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Mathieu Lindon

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Né en 1955, Mathieu Lindon est chroniqueur à Libération. Plus >

Les Apeurés (1998)

De Mathieu Lindon chez Pol
(2 votes, note moyenne : 3.0)

Que penser d'un homme qui viendrait chez vous pour vous vanter votre propre peur ? Un curieux individu, jeune, séduisant, beau parleur ? Vous seriez en droit de le soupçonner de n'être qu'un escroc, beaucoup plus troublant il est vrai qu'un aigrefin ordinaire. Ou bien l'inquiétant fondateur d'une secte, la secte des apeurés, par exemple ? Un fou ? Celui qui vient frapper à la porte du narrateur de ce récit, de cette fable ou de ce «conte philosophique» prétend en tout cas l'aider à comprendre sa peur pour qu'il en profite mieux, il lui suggère même que s'il s'agit de vivre, de vivre sans entrave, pleinement. La peur est le moyen de cet accomplissement, mais une peur de tous les instants, appliquée à tout ce que nous sommes, jusqu'au fond de nous, et à tout ce qui vit autour. Une peur générale qui ferait tomber sur soi l'existence tout entière, d'un coup. Son enseignement est étrange, comme sorti d'une enfance adonnée à des rites mélancoliques, mais nourri d'incongruités, de fantaisies, d'une invention permanente.

Paru le 06-01-1998 - Format : Broché - 128 pages - 21 x 14 x 0 cm - 142 g - ISBN 10 : 2867445949 - ISBN 13 : 9782867445941

Collection : Fiction

Tags : peur, mystère, mensonges, autodérision, imagination, attirances, sociétés secrètes, parcours de vie, religion, spiritualité, philosophie.

Citations de Les Apeurés (10)

J'aurais aimé porter ma peur à bout de bras pour mieux la maintenir à distance mais elle me constituait, m'absorbait. Qui ne s'y était jamais brûlé ?Elle était là, perpétuellement en éveil, déchainée au moindre mouvement.

C'est ça, l'amour, sans cesse avoir peur que l'autre rentre trop tard, qu'il prenne froid, pire encore.

Tous ces nageurs perdus dans l'océan et qui s'obstinent à crawler, quel bénéfice tirent-ils de leur mort annoncée ? Faites alors la planche, monsieur, noyez-vous en faisant la planche, c'est la meilleure façon de savourer.- Comment me noyer si je fais la planche ?

- L'humour, comme vous le savez, est la chose du monde la plus mal partagée.

Dieu, dis-je, aurait dû avoir un peu plus peur avant de se mêler de moi.

Il parait, de même, qu'un parachutiste dont l'outil ne s'ouvre pas goûte durant ses quelques secondes d'agonue l'inaccessible puissance de la chute libre.

Monsieur, un homme est au fond d'un ravin. Impossible de remonter à mains nues et il ne dispose d'aucun autre moyen. Soudain, avec la tempête, des rochets basculent du sommet qui risquent de le réduire en poussière mais peuvent, s'il y a échappe, lui donner l'occasion de se tirer de là, grimpant d'une pierre à l'autre. Il lui faut se protéger de ces rocs pour s'en faire des alliés. Il est blessé à la jambe mais le genou est intact. Il lui pleut des pierres. C'est comme un puzzle, il en arrive toujours une à l'endroit où il lui faut, l'échafaudage se complète.

J'ai rêvé à une armée de déserteurs assez puissante pour s'imposer à tous les combattants, à des humains assez adroits pour esquiver la vie, n'engrangeant que ses avantages. J'ai rêvé de faire boule de neige avec mes craintes et mes souhaits, que le monde s'organise dorénavant à ma manière.- Monsieur, certains ont pleuré à l'armistice qui auraient du se réjouir, d'autres se sont réjouis qu'on aurait mieux vus pleurer.

Dieu a été crée pour terrifier la Terre, tout le monde le sait, monsieur.

Je suis vivant, un point c'est tout. Mais pas assez. Mais tellement peu, vous avez raison. Tellement discrètement, timidement. Mes pas effleurent discrètement la planète. Mon souffle ne pollue aucune atmosphère.

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Critiques de Les Apeurés : avis de lecteurs (1)


  • Critique de Les Apeurés par l-opulence-de-la-nuit (Babelio)

    Une lecture en demi-teinte.... Le début de ce roman, me promettait une note de 5/5.... Tout en étant athée, les références persistantes envers Dieu sont un régal d'autodérision. Les anecdotes philosop...

    Lire la critique complète >
    Par l-opulence-de-la-nuit - publiée le 21/08/2013

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