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Oscar Wilde

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Œuvres principalesOscar Wilde /ˈɒskə waɪld/[1], dont le nom complet est Oscar Fingal O'Flahertie Wills Wilde, est un écrivain, romancier, dramaturge et poète irlandais né à Dublin le 16 octobre 1854 et mort à Paris le 30 novembre 1900. Né dans la bou... Plus >

Le Portrait De Mr. W.H. - La Plume,Le Crayon Et Le Poisson (1999)

De Oscar Wilde chez Flammarion
(12 votes, note moyenne : 3.1)

Qui est l'énigmatique W.H. à qui sont dédiés les«Sonnets»de Shakespeare parus en 1609 ? La mystérieuse dédicace a fait couler beaucoup d'encre et de multiples hypothèses sont encore aujourd'hui évoquées. En 1889, Oscar Wilde se fait l'écho de certaines théories existantes en écrivant ce petit drame à trois personnages, dans lequel il mêle ses réflexions sur l'art du faux et du mensonge.

Paru le 01-04-1999 - Format : Poche - 160 pages - 17 x 10 x 0 cm - 120 g - ISBN 10 : 2080710079 - ISBN 13 : 9782080710079

Collection : Gf (Flammarion)

Tags : prose, récits, roman, fantastique, essai, classique, légendes, quête, exercices de style, mystère, théorie de la littérature, théorie, psychologie, romance, romantique, homosexualité, littérature anglaise, littérature irlandaise, époque victorienne, 19ème siècle.

Citations de Le Portrait De Mr. W.H. - La Plume,Le Crayon Et Le Poisson (10)

Les paroles ont sur l'âme un pouvoir mystique, et la forme peut créer l'émotion d'où elle aurait dû naître.

Les grands événements de la vie nous laissent souvent indifférents ; ils s'effacent de notre conscience, et, lorsque nous y pensons, ils deviennent irréels. Les fleurs écarlates de la passion elles-mêmes semblent pousser dans la même prairie que les pavots de l'oubli.

Sa peine avait un masque qui souriait et son chagrin revêtait de gais atours.

L'âme a une vie propre, et le cerveau un champ qui lui est propre. Il y avait en nous quelque chose qui ignorait tout de la séquence ou de l'extension et qui pourtant, semblable au Philosophe de la Cité idéale, était le spectateur de tout temps et de toute existence. Elle avait des sens qui s'animaient, des passions qui naissaient, des extases de contemplation spirituelle, des ardeurs faites d'amours flamboyantes. C'était nous qui étions irréels, et notre vie consciente était la partie la moins importante de notre développement. L'âme, l'Âme secrète, était la seule réalité.

C'est toujours une chose sotte que de donner des conseils, mais donner de bons conseils est absolument question de chance. Je vous souhaite de ne jamais tomber dans l'erreur de vouloir conseiller. Si vous le faites, vous aurez à le regretter.

L'Art, même l'art qui possède la portée la plus vaste et la vision la plus large, ne peut jamais nous montrer réellement le monde extérieur. Tout ce qu'il nous montre, c'est notre âme, le seul monde dont nous ayons vraiment conscience et connaissance. Et l'âme elle-même, l'âme de chacun d'entre nous, est pour chacun d'entre nous un mystère.

En Willie Hughes, Shakespeare trouva non seulement un instrument d'une extraordinaire finesse pour la présentation de son art, mais aussi l'incarnation visible de son idéal de la beauté, et il n'est pas exagéré de dire qu'envers de jeune comédien, dont les ternes chroniqueurs du temps oublièrent de citer même le nom, le mouvement romantique dans la littérature anglaise a une dette considérable.

Les grands événements de la vie nous laissent souvent indifférents ; ils s'effacent de notre conscience, et, lorsque nous y pensons, ils deviennent irréels. Les fleurs écarlates de la passion elle-même semblent pousser dans la même prairie que les pavots de l'oubli. Nous déplorons le fardeau que représente leur souvenir, et nous avons contre elles des antidotes. Mais les petits détails, les détails sans importance, restent en nous. Dans quelque minuscule cellule d'ivoire, le cerveau conserve les plus délicates et les plus fugaces.

C'était un portrait en pied d'un jeune homme en costume de la fin du XVIème Siècle, debout à côté d'une table, la main droite reposant sur un livre ouvert. Il paraissait avoir environ dix-sept ans, et était, de toute sa personne, d'une beauté absolument extraordinaire, bien que manifestement un peu efféminée. En vérité, n'eût été le costume et les cheveux coupés court, on eût dit que ce visage, avec ses yeux rêveurs et mélancoliques, et ses lèvres rouges et délicates, était celui d'une jeune fille.

Affirmer que seule une femme peut dépeindre les passions d'une femme, et que par conséquent nul garçon ne saurait jouer Rosalinde, c'est priver l'art du comédien de toute prétention à l'objectivité, c'est transférer sur ce simple accident qu'est le sexe ce qui appartient en propre à l'intuition imaginative et à l'énergie créatrice. En vérité, si le sexe devait être un élément de la création artistique, il faudrait plutôt affirmer que ce délicieux mélange d'humour et de romanesque qui caractérise la plupart des héroïnes de Shakespeare était pour le moins favorisé, si ce n'est effectivement causé, par le fait que les interprètes de ces rôles étaient des adolescents et des jeunes hommes, dont la pureté passionnée, la fantaisie vive et mobile, et la saine absence de toute sentimentalité ne pouvaient pas ne pas suggérer un type de féminité nouveau et séduisant.

