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Sana Krasikov

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L'an prochain à Tbilissi (2011)

De Sana Krasikov chez Albin Michel
(4 votes, note moyenne : 3.5)

De temps à autre, apparaît un écrivain plus mûr que son âge ne le laisserait supposer, dont les personnages de chair et de sang sont l'incarnation d'une expérience qui dépasse les capacités d'un jeune auteur. Sana Krasikov est de ceux-là.Certains des personnages de Sana Krasikov ont émigré aux Etats-Unis, d'autres sont restés dans l'ancien empire soviétique, créant ainsi un univers doux-amer entre deux rives. Tous sont à la recherche d'une vie meilleure ; certains ont réussi, la plupart vivent dans un désespoir stoïque. Sana Krasikov se met au diapason des sentiments de ses personnages désorientés. Avec une ampleur romanesque, elle restitue le destin de personnages qui évoluent dans un monde dont les règles ont changé.Ces nouvelles, pleines de petites ou grandes tragédies, d'incidents risibles ou regrettables, sont aussi tranchantes que le scalpel d'un chirurgien. Pourtant, Sana Krasikov a de ses personnages, le plus souvent de leurs folies et de leurs imperfections, une compréhension plein de tendresse et de compassion.« Sana Krasikov a écrit un livre délicat sur l'économie des relations humaines, devenues monnaie d'échange pour ces personnages exilés, réfugiés et rapatriés, qui réussissent le tour de force d'habiter plusieurs territoires et époques à la fois. » The New York Times« Dans la lignée des grands nouvellistes, Sana Krasikov excelle à emporter le lecteur au-delà de l'histoire qu'elle raconte. » The Sunday Times

Paru le 05-10-2011 - Format : Broché - 288 pages - 354 g - ISBN 10 : 2226231552 - ISBN 13 : 9782226231550

Collection : A.M. Ter.Amer.

Tags : roman, nouvelles, témoignage, drame, juif, recueil, compassion, réfugiés, immigrés, écrivain femme, immigration, exil, solitude, ironie, social, condition de la femme, georgie, littérature américaine, russe, rentrée littéraire 2011.

Citations de L'an prochain à Tbilissi (6)

Je me mis sur le dos. Les murs étaient drapés de gris. Les étagères et le bureau, apparaissaient comme des formes opaques entre de troubles rectangles de pénombre. Mon esprit, rendu fou à force de cogiter, était comme une porte voilée refusant de se fermer. Tu ne peux demander autant des gens, tout en attendant si peu d'eux, n'arrêtait-il pas de me dire...

Rien qu'en la regardant, il devinait qu'une fille comme Alina n'était pas du genre à perdre les pédales devant un écran d'ordinateur et ne tapait pas du poing sur le clavier, comme ses fils, au point d'envoyer valser la touche majuscule et de la faire atterrir derrière les meubles. Non, dans le même genre de circonstances, les filles comme elles se levaient sans doute pour se servir un verre d'eau. Si ça n'allait pas, elles allaient courir. Elles corrigeaient toutes les erreurs de leur curriculum vitae avant de l'envoyer, au lieu de contempler d'un air hébété, quand c'était trop tard, le paragraphe "Compétences", en se demandant si elles avaient vraiment voulu écrire "Bonnes excellentes capacités orales et communicationnelles". (p.78)

Il faut dire qu'ils étaient si nombreux à avoir échoué de ce côté-ci de l'Atlantique. Tout un monde transposé, telle d'une tache d'encre sur une carte repliée, d'un continent sur un autre.

Chaque fois que je repense à ce qui s'est passé, je cale toujours sur ce vieux proverbe : Ne regarde pas où tu es tombé, mais plutôt où tu as trébuché.

Maintenant, il voulait entrer dans la police . Bravo ! Pendant ce temps, elle était toujours serveuse, sa propre vie était en suspens depuis près de deux ans. Elle s'efforçait de ne pas lui en vouloir ; il essayait sans aucun doute de lui montrer qu'il "pensait à l'avenir". Mais un avenir avec Ryan, ce serait comme rester en Russie. Des types dans son genre, on en trouvait dans tous les coins de rue à Dolsk, qui juraient qu'à partir de lundi, ils allaient mener une vie irréprochable.

Quelle autre explication donner ? pensa-t-elle. Pouvait-elle dire qu'elle avait suivi en Amérique un homme qui n'était pas son mari ? Un homme dont l'épouse était sa meilleure amie et qui avait eu une liaison avec elle uniquement parce qu'il allait bientôt quitter le pays et croyait qu'elle y resterait ?


Critiques de L'an prochain à Tbilissi : avis de lecteurs (4)


  • Critique de L'an prochain à Tbilissi par ManouB (Babelio)

    Les personnages de ce recueil ont presque tous voulu fuir leur pays d'origine, la Géorgie ou la Russie, pour s'exiler en Amérique, mais leur nouvelle vie ne correspond pas vraiment à leurs attentes. I...

    Lire la critique complète >
    Par ManouB - publiée le 20/04/2020

  • Critique de L'an prochain à Tbilissi par yv1 (Babelio)

    Recueil de nouvelles qui ont toutes en commun de mettre en scène des réfugiés, des exilés, des immigrés de l'Europe de l'est vers les Etats-Unis. C'est parfois un peu difficile de se retrouver tant l'...

    Lire la critique complète >
    Par yv1 - publiée le 14/11/2011

  • Critique de L'an prochain à Tbilissi par yv1 (Babelio)

    Après une mise en route un peu ardue, j'ai néanmoins persévéré et j'ai bien fait, les six dernières nouvelles me sont plus accessibles (ou alors, j'ai rajeuni ou compris la clef pour entrer dans le mo...

    Lire la critique complète >
    Par yv1 - publiée le 14/11/2011

  • Critique de L'an prochain à Tbilissi par claraetlesmots (Babelio)

    Avec ce premier recueil de nouvelles, Sana Krasikov nous dépeint la vie d'émigrés des pays de l'Est en Amérique. Des nouvelles où les femmes sont les personnages majeurs, les pièces maitresses de ces...

    Lire la critique complète >
    Par claraetlesmots - publiée le 06/10/2011

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