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Karl Marx

Présentation de Karl Marx (Wikipedia)

Karl Marx[1] [kaʁl maʁks][2] (en allemand : [kaːɐ̯l ˈmaːɐ̯ks][3]), né le 5 mai 1818 à Trèves en Rhénanie et mort le 14 mars 1883 à Londres, est un historien, journaliste, philosophe, sociologue, économiste, essayiste, théoricien de la révolution[4], socialiste et communiste allemand. Il est connu pour sa conception matérialiste de l'histoire, sa description des rouages du capitalisme, et pour son activité révolutionnaire au sein du mouvement ouvrier. Il a notamment participé à l'Association internationale des travailleurs. L'ensemble des courants de pensée inspirés des travaux de Marx est désigné sous le nom de marxisme. Il a eu une grande influence sur le développement ultérieur des sciences humaines et sociales. Ses travaux ont influencé de façon considérable le XXe siècle, au cours duquel de nombreux mouvements révolutionnaires se sont réclamés de sa pensée.

Livres de Karl Marx

Citations de Karl Marx (69)

surtout de donner envie de continuer à lire par soi-même et de poursuivre la réflexion sans se contenter de certitudes

– Découvrir Marx / douze textes

C'est précisément pour rendre compte de la spécificité du rapport capital/travail salarié que Marx met en chantier sa « critique de l'économie politique ».

– Le Travail Et L'Emancipation - Presentes Par Antoine Artous

une dialectique du temps de travail et du temps libre

– Le Travail Et L'Emancipation - Presentes Par Antoine Artous

Travail accumulé et misère du travailleur.Outre que l'expression "travail accumulé" indique l'origine du capital, elle signifie également que le travail est devenu de plus en plus une chose, une marchandise, et qu'il est désormais conçu uniquement sous l'aspect d'un capital, non comme activité humaine.

– Œuvres (Tome 2-Économie (suite))

N'imitions pas l'économiste qui lorsqu'il veut expliquer quelque chose, se transporte dans un état primitif tout imaginaire [...] Ainsi le théologien explique l'origine du mal par le péché originel, posant comme un fait historique ce qu'il lui incombe de démontrer. Economie et Philosophie

– Œuvres (Tome 2-Économie (suite))

Un philosophe produit des idées, un poète des poèmes, un prêtre des sermons, un professeur des traités, etc. Un criminel produit des crimes.Matériaux pour l'"Economie".

– Œuvres (Tome 2-Économie (suite))

Le criminel ne produit pas seulement des crimes, mais aussi le droit criminel, et, par suite, le professeur qui fait des cours de droit criminel, et l'inévitable traité grâce auquel ledit professeur jette comme "marchandise" ses conférences sur le marché général. Il se produit de la sort une augmentation de la richesse nationale, abstraction faite du plaisir que le manuscrit du traité confère à son auteur. Matériaux pour l'"Economie".

– Œuvres (Tome 2-Économie (suite))

Le criminel [produit encore] de l'art, de la littérature, des romans et même des tragédies, comme cela est prouvé par "la Culpabilité" de Müllner, "les Brigands" de Schiller, et même par l'"Oedipe" [de Sophocle] et le "Richard III" [de Shakespeare]. Le criminel rompt la monotonie et la sécurité quotidienne, banale, de la vie bourgeoise.

– Œuvres (Tome 2-Économie (suite))

L'homme vit de la nature - ce qui signifie que la nature est son corps et qu'il dit maintenir des rapports constants avec elle pour ne pas mourir.

