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Prosper Mérimée

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Œuvres principalesProsper Mérimée, né le 28 septembre 1803 à Paris et mort le 23 septembre 1870 à Cannes, est un écrivain, historien et archéologue français. Issu d'un milieu bourgeois et artiste, Prosper Mérimée fait des études de droit avant de s'... Plus >

Chronique du règne de Charles IX (1977)

De Prosper Mérimée chez Gallimard
(16 votes, note moyenne : 3.4)

Catherine de Médicis et le débile Charles IX avaient imaginé pour les protestants une solution finale qui fut la Saint-Barthélemy. Le roman de Mérimée n'est pas seulement un chef-d'œuvre de bonne humeur macabre et d'ironie à l'égard du destin qui sépare deux frères, l'un huguenot, l'autre converti, mais tous deux plus préoccupés de galanterie et d'aventures que de querelles religieuses. Mettant en scène les acteurs anonymes, les silencieux de l'histoire, il est aussi l'analyse d'une des plus stupéfiantes manifestations de fanatisme que l'Europe ait connues.

Paru le 16-11-1977 - Format : Broché - 384 pages - 1 x 1 x 1 cm - 200 g - ISBN 10 : 207036982X - ISBN 13 : 9782070369829

Collection : Folio Classique

Tags : chroniques, roman, roman historique, classique, histoire, drame, romanesque, noblesse, folie, mort, trahison, catholique, religion, guerres de religion, classes sociales, france, littérature française, français, 19ème siècle, 16ème siècle, aventure, chroniques, roman, roman historique, classique, histoire, romantisme, noblesse, fratricide, catholicisme, catholique, religion, guerres de religion, extrémisme, france, littérature française, français, 19ème siècle, littérature du 19ème siècle, 16ème siècle.

Citations de Chronique du règne de Charles IX (10)

Il y a une certaine grâce à faire un défi, qui s'acquiert, comme bien d'autres, par l'habitude. Notre héros en était à sa première affaire, par conséquent il éprouvait un peu d'embarras ; mais, dans ce moment, il craignait moins de recevoir un coup d'épée que de dire quelque chose qui ne fût pas d'un gentilhomme.

Croire est un don précieux qui m'a été refusé, mais pour rien au monde je ne chercherais à en priver les autres.

– Non, mille tonnerres ! Laissez-moi tous les deux. Suis-je déjà mort, pour que les corbeaux se disputent ma carcasse ? Je ne veux ni de vos messes ni de vos psaumes.– Il blasphème ! s'écrièrent à la fois les deux ministres des cultes ennemis.

après deux jours, le roi essaya d'arrêter le carnage ; mais quand on a lâché la bride aux passions de la multitude, il n'est plus possible de l'arrêter p.225

Ces hommes armés de hallebardes étaient des soldats du guet, dont une troupe se tenait toujours dans le voisinage du Pré-aux-Clercs pour être à portée de s'entremettre dans les querelles qui se vidaient d'ordinaire sur ce terrain classique des duels. Suivant leur usage, ils s'étaient avancés fort lentement, et de manière à n'arriver que lorsque tout était fini. En effet, leurs tentatives pour rétablir la paix étaient souvent fort mal reçues ; et plus d'une fois on avait vu des ennemis acharnés suspendre un combat à mort pour charger de concert les soldats qui essayaient de les séparer. Aussi les fonctions de cette garde se bornaient-elles généralement à secourir les blessés ou bien à emporter les morts.

— Vous êtes bien délicat, mon père. Quant à moi, je ne sens rien du tout. — Est-ce que l'on flambe des cochons près de cette auberge ? — Des cochons ? Ah ! voilà qui est plaisant ! Des cochons ? Oui, à peu près ; ce sont bien des cochons, car, comme dit l'autre, de leur vivant ils étaient habillés de soie ; mais ces cochons-là ça n'est pas pour manger. Ce sont des huguenots, révé-rence parler, mon père, que l'on brûle au bord de l'eau, à cent pas d'ici, et c'est leur fumet que vous sentez, — Des huguenots ! — Oui, des huguenots. Est-ce que ça vous fait quelque chose ? Il ne faut pas que cela vous ôte l'appétit. Quant à changer de salle pour dîner, je n'en ai qu'une ; ainsi vous serez bien obligé de vous en contenter. Bah ! le huguenot, cela ne sent pas déjà si mauvais. Au reste, si on ne les brûlait pas, peut-être qu'ils pueraient bien davantage. Il y en avait un tas ce matin sur le sable, un tas aussi haut… quoi ! aussi haut que voilà cette cheminée. — Et vous allez voir ces cadavres ? — Ah ! vous me dites cela parce qu'ils étaient nus. Mais des morts, mon révérend, ça ne compte pas ; ça ne me faisait pas plus d'effet que si j'avais vu un tas de grenouilles mortes. Il paraît tout de même qu'ils ont joliment travaillé hier à Orléans, car la Loire nous en a furieusement apporté de ce poisson héré-tique-là, et, comme les eaux sont basses, on en trouve tous les jours sur le sable qui restent à sec. Même hier, comme le garçon meunier regardait s'il y avait des tanches dans son filet, voilà-til pas qu'il trouve dedans une femme morte qui avait un fier coup de hallebarde dans l'estomac. Tenez, ça lui entrait par là et ça sortait entre les épaules. Il aurait mieux aimé trouver une belle carpe, tout de même… Mais qu'avez-vous donc, mon révé-rend ?… Est-ce que vous voulez tomber en pâmoison ? Voulezvous que je vous donne, en attendant votre dîner, un coup de vin de Beaugency ? ça vous remettra le cœur au ventre.

