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Accueil > Marie Louise Terray > Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier)

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Marie Louise Terray

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Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) (1997)

De Marie Louise Terray chez Gallimard
(27 votes, note moyenne : 4.3)

Il y a parfois des miracles : la survie des Chants de Maldoror et de Poésies en est un. Il s'en est fallu d'un cheveu que ces textes ne disparaissent à jamais dans les oubliettes de l'histoire littéraire : c'est en 1885, après une disparition quasi complète de quinze ans, que Les Chants de Maldoror resurgissent et électrisent quelques poètes de la «Jeune Belgique», avant de revenir dans les milieux symbolistes français. Durant les vingt premières années du XXᵉ siècle les admirateurs sont encore peu nombreux mais leur ferveur est grande : Léon-Paul Fargue et Valery Larbaud sont de ceux-là. Puis ce sont les surréalistes qui organisent ce qu'il faut bien appeler le culte de Lautréamont.Maintenant présent dans les manuels scolaires et les histoires littéraires, Ducasse n'en continue pas moins de susciter des réactions violentes : pour les uns c'est toujours un génie qui échappe à la critique, pour d'autres il reste un fou ou un potache dont les farces sont d'un goût douteux. Ducasse fait aussi partie de ces auteurs qui alimentent les polémiques entre les tenants d'une critique structuraliste et les adeptes d'une critique biographique ou historique ; il sème le trouble dans les rangs des historiens de la littérature : faut-il le considérer comme le dernier représentant d'un romantisme «frénétique» ou au contraire comme un opposant déterminé au courant romantique du XIXᵉ siècle, précurseur de la «modernité» de l'écriture poétique du XXᵉ siècle ?

Paru le 23-10-1997 - Format : Broché - 176 pages - 17 x 10 x 1 cm - 108 g - ISBN 10 : 2070400158 - ISBN 13 : 9782070400157

Collection : Foliothèque

Tags : 19ème siècle, classique français, littérature francophone, littérature française, france, horreur, mal, uruguay, surréalisme, romantisme, violence, correspondance, classique, poésie, poésie française, poésie en prose, fantastique, roman, littérature, prose.

Citations de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) (10)

Moi, comme les chiens, j'éprouve le besoin de l'infini… Je ne puis, je ne puis contenter ce besoin ! Je suis fils de l'homme et de la femme, d'après ce qu'on m'a dit. Ça m'étonne… je croyais être davantage ! Au reste, que m'importe d'où je viens ? [...]Chaque matin, quand le soleil se lève pour les autres, en répandant la joie et la chaleur dans toute la nature, tandis qu'aucun de mes traits ne bouge, en regardant fixement l'espace plein de ténèbres, accroupi vers le fond de ma caverne aimée, dans un désespoir qui m'enivre comme le vin, je meurtris de mes puissantes mains ma poitrine en lambeaux. Pourtant, je sens que je ne suis pas atteint de la rage ! Pourtant, je sens que je ne suis pas le seul qui souffre ! Pourtant, je sens que je respire ! Comme un condamné qui essaie ses muscles, en réfléchissant sur leur sort, et qui va bientôt monter à l'échafaud.

Je regarde subitement l'horizon, à travers les rares interstices laissées par les broussailles épaisses qui recouvrent l'entrée : je ne vois rien ! Rien… si ce ne sont les campagnes qui dansent en tourbillon avec les arbres et avec les longues files d'oiseaux qui traversent les airs. Cela me trouble le sang et le cerveau… Qui donc, sur la tête, me donne des coups de barre de fer, comme un marteau frappant l'enclume ?

Incipit : Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage à travers les marécages désolés, de ces pages sombres et pleines de poison ; car à moins qu'il n'apporte dans sa lecture une logique rigoureuse et une tension d'esprit égale au moins à sa défiance, les émanations mortelles de ce livre imbiberont son âme comme l'eau le sucre. Il n'est pas bon que tout le monde lise les pages qui vont suivre ; quelques-uns savoureront ce fruit amer sans danger.

