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Romain Gary

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Romain Gary, né Roman Kacew à Vilnius en 1914, est élevé par sa mère qui place en lui de grandes espérances, comme il le racontera dans La promesse de l’aube. Pauvre, «cosaque un peu tartare mâtiné de juif», il arrive en France à l’âge de quatorze an... Plus >

Tulipe (1999)

De Romain Gary chez Gallimard
(6 votes, note moyenne : 3.2)

Tulipe, ancien déporté, vit à Harlem, après la guerre, dans un meublé sordide. Il a pour seuls amis un autre émigré, oncle Nat, de race imprécise, et la fille de ce dernier, Léni. Tulipe est le Blanc failli, qui avoue, proclame, mime sa capitulation. Il tente de s'arracher à tout ce qui fut et demeure pour lui sacré et se réfugie dans le cynisme.Réaliste jusque dans la parodie, jonglant aussi bien avec les millénaires qu'avec toutes les «bonnes paroles» sempiternelles, ce roman né du monde nihiliste de 1945 où l'on venait de «gagner» une guerre dont l'atrocité même était une défaite n'a rien perdu de ses qualités d'actualité.Il y a une morale à cette satire de l'idéalisme par un idéaliste : c'est l'impossibilité de désespérer.

Paru le 13-09-1999 - Format : Broché - 176 pages - 18 x 11 x 1 cm - 112 g - ISBN 10 : 2070408760 - ISBN 13 : 9782070408764

Collection : Folio

Tags : satire, récits, roman, roman d'anticipation, fantastique, parodie, théâtre, juif, cynisme, grève, justice, indépendance, apocalypse, réfugiés, adapté au théatre, société, guerre, seconde guerre mondiale, littérature française, 20ème siècle.

Citations de Tulipe (10)

- Du nouveau ? demanda Flaps [un journaliste]- Charlie Chaplin dans une affaire de paternité, dit Grinberg.- Encore ?- Il a été acquitté... L'ennui avec ce type là, c'est qu'il n'a pas de sang noir. On ne peut pas le lyncher sans preuve.

"Ce n'est pas Buchenwald qui est horrible, ce n'est pas Belsen, que je n'arrive pas à oublier." Il continua à mâcher, distraitement. "Ce que je ne pardonne pas, ce n'est pas Dachau, cette ville de trente mille habitants voués à la torture, mais le petit village à côté, où les gens vivent heureux..."

- On commence toujours par crever de faim, à New York, jusqu'au jour où l'on fait crever de faim les autres, dit Grinberg. C'est ce qu'on appelle « réussir ».

Des sources de lait jaillissent du sol dans le Bronx. En une nuit, un champ de blé a poussé dans la Cinquième Avenue et les chômeurs sont occupés à faire la récolte. Un Noir a été élu à la Maison Blanche.

Une hirondelle ne fait pas le printemps.

On n'obtiendra rien de moi par la force. Le règne de la force est terminé. La non-résistance résolue du peuple anglais viendra à bout de la tyrannie des rajahs hindous.

Il faut enfin passer aux actes. Nous sommes responsables devant l'histoire. On ne peut pas continuer éternellement à errer sur ce glacier. Il faut faire quelque chose immédiatement, quelque chose d'énergique.

Ce n'est pas un verre d'eau qu'il nous faut. C'est un déluge.– Ça ne sert à rien, les déluges non plus, patron : on l'a bien vu. Il y a toujours un Noé quelconque qui fabrique une arche et puis ça y est, tout est à recommencer.

La bonne parole était plus forte que la force des ténèbres.

Car après tout les grands conflits de l'Histoire, il y a toujours eu, soit une renaissance splendide de la foi, soit des révolutions barbares.

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Critiques de Tulipe : avis de lecteurs (6)


  • Critique de Tulipe par Levant (Babelio)

    Le Larousse définit le terme de "civilisation" comme l'ensemble des acquis d'une société qui la fait s'éloigner de l'état sauvage, et devenir un modèle pour l'avenir. Lorsque Romain Gary publie Tulipe...

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    Par Levant - publiée le 13/12/2018

  • Critique de Tulipe par kadeline (Babelio)

    Tulipe est un ancien déporté qui finit dans le Bronx et devient une sorte de gourou. Seul blanc parmi les noirs, seul blanc toléré et porte etendar malgré lui du besoin de paix. Si j'ai réussi à le l...

    Lire la critique complète >
    Par kadeline - publiée le 28/09/2018

  • Critique de Tulipe par andreepierrette (Babelio)

    je n'ai pas "mordu", et pourtant j'aime Romain Gary, je me suis ennuyée, j'ai trouvé un côté factice, embrouillé, bref, je ne devais pas être dans un bon jour, à reprendre peut-être un peu plus tard,

    Lire la critique complète >
    Par andreepierrette - publiée le 16/10/2017

  • Critique de Tulipe par zellereb (Babelio)

    Ces lignes semblent avoir été écrites dans un lointain futur pour expliquer notre monde d'aujourd'hui. Harlem, 15mars 1946. Tulipe a quitté l'Europe depuis 6 mois. Il a vu l'horreur des camps, à B...

    Lire la critique complète >
    Par zellereb - publiée le 21/07/2016

  • Critique de Tulipe par meeva (Babelio)

    A n'en pas douter, c'est du Romain Gary. Tulipe, entouré de quelques personnages haut en couleurs, tente de faire passer des messages forts à l'humanité : « Bâtissez d'abord une société meilleur...

    Lire la critique complète >
    Par meeva - publiée le 23/06/2014

  • Critique de Tulipe par lecassin (Babelio)

    « Tulipe », deuxième texte de Romain Gary sous ce nom est annoncé comme un récit… Un bien étrange récit, à vrai dire… Tulipe, un ancien déporté rescapé des camps de concentration est installé à Ha...

    Lire la critique complète >
    Par lecassin - publiée le 23/07/2012

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