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Michèle Barrière

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Michèle Barrière, née le 22 février 1953 dans la Nièvre, est historienne de la gastronomie et auteure de romans policiers historiques à forte composante gastronomique.

Meurtre au Ritz (2013)

De Michèle Barrière chez Le Livre De Poche éditions

Alors que l’affaire Dreyfus bat son plein, César Ritz est sur le point d’ouvrir les portes de son nouveau palace parisien, dont les cuisines ont été confiées au grand chef Auguste Escoffier. Quel n’est donc pas le choc ressenti lorsque, à quelques jours de l’inauguration, le cadavre d’une jeune femme est retrouvé pendu dans une chambre froide du Ritz. Pour ne pas ébruiter l’affaire, l’enquête est confiée au filleul d’Auguste Escoffier, Quentin Savoisy, jeune journaliste gastronomique au Pot-au-Feu. Épaulé par sa fiancée aristocrate et féministe de la première heure, Quentin est loin d’imaginer qui se cache derrière ce terrible meurtre.

 

En exclusivité au Livre de Poche, Michèle Barrière, la reine du polar « historico-gastronomique », signe ici une nouvelle intrigue captivante de la saga Savoisy, où la grande Histoire se mêle avec brio aux mets les plus fins de l’hôtellerie de luxe.

 

Tous les livres de Michèle Barrière sont au Livre de Poche.

Paru le 05-06-2013 - Format : Poche - 320 pages - 18 x 12 x 2 cm - 324 g - ISBN 10 : 2253173673 - ISBN 13 : 9782253173670

Collection : Le Livre De Poche Editions

Tags : entretiens, journalisme, roman, roman historique, roman noir, romans policiers et polars, policier historique, scandales, écrivain femme, enquêtes, palace, ritz, anarchie, nationalisme, politique, cuisine, gastronomie, meurtre, littérature française, 19ème siècle.

Citations de Meurtre au Ritz (10)

- Si on allait au Rat mort, place Pigalle ? proposa-t-elle. Il parait qu'on y mange des huitres et des écrevisses et qu'on y rencontre des peintres et des écrivains.Quentin lui lâcha le bras.- Si tu n'y vois pas d'inconvénient, je préfèrerais un lieu où il n'y a ni rat ni mort.Ils négligèrent les gargotes enfumées du début de la rue des Abbesses, fréquentées par des marlous, empruntèrent la rue Tholozé, puis la rue Durantin. (p. 36)

Faire l'autruche n'était pas très valeureux, il le savait. Il se le reprocherait certainement un jour mais pour l'heure il préférait rester enfermé chez lui, rue Lepic.

... il s'était beaucoup amusé quand Escoffier avait décidé de faire manger des grenouilles aux Anglais. Il fallait à tout prix les déguiser. Il les avait fait cuire dans un court-bouillon aux herbes et les avait servies froides arrosées d'un chaud-froid au paprika, décorées d'estragon ciselé et couvertes d'une gelée de poule. Ils s'étaient creusé la tête pour trouver un nom suggestif. Escoffier avait proposé "Cuisses de nymphe à l'aurore". Le Prince de Galles les avait adorées.

- J'ai eu moi-même du mal à transgresser les préceptes édictés par Carême ( célèbre cuisinier français du début du 19 iéme siècle). Mais qui voudrait encore d'un repas avec cent cinquante plats . Le service à la française est bien mort. Vive le service à la russe ! Huit plats principaux suffisent. On les sert successivement à chacun des convives. Plus d'étalage de dizaines de mets où personne ne sait que choisir. Faire simple ! Le maître mot ! Ce qui, bien entendu, ne veut pas dire lésiner sur la qualité des produits ou le travail de préparation.

Depuis sa rencontre en 1884 avec César Ritz, ils avaient accumulé les succès, de Monte Carlo à Londres en passant par Lucerne, Rome, Baden Baden... Mais cette fois, ils étaient les seuls maîtres à bord. César voulait faire du Ritz l'hôtel le plus moderne du monde et Auguste Escoffier, après avoir régalé la haute société londonienne, aurait la lourde tâche de combler les gastronomes français, ce qui était un défi autrement plus ardu.

