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Mario Vargas Llosa

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Mario Vargas (né le 1er décembre 1928 à Sucre en Bolivie, décédé le 20 juillet 2017 en France) est un artiste peintre bolivien. 1928 : Mario Eloy Vargas Cardenas né le 1er décembre à Sucre (Bolivie). Il perd sa mère à l’âge de 14 ans. On la retrouve ... Plus >

Lituma dans les Andes (1997)

De Mario Vargas Llosa chez Gallimard
(13 votes, note moyenne : 3.1)

Sur le front déchiqueté des Andes nous retrouvons le personnage de Lituma, échappé de La Chunga et de Qui a tué Palomino Molero ?, sous-officier rétrogradé et grelottant de froid. Ou de peur. La menace de la guérilla du Sentier lumineux est ici permanente. Trois disparitions successives accentuent l'angoisse et l'effroi. Sur fond d'enquête, nous pénétrons dans le monde des mineurs et des aventuriers des Andes avec, au centre, le couple Dionisio et Adriana, réincarnation dégradée des mythes de Dionysos et d'Ariane. [...]Un univers truculent et glacé se met en place, un monde archaïque où les croyances de la nuit des temps refont surface, un monde barbare, magique et entêtant... Une fois de plus, Mario Vargas Llosa, dans la parfaite maîtrise de son talent romanesque, nous entraîne vers un destin qui n'est jamais qu'humain, trop humain.Albert Bensoussan.

Paru le 01-11-1997 - Format : Broché - 368 pages - 18 x 15 x 1 cm - 188 g - ISBN 10 : 207040336X - ISBN 13 : 9782070403363

Collection : Folio

Tags : 20ème siècle, amérique du sud, pérou, latino-américain, littérature hispanique, littérature péruvienne, Andes, prix nobel de littérature, littérature sud-américaine, terrorisme, sentier lumineux, prix nobel, écrivain homme, croyances, réincarnation, angoisse, violence, romans policiers et polars, roman, littérature.

Citations de Lituma dans les Andes (7)

Le danger nous a toujours attirés. Ne représente-t-il pas la vraie vie, celle qui en vaut la peine? En revanche, la sécurité, c'est l'ennui, l'imbécillité, la mort. (p.274)

Le mal, c'est quand, comme à présent à Naccos, dans toute la sierra et peut-être dans le monde entier, on ne fait que souffrir et que plus personne ne se souvient de ce qu'était jouir. (p.275)

Le jour se levait rapidement sur le plateau et l'on distinguait très nettement les corps, les profils. Ils étaient jeunes, adolescents, l'air pauvre, et quelques uns semblaient des enfants. Outre les fusils, les revolvers, les machettes et les bâtons, beaucoup tenaient des gros cailloux dans leurs mains. Le petit bonhomme au chapeau, tombé à genoux et les deux doigts en croix, jurait, en levant les yeux au ciel. Jusqu'à ce que le cercle se refermât sur lui, le cachant à leur vue. Ils l'entendirent crier, supplier. Se poussant, s'excitant, rivalisant les uns les autres, les pierres et les mains s'abattaient, se relevaient, s'abattaient, se relevaient.

Ouvrant ses narines, il aspira cette fragrance d'eau, de terre et de racines qui, après un orage, semblait dédommager le monde, apaiser ceux qui avaient eu peur, sous les trombes et le tonnerre, que la vie s'achevât sur un cataclysme. (p57)

C'est un pays que personne ne peut comprendre, fit Scarlatine en riant, et rien n'est plus attirant que l'indéchiffrable, pour des gens qui viennent de pays aussi clairs et transparents que le mien

Le Pérou ! Ahí estaba: inmenso, misterioso, verdegris, pobrísimo, riquísimo, antiguo, hermético. Era este paisaje lunar y las caras cobrizas, desabridas de las mujeres y hombres que los rodeaban. Impenetrables, la verdad.Le Perou! Il était là : immense, mystérieux, vert de gris, très pauvre, très riche, ancien, hermétique. C' était ce paysage lunaire et les visages cuivrés, maussades des femmes et des hommes qui les entouraient. Impenetrables, á dire vrai.

Il faut avoir des dispositions et perdre son orgueil, sa honte, descendre du piédestal où les gens sont juchés. Celui qui ne met pas en sommeil sa pensée, celui qui ne s'oublie pas lui-même, ni ne se libère des vanités et des orgueils, ni ne devient musique quand il chante, danse quand il danse, saoulerie quand il se saoule, celui-là ne sort pas de sa prison, ne voyage pas, ne perd pas la boule, n'accède pas à l'esprit. Il ne vit pas : il est décadence et mort-vivant.

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Critiques de Lituma dans les Andes : avis de lecteurs (14)


  • Critique de Lituma dans les Andes par Arribat (Amazon)

    Vargas Llosa est sans aucun doute un grand écrivain et il dépeint avec force ses personnages. Toutefois je n'arrive jamais à le suivre et me trouve toujours perdu dans ses ruptures temporelles où l'on a du mal ...