– Œuvres (Tome 2-Économie (suite))

... l'abolition de l'aliénation part toujours de la forme de l'aliénation qui est la puissance dominante, en Allemagne la conscience de soi, en France l'égalité à cause de la politique, en Angleterre le besoin réel matériel pratique qui ne se mesure qu'à soi-même. "Communisme et travail"

– Œuvres (Tome 2-Économie (suite))

Ce que je peux m'approprier grâce à l'argent, ce que je peux payer, je le suis moi-même, moi le possesseur de l'argent. Telle est la force de l'argent, telle est ma force. Mes qualités et la puissance de mon être sont les qualités de l'argent, - elles sont à moi, son possesseur. Ce que je suis, et ce que je puis, n'est donc nullement déterminé par mon individualité. Je suis laid, mais je puis m'acheter la plus belle femme, aussi ne suis-je pas laid, car l'effet de la laideur sa force rebutante, est annulée par l'argent. Je suis, en tant qu'individu, un estropié, mais l'argent me procure vingt-quatre pattes ; je ne suis donc pas estropié ; je suis un homme mauvais, malhonnête sans scrupule, stupide : mais l'argent est vénéré, aussi le suis-je de même, moi qui en possède."L'homme marchandise ; propriété foncière, capital et travail"

– Œuvres (Tome 2-Économie (suite))

Le travail aliénéNous partons d'un fait économique de notre temps.L'ouvrier s'appauvrit d'autant plus qu'il produit plus de richesse, que sa production croît en puissance et en volume. L'ouvrier devient une marchandise d'autant plus vile qu'il crée plus de marchandises. Plus le monde des choses augmente en valeur, plus le monde des hommes se dévalorise; l'un est en raison directe de l'autre.

– Œuvres (Tome 2-Économie (suite))

"Ayant cueilli les pommes d'or dans la circulation, son jardin des Hespérides, il se prend pour Hercule"Mathurin Régnier.

– Œuvres (Tome 2-Économie (suite))

La richesse d'un pays se mesure donc à la quantité de travail que ses habitants peuvent acheter. Critique de l'économie politique.

– Œuvres (Tome 1-Économie)

Dans les rues les plus animées de Londres, les magasins succèdent aux magasins, et derrière leurs yeux de verre sans regard éclatent toutes les richesses de l'univers, châles indiens, revolvers américains, porcelaines chinoises, corsets de Paris, fourrures de Russie et épices des tropiques ; mais tous ces articles venus du monde entier portent sur leur front de fatales étiquettes blanches où sont gravés des chiffres arabes suivis des lettres laconiques £, s, d.

– Œuvres (Tome 1-Économie)

Dans le XIIème siècle, si renommé pour sa piété, on trouve souvent parmi les marchandises des choses très délicates. Un poète français de cette époque signale, par exemple, parmi les marchandises qui se voyaient sur le marché du Landit, à côté des étoffes, des chaussures, des cuirs, des instruments d'agriculture, "des femmes folles de leurs corps".Le capital, livre premier.

– Œuvres (Tome 1-Économie)

Les marchandises sont des choses et, conséquemment, n'opposent à l'homme aucune résistance. Si elles manquent de bonne volonté il peut employer la force, en d'autres termes s'en emparer.Le capital, livre premier.

– Œuvres (Tome 1-Économie)

Ce qui distingue surtout l'échangiste de sa marchandise, c'est que pour celle-ci toute autre marchandise n'est qu'une forme d'apparition de sa propre valeur. Débauchée et cynique, naturellement elle est toujours sur le point d'échanger son âme et même son corps avec n'importe quelle autre marchandise, cette dernière fût-elle aussi dépourvue d'attraits que Maritorne. Ce sens qui lui manque pour apprécier le côté concret de ses soeurs, l'échangiste le compense et le développe par ses propres sens à lui, au nombre de cinq et plus. Pour lui, la marchandise n'a aucune valeur utile immédiate ; s'il en était autrement il ne la mènerait pas au marché. La seule valeur utile qu'il lui trouve, c'est qu'elle est porte-valeur,utile à d'autre et par conséquent un instrument d'échange.

– Œuvres (Tome 1-Économie)

Dès que la marchandise est changée en chrysalide d'argent, l'argent cesse d'être un cristal solide.Le Capital, livre premier.

– Œuvres (Tome 1-Économie)

De là, la magie de l'argent. Le Capital, livre premier.