Je suis peut-être une brute rétrograde, mais tu es parfois d'un autoritarisme sans borne. Je me plie à tes quatre volontés. ça va peut-être changer

Le procès en cassation d'Emile Zola était repoussé au 18 juillet. Condamné en février à un an de prison et une très lourde amende, l'écrivain ne pouvait s'attendre à ce que le jugement soit cassé. On disait que ses avocats lui conseillaient de quitter la France.

Il gardait un souvenir ému de l'ineffable charlotte Colinette, garnie de chantilly vanillée et de violettes pralinées et de la coupe Petit duc: de la glace vanille avec une demi pêche garnie de groseilles et décorée de cordons de glace au citron. L'espace de quelques instants il oublia le but de leur visite.

Il s'était beaucoup amusé quand Escoffier avait décidé de faire manger des grenouilles aux anglais. Il fallait à tout prix les déguiser. Il les avait fait cuire dans un court-bouillon aux herbes et les avait servies froides arrosées d'un chaud froid au paprika, décorée d'estragon ciselé et de couvertes d'une gelée de poule. Ils s'étaient creusés la tête pour trouver un nom suggestifs. Escoffier avait proposé "cuisses de nymphe à l'aurore". le prince de Galles les avait adorées.

Boulevard Montmartre, ils croisèrent un cortège d'une centaine d'étudiants hurlant "Conspuez Zola," "Mort aux Juifs."Des consommateurs les applaudirent. Une dame bien mise se leva et cria d'une voix stridente "Mort aux youtres." Pour faire bonne mesure, son compagnon lança " La France aux Français" en agitant son haut-de-forme en direction des jeunes gens qui s'empressèrent de reprendre le slogan.- Ça devient insupportable, s'indigna Diane. Pourquoi les laisse-t-on faire ? Tu vois des policiers dans le coins ?.../...- Dis plutôt que la police est complice.- Tu exagères !- Au journal, on le sait très bien..../...Combien de ceux qui ont attaqué des Juifs, des magasins juifs, des synagogues, combien je te le demande, ont été arrêtés ? Pratiquement aucun. Ou alors, ils ont été relâchés sur-le-champ. Si c'étaient des grévistes, je te fiche mon billet qu'ils seraient des centaines sous les verrous.N'oublie pas que la plupart des policiers sont des anciens militaires. Ils haïssent les dreyfusards.

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Critiques de Meurtre au Ritz : avis de lecteurs (16)


  • Critique de Meurtre au Ritz par meknes56 (Babelio)

    Tout ce que j'adore : un bon petit policier, des personnages bien campés, de l'humour, tout cela sur fond historique (affaire Dreyffus) dans un endroit formidable (Grand restaurant).

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    Par meknes56 - publiée le 06/08/2019

  • Critique de Meurtre au Ritz par thaisdie (Babelio)

    Un décor bien planté, une trame historique intéressante, mais les personnages sont sans grande saveur, las, pour un thriller culinaire...

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    Par thaisdie - publiée le 22/03/2019

  • Critique de Meurtre au Ritz par 1001histoires (Babelio)

    Quentin Savoisy est journaliste gastronomique à la revue Pot-au-feu. En ce mois de mai 1898, toute son attention est concentrée sur les préparatifs de l'inauguration du Ritz qui bientôt sera le symbol...

    Lire la critique complète >
    Par 1001histoires - publiée le 20/09/2018

  • Critique de Meurtre au Ritz par Marilynzillah (Babelio)

    Deuxième roman de M. Barrière; j'ai bien aimé le genre "historico-culinaire" avec tout de même une trame policière. J'ai appris beaucoup de choses sur l'histoire de la France à ce moment là, j'ai appr...

    Lire la critique complète >
    Par Marilynzillah - publiée le 31/01/2020

  • Critique de Meurtre au Ritz par Jrp (Babelio)

    L'intrigue en elle-même est un peu simpliste et les héros, Quentin et Diane, sont plus ou moins prévisibles. Le vrai personnage de ce roman c'est Paris, le lecteur se promenant dans les ruelles, les ...

