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Pier Paolo Pasolini

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Sonnets (2012)

De Pier Paolo Pasolini chez Gallimard
(3 votes, note moyenne : 3.0)

Voici, écrits au jour le jour dans la forme ciselée du sonnet, une centaine de poèmes de Pasolini qui se donne pour l'éphéméride d'une passion. Retrouvés bien des années après sa mort tragique, ces textes intenses adressés à Ninetto Davoli, l'acteur lumineux du Décaméron, occupent une place singulière dans l'œuvre polyphonique de Pasolini. Ici, aucun apparat rhétorique ni de mise en scène : une parole nue, à vif, souvent blessée, qui traduit les alarmes d'un cœur qui ne s'appartient plus et d'un corps perdu de désir. Ce recueil, par sa brièveté, s'apparente à un trait de feu qui éclaire et qui brûle, qui révèle et engloutit, qui exalte et condamne : incontestablement l'un des sommets de la poésie amoureuse de notre temps.
Voici, écrits dans la forme ciselée du sonnet, une centaine de poèmes de Pasolini qui se donne pour l'éphéméride d'une passion. Retrouvés bien des années après sa mort tragique, ces textes intenses adressés à Ninetto Davoli, l'acteur lumineux du Décaméron, occupent une place singulière dans l'œuvre polyphonique de Pasolini.

Paru le 31-05-2012 - Format : Broché - 288 pages - 18 x 17 x 1 cm - 226 g - ISBN 10 : 2070349837 - ISBN 13 : 9782070349838

Collection : Poésie/Gallimard

Tags : chroniques, parodie, poèmes, poésie, recueil, bourgeoisie, acteur, rhétorique, rupture, sonnets, poésie italienne, amour, homosexualité, littérature italienne, 20ème siècle.

Citations de Sonnets (5)

Comme le peu de sperme que nous nous sommes verséDans nos premières rencontres lointaines -Ce peu de sperme, signe d'une nouvelle existence -Qui salissait les couvertures ou les mains -Ainsi as-tu vu mes larmes... Les plus tristes,Cependant, comme ce sperme, dont ne resteRien - larmes de qui ne peut plus résisterA son irréparable destin humain -Je les ai versées ce matin-là, à Londres,Un matin déjà perdu dans les siècles, où un peu de liquide humainReste comme une trace misérable,Qui vient d'on ne sait où et bientôtSe perd,

Je suis une loque, qui devraRetrouver son orgueil, d'une manière ou d'une autre :Mais il n'y a pas au monde d'indifférence ou de pitiéQui puissent vous faire oublier comment le nœud(juste) à la gorge a fondu (à mon âge)En pleurs. On dit qu'on détesteCelui à qui on fait du mal. Cela vaudraPeut-être aussi pour vous

C'est ce qui bénit un lien affectifQui le rend humain et qui lui concède une reconnaissance :Le nôtre nous ne nous le sommes jamais ditParce qu'il n'a pas de nom. Ainsi l'angoisseDe sa fin n'a de sens que pour moi-même.

Comme hier j'ai travaillé toute la journée,Avec joie, sans un moment de pause,Est restée en moi latente l'idée du retourDu mal incurable que votreConduite me cause, certes sans commettre de faute.Mais quant à la nuit, elle dispose bien différemmentDe mon sort ... Eh bien, je vous informeQue vous vous êtes vengé - que votre innocenceQui me consume le reconnaisse ou pas. Pendant toute la nuit, vous êtes restéIci, à m'interdire de venir dans je ne sais quelle ville.Et je pleurais, je pleurais avec l'alacritéAvec laquelle jaillit l'eau d'un robinet laisséOuvert, hors d'un tuyau sale et rouillé.

Le maître peut pleurer…Le maître peut pleurer ; son serviteurS'en est allé ; on ne peut ni le joindreNi le punir ni l'émouvoir. Il n'est pas orgueilleuxDe sa liberté ; il ajoute mêmeÀ la douleur la tendresse de sa peurAcide et impuissante qui parfois le pique.Les maîtres sont ceux qui conservent ;Ils conservent donc avec les dents et avec les onglesLeur douleur aussi. Elle devientUn bien, et la mort même qui peut la dissiperA quelque chose qui a une valeur sociale.Le jugement auquel il s'en tient, en devenant fou,Est celui d'autrefois : il lui donne un amour aveugle  pour la poussièrePuisque, comme toi, elle ne ressemble ni au bien ni  au mal.//Rome, 10 mars 1972


Critiques de Sonnets : avis de lecteurs (3)


  • Critique de Sonnets par Henri-l-oiseleur (Babelio)

    Pasolini n'est pas un nom que l'on associera volontiers au sonnet. Qui dit sonnet dit Pétrarque, ou Michel-Ange, ou Ronsard, ou Shakespeare... Pourtant, le révolutionnaire de la culture, le marxiste d...

    Lire la critique complète >
    Par Henri-l-oiseleur - publiée le 06/11/2015

  • Critique de Sonnets par melina1965 (Babelio)

    Amour (é)perdu… Pasolini écrit ces poèmes pendant l'automne-hiver 1971-1972 alors qu'il tourne les « Contes de Canterbury ». Retrouvés après sa mort, ils sont adressés à Ninetto Davoli, l'acteur ...

    Lire la critique complète >
    Par melina1965 - publiée le 24/04/2015

  • Critique de Sonnets par ge.oranger (Amazon)

    A regret, je reste, malgré plusieurs tentatives tenaces, totalement hermétique au travail d'écrivain de l'immense Pier Paolo Pasolini. D'autres, mieux que moi,sauront, à n'en pas douter, apprécier son génie par...

    Lire la critique complète >
    Par ge.oranger - publiée le 29/09/2016

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