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René Frégni

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Né le 8 juillet 1947 à Marseille, René Frégni a déserté l’armée après de brèves études et vécu pendant cinq ans à l’étranger sous une fausse identité. De retour en France, il a travaillé durant sept ans comme infirmier dans un hôpital psychiatrique... Plus >

Tendresse des loups (1998)

De René Frégni chez Gallimard
(7 votes, note moyenne : 4.1)

«Avais-je été plus heureux ? Y avait-il d'un bout à l'autre de la terre homme plus comblé ? Je roulais vers la frontière et il n'y avait plus qu'une chose dans l'immensité de l'univers, une seule et unique chose sous l'infinie limaille d'étoiles : l'amour de Mina ! Tout le reste avait disparu, Pierre, Juliette, mes amis d'autrefois, les idées auxquelles j'avais pu croire un instant, tout le froid de ma solitude, les gens heureux, ceux qui n'en peuvent plus, les seaux de sang à la face du monde, la bombe quelque part sur nous entre les dents de Dieu. Tous les bébés qui plantent dans la vie, en cette seconde, leur premier braillement parce que d'autres s'engagent à jamais dans les couloirs de la nuit.»René Frégni nous livre le roman sensuel et féroce d'une passion. Cette obsession d'amour oppose et unit dans la lumière aveuglante et tragique du Sud des êtres dangereusement libres, fiers et tendres comme des loups.

Paru le 15-09-1998 - Format : Broché - 267 pages - 18 x 11 x 1 cm - 155 g - ISBN 10 : 2070405540 - ISBN 13 : 9782070405541

Collection : Folio

Tags : 21ème siècle, 20ème siècle, contemporain, grèce, grec, littérature française, couple, amour fou, amour, jalousie, angoisse, tendresse, loup, solitude, romantisme, roman noir, suspense, roman, tragédie, récits.

Citations de Tendresse des loups (10)

Non, il n'y avait que la pornographie pour me faire quelques instants oublier ton corps, rendre normale ton absence, les ébats que j'imaginais.

Avait-elle vraiment disparu? Non, impossible, elle jouait... Pourtant les minutes passaient; mon souffle se fit haletant. J'ouvris la bouche pour crier, ses lèvres se plaquèrent aux miennes. Son visage se découpait à l'envers sur le ciel, la malice incendiait son regard.- Tu as eu peur?chuchota-t-elle sur ma bouche, ses deux mains posées sur mes yeux.

Le rouge nocturne de la rose que Mina avait piquée dans ses cheveux au-dessus de l'oreille était comme un cri dans le roulis fané des toitures où se diluaient toutes sortes de mauves légers, de fauves éteints, de bruns roux, chocolat, mordoré et toute l'averse des ombres toscanes, calcinées ou à peine rosies par la langue d'un chat et les soleils rouillés de l'automne. J'étais contre elle et sous le ciel dans le plus beau musée du monde.

Ils sont souvent fermés, dès septembre, ces vieux petits châteaux, pavillons de chasse blasonnés, maisons de maitre à quadruple génoise et fenêtres à meneaux, anciens couvents restaurés flanqués d'une piscine, pour Parisiens, Belges, industriels dont la fille peint, poètes d'août, pâmés de Jean Giono sur matelas gonflables, experts en chlore.

On ne vit pas dans une carte postale.- Avec toi, Fenouil, je vivrais dans une enveloppe.

Qui étais-je moi, sinon ce pitoyable voleur de tapis ? Ce clown de toitures ? Non, j'aurais beau lui raconter des histoires tous les soirs pour l'endormir, et Dieu sait si j'en savais des histoires depuis dix ans que je traînais dans mes poches et dans tous les recoins de ma vie toute la Série Noire, il y aurait bien un soir où elle m'enverrait paître, moi et tous mes paumés miteux du Bronx et de Frisco.

