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Michèle Barrière

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Michèle Barrière, née le 22 février 1953 dans la Nièvre, est historienne de la gastronomie et auteure de romans policiers historiques à forte composante gastronomique.

A la table du sultan (2017)

De Michèle Barrière chez Lattès
(1 vote, note moyenne : 3.0)

1547. François Ier, le souverain, l’ami de toujours, est très affaibli et l’on doute qu’il passera l’année. Quentin, père de famille accompli, n’en est pas à son premier cheveu blanc. Mais aurait-il pu imaginer que son fils Pierre lui causerait tant de soucis ? Le jeune homme, au service de l’ambassadeur de France à Constantinople, s’est épris de la fille d’un vizir, au mépris des mœurs à la cour de Soliman le Magnifique.
Retenu prisonnier, son sort dépend désormais des talents culinaires de son père : en effet, Quentin n’a d’autre choix que de venir plaider sa cause en personne, et l’on sait désormais qu’il n’argumente jamais mieux que derrière ses fourneaux. D’autant qu’il dispose d’un mets de choix pour flatter les papilles de Soliman et de son épouse Roxelane : la dinde, nouvellement arrivée des Amériques et inconnue du Grand Turc.
Mais pour sauver Pierre du courroux ottoman, Quentin va devoir affronter un maître-queux irascible et prêt à tout pour voir disparaître ce « rival » venu de France.

Paru le 12-04-2017 - Format : Broché - 251 pages - 20 x 13 x 2 cm - 294 g - ISBN 10 : 2709656779 - ISBN 13 : 9782709656771

Collection : Romans Historiq

Tags : aventure, roman, roman historique, histoire, policier historique, romans policiers et polars, soliman le magnifique, cuisine, gastronomie, littérature française, Istanbul (Turquie), turquie.

Citations de A la table du sultan (10)

Et que valaient les conseils d'un père face aux charmes d'une jeune fille ? L'appel des corps était parfois si puissant que la raison n'avait plus voix au chapitre.

Dans ce pays, les femmes ne sortent que pour aller aux bains, et ce en nombreuse compagnie. Le reste du temps, elles sont enfermées à double tour, ce qui me semble la plus horrible des coutumes.

Était-ce l'impossibilité pour les hommes et les femmes de se rencontrer qui exacerbait ainsi les sentiments ?— Ce doit être une terrible épreuve d'être ainsi séparés et de ne pouvoir rêver à un avenir commun.— Jamais je ne partirai sans Fleurette. C'est l'être le plus délicieux, le plus délicat que je connaisse. Jamais je ne pourrai l'abandonner.

« Quel terrible destin ! » Qu'un homme ait un commerce charnel avec un autre homme était assez courant pour qu'il ne s'en offusque pas. Son vieil ami Léonard de Vinci ne faisait pas mystère de ses amours au masculin. Et il était de notoriété publique qu'en pays ottoman c'était une pratique commune

Les filles les plus recherchées sont les Circassiennes. Ce sont les Tatars, les alliés des Ottomans, qui vont les razzier. Les Occidentales sont jugées trop dures. On nous fait asseoir sur des bancs, et les acheteurs nous examinent, nous font faire des exercices. Les filles sont emmenées dans les petites chambres où on les fait se mettre nues. Les plus belles sont achetées pour le harem du sultan.

Les filles sont des esclaves achetées au marché, ou bien des prisonnières de guerre, ou encore des cadeaux envoyés au sultan par des pirates. Elles sont toutes chrétiennes et étrangères. Il faut donc les convertir à l'islam, leur apprendre la langue turque et toutes les tâches qu'elles devront accomplir. Lire, écrire, chanter, danser, jouer de divers instruments, dire de la poésie. Elles doivent connaître parfaitement les gestes du protocole : saluer et s'adresser au sultan, lui présenter l'aiguière, le bassin à ablutions, les serviettes, servir les pâtisseries et les boissons.

Que ce soit en Orient ou en Occident, les luttes dynastiques sont au cœur du pouvoir. Vous savez comme moi que nos rois n'ont jamais hésité à occire un rival gênant. Nous en avons des dizaines d'exemples. La différence ici est que les sultans disposent d'une loi, dite « loi du fratricide », qui les autorise à tuer fils, frères et neveux susceptibles de représenter un danger.

Les femmes ottomanes ont peu de liberté, mais cela n'empêche pas certaines de prendre des amants ou de fomenter des complots.

Il n'y a pas de mendiants. Les Turcs sont très charitables et les pauvres sont nourris par les mosquées. Ce sont près de quinze imâret qui, dit-on, distribuent plus de dix mille repas par jour et encore plus de pain. On leur sert des soupes, de la viande bouillie, et le vendredi du riz pilaf, du riz cuit dans du jus de viande sans qu'il reste de bouillon.

La ville est habitée depuis trois siècles par des Génois. Vous y rencontrerez des Grecs, des Arméniens, des Juifs, des Vénitiens, des Florentins. On y parle surtout italien, la langue du commerce. On l'appelle aussi Péra, qui signifie « de l'autre côté ». Vous n'y verrez que peu de mosquées. Il y a bien un couvent de derviches, mais la ville est essentiellement peuplée d'infidèles. On y fête le carnaval, et le sultan Mehmet en aimait tant l'ambiance qu'il est entré un jour dans une église pour assister à la messe. Et c'est le seul endroit où l'on trouve des cabarets. Attention ! Autant Stamboul est calme la nuit, autant Galata peut se révéler dangereuse. Les janissaires, qui pourtant ont interdiction de boire du vin, y viennent bien souvent s'enivrer et les rixes ne sont pas rares.

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Critiques de A la table du sultan : avis de lecteurs (1)


  • Critique de A la table du sultan par Steph_K (Babelio)

    Les aventures de Quentin du Mesnil, maître d'hôtel de François I, le mènent ici jusqu'à Constantinople. Si on retrouve avec plaisir les personnages hauts en couleurs et les descriptions gastronomiques...

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    Par Steph_K - publiée le 15/03/2018

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