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Pétros Markaris

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Pain, éducation, liberté (2014)

De Pétros Markaris chez Seuil
(32 votes, note moyenne : 3.9)

Athènes, janvier 2014. La Grèce, engluée dans sa crise économique, quitte l’euro et revient à sa monnaie nationale, la drachme, décision, qui n’arrangera pas la situation. La survie quotidienne est de plus en plus difficile pour tous les citoyens, fonctionnaires ou pas – suppressions d’emplois, salaires et retraites non versés –, et pour les immigrés, victimes en sus des extrémistes de droite.

Le commissaire Charitos est confronté à trois crimes successifs. Les victimes sont tous des hommes de la « génération de Polytechnique » — celle qui, idéaliste, a occupé l’école Polytechnique en 1973, a résisté à la dictature des colonels, avant de régner sur le pays et de se remplir les poches une fois la junte renversée, à partir de 1981 surtout, quand les socialistes ont pris le pouvoir. Trois victimes donc – un entrepreneur de travaux publics, dont la société s’est enrichie à l’occasion des Jeux olympiques de 2004, un professeur de droit réputé, un dirigeant syndicaliste puissant. Sur le corps de chacun d’eux, un enregistrement audio qui reprend le célèbre slogan et indicatif radio des insurgés de l’époque, « Pain, éducation, liberté », et commenté ainsi au fil des crimes : « Le pain, nous ne l’avons pas », « L’éducation, nous ne l’avons pas », « La liberté, pour nous, c’est l’exil ».

Si le tableau semble sombre, l’espoir est là avec une poignée d’individus courageux, toutes générations confondues, mobilisés sur tous les fronts pour aider les plus démunis.

Petros Markaris, né en 1937 à Istanbul d’une mère grecque et d’un père arménien, vit à Athènes. Il est auteur dramatique, a été scénariste pour Theo Angelopoulos, et traducteur (de Brecht et de Goethe). Ses enquêtes du commissaire Charitos, largement traduites, connaissent un grand succès en Grèce, en Allemagne, en Italie et en Espagne.

Paru le 06-03-2014 - Format : Broché - 288 pages - 23 x 14 x 1 cm - 276 g - ISBN 10 : 2021125432 - ISBN 13 : 9782021125436

Collection : Seuil Policiers

Tags : littérature grecque, grèce, grec, Athènes (Grèce), meurtre, économie, crise économique, social, corruption, kostas charitos, crise, immigrés, démocratie, vengeance, dictature, romans policiers et polars, politique fiction, roman d'anticipation, anticipation, roman, 21ème siècle, littérature grecque, grèce, grec, Athènes (Grèce), tueur en série, meurtre, économie, crise économique, corruption, politique, kostas charitos, crise, immigrés, humanitaire, démocratie, dictature, romans policiers et polars, roman d'anticipation, roman.

Citations de Pain, éducation, liberté (10)

- Je sors du Conseil des ministres, d'où mon retard, dit-il.Puis, d'un ton solennel :- Messieurs, le Conseil des ministres a décidé la suspension des paiements pendant trois mois.Silence. Il guette nos réactions. Mais quelle réaction attendre d'hommes frappés d'apoplexie, qui ne peuvent même pas remuer le petit doigt ? Les coupes répétées dans les salaires et les retraites n'étaient que le prélude, et voici la grande attaque.

- Croyez-vous vraiment qu'il existe encore en Grèce des citoyens qui font confiance aux hommes politiques, monsieur le ministre ? demande le commentateur sans dissimuler son ironie. - Je veux le croire, déclare le ministre, l'air important. Adriani elle-même, qui d'habitude regarde la télévision plus pour commenter que pour s'informer, ne relève même pas. Que dire ? Elle éteint le poste. p. 78

-Ici Polytechnique. Ici Polytechnique. La radio des étudiants en lutte, des Grecs en lutte pour la liberté.-Pain, éducation, liberté. Nous n'avons pas d'éducation.-Tous avec toi ! Recommençons Polytechnique !-Les Colonels sont toujours là !-Nos Colonels à nous, c'est la Troïka !-Non, non, non. Non au Mémorandum.p. 140

Dis du mal de ton toit, il s'écroulera sur toi.

