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Louis De Bernières

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La mandoline du capitaine Corelli (1999)

De Louis De Bernières chez Gallimard
(12 votes, note moyenne : 4.3)

«L'île à moitié oubliée de Céphalonie s'élève imprudemment de la mer Ionienne. Elle est tellement chargée d'antiquité que les pierres elles-mêmes exhalent la nostalgie et que la terre rouge reste hébétée non seulement par le soleil mais aussi par le poids insupportable de la mémoire.»Sur cette île en apparence bénie des dieux, des ouragans vont pourtant se déchaîner dès 1939 ; à l'occupation italienne va succéder l'invasion allemande et son cortège d'exactions. Puis, à partir de 1945, les maquis rouges feront régner leur terrible loi. Et quand enfin la paix semble revenue, le meurtrier tremblement de terre de 1953 dévaste Céphalonie à son tour.Que deviennent les destins individuels au cœur de tant de drames ? Un amour aussi fragile que celui de Pélagia, la jolie petite Grecque, et du séduisant capitaine Corelli peut-il leur résister ? Car comment résiste-t-on à la haine, la peur, la faim, la folie, la mort ? Est-il possible de continuer à vivre quand il ne reste plus que le souvenir, la tendresse, la musique - ah, la musique d'une certaine mandoline... - à leur opposer ?

Paru le 05-01-1999 - Format : Poche - 704 pages - 1 x 1 x 2 cm - 342 g - ISBN 10 : 2070406997 - ISBN 13 : 9782070406999

Collection : Folio

Tags : 20ème siècle, angleterre, anglais, grèce, italie, littérature britannique, littérature anglaise, grèce contemporaine, armee italienne, guerre, seconde guerre mondiale, amour, histoire d'amour, musique, adapté au cinéma, résistance, histoire, historique, roman historique, roman.

Citations de La mandoline du capitaine Corelli (10)

Transportée, elle s'aperçut soudain qu'il y avait dans la musique quelque chose qui ne lui avait encore jamais été révélé : ce n'était pas simplement la production d'un son agréable, c'était, pour ceux qui la comprenaient, une odyssée sentimentale et intellectuelle. Elle regarda le visage de Corelli et oublia d'être attentive à la musique ; elle voulait partager le voyage. Elle se pencha en avant et croisa les mains comme si elle priait.

L'amour, ce n'est pas rester sans voix, ce n'est pas l'excitation, ni la déclaration de promesses d'une passion éternelle. Ce n'est pas le désir de faire l'amour à tout instant du jour, ni rêver toute la nuit qu'il te fait des bisous partout. Non, ne rougis pas ! Je te dis la vérité. Ça, c'est “tomber amoureux”, et n'importe quel imbécile peut le faire. L'amour, c'est ce qu'il nous reste quand le feu de la folie amoureuse s'est éteint… C'est ce que nous éprouvions, ta mère et moi. Nous avions des racines qui poussaient en profondeur et se rapprochaient les unes des autres. Quand nos branches ont perdu leurs jolies fleurs, nous avons découvert que nous ne faisions plus qu'un seul arbre au lieu de deux.

Pélagia soupira.- J'ai encore du mal à être aimable avec les Allemands. Je continue à leur en vouloir pour ce qu'on fait leurs grands-pères. Ils sont très polis et les filles sont très jolies. De bonnes mères. J'ai honte d'avoir envie de leur donner des coups de pied.

En titillant les escargots, elle fut affligée par la cruauté d'un monde où les vivants ne peuvent vivre qu'en prédateurs de créatures plus faibles qu'eux : une bien mauvaise façon d'ordonner un univers.

- [...] Les Italiens agissent toujours sans réfléchir, c'est la gloire et la malédiction de votre civilisation. Un Allemand planifie un mois à l'avance son transit intestinal de Pâques, les Anglais planifient tout après-coup, comme ça, tout a toujours l'air de s'être passé comme prévu. Les Français planifient tout en donnant l'impression de faire la fête et les Espagnols... et bien, Dieu sait ce qu'ils font.

Toutes leurs conversations d'amoureux commençaient par "Après la guerre".

L'une des nombreuses curiosités de la vieille administration britannique c'est qu'elle voyait très bien ce qui n'allait pas chez elle et ne changeait jamais rien. Elle préférerait appliquer ses leçons à ses possessions à l'étranger.

- Musicien ? Dans l'armée ?- Quand je me suis engagé, kyria Pélagia, la vie à l'armée consistait surtout à être payé à ne rien faire.

Elle pensa à la guerre et sentit son cœur devenir lourd en se disant qu'autrefois les hommes étaient les jouets des dieux et n'avaient réussi qu'à devenir les jouets d'autres hommes qui se prenaient pour des dieux.

