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Robert Charles Wilson

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Né en 1953 en Californie mais vivant aujourd’hui à Toronto, Robert Charles Wilson s’est imposé en moins de vingt ans comme l’une des têtes de file de la science-fiction canadienne. Au travers de ses nouvelles, publiées dans les prestigieux Magazine... Plus >

Julian (2011)

De Robert Charles Wilson chez Denoël
(13 votes, note moyenne : 4.0)

Il s'appelle Julian Comstock ; il est le neveu du président des États-Unis.
Son père, le général Bryce Comstock, a été pendu pour trahison (on murmure qu'il était innocent de ce crime).
Julian est né dans une Amérique à jamais privée de pétrole, une Amérique étendue à soixante États, tenue de main de maître par l'Église du Dominion. Un pays en ruine, exsangue, en guerre au Labrador contre les forces mitteleuropéennes, pour mettre la main sur les dernières ressources naturelles.
On le connaît désormais sous le nom de Julian l'Agnostique ou (comme son oncle) de Julian le Conquérant. Ceci est l'histoire de ce qu'il a cru bon et juste, l'histoire de ses victoires et défaites, militaires et politiques.
Fresque post-apocalyptique, western du XXIIe siècle, fulgurant hommage à Mark Twain, Julian est le plus atypique des romans de Robert Charles Wilson. Une réussite majeure et une critique sans concession des politiques environnementales actuelles.

Paru le 25-08-2011 - Format : Broché - 608 pages - 15 x 4 cm - 703 g - ISBN 10 : 2207108775 - ISBN 13 : 9782207108772

Collection : Lunes D'encre

Tags : uchronie, roman, roman d'anticipation, anticipation, dystopie, science-fiction, biographie, western, fresque, amitié, dictature, pétrole, post-apocalyptique, religion, politique, guerre, classes sociales, littérature américaine, littérature canadienne, 19ème siècle.

Citations de Julian (10)

Elle a beau nous faire très envie, la paix permanente est un rêve. La guerre, par contre! La guerre fait partie intégrante de l'ordonnancement divin de l'univers, sans lequel le monde baignerai dans l'égoïsme et le matérialisme. La guerre est le vaisseau même de l'honneur, et qui de nous pourrait supporter un monde dépourvu de la divine folie de l'honneur?

Il se tenait encore et encore debout, tel un ange descendu sur terre déguisé en fantassin: le grossier monde matériel ne pouvait l'atteindre et il était aussi invulnérable aux effusions de sang qu'un éléphant aux morsures de puces.

Tirer une balle dans le cœur ou la cervelle de son semblable, même si celui-ci s'évertue à faire de même dans les vôtres, crée ce qu'on pourrait appeler un souvenir inassimilable : un souvenir qui flotte sur la vie quotidienne à la manière d'une tache d'huile sur l'eau de pluie. Mélangez cette eau dans la citerne, éparpillez l'huile en gouttes innombrables, dispersez-la autant que vous voudrez, elle ne se mélangera pas et la tache finira par revenir, intacte et toujours aussi abominable.

J'ai inspecté l'objet d'un œil sceptique. Le titre en était "Histoire de l'Humanité dans l'Espace"."Encore la Lune, ai-je constaté.— Lis-le pour toi.— Un tissu de mensonges, à n'en pas douter.— Avec des photographies.— Les photos ne prouvent rien. Ces gens-là pouvaient tout faire avec.— Eh bien, lis-le quand même", a conclu Julian.À vrai dire, l'idée m'excitait. Nous avions eu cette dispute à de nombreuses reprises, Julian et moi, surtout par les nuits d'automne quand la lune pesait bas sur l'horizon. Des gens ont marché dessus, disait-il en montrant du doigt le corps céleste. La première fois, j'ai ri, la seconde, j'ai répondu : "Oui, bien sûr, j'y suis moi-même monté un jour, en grimpant à un arc-en-ciel lubrifié…" Mais il ne plaisantait pas.Oh, j'avais déjà entendu ces histoires par le passé. Comme tout le monde. Des hommes sur la Lune. Ce qui me surprenait, c'était que quelqu'un d'aussi instruit que Julian y crût.

