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Molière

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Œuvres principalesJean-Baptiste Poquelin, dit Molière, est un comédien et dramaturge français, baptisé le 15 janvier 1622 à Paris, où il est mort le 17 février 1673. Issu d'une famille de marchands parisiens, il s'associe à 21 ans avec une dizaine d... Plus >

Georges Dandin - collège (2007)

De Molière chez Larousse
(29 votes, note moyenne : 3.8)

George Dandin est une pièce étonnante. Molière y fait s'alterner les déboires conjugaux de George Dandin avec les amours légères de deux couples de bergers. Deux facettes très différentes de l'amour mais que le rire, tantôt cruel, tantôt bienveillant, unit.

Paru le 22-08-2007 - 144 pages - 18 x 12 x 0 cm - 142 g - ISBN 10 : 2035834228 - ISBN 13 : 9782035834225

Collection : Classiques Larousse

Tags : satire sociale, satire, littérature, comédie, bande dessinée, théâtre classique, théâtre, classique, noblesse, bourgeoisie, ruse, farce, paysannerie, humour, theatre français, classes sociales, mariage, littérature française, français, 17ème siècle.

Citations de Georges Dandin - collège (10)

ANGELIQUE.— C'est une imposture si grande, et qui me touche si fort au cœur, que je ne puispas même avoir la force d'y répondre. Cela est bien horrible d'être accusée par un mari lorsqu'onne lui fait rien qui ne soit à faire. Hélas! si je suis blâmable de quelque chose, c'est d'en user tropbien avec lui.CLAUDINE.—Assurément.ANGELIQUE.—Tout mon malheur est de le trop considérer; et plût au Ciel que je fusse capablede souffrir, comme il dit, les galanteries de quelqu'un! je ne serais pas tant à plaindre. Adieu : jeme retire, et je ne puis plus endurer qu'on m'outrage de cette sorte.MADAME DE SOTENVILLE.—Allez, vous ne méritez pas l'honnête femme qu'on vous adonnée.CLAUDINE.—Par ma foi! il mériterait qu'elle lui fît dire vrai; et si j'étais en sa place, je n'ymarchanderais pas. Oui, Monsieur, vous devez, pour le punir, faire l'amour à ma maîtresse.Poussez, c'est moi qui vous le dis, ce sera fort bien employé; et je m'offre à vous y servir,puisqu'il m'en a déjà taxée.MONSIEUR DE SOTENVILLE.—Vous méritez, mon gendre, qu'on vous dise ces choses-là; etvotre procédé met tout le monde contre vous.MADAME DE SOTENVILLE.—Allez, songez à mieux traiter une demoiselle bien née, etprenez garde désormais à ne plus faire de pareilles bévues.GEORGE DANDIN.— J'enrage de bon coeur d'avoir tort, lorsque j'ai raison.CLITANDRE.—Monsieur, vous voyez comme j'ai été faussement accusé : vous êtes homme quisavez les maximes du point d'honneur, et je vous demande raison de l'affront qui m'a été fait.MONSIEUR DE SOTENVILLE.—Cela est juste, et c'est l'ordre des procédés. Allons, mongendre, faites satisfaction à Monsieur.GEORGE DANDIN.— Comment satisfaction ?MONSIEUR DE SOTENVILLE.—Oui, cela se doit dans les règles pour l'avoir à tort accusé.GEORGE DANDIN.— C'est une chose, moi, dont je ne demeure pas d'accord, de l'avoir à tortaccusé, et je sais bien ce que j'en pense.MONSIEUR DE SOTENVILLE.—Il n'importe. Quelque pensée qui vous puisse rester, il a nié :c'est satisfaire les personnes, et l'on n'a nul droit de se plaindre de tout homme qui se dédit.GEORGE DANDIN.— Si bien donc que si je le trouvais couché avec ma femme, il en seraitquitte pour se dédire ?MONSIEUR DE SOTENVILLE.—Point de raisonnement. Faites-lui les excuses que je vous dis.GEORGE DANDIN.— Moi, je lui ferai encore des excuses après... ?MONSIEUR DE SOTENVILLE.—Allons, vous dis-je. Il n'y a rien à balancer, et vous n'avezque faire d'avoir peur d'en trop faire, puisque c'est moi qui vous conduis.GEORGE DANDIN.— Je ne saurais...MONSIEUR DE SOTENVILLE.—Corbleu! mon gendre, ne m'échauffez pas la bile : je memettrais avec lui contre vous. Allons, laissez-vous gouverner par moi.GEORGE DANDIN.—Ah! George Dandin!MONSIEUR DE SOTENVILLE.—Votre bonnet à la main, le premier : Monsieur estgentilhomme, et vous ne l'êtes pas.GEORGE DANDIN.— J'enrage.MONSIEUR DE SOTENVILLE.—Répétez après moi : «Monsieur.»GEORGE DANDIN.— «Monsieur.»MONSIEUR DE SOTENVILLE (Il voit que son gendre fait difficulté de lui obéir). —«Je vousdemande pardon.» Ah!GEORGE DANDIN.— «Je vous demande pardon.»MONSIEUR DE SOTENVILLE.—«Des mauvaises pensées que j'ai eues de vous.»GEORGE DANDIN.— «Des mauvaises pensées que j'ai eues de vous.»MONSIEUR DE SOTENVILLE.—«C'est que je n'avais pas l'honneur de vous connaître.»GEORGE DANDIN.— «C'est que je n'avais pas l'honneur de vous connaître.»MONSIEUR DE SOTENVILLE.—«Et je vous prie de croire.»GEORGE DANDIN.— «Et je vous prie de croire.»MONSIEUR DE SOTENVILLE.—«Que je suis votre serviteur.»GEORGE DANDIN.—Voulez-vous que je sois serviteur d'un homme qui me veut faire cocu ?MONSIEUR DE SOTENVILLE (Il le menace encore). —Ah!CLITANDRE.— Il suffit, Monsieur.MONSIEUR DE SOTENVILLE.—Non : je veux qu'il achève, et que tout aille dans les formes.«Que je suis votre serviteur.»GEORGE DANDIN.— «Que je suis votre serviteur.»CLITANDRE.—Monsieur, je suis le vôtre de tout mon coeur, et je ne songe plus à ce qui s'estpassé. Pour vous, Monsieur, je vous donne le bonjour, et suis fâché du petit chagrin que vousavez eu.MONSIEUR DE SOTENVILLE.—Je vous baise les mains; et quand il vous plaira, je vousdonnerai le divertissement de courre un lièvre.CLITANDRE.—C'est trop de grâce que vous me faites.MONSIEUR DE SOTENVILLE.—Voilà, mon gendre, comme il faut pousser les choses. Adieu.Sachez que vous êtes entré dans une famille qui vous donnera de l'appui, et ne souffrira point que l'on vous fasse aucun affront.Acte premier, scène VI