- Encore une chose. L'amour est une folie passagère, il entre en éruption comme un volcan et se calme ensuite. Et quand il se calme, il faut prendre une décision. Il faut voir si vos racines se sont emmêlées à tel point qu'il est inconcevable de vous séparer. Parce que c'est ça, l'amour. L'amour, ce n'est pas la respiration coupée, ce n'est pas l'excitation, ce n'est pas l'échange de promesses d'une passion éternelle, ce n'est pas le désir de s'accoupler à chaque minute de la journée, ce n'est pas de rester éveillée la nuit en t'imaginant qu'il embrasse chaque recoin de ton corps. Non, ne rougis pas, je te dis certaines vérités. Ça, c'est simplement être "amoureux", ce qui est à la portée du premier imbécile venu. L'amour vrai, c'est ce qui reste quand on a cessé d'être amoureux, et c'est à la fois un art et un heureux accident.

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Critiques de La mandoline du capitaine Corelli : avis de lecteurs (13)


  • Critique de La mandoline du capitaine Corelli par nabuchodonosor (Babelio)

    livre magnifique.livre d'amour sur fond de tragédie historique livre de guerre et d'amitié.une fin un peu convenue et donc décevante dans le genre 20 ans aprés.il est vrai que la grisaille des temps ...

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    Par nabuchodonosor - publiée le 04/12/2010

  • Critique de La mandoline du capitaine Corelli par MicheleB (Babelio)

    Pour comprendre une guerre,  on peut croire qu'il suffit d'en bien connaitre l'ordre des batailles et les méandres de la stratégie militaire.  Mais l'éclairage que nous offre Louis de Bernières sur la...

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    Par MicheleB - publiée le 01/08/2011

  • Critique de La mandoline du capitaine Corelli par (Babelio)

    Frères et soeurs dans le Christ, camarades ex-marxistes et compagnons déçus de Mariategui, campesinos, putains et guérilleros, je vous parlerai de la révélation qui a touché mon esprit pendant les l...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 10/10/2011

  • Critique de La mandoline du capitaine Corelli par veronique55 (Babelio)

    L'île grecque de Céphalonie est occupée par les italiens, les allemands, le docteur Yannis aident les malades et sa fille la jeune Pelagia apprend aussi et tombe amoureuse. Un superbe livre de vie ave...

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    Par veronique55 - publiée le 05/07/2012

  • Critique de La mandoline du capitaine Corelli par Shan_Ze (Babelio)

    Au début de la seconde guerre mondiale, sur l'île de Céphalonie, il règne encore une bonne ambiance. Le docteur Yannis soigne les habitants du village et sa fille Pélagia tombe amoureuse du jeune Mand...

    Lire la critique complète >
    Par Shan_Ze - publiée le 30/01/2013

  • Critique de La mandoline du capitaine Corelli par miriam (Babelio)

    C'est le roman de Céphalonie, 1940 - 1993, racontant trois épisodes tragiques de l'occupation italienne et allemande et le massacre des Italiens par les Nazis en 1944, la guerre civile grecque qui su...

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    Par miriam - publiée le 28/10/2013

  • Critique de La mandoline du capitaine Corelli par stcyr04 (Babelio)

    Le docteur Yannis, médecin de Céphalonie, veuf et charitable, vivant avec sa fille Pélagia, tache à ses heures perdues d'écrire une histoire de cette contrée insulaire de la Grèce, riche d'événements...

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    Par stcyr04 - publiée le 24/12/2014

  • Critique de La mandoline du capitaine Corelli par Kittiwake (Babelio)

    La seconde guerre mondiale dans un pays qui l'a subie sans risquer d'en tirer le moindre profit quelle qu'en soit l'issue. La Grèce y a sacrifié son peuple et a vu s'entretuer les autres protagon...

    Lire la critique complète >
    Par Kittiwake - publiée le 11/08/2015

  • Critique de La mandoline du capitaine Corelli par beberoots (Babelio)

    La vie était paisible, presque bénie par les dieux, sur l'île grecque de Céphalonie. Mais ça c'était avant ! En 1939 les italiens débarquent sur l'île pour l'occuper. Contre toutes attentes, ils sont ...

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    Par beberoots - publiée le 13/02/2016

  • Critique de La mandoline du capitaine Corelli par sld09 (Babelio)

    J'ai découvert cette histoire par le film que j'avais beaucoup aimé et j'ai encore plus aimé le roman qui nous raconte une grande histoire d'amour émaillée d'humour, avec une évocation d'aspects mécon...

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    Par sld09 - publiée le 27/06/2017

  • Critique de La mandoline du capitaine Corelli par Crazynath (Babelio)

    La Céphalonie, vous connaissez ? Une belle ile grecque avec des plages idylliques et des paysages typiques…. Bon, je n'y suis pas encore allée pour de vrai, juste avec un livre, et quel livre ! C'es...

    Lire la critique complète >
    Par Crazynath - publiée le 04/12/2018

  • Critique de La mandoline du capitaine Corelli par Gwen21 (Babelio)

    MA-GI-STRAL ! Comme ça fait du bien d'avoir entre les mains un roman qu'on n'a pas envie d'abandonner ou de voir se terminer ! Avec quelle douce force ce sentiment de plénitude nous ramène aux basi...

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    Par Gwen21 - publiée le 27/02/2019

  • Critique de La mandoline du capitaine Corelli par ahmedb (Babelio)

    Magnifique ! Où comment découvrir la Grèce via une histoire romanesque et via l'Histoire.

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    Par ahmedb - publiée le 05/03/2020
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