J'appelle cela le paradoxe du monothéisme. Compare un chrétien avec un païen adorateur de la nature : si le champ de maïs du païen est ravagé par une tempête, il peut le reprocher au dieu du cyclone, et si le temps est bon il en remercie mère soleil ou quelque chose du même genre ; tout cela, bien que dépourvu de bon sens, suit une certaine logique grossière. Mais avec l'invention du monothéisme, une seule divinité est obligée d'assumer la responsabilité de toute joie et tragédie contradictoire qui se présente. Il lui faut être à la fois le dieu de la tempête et celui de la brise agréable, jouer un rôle dans le moindre acte d'amour ou de violence, dans la moindre naissance bienvenue et le moindre décès prématuré.

L'année 2172 était arrivée à sa dernière extrémité et avait glissé dans ce sépulcre hanté qu'on appelle le Passé. Nous étions à présent en 2173, année durant laquelle Deklan, l'oncle de Julian, allait une fois de plus se voir intronisé président incontesté des États-Unis, d'un océan à l'autre et de l'équateur au pôle, et je me suis souvenu que j'étais désormais, et allais rester quelque temps, un guerrier de ce parti. Au printemps, peut-être serais-je en train de me battre pour chasser les Hollandais de l'enceinte sacrée du Labrador, pour récupérer notre droit au bois, à l'eau et aux minéraux de cet État contesté, et pour défendre notre souveraineté de droit divin sur le passage du Nord-Ouest. En deux mots, j'étais, irrévocablement, un soldat américain.

- Tout cela n'a pas d'importance, ai-je affirmé.- Là, tu te trompes, à répliqué Julian. Ne commets pas l'erreur de penser que parce que rien ne dure, rien n'à d'importance.

- Tu aimais déjà les livres, non ? - Avant même de savoir ce qu'ils signifiaient. La plupart de ceux que j'ai trouvés étaient dégoûtants et avaient pris l'eau, mais il restait une page lisible ici ou là. Je n'ai pas simplement lu ces fragments, Adam, je les ai presque appris par cœur. C'était une sensation bizarrement délicieuse rien que de les avoir dans la main… comme si j'avais trouvé le moyen d'écouter une conversation dissipée un siècle plus tôt dans les airs.

Je n'avais montré ma première nouvelle terminée à Sam Godwin que deux ans auparavant, "un garçon Américain : ses aventures dans l'Europe Ennemie". Sam en avait loué le style et l'ambition tout en soulignant un certain nombre de défauts : les éléphants, par exemple, n'étaient pas originaires de Bruxelles et leur masse leur permettait en général d'éviter de se retrouver cloués au sol en cas de lutte contre des garçons américains ; un voyage de Londres à Rome ne pouvait s'accomplir en quelques heures, même sur un cheval "très rapide"... et Sam aurait pu continuer dans cette veine, si je n'avais trouvé une excuse pour quitter les lieux.

... aussi est-ce sur leurs uniformes que je tirais, à demi convaincu que je tuais non des êtres humains, mais des costumes ennemis qui avaient apporté ici leur contenu depuis un lointain pays, et si un homme en vie souffrait de son asservissement à l'uniforme, ou se retrouvait transpercé par les balles destinées à celui-ci... et bien c'était inévitable et on ne pouvait m'en tenir pour responsable.Cette petite comédie personnelle n'équivalait pas au courage, mais permettait une insensibilité qui servait un but similaire.

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Critiques de Julian : avis de lecteurs (15)


  • Critique de Julian par Clovis25 (Babelio)

    Le seul livre de R C Wilson que je n'ai pas aimé à ce jour. Je me suis même demandé si ce n'était pas un fond de tiroir écrit durant son adolescence, dépoussiéré pour faire plaisir à son éditeur. U...

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    Par Clovis25 - publiée le 16/04/2020

  • Critique de Julian par (Babelio)

    Le monde après la fin du pétrole...

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    Par Babelio - publiée le 18/01/2019

  • Critique de Julian par Le_chien_critique (Babelio)

    Roman historique du futur. Aux libres penseurs. Robert Charles Wilson nous décrit le monde après la disparition du pétrole qui a provoqué quelques changements, et non des moindres, dans nos modes ...

