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Salluste

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Œuvres principalesSalluste ou Gaius Sallustius Crispus[n 1], né en -86 à Amiternum, cité fondée par les Sabins, et décédé en -35 ou -34, est un homme politique et historien romain.

La Conjuration de Catilina (1999)

De Salluste chez Belles Lettres
(1 vote, note moyenne : 5.0)

Dans cette monographie, Salluste relate l'histoire de la conjuration de Catilina, noble dévoyé qui n'hésita pas à agir contre les intérêts de la cité. Patricien ambitieux, pendant un temps au service du dictateur Sylla, Catilina ne parvint jamais à se faire élire consul. Dans les derniers mois de –63, il décida de s'emparer du pouvoir par la force. Cicéron, alors consul, informé de ce qui se tramait, étouffa la conspiration. Les complices de Catilina furent exécutés et lui-même, réfugié en Etrurie, fut mis à mort à Pistoia en février –62.

L'événement que Salluste a estimé "mémorable entre tous par la nouveauté du crime et du péril où il mit l'état" est l'occasion pour l'historien, alors retiré de la vie publique, de réfléchir sur la dissolution de la République qui allait aboutir au principat.

Paru le 08-03-1999 - Format : Broché - 184 pages - 1 x 11 x 0 cm - 105 g - ISBN 10 : 2251799370 - ISBN 13 : 9782251799377

Collection : Classiques En Poche

Tags : monographie, biographie, histoire, portraits, enseignement, république, civilisation romaine, complots, Auteurs latins, sénat, histoire romaine, politique, antiquité, crime, littérature latine, Rome (République), latin, rome, littérature antique, antique.

Citations de La Conjuration de Catilina (6)

Et vous voyez là toute leur injustice : ils se targuent de mérites qui ne sont pas les leurs, et me refusent celui que je dois à moi seul, probablement parce que je n'ai pas de statues d'ancêtres et que nul des miens n'a été noble avant moi. Mais ne vaut-il pas mieux créer soi-même sa noblesse que d'avilir celle qu'on a reçue ? [...] Leurs ancêtres leur ont laissé tout ce qu'ils pouvaient leur transmettre : argent, statues, glorieux souvenirs ; ils ne leur on pas laissé leur vertu : c'était impossible, la vertu étant la seule chose qui ne se donne ni ne se reçoive.Discours de Marius aux plébéiens.

Plus vous agirez avec fermeté, plus vous affaiblirez leur résolution ; s'ils vous voient un peu faiblir, ils se montreront tous intraitables.

Tout homme qui veut l'emporter sur les autres animaux doit faire tous ses efforts pour ne point passer obscurément sa vie comme les brutes, que la nature a courbées vers la terre, esclaves de leurs appétits grossiers. Or toutes nos facultés résident dans l'âme et dans le corps : nous employons de préférence l'âme à commander, le corps à obéir : l'une nous est commune avec les dieux, l'autre avec les bêtes. Aussi me paraît-il plus juste de rechercher la gloire par les facultés de l'esprit que par celles du corps, et, puisque la vie qui nous est donnée est courte, de laisser de nous la plus longue mémoire.

Je vais raconter la guerre que soutint le peuple romain contre Jugurtha, roi des Numides, d'abord parce que la lutte fut sévère et dure, que la victoire fut longtemps incertaine, et puis parce qu'alors, pour la première fois, se marqua une résistance à la tyrannie de la noblesse. Ces hostilités déterminèrent un bouleversement général de toutes les choses divines et humaines et en vinrent à un point de violence tel, que les discordes entre citoyens se terminèrent par une guerre civile et la dévastation de l'Italie. Mais, avant de commencer, je reprendrai les faits d'un peu plus haut, afin de mieux faire comprendre les événements et de mieux les mettre en lumière.

Toutes les mesures fâcheuses ont leur source dans des mesures qui étaient bonnes quand on les prit ; mais lorsque l'autorité passe aux mains des ignorants et des gens moins honnêtes, la mesure exceptionnelle prise contre des hommes qui la méritaient, à qui elle convenait, est appliquée à d'autres qui ne sont pas coupables et à qui elle ne convient pas.

Ceux qui se signalaient le plus par leur mauvaise conduite et leur cynisme affluaient tous à Rome comme dans un égout.


Critiques de La Conjuration de Catilina : avis de lecteurs (2)


  • Critique de La Conjuration de Catilina par (Babelio)

    JUSQU'A QUAND, CATILINA, ABUSERAS-TU DE NOTRE PATIENCE ? Salluste (-84/-35) décrit une République Romaine à l'agonie. dans laquelle en 62 avant J.C. un aristocrate débauché, corrompu, ruiné tente ...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 14/03/2019

  • Critique de La Conjuration de Catilina par Sileva76 (Babelio)

    Je ne connaissais pas Salluste avant de l'étudier dans le cadre de la préparation aux concours d'enseignement. Son livre est d'une lecture facile, presque "journalistique" dirions-nous aujourd'hui. Il...

    Lire la critique complète >
    Par Sileva76 - publiée le 06/10/2016

Ils parlent de La Conjuration de Catilina

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