Malheur au cachalot qui se battrait contre un pou. Il serait dévoré en un clin d'oeil, malgré sa taille. Il ne resterait pas la queue pour annoncer la nouvelle. L'éléphant se laisse caresser. Le pou, non. Je ne vous conseille pas de tenter cet essai périlleux. Gare à vous, si votre main est poilue, ou que seulement elle soit composée de chair. C'en est fait de vos doigts. Ils craqueront comme s'ils étaient à la torture. La peau disparaît par un étrange enchantement. Les poux sont incapables de commettre autant de mal que leur imagination en médite. Si vous trouvez un pou dans votre route, passez votre chemin, et ne lui léchez pas les papilles de la langue. Il vous arriverait quelque accident. Cela s'est vu. N'importe, je suis déjà content de la quantité de mal qu'il te fait, ô race humaine ; seulement, je voudrais qu'il t'en fît davantage.

Ô pédérastes incompréhensibles, ce n'est pas moi qui lancerai des injures à votre grande dégradation ; ce n'est pas moi qui viendrai jeter le mépris sur votre anus infundibuliforme. Il suffit que les maladies honteuses, et presque incurables, qui vous assiègent, portent avec elles leur immanquable châtiment. Législateurs d'institutions stupides, inventeurs d'une morale étroite, éloignez-vous de moi, car je suis une âme impartiale. Et vous, jeunes adolescents ou plutôt jeunes filles, expliquez-moi comment et pourquoi (mais, tenez-vous à une convenable distance, car, moi non plus, je ne sais pas résister à mes passions) la vengeance a germé dans vos cœurs, pour avoir attaché au flanc de l'humanité une pareille couronne de blessures. Vous la faites rougir de ses fils par votre conduite (que, moi, je vénère !) ; votre prostitution, s'offrant au premier venu, exerce la logique des penseurs les plus profonds, tandis que votre sensibilité exagérée comble la mesure de la stupéfaction de la femme elle-même. Êtes-vous d'une nature moins ou plus terrestre que celle de vos semblables ? Possédez-vous un sixième sens qui nous manque ? Ne mentez pas, et dites ce que vous pensez. Ce n'est pas une interrogation que je vous pose ; car, depuis que je fréquente en observateur la sublimité de vos intelligences grandioses, je sais à quoi m'en tenir. Soyez bénis par ma main gauche, soyez sanctifiés par ma main droite, anges protégés par mon amour universel. Je baise votre visage, je baise votre poitrine, je baise, avec mes lèvres suaves, les diverses parties de votre corps harmonieux et parfumé. Que ne m'aviez-vous dit tout de suite ce que vous étiez, cristallisations d'une beauté morale supérieure ? Il a fallu que je devinasse par moi-même les innombrables trésors de tendresse et de chasteté que recélaient les battements de votre cœur oppressé. Poitrine ornée de guirlandes de roses et de vétyver. Il a fallu que j'entr'ouvrisse vos jambes pour vous connaître et que ma bouche se suspendît aux insignes de votre pudeur. Mais (chose importante à représenter) n'oubliez pas chaque jour de laver la peau de vos parties, avec de l'eau chaude, car, sinon, des chancres vénériens pousseraient infailliblement sur les commissures fendues de mes lèvres inassouvies. Oh ! si au lieu d'être un enfer, l'univers n'avait été qu'un céleste anus immense, regardez le geste que je fais du côté de mon bas-ventre : oui, j'aurais enfoncé ma verge, à travers son sphyncter sanglant, fracassant, par mes mouvements impétueux, les propres parois de son bassin ! Le malheur n'aurait pas alors