- Tu es trop anxieux, Léo, trop sauvage, tu passes ta vie dans tes romans noirs, tu ne veux voir personne; je te le répète, Léo, je t'aime mais tu me rends anxieuse moi aussi, tu m'angoisses, il faut me laisser sortir!Je me sentis plus seul, plus sombre que le gouffre qui soufflait dans mon dos. Je ne reconnaissais plus ce port, ce phare, ces montagnes, ce restaurant là-bas où ils nous attendaient jubilant de notre dispute, sachant très bien qu'elle vaincrait, qu'ils étaient la beauté, la joie de vivre, et moi un esprit noir.-Viens, me dit-elle doucement, ce n'est pas très poli, ils nous attendent.Je la suivis.

–Alors, Mina, choisis : à gauche, à droite, devant ?–Au sud, le plus au sud possible, je voudrais passer ma vie à rouler vers l'été.

Je traversais Rome en faisant toujours plus haut glisser la robe de Mina ; ses cuisses de lumière incendiaient l'histoire. Qu'auraient été ces deux mille ans sans sous ma main les cuisses brûlantes de la plus belle des femmes ? Je caressais ces deux mille ans; j'en eusse pétri cent mille.

Il y a des instants dans la vie, aussi fulgurants que le sont les rêves, qui en un éclair nous projettent au ventre la violence sans bornes de notre fatale absurdité.

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Critiques de Tendresse des loups : avis de lecteurs (10)


  • Critique de Tendresse des loups par (Babelio)

    L'histoire de l'amour destructeur de Léo pour Mina, amour passion, amour égoïste

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    Par Babelio - publiée le 18/08/2010

  • Critique de Tendresse des loups par (Babelio)

    Le plus beau des livres ...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 29/10/2013

  • Critique de Tendresse des loups par (Babelio)

    un de mes livres fétiches, une escapade dans l'amour fou, sanguinaire et serein, empli de saveurs méditerranèennes

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 08/01/2014

  • Critique de Tendresse des loups par BeNewcastle (Babelio)

    Nous avons chacun notre madeleine de Proust... J'ai lu ce livre, puis les autres, puis rencontré M.R.Frégni à 14 ans. Lors d'un voyage scolaire sur les traces de Jean Giono. Je n'ai pas trouvé Gion...

    Lire la critique complète >
    Par BeNewcastle - publiée le 05/05/2018

  • Critique de Tendresse des loups par koalas (Babelio)

    Léo rencontre Mina après un vide... et c'est le coup de foudre, l'extase, la passion la flèche de cupidon. Fini le boulot d'infirmier psychiatrique, la maison de fous... Dégoter de l'argent fac...

    Lire la critique complète >
    Par koalas - publiée le 03/03/2019

  • Critique de Tendresse des loups par berni_29 (Babelio)

    Tendresse des loups est un roman de René Frégni, pas forcément le livre que j'ai préféré de cet auteur que j'adore par ailleurs, non pas forcément celui qui m'a le plus ému, mais c'est un récit fulgur...

    Lire la critique complète >
    Par berni_29 - publiée le 23/03/2019

  • Critique de Tendresse des loups par Ladybirdy (Babelio)

    René Frégni, c'est du beau, de la bombe, de la bonne, de l'amour, de l'ivresse, et bien sûr de jolis seins qui réchauffent la paume des mains du grand homme. Léo, il n'est pas sage, pas fou non pl...

    Lire la critique complète >
    Par Ladybirdy - publiée le 23/04/2019

  • Critique de Tendresse des loups par babounette (Babelio)

    Tendresse des loups - René Frégni - Folio - Lu en mai 2019. "C'est une époque où la mort rôda beaucoup autour de moi" C'est par cette phrase sombre que commence ce roman, on comprend pourquoi aprè...

    Lire la critique complète >
    Par babounette - publiée le 11/05/2019

  • Critique de Tendresse des loups par charlottelit (Babelio)

    le talent de René Frégni nous emporte ! ne pas raconter cette histoire d'Amour afin de ne pas tout gâcher ! à lire : suspens !!

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    Par charlottelit - publiée le 22/07/2019

  • Critique de Tendresse des loups par michdesol (Babelio)

    Quand on se considère comme un minable, comment s'attacher pour la vie une femme superbe ? On fait un casse et on s'enfuie avec elle dans des lieux paradisiaques. Mina est belle, elle est très belle, ...

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    Par michdesol - publiée le 02/10/2019
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