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    Par Le_chien_critique - publiée le 16/11/2017

  • Critique de Julian par Stelphique (Babelio)

    Ce que j'ai ressenti: Comme un voyage… Dans le temps, premièrement: on saute dans le 22eme siècle, à moins que ce ne soit le 19eme…Ce monde post-apocalyptique nous renvoie en arrière, dans une p...

    Lire la critique complète >
    Par Stelphique - publiée le 16/10/2015

  • Critique de Julian par Pairault (Babelio)

    2172 de notre ère. Notre monde a souffert des dérangements climatiques, des pénuries, des famines, de la dénatalité, du manque de tout. Ce 22ème siècle a tout d'un retour en arrière avec un arrière ...

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    Par Pairault - publiée le 30/09/2015

  • Critique de Julian par yogo (Babelio)

    Robert Charles Wilson nous narre l'épopée de deux amis d'enfance de classe sociale différente, Julian Cosmtock qui se cache de son oncle, Président des Etats-Unis, et Adam Hazzard issu d'une famille m...

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    Par yogo - publiée le 19/05/2015

  • Critique de Julian par (Babelio)

    Un passionnant roman d'aventure qui mêle roman post-apocalyptique et roman-feuilleton typique du XIXe siècle. On revit à travers ce XXIIe siècle les changements d'une Amérique (re)naissante, en voie d...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 30/03/2015

  • Critique de Julian par Eric76 (Babelio)

    Un excellent livre qui me réconcilie avec RC Wilson car j'ai été incapable de terminer Spin (que je vais relire). Adam Hazzard, jeune paysan à la naïveté hilarante, raconte la vie de Julian Comstock...

    Lire la critique complète >
    Par Eric76 - publiée le 10/11/2014

  • Critique de Julian par ACdeHaenne (Babelio)

    En cette veille de Noël 2172, trois hommes quittent la Propriété, à Williams Ford, pour tenter d'échapper à la conscription. Le premier, Julian Comstock, n'est autre que le neveu du Président des Etat...

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    Par ACdeHaenne - publiée le 25/04/2014

  • Critique de Julian par neoprog (Babelio)

    Voici un roman qui pourrait passer pour un récit pour adolescent, tant le personnage principal, le narrateur, est naïf. Cependant, au fil du récit, alors que des évènements sombres se précipitent, on...

    Lire la critique complète >
    Par neoprog - publiée le 07/11/2013

  • Critique de Julian par Philemont (Babelio)

    Amérique du Nord, XXIIème siècle. La fédération compte désormais soixante Etats, ayant notamment absorbé la plupart des provinces canadiennes. Mais le pays n'est pas riche pour autant, bien au contrai...

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    Par Philemont - publiée le 17/12/2012

  • Critique de Julian par BlackWolf (Babelio)

    En Résumé : Robert-Charles Wilson a décidé de sortir complètement de ses écrits habituel et il a eue raison, un roman sans concession offrant une critique de la société et des gestions des ressources ...

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    Par BlackWolf - publiée le 24/10/2011

  • Critique de Julian par BVIALLET (Babelio)

    En 2172, pour échapper à la conscription, le jeune Julian Comstock, son ami Adam Lazzard et son mentor, l'ancien militaire Sam Godwin, doivent s'enfuir précipitamment de leur petite ville de Williams ...

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    Par BVIALLET - publiée le 14/10/2011

  • Critique de Julian par gruz (Babelio)

    R.C. Wilson est un conteur, un conteur des temps modernes, un conteur du futur. R.C. Wilson est un artisan. Il cisèle sa prose pour en faire une oeuvre à la fois totalement accessible et d'une rare ...

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    Par gruz - publiée le 02/10/2011

  • Critique de Julian par PeteBondurant (Babelio)

    Julian, c'est un peu le XIXe siècle à travers les âges. Ici, l'année 2172, après l'épuisement des réserves pétrolifères mondiales, qui plongèrent les civilisations d'abondance dans une nouvelle ère de...

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    Par PeteBondurant - publiée le 16/09/2011
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