soufflé, sur mes yeux aveuglés, des dunes entières de sable mouvant ; j'aurais découvert l'endroit souterrain où gît la vérité endormie, et les fleuves de mon sperme visqueux auraient trouvé de la sorte un océan où se précipiter ! Mais, pourquoi me surprends-je à regretter un état de choses imaginaire et qui ne recevra jamais le cachet de son accomplissement ultérieur ? Ne nous donnons pas la peine de construire de fugitives hypothèses. En attendant, que celui qui brûle de l'ardeur de partager mon lit vienne me trouver ; mais, je mets une condition rigoureuse à mon hospitalité : il faut qu'il n'ait pas plus de quinze ans. Qu'il ne croie pas de son côté que j'en ai trente ; qu'est-ce que cela y fait ? L'âge ne diminue pas l'intensité des sentiments, loin de là ; et, quoique mes cheveux soient devenus blancs comme la neige, ce n'est pas à cause de la vieillesse : c'est, au contraire, pour le motif que vous savez. Moi, je n'aime pas les femmes ! Ni même les hermaphrodites ! Il me faut des êtres qui me ressemblent, sur le front desquels la noblesse humaine soit marquée en caractères plus tranchés et ineffaçables ! Êtes-vous certain que celles qui portent de longs cheveux, soient de la même nature que la mienne ? Je ne le crois pas, et je ne déserterai pas mon opinion. Une salive saumâtre coule de ma bouche, je ne sais pas pourquoi. Qui veut me la sucer, afin que j'en sois débarrassé ? Elle monte… elle monte toujours ! Je sais ce que c'est. J'ai remarqué que, lorsque je bois à la gorge le sang de ceux qui se couchent à côté de moi (c'est à tort que l'on me suppose vampire, puisqu'on appelle ainsi des morts qui sortent de leur tombeau ; or, moi, je suis un vivant), j'en rejette le lendemain une partie par la bouche : voilà l'explication de la salive infecte. Que voulez-vous que j'y fasse, si les organes, affaiblis par le vice, se refusent à l'accomplissement des fonctions de la nutrition ? Mais, ne révélez mes confidences à personne. Ce n'est pas pour moi que je vous dis cela ; c'est pour vous-même et les autres, afin que le prestige du secret retienne dans les limites du devoir et de la vertu ceux qui, aimantés par l'électricité de l'inconnu, seraient tentés de m'imiter. Ayez la bonté de regarder ma bouche (pour le moment, je n'ai pas le temps d'employer une formule plus longue de politesse) ; elle vous frappe au premier abord par l'apparence de sa structure, sans mettre le serpent dans vos comparaisons ; c'est que j'en contracte le tissu jusqu'à la dernière réduction, afin de faire croire que je possède un caractère froid. Vous n'ignorez pas qu'il est diamétralement opposé. Que ne puis-je regarder à travers ces pages séraphiques le visage de celui qui me lit. S'il n'a pas dépassé la puberté, qu'il s'approche. Serre-moi contre toi, et ne crains pas de me faire du mal ; rétrécissons progressivement les liens de nos muscles. Davantage. Je sens qu'il est inutile d'insister ; l'opacité, remarquable à plus d'un titre, de cette feuille de papier, est un empêchement des plus considérables à l'opération de notre complète jonction. Moi, j'ai toujours éprouvé un caprice infâme pour la pâle jeunesse des collèges, et les enfants étiolés des manufactures ! Mes paroles ne sont pas les réminiscences d'un rêve, et j'aurai trop de souvenirs à débrouiller, si l'obligation m'était imposée de faire passer devant vos yeux les événements qui pourraient affermir de leur témoignage la véracité de ma douloureuse