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Roald Dahl

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Œuvres principalesComplémentsRoald Dahl, né le 13 septembre 1916 à Llandaff au pays de Galles et mort le 23 novembre 1990 à Oxford en Angleterre, est un écrivain britannique et scénariste, auteur de romans et de nouvelles, qui s'adressent aussi bien... Plus >

L'Invité (2002)

De Roald Dahl chez Gallimard
(7 votes, note moyenne : 4.0)

Connaissez-vous Oswald Hendryks Cornelius ? Ce grand voyageur, amateur d'araignées et d'opéra italien, collectionneur de cannes, souffrant d'une phobie des microbes, et surtout séducteur invétéré ?Voici quelques pages du Journal de cet étonnant personnage : lors d'un voyage en Égypte, à la suite de nombreuses péripéties, Oswald est invité à séjourner dans un somptueux château au beau milieu du désert du Sinaï. Et qui dit château, dit princesse à séduire... mais à quel prix !
Un texte plein de fantaisie et d'humour noir, par un maître de l'insolite. Nouvelle extraite de La grande entourloupe.

Paru le 14-05-2002 - Format : Broché - 96 pages - 18 x 11 x 0 cm - 65 g - ISBN 10 : 2070423158 - ISBN 13 : 9782070423156

Collection : Folio 2 €

Tags : récits, roman étranger, nouvelles, littérature pour enfants, princesse, deserts, complots, séducteur, cahiers, egypte, humour noir, humour, ironie, voyages, littérature anglaise, littérature britannique, britannique, italien, contemporain, 20ème siècle.

Citations de L'Invité (6)

[...] ... Trois chambres séparées. Toutes trois proches les unes des autres. Virtuellement imprenable. Je fourrai le renseignement dans un coin de ma mémoire et descendis à la piscine. Mon hôte et mon hôtesse m'avaient précédé.- "Voici ma fille, Diana," dit mon hôte.La jeune fille au maillot blanc se leva et je lui baisai la main.- "Bonjour, Monsieur Cornelius," fit-elle.Elle utilisait le même lourd parfum animal que sa mère - ambre gris, musc et castor ! Ah, cette odeur - lubrique, effrontée et merveilleuse ! Je la reniflai comme un chien. La fille, me dis-je, est encore plus belle que la mère, à supposer que ce soit possible. Elle avait les mêmes grands yeux veloutés, les mêmes cheveux noirs, et la même coupe de visage ; mais ses jambes étaient indiscutablement plus longues et son corps avait quelque chose qui lui donnait un léger avantage sur celui de son aînée : il était plus sinueux, plus serpentin, et devait, je l'aurais parié, pouvoir être infiniment plus souple. Mais l'aînée, qui devait avoir trente-sept ans et n'en paraissait pas plus de vingt-cinq, avait dans le regard un feu auquel sa fille ne pouvait prétendre.Am, stram, gram - il n'y a pas si longtemps, le Prince Oswald avait fait le serment de ne séduire que la seule Reine, au diable la Princesse. Mais depuis qu'il avait vu la Princesse en chair et en os, il n'aurait su dire laquelle des deux il préférait. Chacune à sa façon, toutes deux semblaient une promesse vivante d'innombrables délices, l'une innocente et empressée, l'autre experte et vorace. La vérité est qu'il aurait aimé les avoir toutes les deux - la Princesse en guise de hors-d'œuvre, et la Reine comme plat de résistance. ... [...]

Par comparaison, les "mémoires de Casanova" font figure de Bulletin paroissial, et à cité d'Oswald le célèbre séducteur lui même paraît positivement asexué.

En premier lieu, c'était un homme qui n'acceptait pour rien au monde de se laisser posséder, ce qui le rendait automatiquement désirable.

