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Pascal Boulanger

Présentation de Pascal Boulanger (Wikipedia)

Pascal Boulanger est un poète et critique littéraire français né en 1957 à Maisons-Laffitte (Yvelines). Œuvres principalesPascal Boulanger naît en 1957 d'un père ouvrier, devenu dessinateur industriel, et d'une mère femme au foyer. Il grandit à Sartrouville (Yvelines)[1]. Enfant, il vit difficilement l'épreuve scolaire, notamment à cause d'une longue rééducation contre le gaucher qu'il était. Il concède : Pascal Boulanger vit l'expérience d'une autonomie précoce : Après son baccalauréat, il devient bibliothécaire à Bezons et commence à écrire des poèmes en 1985-1986[1]. Il devient, par la suite, bibliothécaire à Montreuil (Seine-Saint-Denis). En novembre 2015, peu après les attentats de Paris, Pascal Boulanger publie quelques poèmes dans le journal Profession Spectacle, dans lesquels il compare les terroristes aux Vikings d'antan. L'irruption imprévue des islamistes rappelle au poète les razzias soudaines opérées par les guerriers du Nord, avec son lot de pillages et de massacres. Seule la question du sens de la vie demeure : « On souffle dans des cornes de brume / les deuils succèdent aux deuils / que vaut la vie d’un homme ? / Tandis que de lourds attelages s’effondrent / une main trace une croix sur le pain. »[2] Pascal Boulanger propose plusieurs définitions de la poésie. En quarante années de lecture de la poésie et trente années d'écriture poétique, Pascal Boulanger a produit une œuvre abondamment commentée. Une œuvre qu'il définit lui-même comme dissemblable à chaque publication. «Depuis la parution de Septembre, déjà, en 1991, chaque livre que je publie tranche, me semble-t-il, avec celui qui précède. Pour une raison simple, je n’écris pas à partir d’un acquis formel, d’un procédé convenu mais à partir d’une vérité étroitement liée à des expériences subjectives, abruptes»[4]. Yves di Manno, l'animateur de la collection Poésie/Flammarion définit cette œuvre : Que peut la poésie face au réel désabusé ? Nathalie Riera[7] dit de ce poème : «Avec Jamais ne dors, nous sommes invités à entrer dans la vérité, à rejoindre comme dans la musicalité d’un songe exil et miracle. Le texte multiplie à sa manière ses propres échappées dans le songe d’un espace-temps sensible, traversé d’aucun ressentiment, espace où se joue l’amour, autant sa grâce que son abîme. Le déploiement du temps semble n’avoir lieu que dans ce qui s’endort, «en plein dans le sommeil», à cet endroit de l’absence et de l’exil si nécessaires à l’amour de combler l’être malgré le manque. C’est dans la séquence qui suit que se définit au mieux l’amour comme rencontre insufflant au poète de se porter sans crainte et sans faillir vers ce qu’il nomme l’amour absolu»[8]. Pour Pascal Boulanger, le poète ne dit pas la futilité guillerette mais l'Apocalypse. «De quelle Apocalypse nous parle Boulanger ? De celle mettant en lumière les mécanismes du ressentiment. La poésie a ce pouvoir, et le poète en joue pour révéler les contours de ce ressentiment, dans l'espérance qu'ainsi vu, la conscience pourra donc en prendre acte et gagner la santé»[9]. Le poète Gwen Garnier-Duguy a résumé ce livre : L'essayiste et poète Claude Minière a rendu compte de cet opus de Pascal Boulanger : «L’écriture poétique, dit Pascal Boulanger, "va tenter de renverser la malédiction (la malédiction de toute existence) en exultation". Pour Confiteor, il a regroupé ses notes et paragraphes selon quatre "pôles", en quatre chapitres : L’enfance des choses ; Imprimer un monde ; Liberté divine ; Poésie politique. "Mon écriture alors s’ouvre au hasard, aux circonstances, aux accidents". Ce qui fait la logique même de Pascal Boulanger : il ne réclame pas l’adhésion. Mais il a des soutiens, des amis en écriture, en pensée, et dans la lutte. Avec Baudelaire, il revendique le droit de se contredire. Comme Claudel, pour une célébration du passage et de la haute alliance (célébration pascale) il fait feu de tous bois ("Le laurier, s’il y en a, ou la palme encore mieux s’il y en a, ou le rameau d’olivier, ou le buis tout simplement…" lançait l’auteur de Le jour des rameaux), il force une voie, passe outre, entend lui aussi, "l’accord dans le désaccord parfait". Il n’épargne pas, ne s’épargne pas et n’épargne personne mais parle avec émotion et gratitude de ceux qu’il aime. "Vivre ses sensations, c’est trouver un hors-lieu, c’est bâtir des stèles de l’enchantement simple"». Le recueil comporte deux parties. La première s'intitule, semblablement au titre du livre, Mourir ne me suffit pas, et la seconde Trame. L'écrivain Guillaume Basquin livre cette analyse du dernier livre de Pascal Boulanger : Le poète Gwen Garnier-Duguy salue l'oeuvre de Pascal Boulanger : «Commencer Mourir ne me suffit pas par le poème Finistère, qui est un lieu mais aussi ici en l'occurrence une indication métaphysique, c'est commencer comme par l'oméga, la fin, c'est-à-dire le réel véritable. La fin de la terre, c'est la fin de l'incarnation terrestre si on l'entend par rapport au titre du recueil. La fin de l'incarnation terrestre du poète mais aussi du genre.»[11] Pascal Boulanger «ouvre à sa voix un ton plus apaisé. Non pas qu'il ne déplore pas le monde tel qu'il ne va pas, non pas qu'il se dédie de ses livres d'avant, simplement il domine par sa vision métaphysique les écueils que tend à l'homme le monde en guerres. Ses poèmes ont atteint, pourrait-on dire, une sérénité s'émouvant de l'aveuglement de l'espèce, mais sûre du bien fondé de l'aventure humaine en son séjour terrestre pour une aventure plus grandiose encore en ses promesses insoupçonnées. Mourir ne me suffit pas, où le poème de la voix de l'âme en sa capacité d'architecture.»[11] En 2018, Pascal Boulanger a publié un volumineux recueil, couvrant presque trente années d'écriture poétique, sous le titre Trame"". Sur le site de la Cause littéraire, Philippe Chauché[12] écrit : «Les écritures de Pascal Boulanger sont placées sous de vibrantes protections : Nietzsche : Le ciel est doux, il est comme un tapis déroulé à nos pieds ; Marcelin Pleynet : Les livres sont sur le bureau / au pied du lit / sur l’herbe mauve / les guirlandes ; mais aussi Baudelaire, Isidore Ducasse : les vagues de feu sur lesquelles danse la pensée ; Rimbaud : le temps disparaît dans le présent pur ; et William Faulkner : Je sais, un monde se défait. Les poésies rassemblées dans Trame, cette texture, sont des mots filés, et des phrases entrecroisées, tissées, et qui laissent passer la lumière divine, comme un vitrail de Matisse. Trame livre un combat, l’écrivain s’arme de sa langue, combat contre la chute, vise l’effondrement, le vulgaire (qui) naît à chaque instant, la dévastation du monde et de la pensée. Mais Trame n’est pas une plainte, c’est une lutte, mot à mot, verbe à verbe, terre à terre, sous les meilleurs auspices, une lutte et une joie, une résurrection permanente face à la mer»[13].

Livres de Pascal Boulanger

Citations de Pascal Boulanger (1)

Depuis que la lumière créa l'œil pour être vula rose a souci d'elle même

– L'émotion l'émeute

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