affirmation. La justice humaine ne m'a pas encore surpris en flagrant délit, malgré l'incontestable habileté de ses agents. J'ai même assassiné (il n'y a pas longtemps !) un pédéraste qui ne se prêtait pas suffisamment à ma passion ; j'ai jeté son cadavre dans un puits abandonné, et l'on n'a pas de preuves décisives contre moi. Pourquoi frémissez-vous de peur, adolescent qui me lisez ? Croyez-vous que je veuille en faire autant envers vous ? Vous vous montrez souverainement injuste… Vous avez raison : méfiez-vous de moi, surtout si vous êtes beau. Mes parties offrent éternellement le spectacle lugubre de la turgescence ; nul ne peut soutenir (et combien ne s'en ont-ils pas approchés !) qu'il les a vues à l'état de tranquillité normale, pas même le décrotteur qui m'y porta un coup de couteau dans un moment de délire. L'ingrat ! Je change de vêtements deux fois par semaine, la propreté n'étant pas le principal motif de ma détermination. Si je n'agissais pas ainsi, les membres de l'humanité disparaîtraient au bout de quelques jours, dans des combats prolongés. En effet, dans quelque contrée que je me trouve, ils me harcèlent continuellement de leur présence et viennent lécher la surface de mes pieds. Mais, quelle puissance possèdent-elles donc, mes gouttes séminales, pour attirer vers elles tout ce qui respire par des nerfs olfactifs ! Ils viennent des bords des Amazones, ils traversent les vallées qu'arrose le Gange, ils abandonnent le lichen polaire, pour accomplir de longs voyages à ma recherche, et demander aux cités immobiles, si elles n'ont pas vu passer, un instant, le long de leurs remparts, celui dont le sperme sacré embaume les montagnes, les lacs, les bruyères, les forêts, les promontoires et la vastitude des mers ! Le désespoir de ne pas pouvoir me rencontrer (je me cache secrètement dans les endroits les plus inaccessibles, afin d'alimenter leur ardeur) les porte aux actes les plus regrettables. Ils se mettent trois cent mille de chaque côté, et les mugissements des canons servent de prélude à la bataille. Toutes les ailes s'ébranlent à la fois, comme un seul guerrier. Les carrés se forment et tombent aussitôt pour ne plus se relever. Les chevaux effarés s'enfuient dans toutes les directions. Les boulets labourent le sol, comme des météores implacables. Le théâtre du combat n'est plus qu'un vaste champ de carnage, quand la nuit révèle sa présence et que la lune silencieuse apparaît entre les déchirures d'un nuage. Me montrant du doigt un espace de plusieurs lieues recouvert de cadavres, le croissant vaporeux de cet astre m'ordonne de prendre un instant, comme le sujet de méditatives réflexions, les conséquences funestes qu'entraîne, après lui, l'inexplicable talisman enchanteur que la Providence m'accorda. Malheureusement que de siècles ne faudra-t-il pas encore, avant que la race humaine périsse entièrement par mon piège perfide ! C'est ainsi qu'un esprit habile, et qui ne se vante pas, emploie, pour atteindre à ses fins, les moyens mêmes qui paraîtraient d'abord y porter un invincible obstacle. Toujours mon intelligence s'élève vers cette imposante question, et vous êtes témoin vous-même qu'il ne m'est plus possible de rester dans le sujet modeste qu'au commencement j'avais le dessein de traiter. Un dernier mot… c'était une nuit d'hiver. Pendant que la bise sifflait dans les sapins, le Créateur ouvrit sa porte au milieu des ténèbres et fit entrer un pédéraste.

