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Mario Vargas Llosa

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Mario Vargas (né le 1er décembre 1928 à Sucre en Bolivie, décédé le 20 juillet 2017 en France) est un artiste peintre bolivien. 1928 : Mario Eloy Vargas Cardenas né le 1er décembre à Sucre (Bolivie). Il perd sa mère à l’âge de 14 ans. On la retrouve ... Plus >

L'homme qui parle (1989)

De Mario Vargas Llosa chez Gallimard
(4 votes, note moyenne : 4.5)

À Florence, alors qu'il a le sentiment de se promener au cœur même du monde de la Renaissance, un touriste péruvien tombe en arrêt, à la faveur d'une exposition de photos, devant des images anciennes de son propre pays : sur l'une des photos, un homme debout parle au milieu d'un cercle d'Indiens accroupis et attentifs. Et par la magie du souvenir ou d'une prodigieuse affabulation grâce à laquelle la mémoire personnelle ouvre ses vannes à une mémoire plus ancienne, voici que le peuple machiguenga se met de nouveau en marche et tente d'arrêter le soleil dans sa chute.Vargas Llosa nous restitue de façon magistrale, par l'intervention truculente et la réminiscence attendrie, le langage et la mythologie d'un peuple en perdition, la vérité cruelle et fascinante d'un Pérou archaïque en plein naufrage.

Paru le 03-11-1989 - Format : Broché - 252 pages - 20 x 14 x 1 cm - 291 g - ISBN 10 : 2070716716 - ISBN 13 : 9782070716715

Collection : Du Monde Entier

Tags : littérature, roman, magie, mémoire, survie, croyances, traditions, amazonie, littérature sud-américaine, ethnologie, prix nobel de littérature, états-unis, florence, littérature péruvienne, littérature hispanique, amérique du sud, latino-américain, pérou, 20ème siècle, 1980's, littérature, roman, magie, mémoire, survie, croyances, traditions, amazonie, littérature sud-américaine, ethnologie, prix nobel de littérature, états-unis, florence, littérature péruvienne, littérature hispanique, amérique du sud, latino-américain, pérou, 20ème siècle, 1980's.

Citations de L'homme qui parle (8)

L'important est de ne pas perdre patience et de laisser arriver ce qui doit arriver. Si l'homme vit tranquille, sans s'impatienter, il a le temps pour réfléchir et se rappeler. (196)

Le spectacle de la foi solide, inébranlable, qui pousse un homme à lui consacrer sa vie et à accepter en son nom toutes sortes de sacrifice, m'a toujours à la fois ému et effrayé, car je lis dans cette attitude tout à la fois l'héroïsme et le fanatisme, l'altruisme et le crime

Nous prétendions prouver aux téléspectateurs qu'une émission culturelle n'était pas forcément anesthésique, ésotérique ou pédante, mais qu'elle pouvait être amusante et à la porté de n'importe qui, car la «culture» n'était pas synonyme de science, littérature ou tout autre savoir spécialisé, mais plutôt une façon de s'approcher des choses, un point de vue susceptible d'aborder tous les sujets humains.

La mémoire est un piège absolu: elle corrige, elle accommode subtilement le passé en fonction du présent.

L'homme qui parle, où les parleurs, devaient être quelque chose comme les courriers de la communauté. Les personnages qui se déplaçaient d'un hameau à l'autre, sur le vaste territoire ou s'éparpillaient les Machiguengas, rapportant aux uns ce que faisaient les autres, les informant réciproquement des événements, des aventures et des infortunes de ces frères qu'ils ne voyaient que rarement ou jamais. Le nom les définissait. Ils parlaient. Leur bouche était le lien et le ciment de cette société que la lutte pour la survie avait obligé à se fractionner et se disperser aux quatre vents. Grâce aux parleurs, les parents avaient des nouvelles de leurs enfants, les frères de leurs sœurs, et grâce à eux ils apprenaient les morts, naissances et autres accidents de la tribu. (98)

Quelle illusion que de vouloir préserver ces tribus telles qu'elles étaient, telles qu'elles vivaient ! En premier lieu, ce n'était pas possible. Elles étaient toutes contaminées, les unes plus lentement, les autres plus rapidement, par des influences occidentales et métisses. De surcroît, fallait-il souhaiter cette préservation chimérique ? Quelle utilité que ces tribues continuent à vivre comme elles le faisaient et comme les anthropologues puristes du genre de Saúl le voulaient ! Les primitiviste les rendaient victimes, plutôt, des pires privations et cruautés. (79)

Heureusement que nous savons marcher. Heureusement que nous avons marché tant de temps. Heureusement que nous avons toujours changer d'endroit. Que serions-nous devenus si nous avions été de ceux qui ne bougent pas ? Nous aurions disparu qui sait où. C'est ce qui s'est passé pour beaucoup, pendant la saignée des arbres. Il n'y a pas de mots pour dire combien nous sommes favorisés par la fortune. (59)

Il y avait toujours de quoi manger. Il n'y avait pas de guerre. Les fleuves débordaient de poissons et les forêts de bêtes. Les Mashcos n'existaient pas. Les hommes de la terre étaient forts, sages, serains et unis. Ils étaient paisibles et sans rage. Avant que n'arrive après. (43)

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Critiques de L'homme qui parle : avis de lecteurs (2)


  • Critique de L'homme qui parle par cafeaulait (Babelio)

    Une histoire fascinante sur un peuple de l'Amazonie au Pérou. Une réflexion sur ce qu'on a fait et ce qu'on fait encore pour assimiler des peuplades à notre mode de vie occidental.Les croyances millén...

    Lire la critique complète >
    Par cafeaulait - publiée le 10/12/2016

  • Critique de L'homme qui parle par cbo21 (Babelio)

    À lire avant de visiter le Pérou et l'Amazonie! Excellent roman d'ethnologie précolombienne et réflexions très actuelles sur les peuples indigènes de l'Amazonie péruvienne en particulier sur le peuple...

    Lire la critique complète >
    Par cbo21 - publiée le 02/10/2015

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