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    Par Arribat - publiée le 22/12/2010

  • Critique de Lituma dans les Andes par Olivier Levasseur (Amazon)

    Un peu déçu par cette nouvelle oeuvre de Vargas Llosa. Les premières pages annonçaient pourtant un sujet passionnant : l'emprise du Sentier Lumineux dans les villages isolés de la Cordillère, ses exactions horr...

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    Par Olivier Levasseur - publiée le 24/07/2010

  • Critique de Lituma dans les Andes par Aurora Turner (Amazon)

    Cet écrivain ne cesse de m’impressioner.Comment peut-on créer une telle suspense et une histoire d’amour avec si peu de personnages placés dans un décor dépourvue de toute attraction, mais intensément atmos...

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    Par Aurora Turner - publiée le 11/11/2005

  • Critique de Lituma dans les Andes par G. Sylvie (Amazon)

    Les ambiances sont bien dépeintes, secrets et intrigues dans des paysages grandioses de montagne. On se laisse gagner par la sympathie pour le héros, seul.

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    Par G. Sylvie - publiée le 14/02/2009

  • Critique de Lituma dans les Andes par HT (Amazon)

    Il m'a fallut beaucoup de temps pour m'accrocher à l'intrigue, mais une fois que c’était fait, je n'ai pas pu lâcher le livre.Le roman nous fait découvrir le Pérou. Je le recommande à tous ceux qui aiment le vo...

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    Par HT - publiée le 09/03/2017

  • Critique de Lituma dans les Andes par JeanLouisBOIS (Babelio)

    Je vous livre la critique de Guy Scarpetta, du Nouvel Observateur, qui me semble assez juste: " Vous voulez savoir la nature du mal qui aujourd'hui ronge un pays comme le Pérou? Ce roman vous en dira...

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    Par JeanLouisBOIS - publiée le 13/09/2010

  • Critique de Lituma dans les Andes par JeanLouisBOIS (Babelio)

    La lecture de ce livre laisse l'impression d'avoir affaire à un roman trois fois typique: typique des romans latino-américains, typique des romans péruviens et typique des romans de Mario Vargas Llosa...

    Lire la critique complète >
    Par JeanLouisBOIS - publiée le 16/09/2010

  • Critique de Lituma dans les Andes par (Babelio)

    Voici à nouveau Lituma, brigadier à Naccos, un coin paumé des Andes, dont la mine a été abandonnée, mais où une route est en construction. Une cabane-bureau abritant Lituma et son adjoint Carreno, des...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 15/02/2012

  • Critique de Lituma dans les Andes par maylibel (Babelio)

    Lituma, brigadier péruvien, a été affecté dans un petit village des Andes, Naccos. Autour rôde la menace du Sentier lumineux, groupe terroriste qui exécute régulièrement des villageois ou des voyageur...

    Lire la critique complète >
    Par maylibel - publiée le 02/09/2012

  • Critique de Lituma dans les Andes par clairejeanne (Babelio)

    Eh bien ! Mais quelle histoire ! Mario Vargas Llosa nous emmène très loin, dans un petit village perdu des Andes péruviennes où les indiens des montagnes croient que les entrailles de la Terre sont pe...

    Lire la critique complète >
    Par clairejeanne - publiée le 25/05/2013

  • Critique de Lituma dans les Andes par Herve-Lionel (Babelio)

    N°466 - Octobre 2010 Lituma dans les Andes - Mario Vargas Llosa* (traduit de l'espagnol par Albert Bensoussan) Lituma est un simple brigadier. En compagnie de son adjoint, le truculent garde civi...

    Lire la critique complète >
    Par Herve-Lionel - publiée le 14/04/2014

  • Critique de Lituma dans les Andes par lacazavent (Babelio)

    Dans ce roman, nous retrouvons Lituma le héros de « Qui a tué Palomino Molero ? », pour avoir mis son nez là où il n'aurais pas dû, rétrogradé et muté dans un avant poste des Andes. La région, ses ha...

    Lire la critique complète >
    Par lacazavent - publiée le 26/05/2016

  • Critique de Lituma dans les Andes par Taramacha (Babelio)

    Ce roman nous plonge dans les Andes péruviennes avec ses mystères, ses traditions et croyances ancestrales, ses habitants et ses esprits. J'ai beaucoup aimé les passages consacrés à la vie des village...

    Lire la critique complète >
    Par Taramacha - publiée le 10/10/2017

  • Critique de Lituma dans les Andes par tristantristan (Babelio)

    Après la lecture de " La ville et les chiens" dont la lecture m' avait ennuyé, il ne me semblait plus plausible de prendre un nouveau Vargas Llosa. Pourtant, ayant eu à ma main Lituma dans les Andes e...

    Lire la critique complète >
    Par tristantristan - publiée le 28/05/2018
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