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Ovide

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Œuvres principalesOvide, en latin Publius Ovidius Naso, né en 43 av. J.-C. à Sulmone (en italien Sulmona) dans le centre de l'Italie et mort en 17 ou 18 ap. J.-C., en exil à Tomis (l'actuelle Constanţa en Roumanie), est un poète latin qui vécut dura... Plus >

Les Amours (1968)

De Ovide chez Belles Lettres
(7 votes, note moyenne : 3.7)

Les Amours, sont, après Les Héroïdes, parmi les premiers ouvrages d'Ovide. Le poète, alors âgé d'une vingtaine d'années, chante les délices de Vénus. Dans ce texte si justement renommé, Ovide mêle avec virtuosité humour, grâce et finesse psychologique et laisse une des plus belles œuvres de la littérature amoureuse.

Notre édition replace le recueil dans la chronologie des œuvres d'Ovide et reprend de manière synthétique les différentes hypothèses émises quant aux pièces supprimées. D'abondantes notes viennent éclairer le texte, notamment les allusions mythologiques. Enfin, l'ouvrage est complété par un index des noms propres.

Paru le 01-01-1968 - Format : Broché - 214 pages - 19 x 12 x 1 cm - 226 g - ISBN 10 : 2251011188 - ISBN 13 : 9782251011189

Collection : Collection Des Universités De France Série Latine

Tags : antique, littérature antique, littérature latine, antiquité, amour, amours impossibles, légèreté, Poésie latine, romain, traditions, innocence, chevaliers, confessions, délire, dramatique, recueil, témoignage, prose, entretiens, tragédie, antique, littérature antique, littérature grecque, littérature latine, antiquité, amour, amours impossibles, légèreté, Poésie latine, romain, traditions, innocence, chevaliers, confessions, délire, dramatique, recueil, témoignage, entretiens, tragédie.

Citations de Les Amours (10)

Mon cœur, tel une légère barque à voiles poussées par des vents opposés, flotte incertain entre ces deux amours qui se le partagent. Pourquoi, déesse du mont Eryx, doubler mes tourments, dont je ne vois pas la fin ? Pour me mettre en souci, une seule beauté n'était-ce pas assez ? Pourquoi ajouter des feuilles aux arbres, des étoiles au ciel qui en est garni, des eaux nouvelles aux mers profondes ?

Non, je n'aime pas cent femmes, je ne suis pas un voltigeur d'amour ; c'est toi, tu peux m'en croire, qui seras toujours l'objet de mes soins. C'est auprès de toi que je souhaite le bonheur de vivre les années que m'assure le fil des Parques, toi dont je veux que soit pleurée ma mort.

Voulez-vous ne pas rester oisifs ? Aimez.

Il est une forêt antique, respectée pendant de longues années. Tout porte à croire que ce lieu est la demeure d'une divinité. Au milieu est une source sacrée avec une caverne à stalactites. De tous les côtés les oiseaux font retentir leur douce plainte. C'est là que je faisais les cents pas, protégé par l'ombre de ces bois, cherchant une inspiration pour ma muse. Je vis venir à moi l'Élégie, les cheveux peignés et parfumés ; si je ne me trompe, un de ses pieds était plus long que l'autre. Sa beauté était gracieuse, sa robe très légère, son expression celle d'une amante ; le défaut même de ses pieds était chez elle une beauté. Je vis venir aussi, à grands pas, la Tragédie, farouche, les cheveux épars sur son front menaçant ; sa longue robe balayait le sol ; sa main gauche, d'un geste large, agitait le sceptre royal ; le cothurne lydien chaussait haut ses pieds.

Heureux anneau ! ma maîtresse va te manier. Hélas ! déjà moi-même je suis jaloux de mon cadeau. Oh ! que ne puis-je, par les enchantements de la magicienne d'Ea ou du vieillard de Carpathos, me transformer tout à coup en mon présent ! Alors, si je désirais toucher la poitrine de ma maîtresse et glisser sous sa tunique ma main gauche, je m'échapperais de son doigt, si étroitement que je le serre, et, m'étant élargi par un prodige étonnant, je tomberais sur son sein. De même, afin de pouvoir assurer par mon empreinte le secret d'un billet, sans que la cire reste attachée au chaton trop sec, je toucherais d'abord les lèvres de ma belle amie ; pourvu seulement que mon empreinte ne soit pas appliquée sur des lettres qui m'affligeraient ! Si elle veut me retirer pour me mettre dans mon écrin, je refuserai de partir et me rétrécirai pour m'attacher à ses doigts.Et que jamais, ô ma vie, je ne devienne pour toi un objet de honte ou un fardeau que ton doigt délicat refuse de porter.

