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Marguerite D'angoulême (Reine De Navarre)

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L'Heptaméron (2000)

De Marguerite D'angoulême (Reine De Navarre) chez Gallimard
(14 votes, note moyenne : 3.4)

Marguerite de Navarre (1492-1549), sœur de François Iᵉʳ et reine de Navarre par son second mariage, est la grand-mère d'Henri IV. Marot a dit d'elle : «Corps féminin, cœur d'homme et tête d'ange.»Ce recueil est un des textes fondamentaux de la Renaissance et, entre Rabelais et Montaigne, l'un des trois plus importants. Il est constitué de nouvelles à l'italienne, au genre et au ton variés, racontées par des orateurs différents, enfermés par le mauvais temps dans une abbaye.Certaines histoires font rire, d'autres pleurer, de la farce à la comédie psychologique, de la violence extérieure à la violence des passions. Elles se veulent toutes actuelles et «véritables», miroirs de l'homme, dans ses misères, dans «la fragilité des cœurs». Entre chaque récit, les auditeurs confrontent leurs réactions et leurs interprétations. Le thème principal est l'amour, selon la morale, la société, la sexualité, la métaphysique : il s'achève alors en Dieu.Marguerite de Navarre est au XVIᵉ siècle ce que Maupassant est au XIXᵉ.
Texte établi par Sylvie Lefèvre

Paru le 01-05-2000 - Format : Broché - 768 pages - 18 x 11 x 3 cm - 387 g - ISBN 10 : 2070401561 - ISBN 13 : 9782070401567

Collection : Folio Classique

Tags : roman, nouvelles, poésie, classique, recueil, écrivain femme, contes, religion, histoire d'amour, amour, Moeurs et coutumes, érotisme, condition de la femme, féminisme, littérature du 16ème siècle, littérature française, renaissance, littérature médiévale, moyen-âge, 16ème siècle, roman, nouvelles, poésie, classique, récit historique, réfugiés, traditions, recueil, écrivain femme, contes, femmes, violence, religion, amour, condition de la femme, littérature du 16ème siècle, littérature française, renaissance, moyen-âge, 16ème siècle.

Citations de L'Heptaméron (6)

Il me semble que c'est beaucoup mieux fait d'aimer une femme comme femme que d'en idolâtrer plusieurs comme on fait d'une image. Et qu'en à moi je tiens cette opinion ferme qu'il vaut mieux en user que d'en abuser.

"Regardez, mes dames, quelz sont les effectz de la malice quant elle est joincte à la puissance! - J'avois bien ouy dire, ce dist Longarine, que les Italiens estoient subgects à trois vices par excellence; mais je n'eusse pas pensé que la vengeance et cruaulté fut allée si avant, que, pour une si petite occasion, elle eut donné si cruelle mort." Saffredent, en riant, luy dist: "Longarine, vous nous avez bien dict l'un des trois vices; mais il faut sçavoir qui sont les deux autres? - Si vous ne les sçaviez, ce dist-elle, je les vous apprendrois, mais je suys seure que vous les sçavez tous. - Par ces parolles, dist Saffredent, vous m'estimez bien vitieux? - Non faiz, dist Longarine, mais si bien congnoissez la laydeur du vice, que vous le povez mieulx que ung aultre eviter. - Ne vous esbahissez, dist Simontault, de cest cruaulté; car ceulx qui ont passé par Italie en ont vu de si très incroyables, que ceste-cy n'est au pris qu'un petit pecadille. - Vrayment, dist Geburon, quant Rivolte fut prins des François, il y avoit ung cappitaine Italien, que l'on estimoit gentil compaignon, lequel, voiant mort ung qui ne luy estoit ennemy que de tenir sa part contraire de Guelfe à Gibein, luy arracha le cueur du ventre, et, le rotissant sur les charbons à grand haste, le mangea, et, respondant à quelques ungs qui luy demandoient quel goust il y trouvoit, dist que jamais n'avoit mengé si savoureux ne si plaisant morceau que de cestuy-là; et, non content de ce bel acte, tua la femme du mort, et, en arrachant de son ventre le fruict dont elle estoit grosse, le froissa contre les murailles; et emplist d'avoyne les deux corps du mary et de la femme, dedans lesquelz il feit manger ses chevaulx. Pensez si cestuy-là n'eut bien faict mourir une fille qu'il eut soupçonnée luy faire quelque desplaisir? - Il faut bien dire, dist Ennasuite, que ce duc Urbin avoit plus de paour que son filz fut marié pauvrement, qu'il ne desiroit luy bailler femme à son gré. - Je croy que vous ne debvez poinct, respondit Simontault, doubter que la nature de l'Italien est d'aymer plus que nature ce qui est créé seulement pour le service d'icelle.