L'homme se vante sans cesse, et pour des minuties.

J'ai vu, pendant toute ma vie, sans en excepter un seul, les hommes, aux épaules étroites, faire des actes stupides et nombreux, abrutir leurs semblables, et pervertir les âmes par tous les moyens. Ils appellent les motifs de leurs actions : la gloire. En voyant ces spectacles, j'ai voulu rire comme les autres ; mais cela, étrange imitation, était impossible.

« Hélas ! Qu'est-ce donc que le bien et le mal ! Est-ce une même chose par laquelle nous témoignons avec rage notre impuissance, et la passion d'atteindre à l'infini par les moyens même les plus insensés ? Ou bien sont-ce deux choses différentes ? Oui… que ce soit plutôt une même chose… car sinon que deviendrais-je au jour du jugement ! Adolescent, pardonne-moi ; c'est celui qui est devant ta figure noble et sacrée, qui a brisé tes os et déchiré les chairs qui pendent à différents endroits de ton corps. Est-ce un délire de ma raison malade, est-ce un instinct secret qui ne dépend pas de mes raisonnements, pareil à celui de l'aigle déchirant sa proie, qui m'a poussé à commettre ce crime ; et pourtant, autant que ma victime, je souffrais ! Adolescent, pardonne-moi. Une fois sorti de cette vie passagère, je veux que nous soyons entrelacés pendant l'éternité ; ne former qu'un seul être, ma bouche collée à ta bouche. Même, de cette manière, ma punition ne sera pas complète. Alors, tu me déchireras, sans jamais t'arrêter, avec les dents et les ongles à la fois. Je parerai mon corps de guirlandes embaumées, pour cet holocauste expiatoire ; et nous souffrirons tous les deux, moi, d'être déchiré, toi, de me déchirer… ma bouche collée à ta bouche. O adolescent, aux cheveux blonds, aux yeux si doux, feras-tu ce que je te conseille ? Malgré toi, je veux que tu le fasses, et tu rendras heureuse ma conscience. » Après avoir parlé ainsi, en même temps tu auras fait le mal à un être humain, et tu seras aimé du même être : c'est le bonheur le plus grand qu'on puisse concevoir. Plus tard, tu pourras le mettre à l'hôpital ; car le perclus ne pourra pas gagner sa vie. On t'appellera bon, et les couronnes de laurier et les médailles d'or cacheront tes pieds nus, épars sur la grande tombe, à la vieille figure. O toi dont je ne veux pas écrire le nom sur cette page qui consacre la sainteté du crime, je sais que ton pardon fut immense comme l'univers. Mais, moi, j'existe encore !

Race stupide et idiote ! Tu te repentiras de te conduire ainsi. C'est moi qui te le dis. Tu t'en repentiras, va ! tu t'en repentiras. Ma poésie ne consistera qu'à attaquer, par tous les moyens, l'homme, cette bête fauve, et le Créateur, qui n'aurait pas dû engendrer une pareille vermine. Les volumes s'entasserons sur les volumes, jusqu'à la fin de ma vie, et, cependant, l'on n'y verra que cette seule idée, toujours présente à ma conscience !

L'homme s'est cru beau dans tous les siècles. Moi, je suppose plutôt que l'homme ne croit à sa beauté que par amour-propre ; mais qu'il n'est pas beau réellement et qu'il s'en doute ; car pourquoi regarde-t-il la figure de son semblable avec tant de mépris ?

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Critiques de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) : avis de lecteurs (32)


  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par chartel (Babelio)

    Voici une oeuvre, Les Chants de Maldoror, d' Isidore Ducasse (alias comte de Lautréamont) qui laisse une impression étrange, peut-être à cause des secrets qu'elle cherche à taire tout en tentant de les...

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    Par chartel - publiée le 11/02/2008

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par Bunee (Babelio)

    Maldoror.... Si le peintre Jérome Bosch avait un équivalent en littérature, ce serait lui. Les chants de maldoror sont une épopée en prose de six chants, d'un style vraiment particulier, oscillant ...

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    Par Bunee - publiée le 07/06/2008

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par Piling (Babelio)

    Il y avait longtemps que je n'avais relu Lautréamont. J'en suis au deuxième chant et je me force à relire patiemment, jusqu'au bout, mais que tout ça m'ennuie ! Les Chants de Maldoror, en dépit de la ...

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    Par Piling - publiée le 06/12/2008

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par (Babelio)

    Voici le seul livre qui devait marquer à jamais mon existence. Vous en parler relèverait de l'Ineffable. La seule chose que je puis dire, c'est que cette oeuvre est une incarnation du Mal, une incarna...

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    Par Babelio - publiée le 12/09/2010

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par survi_ve (Babelio)

    Le livre est trés difficile,aprés un passage ou il faut s'accrocher sur l'histoire de Lautréamont,se livre nous montre a quelle point Theodore Ducasse arrivait rien qu'avec des mots a donner dans ses ...

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    Par survi_ve - publiée le 14/01/2011

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par olivberne (Babelio)

    Je crois que ces chants ne sont pas à chanter à tout le monde! Ils m'ont paru bien hermétiques, même s'ils sont de qualité. Il faut quand même se préparer à cette lecture, complexe, obscure, difficile...