- Ecoute commissaire. J'ai rejoins les communistes parce qu'ils se battaient pour une société plus humaine. Ils l'ont cherchée pendant soixante-dix ans, mais en cherchant les hommes ils ont perdu les chiffres et ont sombré. Maintenant je vis dans une société qui cherche les chiffres et perd les hommes. Elle va sombrer elle aussi. Quand tu as une grande entreprise et qu'elle sombre, qu'est-ce que tu fais ? Tu sauves ce que tu peux et tu recommences avec une petite boutique. C'est ce que je fais là.

- Pain, éducation, liberté. Notre liberté à nous, c'est celle d'émigrer.

Dans la hiérarchie ecclésiastique on commence diacre et l'on termine évêque, et dans celle de Polytechnique on a démarré simple révolutionnaire pour finir entrepreneur, professeur ou dirigeant syndical, en montant les échelons plus vite que dans l'Église. (Points, p. 201)

- Comment les choisissez-vous ? demande Katerina à Pavlos- En principe, nous prenons les vieux. Quand un lit est libre, l'un de nous fait le tour des parcs et des entrées d'immeubles dans les quartiers défavorisés. Quand il voit quelqu'un qui dépasse les soixante ans, il leur propose d'habiter ici. La plupart ne se le font pas dire deux fois. Ces gens avaient une retraite minuscule qui s'est changée en retraite de misère. Nous leur donnons un toit et ils gardent leurs sous pour leurs menues dépenses, un café, des médicaments. Deux fois par mois, Médecins du monde vient les examiner et distribuer les médicaments qu'ils ne peuvent pas se payer.

- Papa, tu pourrais venir au bureau? dit Katérina.- Qu'est-ce qui se passe?- Rien, je voudrais seulement qu'on discute.Cela ne me rassure pas du tout : "je voudrais qu'on discute", de nos jours, peut annoncer une caresse, mais aussi une gifle ou même un coup de poing dans le ventre.

[...] la Grèce entière n'est plus qu'un débris.

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Critiques de Pain, éducation, liberté : avis de lecteurs (17)


  • Critique de Pain, éducation, liberté par Claire45 (Babelio)

    Un polar sur fonds politique et économique dans la Grèce en crise de 2014. L'intrigue : les méchants magouilleurs étant assassinés, les soupçons pèsent sur les extrémistes de tous bords. La signature...

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    Par Claire45 - publiée le 11/08/2014

  • Critique de Pain, éducation, liberté par miriam (Babelio)

    31 décembre 2013, des drachmes factices volètent sur la place Syntagma, la Grèce fête l'adieu à l'euro et le retour la drachme. 2 janvier 2014, le gouvernement grec suspend les salaires des fonction...

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    Par miriam - publiée le 25/08/2014

  • Critique de Pain, éducation, liberté par Sharon (Babelio)

    Le roman a été écrit en 2012, imaginant une Grèce qui aurait renoncé à l'euro pour retrouver le drachme. Politique fiction ? Oui, mais le drame grec est bien réel, et s'inscrit dans son histoire. Cha...

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    Par Sharon - publiée le 13/02/2015

  • Critique de Pain, éducation, liberté par bilodoh (Babelio)

    Troisième volet de la « trilogie de la crise » en Grèce, un polar qui mélange fiction politique et triste réalité. Au départ, on sait qu'on est dans la fiction, car le premier chapitre commence pa...

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    Par bilodoh - publiée le 01/06/2015

  • Critique de Pain, éducation, liberté par (Babelio)

    Dernier volet de la trilogie de la crise grecque. Dans les trois romans, Markaris met en scène les vrais bandits de la Grèce: banquiers et financiers (Liquidation à la grecque), fraudeurs fiscaux ( Le...

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    Par Babelio - publiée le 27/06/2015

  • Critique de Pain, éducation, liberté par nameless (Babelio)

    Pain, Education, Liberté était au moment de sa parution en 2012, un roman d'anticipation politique puisque Petros Markaris avait choisi d'en situer l'intrigue au début de 2014, au moment où la Gr...

