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Lope De Vega

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Le Chien du jardinier (2011)

De Lope De Vega chez Gallimard
(2 votes, note moyenne : 3.0)

TEODORO À quoi bon m’avoir donné des espérances qui m’ont mis dans un tel état - si, quand vous voyez que je me refroidis, vous brûlez d’un feu ardent, et que, me voyant brûler, vous êtes transie d’un froid glacial ? Que ne m’avez-vous laissé avec Marcela ! Mais vous illustrez à merveille le conte du chien du jardinier. Embrasée de jalousie, vous ne voulez pas que je me marie avec Marcela, et, dès que vous voyez que je ne vous aime pas, vous recommencez à me faire perdre la raison et à me réveiller si je dors. Mangez donc, ou laissez manger, car je ne suis pas homme à me nourrir d’espérances aussi lassantes. (Acte II)
Texte présenté, traduit et annoté par Frédéric Serralta, professeur émérite de l'Université de Toulouse-Le-Mirail.

Paru le 01-11-2011 - Format : Broché - 256 pages - 18 x 11 x 1 cm - 161 g - ISBN 10 : 2070395812 - ISBN 13 : 9782070395811

Collection : Folio Théâtre

Tags : tragédie, fables, théâtre classique, théâtre, classique, fiction, comique, jalousie, austral, secrétaire, comtesse, drame psychologique, amour, classes sociales, chiens, naples, littérature espagnole, espagnol, espagne, 17ème siècle.

Citations de Le Chien du jardinier (10)

TEODORO : Hélas ! comme l'amour est difficile entre des êtres qui ne sont pas de même rang !Acte II.

FEDERICO : La beauté est toujours orgueilleuse.LEONIDO : L'ingratitude n'est jamais belle.Acte II.

TRISTÁN : Vous, les amants, vous êtes les apothicaires de l'amour, qui enfilez les billets comme ils le font pour les ordonnances.

TEODORO : L'Amour est conscientQue son pire ennemi, implacable et poignant,Est l'absence qui rend les amants solitaires.Acte III.

TRISTÁN : Elle est un ennemi qui vit accroché à l'entendement, comme disait la chanson de ce poète espagnol ; mais voilà pourquoi c'est une jolie parade que de vaincre l'imagination.TEODORO : Comment cela ?TRISTÁN : En songeant aux défauts, et non pas aux charmes, car, lorsque les hommes sensés oublient, c'est parce qu'ils songent, non aux charmes, mais aux défauts. Ne l'imagine pas habillée, avec une taille si joliment prise, et juchée sur le balcon d'une paire de patins. Tout cela n'est que vaine architecture, car un sage a dit un jour que la moitié de la beauté est l'œuvre des tailleurs. On doit imaginer une telle femme comme un flagellant que l'on conduit chez le médecin : voilà comment, et non sous la parure d'un riche cotillon. Bref, songer aux défauts est un remède éprouvé. Si le souvenir d'avoir vu une fois quelque chose qui t'a semblé dégoûtant suffit à te couper l'appétit pour trente jours, celui des défauts qu'elle a, s'il te vient, Seigneur, en mémoire, fera disparaître ton amour.Acte I.

FEDERICO : Sera-ce possible ?RICARDO : C'est tout à fait possible, car il est à Naples des gens qui vivent de cela, et qui reçoivent en pièces d'or ce qu'ils rendent en flots de sang. Il suffit de chercher un spadassin, et qu'il l'expédie sur-le-champ.Acte III.

TRISTÁN : Seigneur, qu'est ceci ? [...]TEODORO : Ne sois pas étonné, car elle est folle de désir amoureux, et comme son honneur en tient la réalisation pour méprisable, elle veut abîmer mon visage, parce que mon visage est le miroir où elle regarde son honneur, et elle se venge en le voyant enlaidi.TRISTÁN : Seigneur, que Juana ou Lucia se jettent sur moi par jalousie, et qu'elles déchirent de leurs ongles le col qu'elles-mêmes m'avaient offert, qu'elles me griffent et m'arrachent les cheveux après avoir vérifié que je leur ai joué un mauvais tour, passe encore : ce sont femmes de ruisseau, aux bas d'étoffe grossière et aux sandales de moine ; mais qu'une si grande dame perde à ce point le respect d'elle-même, c'est une vilenie.TEODORO : Je ne sais pas, Tristán ; je perds l'esprit de la voir m'adorer puis soudain me détester. Elle ne veut pas que je sois à elle, ni à Marcela, et si je cesse de m'intéresser à elle, elle cherche aussitôt quelque artifice pour me parler. N'en doute pas : elle est par nature le chien du jardinier. Elle ne mange pas et ne laisse pas manger ; elle n'est ni dehors, ni dedans.Acte II.

DIANA : Si jamais il t'arrivait de soupirer pour un objet haut placé, soupire, et sois confiant ; l'amour n'est en effet que de l'obstination ; les femmes ne sont pas des pierres.Acte I.

TRISTÁN : Il n'est pas de fioles de poison plus redoutables pour les sens des mortels que les yeux d'une femme.Acte II.

TRISTÁN : Pourquoi crois-tu qu'un homme n'oublie pas sur-le-champ une femme ? Parce que l'idée de revenir lui rend la vie moins pesante.(TRISTÁN : ¿ Por qué piensas que no olvida luego un hombre a una mujer ? Porque, pensando volver, va entreteniendo la vida.)Acte I.

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Critiques de Le Chien du jardinier : avis de lecteurs (2)


  • Critique de Le Chien du jardinier par missmolko1 (Babelio)

    Le chien du jardinier est une pièce de théâtre classique espagnole que j'ai pris plaisir a découvrir et a lire. Je ne sais toujours pas bien comment la situer : on est très loin de la tragédie, et que...

    Lire la critique complète >
    Par missmolko1 - publiée le 22/06/2014

  • Critique de Le Chien du jardinier par Nastasia-B (Babelio)

    Le proverbe espagnol : " El perro del hortelano, que ni come las berzas ni las deja comer al amo. " peut se traduire comme : " Le chien du jardinier ne mange pas de chou et ne permet pas qu'on en...

    Lire la critique complète >
    Par Nastasia-B - publiée le 12/01/2014

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