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    Par olivberne - publiée le 23/03/2012

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par bob-moussette (Babelio)

    "Les chants de Maldoror" est un livre qui a provoqué en moi, un cauchemar atroce lors d'une sieste d'été. L'impression d'un puits sans fond, d'une descente en enfer, comme si mon "âme" s'éta...

    Lire la critique complète >
    Par bob-moussette - publiée le 18/11/2012

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par tvouillamoz (Babelio)

    Il faut voir où il veut en venir pour trouver ce livre riche d'enseignements. Ceci-dit, il était trop sombre pour que je puisse le finir. Mais ce que j'ai lu était formidable.

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    Par tvouillamoz - publiée le 25/01/2013

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par Brispan (Babelio)

    J'ai une histoire particulière avec ce livre : je l'ai découvert à 17 ans, dévoré, lu et relu un nombre incalculable de fois. J'étais fascinée, envoûtée par l'écriture, et un peu déstabilisée par le p...

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    Par Brispan - publiée le 29/01/2013

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par holognec (Babelio)

    Lu de bout en bout (sauf la postface!) et à relire peut-être plus tard. Peut-on dire que l'on est vraiment entré dedans quand on ne parviens pas à s'en faire une représentation à la première lecture? ...

    Lire la critique complète >
    Par holognec - publiée le 21/02/2013

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par GuillaumeTM (Babelio)

    J'ai été subjugué par la teneur de cet ouvrage totalement surréaliste et d'une flamboyante imagination définitivement débridée. Je comprends tout à fait sa forte influence tout du long du XXème siècle...

    Lire la critique complète >
    Par GuillaumeTM - publiée le 28/03/2013

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par VACHARDTUAPIED (Babelio)

    Troublant!Envoûtant!Blessant, parfois, je l'ai tant aimé cette oeuvre, je l'aime encore même si je ne l'ai pas relue depuis des années............

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    Par VACHARDTUAPIED - publiée le 11/04/2013

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par lDavidl (Babelio)

    Certains le trouveront trop sombre, d'autres le trouveront dérangeant; et il est vrai que ce texte ne fait pas vraiment parti d'un quelconque compte pour enfants ou autres poésies romantiques. Néanmoi...

    Lire la critique complète >
    Par lDavidl - publiée le 24/07/2013

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par Rubinowy (Babelio)

    Publié en 1869 puis en 1874 Isidore Ducasse alias Lautréamont un jeune poète de vingt trois ans nous offre les chants de Maldoror . le fil conducteur de ces chants est un être maléfique un peu dépre...

    Lire la critique complète >
    Par Rubinowy - publiée le 11/02/2014

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par emmanuelleD (Babelio)

    Une révélation. Un coup de coeur d'adolescente !! J'ai tellement aimé, sa poésie me colle au coeur.

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    Par emmanuelleD - publiée le 23/04/2014

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par Korylle (Babelio)

    Né le 4 avril 1946 à Montevideo, en Uruguay, le Comte de Lautréamont, de son vrai nom Isidore Lucien Ducasse, fait partie des écrivains de génie qui n'auront laissé que peu de travaux à la postérité. ...

    Lire la critique complète >
    Par Korylle - publiée le 25/08/2014

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par pve735 (Babelio)

    Récit poignant, prose hallucinée, images saisissantes, les chants demeurent tout de même hétéroclites, les actions disjointes. Tout ça manque d'unité. La première lecture est fascinante, la relecture ...

    Lire la critique complète >
    Par pve735 - publiée le 05/10/2014

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par cdilefousseret (Babelio)

    Un ovni dans la littérature, ce texte est composé de chants, dans lesquels on découvre avec effroi (mais aussi fascination ?) l'âme noire de Maldoror. Ne pas oublier que les surréalistes se sont récl...

