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Nancy Hustonleïla Sebbar

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Lettres parisiennes (1999)

De Nancy Hustonleïla Sebbar chez J'ai Lu
(1 vote, note moyenne : 1.0)

«Je prends conscience aujourd'hui du vide auquel je me suis
confrontée, je ne me sens plus de communauté de famille
d'esprit. Que me reste-t-il ? Aussi, comment, où me situer ? Et
toi ? Il me semble que parfois ma seule terre, c'est l'écriture,
l'école, le livre...»

Pendant plus d'un an, deux femmes se sont écrit en français,
de Paris à Paris. La première vient du Canada, la seconde,
d'Algérie. Dans cette ville, étrangères en exil, elles ont choisi
de travailler, d'aimer et d'avoir des enfants. Elles ne sont ni
d'ici, ni de là-bas. Leur pays est celui du verbe. Elles cherchent
en tâtonnant ce sentiment d'appartenance qui, seul, leur permettrait
de réaliser pleinement leur destin : celui d'écrivain.

Paru le 02-11-1999 - Format : Poche - 221 pages - 18 x 11 x 1 cm - 125 g - ISBN 10 : 2290053945 - ISBN 13 : 9782290053942

Collection : Documents

Tags : correspondance, exil, écrivain femme, amitié, lettres, littérature francophone, littérature française, 21ème siècle.

Citations de Lettres parisiennes (2)

Je n'aime pas voyager, mais j'aime les gares, les ports, les aéroports..., ces lieux de circulation, de passage, où je peux comme dans une brasserie rester des heures sans projet, sans avoir à partir ou à revenir. Je regarde, j'écoute ou non, on ne me demandera rien et je ne me demanderai pas non plus pourquoi je suis là. Je m'incruste dans ces lieux publics, anonymes où les codes en vigueur ne m'angoissent pas comme ceux des lieux mondains parisiens où je m'ennuie...(p.9)

Lettre IV. Nancy Huston à Leila Sebbar-. Paris, le 16 juin 1983Pour un Européen, il est inconcevable que l'on ne ressente pas, loin de chez soi, le "mal du pays" et à fortiori que l'on n'ait pas de pays pou lequel le ressentir. J'envie parfois leur attachement à leur province ou à leur patrie; j'envie aussi les "vrais" exilés, ceux qui disent aimer passionnément leur pays d'origine, sans pouvoir pour des raisons politiques ou économiques y vivre; dans ces moments, mon exil à moi me semble superficiel, capricieux, individualiste..., mais il n'en est pas moins réel, et de plus en plus réel à mesure que le temps passe. (p.22)


Critiques de Lettres parisiennes : avis de lecteurs (2)


  • Critique de Lettres parisiennes par (Babelio)

    J'ai adoré! J'écrirai une critique plus détaillé, quand j'aurai le temps...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 14/02/2018

  • Critique de Lettres parisiennes par zabeth55 (Babelio)

    Correspondance épistolaire entre Nancy Huston et Leïla Sebbar. Pendant plus d'un an, elles échangent des lettres où elles parlent de leur exil, de la femme, des enfants, de littérature, d'écriture…. ...

    Lire la critique complète >
    Par zabeth55 - publiée le 19/05/2012

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