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Critiques de Le Portrait De Mr. W.H. - La Plume,Le Crayon Et Le Poisson : avis de lecteurs (13)


  • Critique de Le Portrait De Mr. W.H. - La Plume,Le Crayon Et Le Poisson par Chasto (Babelio)

    Réflexion, analyse et thème sur une poésie d'un des plus grands auteurs théâtral de son siècle. A connaître et lire avec curiosité et interrogations. La beauté de l'art poétique d'un seizième siècle...

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    Par Chasto - publiée le 28/03/2020

  • Critique de Le Portrait De Mr. W.H. - La Plume,Le Crayon Et Le Poisson par Taraxacum (Babelio)

    Dans la catégorie des sujets qui ont fait couler bien de l'encre outre Manche, celui de l'identité de Shakespeare n'est sans doute rejoint que par l'identité du destinataire des sonnets de Shakespeare...

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    Par Taraxacum - publiée le 03/09/2018

  • Critique de Le Portrait De Mr. W.H. - La Plume,Le Crayon Et Le Poisson par MissSherlock (Babelio)

    Le portrait de Mr. W.H a été une surprise car je pensais qu'il s'agissait d'un pur roman de fiction et pas d'un essai déguisé en roman. Oscar Wilde se questionne sur le fameux W.H à qui Shakespeare...

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    Par MissSherlock - publiée le 17/05/2017

  • Critique de Le Portrait De Mr. W.H. - La Plume,Le Crayon Et Le Poisson par (Babelio)

    On se croirait dans un cours magistral! On repasse les sonnets de Shakespeare au peigne fin, des sonnets aux mots forts , aux pensées alléchantes que Shakespeare a martelé pour apposer son éternité.....

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    Par Babelio - publiée le 09/05/2016

  • Critique de Le Portrait De Mr. W.H. - La Plume,Le Crayon Et Le Poisson par Henri-l-oiseleur (Babelio)

    Amusant livret, porteur d'un sens profond, que celui-ci. Wilde exploite l'inépuisable légende de Shakespeare (qui était-il, a-t-il seulement existé ? qui se cache sous ce nom ? et dans les Sonnets, qu...

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    Par Henri-l-oiseleur - publiée le 02/12/2015

  • Critique de Le Portrait De Mr. W.H. - La Plume,Le Crayon Et Le Poisson par Nono19 (Babelio)

    Qui est le mystérieux W. H. à qui Shakespeare dédit ses Sonnets? Voilà la trame de l'enquête dans laquelle se lance Oscar Wilde. Sous couvert de la fiction, il nous emmène dans sa théorie. Et si ce W....

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    Par Nono19 - publiée le 09/07/2015

  • Critique de Le Portrait De Mr. W.H. - La Plume,Le Crayon Et Le Poisson par MaToutePetiteCulture (Babelio)

    Et bien je n'ai pas grand à dire sur cette oeuvre : ce n'est pas un roman, je ne sais pas si c'est une fiction, mais on peut la considérer comme une étude, un essai, sur l'histoire d'une mystérieuse d...

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    Par MaToutePetiteCulture - publiée le 14/06/2015

  • Critique de Le Portrait De Mr. W.H. - La Plume,Le Crayon Et Le Poisson par GuillaumeTM (Babelio)

    A partir de la mystérieuse dédicace des sonnets de Shakespeare, Oscar Wilde imagine une histoire de faussaire. Anecdotique mais assez original pour être lu sans ennuis.

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    Par GuillaumeTM - publiée le 28/03/2013

  • Critique de Le Portrait De Mr. W.H. - La Plume,Le Crayon Et Le Poisson par Malivriotheque (Babelio)

    Quand Wilde se voit montré un tableau qui représenterait le très mystérieux "Mr. W. H." de Shakespeare à qui ce dernier aurait dédié ses "Sonnets", il n'en faut pas plus pour le titiller et ...

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    Par Malivriotheque - publiée le 22/03/2013

  • Critique de Le Portrait De Mr. W.H. - La Plume,Le Crayon Et Le Poisson par Alcapone (Babelio)

    Qui est donc le fameux Mr W.H. à qui Shakespeare dédicace la première version de ses Sonnets ? Passionné par ce mystère, Oscar Wilde mène l'enquête. Les célèbres initiales de celui qui inspira l'un de...

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    Par Alcapone - publiée le 14/07/2011

  • Critique de Le Portrait De Mr. W.H. - La Plume,Le Crayon Et Le Poisson par Stemilou (Babelio)

    Lire une théorie littéraire est assez difficile, quand en plus les sonnets de Shakespeare sont mentionnés à tout bout de champs c'est encore plus difficile mais l'attrait du dénouement, du point final...

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    Par Stemilou - publiée le 14/11/2010

  • Critique de Le Portrait De Mr. W.H. - La Plume,Le Crayon Et Le Poisson par EmiLIT (Babelio)

    "Heureux donc suis-je, moi qui aime et suis aimé Où je ne puis changer, non plus qu'être changé." Le narrateur apprend par son ami Erskine la terrible histoire de Cyril, jeune aristocrate qui ...

    Lire la critique complète >
    Par EmiLIT - publiée le 27/03/2010

  • Critique de Le Portrait De Mr. W.H. - La Plume,Le Crayon Et Le Poisson par Nanne (Babelio)

    Alors qu'Oscar Wilde discute des supercheries littéraires avec Macpherson, Ireland et Chatterton - trois célèbres faussaires en la matière - celui-ci apprend de son hôte, Erskine, que le portrait qu'i...

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    Par Nanne - publiée le 05/11/2009
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