    Lire la critique complète >
    Par cdilefousseret - publiée le 02/12/2014

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par aureliestrega (Babelio)

    Un très bon livre. Il est très sombre et très réfléchi. De beaux moments de poésies qui rendent le sujet à la fois plus terrible et plus magnifique. Les passages sur l'océan sont mes préférés!

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    Par aureliestrega - publiée le 30/12/2014

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par Jamais_Content (Babelio)

    Inégal, mais quelques fulgurances qui valent le détour.

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    Par Jamais_Content - publiée le 11/02/2015

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par darkon31 (Babelio)

    Du romantisme noir, agressif et rebelle, mais avec un style alambiqué, souvent inspiré de précis scientifiques médicaux ou naturalistes, de l'ironie dans la parodie, de la sincérité aussi parfois, il ...

    Lire la critique complète >
    Par darkon31 - publiée le 04/07/2015

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par ParisCarine33 (Babelio)

    Livre hors-du-commun, à la fois atroce et d'une poésie folle... Quand la nausée rejoint l'extase, difficile de savoir ce qui reste après.

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    Par ParisCarine33 - publiée le 08/04/2016

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par (Babelio)

    Facile à lire, très beau, un peu déprimant.

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    Par Babelio - publiée le 12/05/2016

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par Maldor (Babelio)

    Il se lit presque comme un roman, il est d'une force poétique extraordinaire, pourquoi n'est-il pas plus célèbre ? L'Uruguayen est maudit ! Il y aurait tant à dire, mais simplifions : Lisez-le. C'est ...

    Lire la critique complète >
    Par Maldor - publiée le 16/05/2016

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par grm-uzik (Babelio)

    Isidore Ducasse (1846-1870), qui avait jadis pris pour pseudonyme : Comte de Lautréamont en hommage à Eugène Sue et à son personnage Lautréamont. Il avait en tout, écrit deux oeuvres magistrales. À sa...

    Lire la critique complète >
    Par grm-uzik - publiée le 10/10/2016

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par (Babelio)

    Voila sans doute le bouquin le plus délirant qu'il m'ait jamais été donné d'ouvrir. Il serait totalement vain d'essayer de le faire rentrer dans une case. Il y a un auteur dont on ne sait pratique...

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    Par Babelio - publiée le 02/01/2017

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par Allantvers (Babelio)

    La claque magistrale de mes quinze ans. A cet âge où je me figurais découvrir le monde par la littérature, ce hurlement flamboyant de fureur et de violence qui m'a sauté au visage comme un démon dél...

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    Par Allantvers - publiée le 10/03/2017

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par lecassin (Babelio)

    Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont, « Les chants de Maldoror » : je rencontre cet opus, à l'adolescence, il me semble, dans un roman de Troyat, « Les Eygletières » dont c'était le livre de chevet d...

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    Par lecassin - publiée le 28/08/2017

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par TiriNoiret (Babelio)

    Quelques mois d'études et réflexions sur l'oeuvre n'ont pas épuisé le sujet... Nous avions même pondu avec un ami quelque 100 pages sur le thème du cercle, du cycle et de l'ouragan, c'est dire ! Le...

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    Par TiriNoiret - publiée le 27/05/2018

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par (Babelio)

    Merveilleusement monstrueux. Monstrueusement merveilleux.

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    Par Babelio - publiée le 14/04/2019

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par (Babelio)

    « L'aurore s'élève bleuâtre, cherchant la lumière dans les replis de satin du crépuscule, comme, moi, je recherche la bonté, excité par l'amour du bien » À lire ceci, on pourrait croire que les Cha...

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    Par Babelio - publiée le 10/01/2020

  • Critique de Les Chants de Maldoror - Lettres - Poésies I et II d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (Essai et dossier) par Nowowak (Babelio)

    Peu importe ce que l'auteur a dit ou a voulu dire, seul ce qu'il suggère nous parle, nous crie des louanges, nous supplie des mondes, nous crée la passion épaisse, nous souffle nous délivre. Soyon...

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    Par Nowowak - publiée le 29/03/2020
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