un . Une suites d'histoires toutes aussi délirantes les unes que les autres . Du grand ar...

    Lire la critique complète >
    Par nanard35 - publiée le 09/09/2013

  • Critique de La planète des ouragans, I, II et III : Rempart des naufrageurs - La petite fille et le dobermann - Naufrage sur une chaise par Floccus (Babelio)

    Un bouquin pris au hasard dans les rayons poussiéreux d'Emmaüs qui s'est révélé être de la science-fiction comme je rêvais d'en lire depuis longtemps : habitée par une puissance d'évocation époustoufl...

    Lire la critique complète >
    Par Floccus - publiée le 13/11/2012

  • Critique de La planète des ouragans, I, II et III : Rempart des naufrageurs - La petite fille et le dobermann - Naufrage sur une chaise par finitysend (Babelio)

    Un recueil de trois récits ou le vent vous souffle dans les bronches ! ( au propre comme au figuré ) . L'auteur n'est plus à présenter , il écrit abondamment et il sait à la perfection matérialiser...

    Lire la critique complète >
    Par finitysend - publiée le 27/09/2012

  • Critique de La planète des ouragans, I, II et III : Rempart des naufrageurs - La petite fille et le dobermann - Naufrage sur une chaise par JLDragon (Babelio)

    La Planète des ouragans, qui renferme en faite trois histoires se passant au même endroit, est un roman SF hallucinant, un peu absurde et c'est-ce côté absurde qui m'a plu personnellement. C'est un ro...

    Lire la critique complète >
    Par JLDragon - publiée le 20/09/2010

  • Critique de La planète des ouragans, I, II et III : Rempart des naufrageurs - La petite fille et le dobermann - Naufrage sur une chaise par Lalivrophile (Babelio)

    Les trois voyageurs parcourent la planète, sont pris dans les tempêtes, et rencontrent des gens qui font ce qu'ils peuvent pour se préserver des trombes aspirantes. Cette psychose des tempêtes fait qu...

    Lire la critique complète >
    Par Lalivrophile - publiée le 04/06/2010
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