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Marcus Malte

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Né en 1967 à La-Seyne-sur-Mer, Marcus Malte est devenu en quelques années l’un des auteurs les plus novateurs et remarqués du roman noir français. Stylisme impeccable, talent souvent primé, il a notamment écrit La part des chiens, Intérieur nord, C... Plus >

Le lac des singes (2009)

De Marcus Malte chez Gallimard
(2 votes, note moyenne : 3.5)

Pour Mister, le pianiste black et colosse au grand cœur, ce devait être un plan d'enfer : deux semaines à exercer ses talents devant les clients mélomanes du Casino royal d'Évian. Le tout pour un cachet mirobolant. Mais personne ne l'avait prévenu que la roulette, cet été-là, était russe. Et que les gains se payaient cash d'une balle en plein front. Rouge, impair et passe. Sur les eaux troubles du lac, les cygnes ont cédé la place à d'étranges singes grimaçants... Non, personne ne lui avait dit que c'était réellement un plan d'enfer.
Né en 1967, Marcus Malte est devenu en quelques années l'un des auteurs les plus novateurs et remarqués du roman noir français.

Paru le 15-10-2009 - Format : Broché - 288 pages - 18 x 11 x 1 cm - 152 g - ISBN 10 : 2070344657 - ISBN 13 : 9782070344659

Collection : Folio Policier

Tags : récits, roman, enquête policière, romans policiers et polars, roman noir, polar noir, pianiste, lutte des classes, enfer, magiciens, neuf, casino, musique, jazz, films, tueur en série, meurtrier, assassin, france, littérature française.

Citations de Le lac des singes (5)

Dès qu'il eut posé les deux pieds sur le quai, il s'immobilisa et regarda autour de lui. Il vit, sur sa droite, une dame âgée de deux mille ans, tordue à l'équerre, canne en main et se déplaçant à la vitesse d'une tortue morte. le chef de gare la soutenait de côté. Un vrai, - uniforme, casquette, moustaches S.N.C.F., un sifflet autour du cou et l'œil sévère -, comme ceux qu'on croyait disparu à jamais. En plus, il se coltinait la valise de la vieille, un truc tellement énorme qu'elle devait dormir dedans par souci d'économie. Il vit, sur sa gauche, un couple qui s'étreignait pour un pathétique au revoir, hypothétique adieu, les larmes aux yeux. Il vit l'enseigne au-dessus de sa tête, où le nom de la ville apparaissait en grosses majuscules bleues. Le tout dans un silence feutré.

Premier extrait – Août 1994 J'étais né pour pleuvoir ! Pour cracher des éclairs et roter tout haut ! Tonnerre, typhon, tempête… des prénoms qui allaient si bien à mon teint. J'aurais dû pisser mon eau froide sur leurs crânes d'oisillons et briser leurs tympans. Les voir courir sous les porches, dans les églises, dans les métros où leurs frères, frérots poivrots, crèvent au chaud. Chercher l'abri à ma colère. Ma colère, non. Même pas. Ma distraction.

Là-bas, chez les riches, ça commençait à s'éclairer de partout. Des lumières jusque sur la flotte. J'ai pensé, pourquoi ce serait toujours du côté des pauvres qu'on crèverait ? Y a pas de raison. Je regardais le reflet tout noir des arbres dans l'eau du lac. Ça ne bougeait pas. J'ai attendu encore.Et puis les singes sont arrivés. D'un seul coup. Tout une bande. Je les ai vus grimper au sommet du reflet. Ils m'ont vu aussi. Plein de gestes, plein de bruit, des rires, comme les gars de la scierie. Un boucan pas possible. J'ai sorti mon pain dur et je l'ai jeté à l'eau. Mais ils n'en ont pas voulu. Il a coulé. Les singes n'aiment pas le pain dur. Alors j'ai sorti mon fusil et j'ai tiré. Bang ! Bang ! Bang !... Je les ai tous dégommés, un à un. J'ai pas perdu la main. L'eau bouillait et ça m'a réchauffé.Je sais. Je sais qu'il y en aura d'autres. Ils reviendront. Mais je serai là. Je les tuerai. Tous. Y a pas de raison. Et quand ils auront tous crevé, la place sera libre. L'eau claire. Et ce sont les cygnes qui reviendront.

Cela prenait un peu plus de temps, des mois, parfois des années, mais leur corps trop lourd finissait toujours par sombrer. Et leurs larmes encore tièdes se mêlaient à l'eau glacée des torrents et nourrissaient le lac.

Et le public avait embarqué avec. Les doigts, les mains s'étaient mis à claquer: la piste avait été envahie par des couples de fringants sexagénaires qui se déhanchaient tels ces nouveaux esclaves, les affranchis, aux plus belles heures du bop dans les caves de Harlem, New-York, Etats-Unis. L'irrésistible, l'irrépressible besoin de se remuer la carcasse. On frôlait les infarctus, clavicules et fémurs étaient au bord de la fracture, mais tout ça dans la joie, nom de Dieu !


Critiques de Le lac des singes : avis de lecteurs (4)


  • Critique de Le lac des singes par saphoo (Babelio)

    Je poursuis mes lectures avec Marcus MAlte, cet opus nous plonge dans une enquête policière au son du Jazz et aux cliquetis de la roulette qui déraille parfois à la roulette russe. Ce n'est pas trop...

    Lire la critique complète >
    Par saphoo - publiée le 29/01/2017

  • Critique de Le lac des singes par (Babelio)

    Mister , musicien de jazz se rend au Casino Evian pour remplacer le pianiste ...Mais les gagnants du jack pot finissent une balle dans la tête ... Mister va être d'une aide précieuse à la police loca...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 14/11/2016

  • Critique de Le lac des singes par manue14 (Babelio)

    Dans cette première partie Marcus Malte pose les bases de son histoire, que ce soit pour les lieux mais aussi pour les personnages. L'auteur nous présente l'enquête comme une histoire qui serait arri...

    Lire la critique complète >
    Par manue14 - publiée le 26/01/2015

  • Critique de Le lac des singes par (Babelio)

    J'ai retrouvé avec plaisir la plume de Marcus Malte. Amatrice de polar, je retrouve là une ambiance sombre, des personnages paumés, une situation surprenante. Mister - grand pianiste jazz noir au drô...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 30/08/2013

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