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    Par nameless - publiée le 15/07/2015

  • Critique de Pain, éducation, liberté par nadinelouis001 (Babelio)

    le commissaire Charitos enquête sur 3 meurtres ravivant le passé et les magouilles grecques. L'ambiance est beaucoup moins drôle que dans "liquidations à la grecque", puisque la situation du pays s'es...

    Lire la critique complète >
    Par nadinelouis001 - publiée le 21/08/2015

  • Critique de Pain, éducation, liberté par jfponge (Babelio)

    Et si la Grèce, en pleine crise économique, avait décidé d'abandonner l'euro pour revenir à la drachme ? C'est sur ce scénario assez crédible que Petros Markaris a brodé, imaginant que son pays s'enfo...

    Lire la critique complète >
    Par jfponge - publiée le 08/11/2015

  • Critique de Pain, éducation, liberté par isabellelemest (Babelio)

    Dans ce polar, le troisième de la "Trilogie de la crise", Markaris poursuit sa radioscopie de la société grecque minée par le marasme économique qui plonge les couches ordinaires de la population dans...

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    Par isabellelemest - publiée le 06/02/2016

  • Critique de Pain, éducation, liberté par Aline1102 (Babelio)

    Avec Pain, éducation et liberté, Petros Markaris nous plonge dans un avenir hypothétique : la Grèce renonce à l'euro pour revenir à la drachme. Le chaos qui s'ensuit dans le pays est encore plus ma...

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    Par Aline1102 - publiée le 29/08/2016

  • Critique de Pain, éducation, liberté par habere (Babelio)

    Dans une Grèce moribonde où la Drachme est redevenue la monnaie nationale, le commissaire Charitos s'emploie à élucider une série de crimes plus ou moins liés à la situation économique du pays. Le poi...

    Lire la critique complète >
    Par habere - publiée le 03/12/2016

  • Critique de Pain, éducation, liberté par ErnestLONDON (Babelio)

    Où, dans une Grèce revenue à la drachme (en 2014 !?), des parvenus issues de la génération des insurgés de l'École polytechnique sont mystérieusement abattus, en suivant les revendications du slogan d...

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    Par ErnestLONDON - publiée le 01/03/2017

  • Critique de Pain, éducation, liberté par morin (Babelio)

    La postface du traducteur nous indique que si le livre a été écrit en 2012, l'auteur situe son histoire en 2014 : il évoque l'abandon de l'euro et le retour au drachme. Cet événement ne s'est pas prod...

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    Par morin - publiée le 02/09/2017

  • Critique de Pain, éducation, liberté par rorod2d4 (Babelio)

    Un bon livre policier grecque. L'histoire se déroule lors de la sortie de la Grèce de l'Europe. La désordre qui en découle est très bien décrit.Ce livre est essentiellement une oeuvre politique qui tr...

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    Par rorod2d4 - publiée le 30/09/2017

  • Critique de Pain, éducation, liberté par zembla (Babelio)

    C'est mon premier roman policier grec et le moins que je puisse dire c'est qu'il m'a surpris. En premier lieu par le fait qu'il s'ouvre sur une Grèce qui abandonne l'euro au profit du drachme en 2014,...

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    Par zembla - publiée le 06/02/2018

  • Critique de Pain, éducation, liberté par Emel1ne (Babelio)

    Ce livre permet de découvrir la Grèce pendant les années de crise, mais ce thème est trop présent à mon goût pour un polar. La fin m'a déçue, je trouve qu'elle tombe à plat. Les personnages sont bien ...

    Lire la critique complète >
    Par Emel1ne - publiée le 11/01/2019

  • Critique de Pain, éducation, liberté par sandrine57 (Babelio)

    31 décembre 2013. La jeunesse athénienne fête dans l'allégresse le passage à 2014 et le retour de...la drachme ! En effet, épuisée par la crise et les injonctions de la Troïka, la Grèce n'a eu d'autre...

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    Par sandrine57 - publiée le 28/01/2020
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