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Michel Rio

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Michel Rio peut désigner :

Les jungles pensives (1997)

De Michel Rio chez Seuil
(1 vote, note moyenne : 4.0)

Afrique, 1913. Un jeune biologiste (le narrateur) débarque en Côte-d'Ivoire pour diriger une expédition scientifique dont la mission est d'étudier le comportement des chimpanzés dans leur milieu. Il rencontre une jeune femme poursuivant le même but, dont la beauté et l'intelligence froides exercent sur lui une véritable fascination. Leur passion violente et contrariée le conduit pour dix mois au milieu de la jungle des montagnes de Man, dans une solitude absolue, dans la violence de l'état sauvage, parfois aux limites de la folie et de la mort.Europe, 1914. L'élite de l'espèce supérieure s'est déclarée à elle-même une guerre d'extermination. Le narrateur, sortant de la sauvagerie intelligible de l'ordre naturel, entre dans la sauvagerie sans mesure de l'ordre social. D'observateur des choses, il devient jouet de l'Histoire. Le meurtre, planifié par l'intelligence, se fait illimité. De quoi rendre les jungles pensives.

Paru le 21-11-1997 - Format : Broché - 119 pages - 21 x 14 x 1 cm - 180 g - ISBN 10 : 2020320797 - ISBN 13 : 9782020320795

Collection : Cadre Rouge

Tags : roman, expédition, jungle, théorie, social, montagnes, meurtre, littérature française.

Citations de Les jungles pensives (1)

Je découvrais dans les crépuscules rougeoyants aux barrières occidentales, avec une fascination et un effroi qui ne parvenaient pas à s'affadir, une sorte de reflet glorieux du sang répandu sous le paisible manteau des ramures couvrant de ses replis verts l'attentat et la fuite, les cris du triomphe et de la peur, les sursauts désespérés du refus et les convulsions de l'agonie. Il y avait dans ce chaos une mystérieuse beauté qui, presque toujours, s'associait à la violence par une perverse harmonie de l'équilibre et de l'efficience, imprégnait le ballet sauvage des prédateurs et des victimes poussés par l'instinct à la perfection du mouvement, et contaminait jusqu'à la mort elle-même, mort furtive et ouatée de silence, ou pleine de bruit et de fureur, mort selon le serpent ou selon le léopard. Et puis il y avait la douceur des matins. Les premières heures de l'aube inspiraient comme une trêve, un intermède entre la prédation nocturne et les chasses du jour. Les feuillages, lavés par les averses de la nuit, étaient plus brillants et plus verts, ajoutaient à leur vitalité débordante et brouillonne les trouvailles sauvages de l'agencement naturel, devenues soudain perceptibles par on ne savait quel secret effet de lumière.


Critiques de Les jungles pensives : avis de lecteurs (1)


  • Critique de Les jungles pensives par Clamencenage (Babelio)

    Ouvrage relativement méconnu d'un auteur atypique Les jungles pensives réunissent tout ce qui peut faire aimer ou détester Michel Rio. La plume est d'une grande originalité et séduit ou agace, les per...

    Lire la critique complète >
    Par Clamencenage - publiée le 06/02/2016

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