Quand on vient de tuer un homme, que cet homme est le premier que l'on tue, on est tourmenté pendant quelque temps, surtout aux approches de la nuit, par le souvenir de la dernière convulsion qui a précédé sa mort.

Le moine et le ministre étaient chacun d'un côté du lit, et semblaient disposés à se disputer le moribond.– Ce gentilhomme est catholique, dit le moine.– Mais il est né protestant, dit le ministre ; il m'appartient.– Mais il s'est converti.– Mais il veut mourir dans la foi de ses pères.– Confessez-vous, mon fils.– Dites votre symbole, mon fils.

– C'est une horrible chose que la guerre, dit-il ; mais une guerre civile !… Ce boulet a été mis dans un canon français ; c'est un Français qui a pointé le canon et qui vient d'y mettre le feu, et ce sont deux Français que ce boulet a tués. Encore n'est-ce rien que de donner la mort à un demi-mille de distance ; mais, monsieur de Mergy, quand il faut plonger son épée dans le corps d'un homme qui vous crie grâce dans votre langue !…

Notre cause est juste; nous combattons pour notre religion et pour notre vie

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Critiques de Chronique du règne de Charles IX : avis de lecteurs (8)


  • Critique de Chronique du règne de Charles IX par Gruizzli (Babelio)

    Voila un livre qui se lit diablement vite, je dirais presque que je l'ai englouti plutôt que dévoré ! Mais si la vitesse de lecture et la sensation plaisante à son écriture a dominé tout au long de ma...

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    Par Gruizzli - publiée le 04/05/2020

  • Critique de Chronique du règne de Charles IX par Clelie22 (Babelio)

    Au collège, j'avais beaucoup aimé découvrir et étudier Carmen et La Vénus d'Ile. Je me souviens aussi avoir lu dans la même période et sans déplaisir Mattéo Falcone et Colomba. J'étais donc plutôt con...

    Lire la critique complète >
    Par Clelie22 - publiée le 24/01/2020

  • Critique de Chronique du règne de Charles IX par Holmes02 (Babelio)

    Je suis tombée sur ce livre à Gibert Joseph, alors que je cherchais une lecture historique. Au début peu enthousiaste en considérant le titre (une "chronique" me renvoyant à l'image d'un récit long et...

    Lire la critique complète >
    Par Holmes02 - publiée le 11/02/2019

  • Critique de Chronique du règne de Charles IX par Lavieestunlongfleuvetranquille (Babelio)

    Les puristes comme les historiens acharnés, bien évidemment, ne seront guère d'accord avec cette critique. Je m'en accommoderais. Mon âme d'enfant a cru retrouver du "Dumas" dans cette fresque sangl....

    Lire la critique complète >
    Par Lavieestunlongfleuvetranquille - publiée le 30/11/2015

  • Critique de Chronique du règne de Charles IX par Taraxacum (Babelio)

    Il y a longtemps que cette oeuvre était sur ma liste de lecture, ce qui n'est pas très logique de ma part, vu que la Saint Barthélemy, je trouve qu'on nous la sert un peu à toutes les sauces dans les ...

    Lire la critique complète >
    Par Taraxacum - publiée le 14/10/2014

  • Critique de Chronique du règne de Charles IX par allard95 (Babelio)

    Ce livre n'est pas à la hauteur de ce que j'attendais de la part de Mérimée! C'est un roman historique, qui se situe dans les semaines qui ont précédé le massacre de la St Barthélémy, mais dont l'insc...

    Lire la critique complète >
    Par allard95 - publiée le 30/08/2014

  • Critique de Chronique du règne de Charles IX par SCOman (Babelio)

    Écrit en 1828, 1572, Chronique du règne de Charles IX est publié à l'âge d'or du roman historique. Mettant en scène les deux frères de Mergy, Bernard étant protestant et George ayant rejoint la religi...

    Lire la critique complète >
    Par SCOman - publiée le 24/07/2012

  • Critique de Chronique du règne de Charles IX par stcyr04 (Babelio)

    Style enlevé et plaisant, c'est léger, ca se lit bien, c'est superficiel diront certains.

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    Par stcyr04 - publiée le 10/05/2012
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