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Laurie Lee

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Un beau matin d'été (2014)

De Laurie Lee chez Libretto
(5 votes, note moyenne : 4.6)

Un beau jour de l’été 1935, un gamin chômeur issu de la campagne anglaise profonde quitte son village, un violon sous le bras, et prend la route de l’Espagne, un pays dont il ne sait rien. Un pays, surtout, qui vit encore pour l’essentiel à l’heure d’une sorte de moyen âge immémorial.
Notre jeune marcheur va parcourir en un an un peu plus de mille kilomètres à pied, de Vigo jusqu’à l’Andalousie. Chaque étape - il n’a pas un sou en poche - l’entraîne un peu plus loin sur le chemin de la pauvreté absolue... et de la fraternité qui en est l’incompréhensible corollaire. Et il finit par se prendre d’amour pour ce peuple qui, du haut de sa misère, l’accueille avec une si touchante générosité, et l’invite bientôt à partager sa révolte.

Paru le 01-10-2014 - Format : Broché - 18 x 12 x 1 cm - 224 g - ISBN 10 : 2369141921 - ISBN 13 : 9782369141921

Collection : Littérature étrangère

Tags : récits, roman, autobiographie, récit de voyage, road movie, romanesque, laurie lee, marche, espagne 1936, révolte, guerre civile espagnole, voyages, Voyageurs britanniques, voyage en espagne, europe, littérature anglaise, grande-bretagne, espagne, 20ème siècle, contemporain.

Citations de Un beau matin d'été (9)

Il n'y avait vraiment aucune raison de se presser. Je n'allais nulle part… N'avais d'autre but que l'endroit même où je me trouvais, là, tout près de la chaleur épicée de cette terre étrangère que j'avais à quelques centimètres du visage. Jamais encore je ne m'étais senti aussi repu de temps, aussi libéré du besoin de faire ou de bouger. (p. 127, Chapitre 6, “De Ségovie à Madrid”).

A pied j'étais passé par des villages misérables où, dans le vent et la poussière, des foules d'enfants m'avaient accompagné le long des rues. Les prêtres et les femmes se signaient dès qu'ils m'apercevaient.

Quand on dort avec son chien, on se réveille avec des puces.

J'y avais accepté que, bien gras et bien riche, le gros bonnet contemplât tout d'un œil vitreux alors qu'au marché, des hommes se battaient pour quelques déchets, que d'aimables vierges de la haute vinssent à l'église en carrosse alors que des mendiantes accouchaient dans les coins de portes [...]. J'avais cru que les uns et les autres faisaient tout simplement partie du tableau et ne m'étais jamais posé la question de savoir si c'était juste ou injuste. [...] J'eus pour la première fois conscience que le grabuge n'allait pas tarder.

La terre bien chaude tout contre moi, je restais allongé sur le ventre et ne tardai pas à oublier le froid de la rosée et les loups de la nuit. m'éveiller à l'aurore au flanc d'une colline et contempler un monde qu'aucun de mes mots ne savait dire, commencer au commencement, muettement, sans projet précis et dans des lieux qui, pour moi, étaient libres de tout souvenir, c'était très précisément pour ça que j'étais venu en ce lieu.

Je remarquai vite qu'il s'y trouvait beaucoup d'autres voyageurs, et que tous, nous avancions vers le nord en une sombre et lente procession. Si certains étaient vagabonds professionnels, la majorité appartenait à la grande armée des chômeurs qui, à cette époque-là, errait sans but à travers toute l'Angleterre.

C'est toujours aux édentés que DIeu fait cadeau de ses noix.

Il y avait eu ds soirs empourprés, des soirs aussi juteux que le fruit de la treille, des soirs où la lune toute mince paraissait fendre les nuages ainsi qu'une lame de couteau. Et encore il y avait eu des aurores de bref orage, où, dans le noir, je me réveillais sous des gouttes de pluie qui semblaient dégringoler des éclairs eux-mêmes. Seul je me mettais alors en route vers un village où, dans le froid, je restais à attendre qu'on sortît de son sommeil pour me vendre un bout de pain...

« Plus tard, cette après-midi-là, nous entendîmes des échanges de coups de feu au loin, comme si des cosses de petits pois s'étaient mises à éclater dans les collines. » (p. 239, Chapitre 11, “La guerre”).

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Critiques de Un beau matin d'été : avis de lecteurs (5)


  • Critique de Un beau matin d'été par izardi (Babelio)

    J'ai adoré ce livre, sa modestie, sa vérité.

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    Par izardi - publiée le 10/03/2020

  • Critique de Un beau matin d'été par cedricjover (Babelio)

    Ce n'est pas superbement bien écrit. Mais j'ai vraiment beaucoup aimé parcourir cette Espagne sauvage et attirante.

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    Par cedricjover - publiée le 06/09/2014

  • Critique de Un beau matin d'été par SophiePatchouli (Babelio)

    un livre pour les vagabonds, les bohèmes, les idéalistes qui donne foi en l'humanité et espoir... Un style frais et tout plein de poésie nous emmène auprès d'un gamin sans le sou qui a décidé d'être l...

    Lire la critique complète >
    Par SophiePatchouli - publiée le 31/08/2014

  • Critique de Un beau matin d'été par EFar (Babelio)

    Avec la pauvreté comme terrain d'entente, on peut rencontrer bien du monde. C'est un peu ce que j'ai retenu de ce journal de voyage chargé de soleil. Cider with Rosy nous avait laissé dans les Cotswol...

    Lire la critique complète >
    Par EFar - publiée le 26/07/2011

  • Critique de Un beau matin d'été par Nanne (Babelio)

    Lorsque Laurie Lee quitte son village du fin fond de l'Angleterre, il est très loin de se douter de ce qu'il va entrevoir au cours de son voyage. On est dans les années 1930, en Europe, et l'époque n'...

    Lire la critique complète >
    Par Nanne - publiée le 25/05/2009

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