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Martine Pouchain

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Martine Pouchain est née à Amiens où elle passe toute son enfance et son adolescence, dans un milieu qui ne la prédispose pas précisément à devenir écrivain. En effet, sa famille, évoluant pour partie dans l’artisanat du bâtiment, et pour l’autre par... Plus >

Trois gouttes de sang (2011)

De Martine Pouchain chez Flammarion
(1 vote, note moyenne : 4.0)

Trois gouttes de sang Au XIIIe siècle, il ne convient pas pour une jeune fille de travailler. Encore moins d'exercer le métier de copiste. C'est donc sous le nom de Thomas le Bleu qu'Élisabeth, rebelle et passionnée, présente ses manuscrits et participe au concours du plus bel ouvrage. Un jour, elle retrouve son travail brûlé : et si quelqu'un connaissait son secret ? « Élisabeth, secouée de tremblements, ne parvient pas à pleurer, Tant de méchanceté la laisse chancelante. D'incompréhension, de colère. Une seule pensée désormais lui martèle les tempes. Qui a pu faire une chose pareille ? » Dès 12 ans

Paru le 16-04-2011 - Format : Broché - 128 pages - 17 x 12 x 1 cm - 155 g - ISBN 10 : 2081240351 - ISBN 13 : 9782081240353

Collection : Flammarion Jeunesse

Tags : moyen-âge, médiéval, littérature française, condition de la femme, amour, copiste, manuscrits, 1re secondaire, enluminure, concours, calligraphie, suspense, jeunesse, littérature jeunesse, roman historique, historique, roman, aventure.

Citations de Trois gouttes de sang (10)

in tres bons livre avec beaucoup d'emotion

La jalousie a pu motiver un tel geste, mais nul en cette ville n'est au courant de ce qu'elle est en train de faire puisqu'elle œuvre en secret et l'a dissimulé jusqu'à sa propre famille.

Les livres sont la mémoire du monde, et quand les hommes qui les ont écrits auront disparu, leurs œuvres seront là qui témoigneront de leur vie.

Les femmes n'ont pas de jugeote. Si elles en avaient, elles comprendraient que le travail ne peut que nuire à leur beauté et à leur santé. Quant à l'étude, n'en parlons même pas. Chacun sait qu'il n'est pas bon qu'une femme soit plus intelligente que son époux. Cela la pousse inévitablement à se mêler des affaires des hommes.

La jalousie a pu motiver un tel geste, mais nulen cette ville n'est au courant de ce qu'elle est entrain de faire puisqu'elle œuvre en secret et l'a dissi-mulé jusqu'à sa propre famille.

Mais elle ne pouvait se permettre d'échouer.L'enjeu était trop important et aucun Félix au mondene pourrait la détourner de son but. La jeune filleavait donné un coup de pied, et la toupie était tombéedans la cage d'escalier juste dans le seau de colle del'atelier. Félix était descendu en hurlant et Élisabethn'y avait plus pensé. Mais lui ?« C'est toi ? C'est toi qui as brûlé mon livre ?Réponds ! demande-t-elle à son petit frère tout justesorti du sommeil en le secouant jusqu'à ce que samère s'interpose.— Il n'a pas pu faire une chose pareille, réflé-chis voyons !— Alors qui ? Qui a pu s'introduire ici sans quepersonne s'en aperçoive ?— N'importe qui, répond Bertrade en bâillant.— Voilà ! C'est exactement ça ! Et à qui la faute sin'importe quel individu peut s'introduire dans monatelier sans que personne ne le remarque ? Combiende fois faudra-t-il que je vous le répète à tous tant quevous êtes de mettre la barre à la porte ? »

Lambert le Secq est amoureux d'Élisabeth et il al'habitude, sur le chemin de son atelier, de donnertrois coups légers sur le volet. Il n'attend pas deréponse. Il manifeste seulement sa présence pourfaire savoir à la jeune fille qu'il pense à elle. Il fautdire qu'il n'a guère d'occasions de la voir. Elle tra-vaille beaucoup. Beaucoup trop. Avec sa mère et sessœurs à la parcheminerie. Et le soir, quand ilrepasse, elle est à l'étage où elle fait Dieu sait quoiet refuse de descendre. C'est tout juste s'il parvientà l'emmener manger quelques beignets parfoisquand sonne sexte.

C'est un saccage.Réveillée par l'odeur de la fumée, Élisabethest aussitôt accourue et jette une couverturesur les flammes pour éviter que le feu ne se pro-page à toute l'habitation.L' in-octavo gît, à demi brûlé, sur le plancher del'atelier.L'enluminure sur laquelle elle s'appliquait laveille ainsi que quelques fragments d'une écrituresoigneusement calligraphiée se laissent encore devi-ner sur le parchemin roussi.« ... Perceval, au petit jour,s'était levé comme à son habitude,car il était en quête ... »Cinq grandes journées de travail viennent departir en fumée : les derniers in-octavo avant lareliure et la remise du manuscrit !

Curieusement, personne ne savait où vivait Thomas le Bleu et mille légendes couraient sur son compte.- C'est un vieil homme, il habite rue du Puits-Sec et il achète des darioles tous les jeudis chez le pâtissier de la rue du Four.- Oh, vous faites erreur. En réalité, c'est un garçon tout jeune et timide, aussi efflanqué qu'un jour maigre, et dont la figure est si ordinaire qu'on n'en peut rien dire d'édifiant.- Que nenni ! On vous aura mal renseigné. Ce Thomas va sur sa cinquantaine et on le voit venir de loin car il porte toujours cape sombre et large chapeau.- Fadaises et billevesées ! Je vous dis moi, que c'est un unijambiste mal embouché dont il vaut mieux se garder. Il a encore assommé un brave garçon qui avait eu le malheur de l'aborder sur la place de Grève.- Je l'ai vu bien souvent, c'est le fils d'un cordonnier de la Montagne.- Pas du tout l'ami, tu dois confondre. Il habite le Bourg de Saint-Germain, je l'ai croisé pas plus tard qu'avant-hier.

Aymon aussi est amoureux d'elle. Faut-il êtreennuyeuse pour que les garçons vous regardent ?Bertrade n'est pourtant pas vilaine, et elle nedemande que ça : se marier, tandis qu'Élisabeth, elle,ne pense qu'à son travail. Mais Bertrade n'est pasdupe. Elle sait bien que sa sœur enlumine. Elle estmontée à son atelier quand elle n'était pas là et elle avu qu'elle faisait un livre sur Perceval à cause du défidu comte de Monte... Monte quelque chose... Élisa-beth est belle et elle a du talent, c'est injuste. Pour-quoi Dieu lui a-t-il tout donné sans rien laisser auxautres ? Même leur mère est émerveillée devant elle.Bertrade aimerait bien qu'on l'admire.

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Critiques de Trois gouttes de sang : avis de lecteurs (3)


  • Critique de Trois gouttes de sang par (Babelio)

    Trois gouttes de sang - POUCHAIN, Martine - Flammarion Jeunesse - avril 2011- 158 p. ISBN : 978-2-08-...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 08/11/2011

  • Critique de Trois gouttes de sang par (Babelio)

    Littérature médiévale, concours classes de 5eme 2013

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 13/04/2013

  • Critique de Trois gouttes de sang par Virgule-Magazine (Babelio)

    Nous sommes à Paris, au XIIIe siècle. La jeune Élisabeth pratique secrètement le métier de copiste et l'art de l'enluminure, qui consiste à orner les pages des livres de scènes peintes. Elle signe ses...

    Lire la critique complète >
    Par Virgule-Magazine - publiée le 07/06/2016

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