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    Par Jrp - publiée le 09/02/2018

  • Critique de Meurtre au Ritz par Bill (Babelio)

    Où on retrouve un autre membre de la famille Savoisy, Quentin journaliste à la revue Pot au feu, filleul du très célèbre Escoffier et fou amoureux de la belle Diane aux velléités féministes... Sauf ...

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    Par Bill - publiée le 20/10/2017

  • Critique de Meurtre au Ritz par MonCharivariLitteraire (Babelio)

    Sympathique roman policier où l'on voit le personnage principal s'agiter un peu à droite à gauche sans trop savoir comment il s'est retrouvé dans cette galère, lui qui écrit des articles dans le journ...

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    Par MonCharivariLitteraire - publiée le 06/10/2017

  • Critique de Meurtre au Ritz par myrtigal (Babelio)

    Une histoire qui commence bien, l'intrigue du meurtre et le contexte historique sont prenants... Mais au fil des pages les choses traînent en longueur, très en longueur. Et malheureusement trop de g...

    Lire la critique complète >
    Par myrtigal - publiée le 03/09/2017

  • Critique de Meurtre au Ritz par AliceFee (Babelio)

    Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Meurtre au Ritz? "Je me baladais sur le stand du Livre de Poche avec mes copinautes pour le Salon du Livre (raaa, les bons souvenirs), et...

    Lire la critique complète >
    Par AliceFee - publiée le 03/04/2015

  • Critique de Meurtre au Ritz par DOMS (Babelio)

    Dans ses romans, Michèle Barrière conte les aventures culinaires de la famille Savoisy sur plusieurs générations. Dans ce nouvel épisode nous découvrons Quentin, journaliste dans la revue « Le Pot-au-...

    Lire la critique complète >
    Par DOMS - publiée le 05/03/2015

  • Critique de Meurtre au Ritz par MelleFifi (Babelio)

    Michèle Barrière propose une nouvelle enquête d'un descendant de la famille Savoisy. Cette fois-ci, c'est Quentin Savoisy, journaliste gastronomique au journal le Pot-au-feu et filleul du grand Escoff...

    Lire la critique complète >
    Par MelleFifi - publiée le 09/10/2014

  • Critique de Meurtre au Ritz par Yvonnele (Babelio)

    Petite intrigue noyée dans trop de recettes et autant de menus de grands restaurants. Pauvre du point de vue historique. J'ai lu la fin en diagonale.

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    Par Yvonnele - publiée le 17/08/2014

  • Critique de Meurtre au Ritz par xnewlo (Babelio)

    Un jeune critique gastronomique se voit confronté à l'assassinat d'une jeune femme. Il est chargé de mener l'enquête en cachette de la police, qui est déjà bien occupée par les anarchistes... Un ro...

    Lire la critique complète >
    Par xnewlo - publiée le 23/12/2013

  • Critique de Meurtre au Ritz par moniquefazius (Babelio)

    L'originalité réside à mélanger intrigue policière, gastronomie et Histoire. Ce sont les deux dernières qui mon séduites, car le côté policier n'est pas vraiment passionnant. Heureusement, la plume ...

    Lire la critique complète >
    Par moniquefazius - publiée le 27/11/2013

  • Critique de Meurtre au Ritz par Jangelis (Babelio)

    Tout ce que j'aime : un bon petit polar, des personnages intéressants, de la (bonne) cuisine, la vie des grands hôtels vue de l'intérieur, de l'humour ;-) En prime, on en apprend beaucoup sur une pér...

    Lire la critique complète >
    Par Jangelis - publiée le 21/11/2013

  • Critique de Meurtre au Ritz par Bigmammy (Babelio)

    Michèle Barrière, auteur de ce roman noir gastronomique (un genre nouveau ?) est une historienne de l'art culinaire, conseil scientifique de "Slowfood France", mouvement pour la sauvegarde du patrimoi...

    Lire la critique complète >
    Par Bigmammy - publiée le 16/10/2013
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