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Michèle Barrière

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Michèle Barrière, née le 22 février 1953 dans la Nièvre, est historienne de la gastronomie et auteure de romans policiers historiques à forte composante gastronomique.

Meurtre au café de l'Arbre-Sec (2010)

De Michèle Barrière chez Lattès
(16 votes, note moyenne : 3.4)

Février 1759. Alors qu’il est sur le point de confectionner une glace nouvelle, révolutionnaire, dont le parfum doit être tenu secret, Jean-François Savoisy, tranquille cafetier de la rue de l’Arbre-Sec à Paris, ne doute pas de son succès et entend bien coiffer Procope, son éternel rival, au poteau. Qui plus est, lorsqu’au détour d’une rue il croise son vieil ami Menon, grand cuisinier de son état, la vie lui paraît prendre un tour nouveau : consécration et félicité semblent lui tendre les bras. C’est sans compter sur son épouse qui, intellectuelle dans l’âme, s’est fermement engagée dans la bataille aux côtés d’auteurs tels que Voltaire ou, son chouchou, Diderot. Lorsque ce dernier lui confie un manuscrit afin d’échapper à ses censeurs, Maïette ne sait pas au-devant de quels dangers elle entraîne sa famille. Ce qu’elle ignore surtout, c’est que dans l’ombre patientent deux individus, attendant leur heure, eux aussi à la poursuite d’un manuscrit… Dans ce dernier épisode de la saga Savoisy, nous retrouvons avec délice les ingrédients qui ont fait le succès des précédents romans : chapons, ravioles, pâtés, ciboulette, épices et hypocras ont la part belle dans cette intrigue où les cadavres ont un étrange goût de caramel et où les rencontres sont pour le moins… inattendues.

Paru le 03-11-2010 - Format : Broché - 380 pages - 20 x 13 x 0 cm - 360 g - ISBN 10 : 2709634392 - ISBN 13 : 9782709634397

Collection : Romans Historiques

Tags : littérature, saga, roman, roman historique, histoire, romans policiers et polars, roman noir, policier historique, vin, manuscrit, écrivain femme, michèle barrière, numérique, cuisine, gastronomie, culinaire, manger, crime, littérature française, 18ème siecle.

Citations de Meurtre au café de l'Arbre-Sec (10)

— Et maintenant, racontez-moi tout, ordonna-t-elle d'un ton impérieux.D'un geste étudié, il rejeta sa mèche rebelle en arrière, lui décocha un sourire étincelant et, d'une voix qui se voulait caressante, commença :— J'ai trente-deux ans, j'habite à Paris, je vis des rôles que je peux trouver ci et là. C'est ma première expérience en tant que personnage de roman. Vous comprenez, je préfère le théâtre, l'émotion qu'offre un public…— Je ne parle pas de vous, l'interrompit Constance avec impatience, mais de ma famille, de ces cuisiniers qui ont traversé les siècles.Rembruni, Quentin chipota dans son assiette, coupa le filet de poisson avec sa cuillère et enfourna une première bouchée. Il esquissa un geste désinvolte, mâcha posément avant de répondre :— Je ne pourrai guère vous éclairer. Je suis arrivé depuis peu dans votre histoire familiale. Je n'ai fait que survoler les autres livres. Et, vous savez, je ne suis guère amateur de cuisine, alors les recettes anciennes… Quoique, laissez-moi vous dire que votre poisson est carrément délicieux avec cette pointe de gingembre, le safran et les fruits secs. Un festival de saveurs ! Je n'ai jamais rien mangé de tel, même dans un restaurant thaï.Constance saisit le couteau avec lequel elle venait de tailler deux épaisses tranches de pain et le planta dans la table à quelques centimètres du pouce gauche de Quentin.— Vous êtes cinglée !— Je veux savoir.Lui lançant un regard furieux, Quentin retira précautionneusement sa main de la table.— Je comprends mieux pourquoi il y a des meurtres dans chacun des livres. Avec une aïeule comme vous, les héros ont une hérédité chargée.

- Quentin, c'est tout ce que je puis t'offrir. Tu le sais. Nous ne pouvons rien vivre ensemble. Nous sommes trop éloignés... A un moment, nous allons repartir chacun de notre côté.- Mais, ce n'est pas...- Crois-moi, je t'aime trop pour voir notre amour emporté par les ailes du temps.Quentin sut que cette phrase resterait à tout jamais gravée en lui.

- J'ai envie de créer pour elle de nouvelles crèmes douces comme le crépuscule d'un soir de juin, des tartes fines et délicates comme la brise de l'aube, des macarons sucrés comme ses lèvres..- Arrête ! l'interrompit Jean-François. Elle ne s'intéresse pas à la cuisine. Ce n'est pas la plus subtile de tes préparations qui va lui faire lever le nez des écrits de ses maudits philosophes.