MONSIEUR DE SOTENVILLE.—Qu'est-ce, mon gendre? Vous me paraissez tout troublé.GEORGE DANDIN.—Aussi en ai-je du sujet, et...MADAME DE SOTENVILLE.—Mon Dieu! notre gendre, que vous avez peu de civilité de ne pas saluer les gens quand vous les approchez!GEORGE DANDIN.— Ma foi! ma belle-mère, c'est que j'ai d'autres choses en tête, et...MADAME DE SOTENVILLE.—Encore! Est-il possible, notre gendre, que vous sachiez si peu votre monde, et qu'il n'y ait pas moyen de vous instruire de la manière qu'il faut vivre parmi les personnes de qualité ?GEORGE DANDIN.— Comment ?MADAME DE SOTENVILLE.—Ne vous déferez-vous jamais avec moi de la familiarité de ce mot de «belle-mère», et ne sauriez-vous vous accoutumer à me dire «Madame» ?GEORGE DANDIN.— Parbleu! si vous m'appelez votre gendre, il me semble que je puis vous appeler ma belle-mère.MADAME DE SOTENVILLE.— Il y a fort à dire, et les choses ne sont pas égales. Apprenez, s'il vous plaît, que ce n'est pas à vous à vous servir de ce mot-là avec une personne de ma condition; que tout notre gendre que vous soyez, il y a grande différence de vous à nous, et que vous devez vous connaître.MONSIEUR DE SOTENVILLE.—C'en est assez, mamour, laissons cela.MADAME DE SOTENVILLE.—Mon Dieu! Monsieur de Sotenville, vous avez des indulgences qui n'appartiennent qu'à vous, et vous ne savez pas vous faire rendre par les gens ce qui vous est dû.MONSIEUR DE SOTENVILLE.—Corbleu! pardonnez-moi, on ne peut point me faire de leçons là-dessus, et j'ai su montrer en ma vie, par vingt actions de vigueur, que je ne suis point homme à démordre jamais d'une partie de mes prétentions. Mais il suffit de lui avoir donné un petit avertissement. Sachons un peu, mon gendre, ce que vous avez dans l'esprit.GEORGE DANDIN.— Puisqu'il faut donc parler catégoriquement, je vous dirai, Monsieur de Sotenville, que j'ai lieu de...MONSIEUR DE SOTENVILLE.—Doucement, mon gendre. Apprenez qu'il n'est pas respectueux d'appeler les gens par leur nom, et qu'à ceux qui sont au-dessus de nous il faut dire «Monsieur» tout court.GEORGE DANDIN.— Hé bien! Monsieur tout court, et non plus Monsieur de Sotenville, j'ai à vous dire que ma femme me donne...MONSIEUR DE SOTENVILLE.—Tout beau! Apprenez aussi que vous ne devez pas dire «ma femme», quand vous parlez de notre fille.GEORGE DANDIN.— J'enrage. Comment ? ma femme n'est pas ma femme ?MADAME DE SOTENVILLE.—Oui, notre gendre, elle est votre femme; mais il ne vous est pas permis de l'appeler ainsi, et c'est tout ce que vous pourriez faire, si vous aviez épousé une de vos pareilles.GEORGE DANDIN.—Ah! George Dandin, où t'es-tu fourré ?Acte premier, Scène IV