Toutes pour tous, et tous pour toutes.

Un vieil borgne, valet de chambre du duc d'Alençon, averty que sa femme s'estoit amourachée d'un jeune homme, desirant en sçavoir la verité, findit s'en aller pour quelques jours aux champs, dont il retourna si soudain que sa femme, sur laquelle il faisoit le guet, s'en apperceut, qui, la cuydant tromper, le trompa luy mesme.

Une muletiere d'Amboyse aima mieus cruelement mourir de la main de son valet que de consentir à sa mechante volonté.

A l'heure, toute la compaignye se tourna vers elle, la priant vouloir commencer; ce qu'elle accepta et, en riant, commencea à dire : «Il me semble, mes dames, que celluy qui m'a donné sa voix, a tant dict de mal des femmes par une histoire veritable d'une malheureuse, que je doibtz rememorer tous mes vielz ans pour en trouver une dont la vertu puisse desmentir sa mauvaise opinion; et, pour ce qu'il m'en est venu une au devant digne de n'estre mise en obly, je la vous vois compter.»


Critiques de L'Heptaméron : avis de lecteurs (7)


  • Critique de L'Heptaméron par Fabinou7 (Babelio)

    Cet ouvrage semble être le livre d'une vie. Inachevé à la mort de son autrice, soeur de François Ier et reine de Navarre, il rassemble, sur le schéma initié par le Décaméron de Boccace, pas moins de 72...

    Lire la critique complète >
    Par Fabinou7 - publiée le 28/01/2020

  • Critique de L'Heptaméron par Lucilou (Babelio)

    Je n'aurai sans doute jamais lu l'Heptaméron s'il n'avait pas figuré sur la liste des oeuvres du cours d'Histoire Littéraire lors de ma première année de licence, ni si je n'avais choisi en master ent...

    Lire la critique complète >
    Par Lucilou - publiée le 30/04/2019

  • Critique de L'Heptaméron par Marti94 (Babelio)

    C'est bien la première fois que je vais faire un commentaire plutôt positif sur un livre que je n'ai pas réussi à lire. Il faut dire qu'il est difficile car écrit en vieux français. J'ai donc décroché...

    Lire la critique complète >
    Par Marti94 - publiée le 24/02/2019

  • Critique de L'Heptaméron par Folfaerie (Babelio)

    Voilà un pavé que j'ai lu dans le cadre de ma troisième année de licence en lettres. Ce n'est certes pas un livre qui m'attendait dans ma PAL et pour dire vrai, je n'aurai jamais songé à lire les écri...

    Lire la critique complète >
    Par Folfaerie - publiée le 27/04/2014

  • Critique de L'Heptaméron par fdelorme (Babelio)

    Surfant sur la vague des recueil de nouvelles d'alors (le décaméron italien, déjà vieux de plusieurs siècles, mais aussi les "100 nouvelles nouvelles" françaises), Marguerite de Navarre nous propose, ...

    Lire la critique complète >
    Par fdelorme - publiée le 28/03/2014

  • Critique de L'Heptaméron par Heleniah (Babelio)

    Un de mes plus grands regrets avec ce livre, c'est qu'il n'a jamais été traduit en français moderne. Si on s'habitue au français du XVe siècle, il reste néanmoins aride pour la plupart des lecteurs. ...

    Lire la critique complète >
    Par Heleniah - publiée le 24/03/2013

  • Critique de L'Heptaméron par Golgoth (Babelio)

    J'ai adoré ce livre. J'ai rencontré mon épouse en fac de Lettres et un des plus beaux compliments qu'on nous ait fait (encore aujourd'hui), c'est notre prof de littérature du XVIE siècle qui nous l'av...

    Lire la critique complète >
    Par Golgoth - publiée le 11/12/2012
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