[...] ... - "Tu veux de l'essence ?" fit-il, railleur.Je faillis le gratifier d'une injure mais me retins à temps et, poliment, répondis : - "Oui, s'il te plaît, je te serais très reconnaissant."Il me dévisagea sournoisement un instant pour s'assurer que je ne me moquais pas de lui, puis il hocha la tête, comme satisfait maintenant de mon attitude. Il pivota et se mit lentement en mouvement vers l'arrière de la voiture. Je plongeai la main dans mon vide-poche de portière pour prendre ma bouteille de Glenmorangie. Je m'en versai un gobelet bien tassé et attendis en le sirotant. L'homme avait poussé son visage à moins d'un mètre de moi ; son haleine fétide avait envahi la voiture ... qui sait combien de milliards de virus s'y étaient engouffrés en même temps ? Dans ce genre de situation c'est une bénédiction de pouvoir se désinfecter la bouche et la gorge avec une goutte de whisky de Highlands. Le whisky est en outre un réconfort. Je vidai mon gobelet, et m'en versai un autre. Je ne tardai pas à me sentir moins inquiet. Mon regard tomba sur la pastèque posée sur le siège voisin. Je me dis que c'était le moment de me rafraîchir en m'en octroyant une tranche. Je sortis mon couteau de son étui et en coupai un gros morceau. Puis, de la pointe du couteau, j'enlevai avec soin tous les pépins noirs, me servant du reste du fruit comme récipient.J'attendis en buvant mon whisky et en mangeant ma pastèque. Tous deux étaient délicieux.- "L'essence, ça y est," annonça l'horrible Arabe, en s'encadrant dans la portière. "Maintenant, je vérifie l'eau et l'huile."J'aurais préféré qu'il s'abstînt totalement de tripoter la Lagonda, mais soucieux d'éviter une discussion, je ne dis rien. Il gagna en claudiquant l'avant de la voiture, et sa démarche me fit penser à celle d'un S. S. hitlérien, un S. S. ivre qui eût exécuté le pas de l'oie au ralenti.Tabes dorsalis, j'en aurais mis ma tête à couper.La seule autre maladie capable de provoquer cette bizarre démarche saccadée est le béri-béri chronique. Ma foi - probable qu'il l'avait, ça aussi. ... [...]

...je me foutais éperdument des affirmations des médecins qui prétendent qu'il est impossible de contracter la syphilis sans contact direct. Un téléphone syphilitique est un téléphone syphilitique...

En fait, il n'est personne au monde qu'un vrai riche respecte davantage qu'un autre vrai riche, et en conséquence, où qu'ils aillent, les vrais riches essaieront d'entrer en contact.


Critiques de L'Invité : avis de lecteurs (8)


  • Critique de L'Invité par (Babelio)

    Curieuse nouvelle !! Roald Dahl nous entraîne dans le journal "intime" d'un homme grand amateur de femmes !! Un séducteur qui raconte comment il captive les femmes.... "L'invité" est la dern...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 21/12/2019

  • Critique de L'Invité par Woland (Babelio)

    The Visitor Traduit par Maurice Rambaud sous le titre de "L'Invité" dans "La Grande Entourloupe" - Folio ISBN Folio :9782070375202 Première parution dans "Playboy" en mai 1965, re...

    Lire la critique complète >
    Par Woland - publiée le 09/06/2018

  • Critique de L'Invité par manon1807 (Babelio)

    Mon professeur de français nous a fait lire ce livre, un soir je ne trouvais pas le sommeil et j'ai donc décidé de lire ce petit livre, qui se lit en dix minutes. J'ai été très surprise, moi qui ne su...

    Lire la critique complète >
    Par manon1807 - publiée le 20/03/2017

  • Critique de L'Invité par juliette1812 (Babelio)

    Un récit surprenant, léger, piquant et foudroyant… Je n'en dis pas plus, jetez-vous dessus : un vent de cynisme et de cruauté souffle sur cette nouvelle.

    Lire la critique complète >
    Par juliette1812 - publiée le 02/11/2016

  • Critique de L'Invité par musaraneus (Babelio)

    Une petite lecture d'un soir, courte mais qui tient en haleine, pour qui veut découvrir Roald Dahl version littérature pour adultes. L'ecriture, énergique et mordante, de l'auteur est bien là, son hu...

    Lire la critique complète >
    Par musaraneus - publiée le 09/02/2015

  • Critique de L'Invité par valentin33 (Babelio)

    On est bien loin du livre pour enfant ! Une nouvelle courte et une chute mémorable. Je le recommande vivement !

    Lire la critique complète >
    Par valentin33 - publiée le 12/05/2014

  • Critique de L'Invité par Butterflies (Babelio)

    Livre adulte de Roahl Dahl. Pas mal, change de ses livres jeunesse. Mais ce n'est pas son secteur de prédilection.

    Lire la critique complète >
    Par Butterflies - publiée le 10/11/2013

  • Critique de L'Invité par Bookine92 (Babelio)

    Une famille reçoit un jour un carton rempli de livres: les journaux intimes de l'oncle Oswald, dont ils n'ont plus de nouvelles depuis plus de 30 ans...Ce dandy, véritable Dom Juan, a passé sa vie à t...

    Lire la critique complète >
    Par Bookine92 - publiée le 10/01/2010
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