Elle s'approcha de lui et, le regardant attentivement, demanda :– Et vous, vous cherchez à prendre le large, à retourner dans le monde réel, c'est ça ?Stupéfait, il releva la tête.– Ne comptez pas sur moi pour vous aider, ajouta Constance.Exaspéré par le ton suffisant de la jeune femme, Quentin explosa :– Je n'étais qu'un personnage secondaire sans aucun avenir. Je m'ennuyais à mourir. Un vrai piège ! Il fallait que je m'en sorte à tout prix.À l'air de commisération qu'arborait Constance, il sut que ce qu'elle allait lui dire n'allait pas lui plaire.– Vous vous bercez d'illusions, déclara-t-elle. Avez-vous bien lu votre contrat ?Quentin fit piteusement signe que non.– Vous auriez dû ! Il est stipulé que les retours au réel ne peuvent s'effectuer qu'avec l'autorisation expresse de l'auteur. Vous l'avez ?Quentin hocha négativement la tête.– Je suis désolée, je ne peux rien faire pour vous, conclut Constance.

L'organisation d'un repas médiéval :[...]Rarement de boeuf dans un banquet ; sa viande est jugée bien trop vulgaire et donc malsaine. Et puis, ce ne serait guère malin de manger un outil de travail indispensable.

Sans doute était-ce l'apanage des personnages de roman de pouvoir s'adapter à toutes les situations. p. 22

Car comme chacun sait, les cuisiniers sont souvent portés sur la lubricité et Menon n'avait jamais rechigné à tremper son lardon dans la lèchefrite.

Elle se retourna, lui fit face et demanda d'un ton dur :– Comment connaissez-vous mon nom ? Que me voulez-vous ? Êtes-vous le diable ?Quentin soupira.– Vous l'ignorez sûrement, mais vous êtes un personnage de roman. Tout comme moi.Constance lui jeta un regard méprisant.– Bien sûr que je le sais !Cette réponse laissa Quentin sans voix. Elle s'approcha de lui et, le regardant attentivement, demanda :– Et vous, vous cherchez à prendre le large, à retourner dans le monde réel, c'est ça ?Stupéfait, il releva la tête.– Ne comptez pas sur moi pour vous aider, ajouta Constance.

- Quentin ! Quelle surprise ! Si je m'attendais ! Vous avez pris votre temps ! Dix ans !- Onze, ma chère Justine. Je suis fort heureux de vous trouver resplendissante et fraîche comme un bouton de rose.en bien meilleur état que lorsque je suis parti de Commercy.

Je n'étais qu'un personnage secondaire sans aucun avenir. Je m'ennuyais à mourir. Un vrai piège! Il fallait que je m'en sorte à tout prix. p. 11

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Critiques de Meurtre au café de l'Arbre-Sec : avis de lecteurs (8)


  • Critique de Meurtre au café de l'Arbre-Sec par Guyette (Babelio)

    à lire pour le cuisine au travers les siècles

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    Par Guyette - publiée le 08/05/2020

  • Critique de Meurtre au café de l'Arbre-Sec par collectifpolar (Babelio)

    Février 1759. Jean-François Savoisy est sur le point de sortir un nouveau goût de glace et ainsi d'obtenir la consécration qu'il attend depuis longtemps. Mais sa femme Maïette récupère un manuscrit de...

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    Par collectifpolar - publiée le 29/12/2019

  • Critique de Meurtre au café de l'Arbre-Sec par Papyriri (Babelio)

    Franchement j avais oublié l existence de ce bouquin reparti vite fait bien fait, c est un commentaire de mon amie babelionaute Moccha qui en a fait souvenir .Il est vrai que ce roman de Michèle Barr...

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    Par Papyriri - publiée le 13/12/2019

  • Critique de Meurtre au café de l'Arbre-Sec par Moccha (Babelio)

    Pour deux livres achetés, j'ai reçu en cadeau ce livre. Il a traîné quelques années dan ma bibliothèque.... J'avoue ne pas savoir quoi en penser... Nous rencontrons Quentin, qui ne sait pas comment il...

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    Par Moccha - publiée le 13/12/2019

  • Critique de Meurtre au café de l'Arbre-Sec par Souri7 (Babelio)

    Sixième tome de la saga Savoisy... et un tome un peu spécial. and #129367; Dans cette nouvelle aventure, vous suivez Quentin un simple personnage de seconde zone qui lassé de son rôle insignifiant da...

    Lire la critique complète >
    Par Souri7 - publiée le 17/03/2018

  • Critique de Meurtre au café de l'Arbre-Sec par Cormorobin (Babelio)

    J'ai reçu ce livre en cadeau par une grande enseigne culturelle qui offrait un livre gratuit pour deux achetés. Je n'avais pas tout à fait compris comme cela fonctionnait. Disons qu'il s'agissait de c...

    Lire la critique complète >
    Par Cormorobin - publiée le 26/07/2017

  • Critique de Meurtre au café de l'Arbre-Sec par Jangelis (Babelio)

    Dans la saga des Savoisy, un volume tout aussi agréable que mes précédentes lectures, mais très original. En effet, les deux héros naviguent d'une époque à l'autre, en passant à travers les livres,...

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    Par Jangelis - publiée le 22/07/2017

  • Critique de Meurtre au café de l'Arbre-Sec par Cacha (Babelio)

    Les aventures de la famille Savoisy : cette série relate les mêmes intrigues de romans historico-policiers. Pour celles et ceux qui aiment mêler les plaisirs de la table et de la lecture, de l'histo...

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    Par Cacha - publiée le 13/01/2016
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