Livre 1, élégie 5Quand elle fut devant moi debout sans aucun voile, je vis un corps parfait. Quelles épaules, quels bras je contemplai et je touchai ! Comme la forme de ses seins se prêtait aux caresses ! Sous cette poitrine sans défaut, quel ventre lisse ! Quelles hanches abondantes et belles ! Quelle jeunesse dans la jambe ! Mais pourquoi entrer dans tous ces détails ? Je ne vis rien qui ne mérite d'être loué, et nue je la pris contre moi. Qui ne sait le reste ? Quand nous fûmes las, nous nous reposâmes. Puisse souvent s'écouler ainsi pour moi l'après-midi !

Un riche amant te désire et songe à te donner ce qui te manque ; sa beauté peut être comparée à la tienne ; et, s'il ne voulait acheter tes charmes, tu devrais acheter les siens.La jeune fille rougit. La rougeur, continue la vieille, va bien à la blancheur de ton teint ; mais elle n'est utile que lorsqu'elle est feinte ; véritable, elle ne peut que nuire. (...) Jeunes beautés, jouissez de vos charmes, celle-là seule est chaste dont personne n'a voulu ; encore, si elle n'est pas trop novice, c'est elle-même qui s'offre. (...) Ne fais pas attendre longtemps ton consentement, de peur qu'on ne s'habitue à se passer de toi.

Ce qui est permis n'a pas de charme, ce qui est défendu est excitant.

Qui pourra me dire pourquoi ma couche me paraît si dure, pourquoi ma couverture ne peut rester sur mon lit ? Pourquoi cette nuit, qui m'a paru si longue, l'ai-je passée sans goûter le sommeil ? Pourquoi mes membres fatigués se retournent-ils en tons sens, en proie à de vives douleurs ? Si quelque amour venait ainsi m'éprouver, nul doute, je m'en apercevrais. Veut-il me surprendre, et ce dieu rusé prépare-t-il contre moi des embûches secrètes ? Voici la vérité : dans mon sein ont pénétré ses flèches aiguës ; le cruel Amour tyrannise ce cœur dont il a pris possession. Lui céderai-je ? ou, par ma résistance, donnerai-je une force nouvelle à cette flamme soudaine ? Cédons-lui : pour qui sait le porter, un fardeau devient léger. J'ai vu, quand on mettait le tison en mouvement, la flamme, ainsi agitée, s'accroître, et je l'ai vue s'éteindre quand le mouvement cessait ; les jeunes bœufs, qui se révoltent contre le premier joug, sont plus souvent frappés que ceux qui, par l'habitude, se plaisent à le porter. On dompte avec le mors le plus dur le coursier dont la bouche est rebelle ; on fait moins sentir le frein celui qu'on voit prêt à voler aux combats. Ainsi l'Amour traite un cœur qui lui résiste encore avec plus de rigueur et de tyrannie que celui qui se reconnaît son esclave.Eh bien ! je l'avoue ; oui, Cupidon, je suis devenu ta proie.

La femme chaste est celle que nul n'a sollicitée.

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Critiques de Les Amours : avis de lecteurs (4)


  • Critique de Les Amours par FM (Amazon)

    où le traitement des diverses faces de l'amour et formes de son expression sont d'une intemporelle acuité. A lire le soir.

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    Par FM - publiée le 28/02/2013

  • Critique de Les Amours par matysim (Babelio)

    Ovide est facétieux, on le sait. Son caractère correspond donc totalement à ce genre "levis" qu'est l'élégie, par opposition à la pesante épopée. Mais Ovide s'amuse de tout, y compris de l'élégie, de ...

    Lire la critique complète >
    Par matysim - publiée le 28/03/2012

  • Critique de Les Amours par Mana_ (Babelio)

    Je ressors déçue de cette lecture. Je m'attendais à quelque chose de plus prenant, plus accrocheur, et j'ai finalement eu du mal à suivre le filon de bout en bout. Cela ne me décourage pourtant pas à ...

    Lire la critique complète >
    Par Mana_ - publiée le 23/01/2015

  • Critique de Les Amours par frandj (Babelio)

    Comme chacun sait, Publius Ovidius Naso a achevé sa vie dans un triste exil. Auparavant, il s'était illustré par ses poésies, notamment par "Les amours" dont la dernière version a été publiée en 4 av....

    Lire la critique complète >
    Par frandj - publiée le 24/07/2017

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