ANGÉLIQUE.Oh ! Les Dandins s'y accoutumeront s'ils veulent. Car pour moi, je vous déclare que mon dessein n'est pas de renoncer au monde, et de m'enterrer toute vive dans un mari. Comment, parce qu'un homme s'avise de nous épouser, il faut d'abord que toutes choses soient finies pour nous, et que nous rompions tout commerce avec les vivants ? C'est une chose merveilleuse que cette tyrannie de Messieurs les maris, et je les trouve bons de vouloir qu'on soit morte à tous les divertissements, et qu'on ne vive que pour eux. Je me moque de cela, et ne veux point mourir si jeune.

Je voudrais savoir, Monsieur, vous qui êtes savant, pourquoi il ne fait point jour la nuit.

mais moi de quoi y ai-je profité, je vous prie, que [13] d'un allongement de nom, et au lieu de George Dandin, d'avoir reçu par vous le titre de Monsieur de la Dandinière ?

Scène IGeorge DandinAh ! qu'une femme Demoiselle est une étrange affaire, et que mon mariage est une leçon bien parlante à tous les paysans qui veulent s'élever au−dessus de leur condition, et s'allier, comme j'ai fait, à la maison d'un gentilhomme ! La noblesse de soi est bonne, c'est une chose considérable assurément ; mais elle est accompagnée de tant de mauvaises circonstances, qu'il est très−bon de ne s'y point frotter. Je suis devenu là−dessus savant à mes dépens, et connois le style des nobles lorsqu'ils nous font, nous autres, entrer dans leur famille. L'alliance qu'ils font est petite avec nos personnes : c'est notre bien seul qu'ils épousent, et j'aurois bien mieux fait, tout riche que je suis, de m'allier en bonne et franche paysannerie, que de prendre une femme qui se tient au−dessus de moi, s'offense de porter mon nom, et pense qu'avec tout mon bien je n'ai pas assez acheté la qualité de son mari. George Dandin, George Dandin, vous avez fait une sottise la plus grande du monde.

J'enrage de bon cœur d'avoir tort, lorsque j'ai raison.

Comment? parce qu'un homme s'avise de nous épouser, il faut d'abord que toutes choses soient finies pour nous, et que nous rompions tout commerce avec les vivants?

Claudine. Elle a raison d'être en colère. C'est une femme qui mérite d'être adorée, et vous ne la traitez pas comme vous devriez.

MONSIEUR DE SOTENVILLE.Doucement, mon gendre. Apprenez qu'il n'est pas respectueux d'appeler les gens par leur nom, et qu'à ceux qui sont au-dessus de nous il faut dire Monsieur tout court.GEORGE DANDIN.Hé bien, Monsieur tout court, et non plus Monsieur de Sotenville, j'ai à vous dire que ma femme me donne...MONSIEUR DE SOTENVILLE.Tout beau ! Apprenez aussi que vous ne devez pas dire ma femme, quand vous parlez de notre fille.GEORGE DANDIN.J'enrage. Comment, ma femme n'est pas ma femme ?

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Critiques de Georges Dandin - collège : avis de lecteurs (1)


  • Critique de Georges Dandin - collège par Chasto (Babelio)

    Pièce controversée et à controverses, écrite sur demande dans un contexte de diplomatie et de conflits. Par la dérision, la mesquinerie se fait farce et devient cible aux yeux de ceux dont on veut ...

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    Par Chasto - publiée le 19/06/2020

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