– Œuvres (Tome 1-Économie)

"La valeur (valeur d'échange) est une propriété des choses, la richesse (valeur d'usage) est une propriété de l'homme. La valeur ans ce sens suppose nécessairement l'échange, la richesse, non.""Observations on certain verbal disputes in political economy"Le Capital, Livre Premier

– Œuvres (Tome 1-Économie)

"Si je ne tire de mes gens que 12 heures de travail, tandis que mon voisin en tire 18 ou 20 des siens, je serai battu par lui sur le prix de la marchandise."Le Capital, Livre premier.

– Œuvres (Tome 1-Économie)

La grandeur de valeur exprime donc un rapport de production, le lien intime qu'il y a entre un objet quelconque et la portion du travail social qu'il faut pour lui donner naissance.p.640

– Œuvres (Tome 1-Économie)

Il est assez énigmatique qu'un peuple, qui commence tout juste à s'affranchir, à faire tomber toutes les barrières entre les différents membre du peuple, à fonder une communauté politique, proclame solennellement (1791) le droit de l'homme égoïste, séparé de son semblable et de la communauté, et reprenne même cette proclamation à un moment où le dévouement le plus héroïque peut seul sauver la nation et se trouve réclamé impérieusement, à un moment où le sacrifice de tous les intérêts de la société bourgeoise est mis à l'ordre du jour et où l'égoïsme doit être puni comme un crime (1793).

– Philosophie

La constitution de l'Etat politique et la désagrégation de la société civile en individus indépendants...s'accomplissent en un seul et même acte.

– Philosophie

"La façon dont les hommes produisent leurs moyens d'existence dépend, en premier lieu, de la nature des moyens d'existence tout trouvés et à reproduire. Ce mode de production n'est pas à envisager sous le seul aspect de la reproduction de l'existence physique des individus. Disons plutôt qu'il s'agit déjà, chez ces individus, d'un genre d'activité déterminé, d'une manière déterminée de manifester leur vie, d'un certain mode de vie de ces mêmes individus. Ainsi les individus manifestent-ils leur vie, ainsi sont-ils. Ce qu'ils sont coïncide donc avec leur production, avec ce qu'ils produisent aussi bien qu'avec la façon dont ils le produisent. Ainsi, ce que sont les individus dépend des conditions matérielles de leur production. "

– Philosophie

"La production des idées, des représentations, de la conscience est, de prime abord, directement mêlée à l'activité et au commerce matériels des hommes : elle est le langage de la vie réelle. Ici, la manière d'imaginer et de penser, le commerce intellectuel des hommes apparaissent encore comme l'émanation directe de leur conduite matérielle."

– Philosophie

Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de diverses manières ; ce qui importe, c'est de le transformer. (XIe thèse sur Feuerbach)

– Philosophie

Le dépassement positif de ce qui borne l'homme permet le retour de l'homme à son existence humaine, c'est à dire sociale...Le caractère social est le caractère général de tout le mouvement : de même que la société crée l'homme en tant qu'homme, de même elle est créée par lui...L'essence humaine de la nature n'existe d'abord que pour l'homme social; car c'est là seulement que la nature est pour lui un lien avec l'homme, c'est là qu'il vit pour l'autre et l'autre vit pour lui, c'est là qu'elle est le fondement de sa propre existence humaine et l'élément vital de l'humanité réalité...La société est l'unité essentielle et parfaite de l'homme avec la nature, la vraie résurrection de la nature, le naturalisme accompli de l'homme et l'humanisme accompli de la nature...Le communisme est par conséquent en tant qu'appropriation réelle de l'essence humaine par l'homme et pour l'homme; c'est le retour total de l'homme en soi en tant qu'homme social, c'est à dire humain, retour conscient, accompli dans toute la richesse du développement antérieur.

– Philosophie

"Tout au contraire de la philosophie allemande, qui descend du ciel sur la terre, on s'élève ici de la terre au ciel ; autrement dit, on ne part pas de ce que les hommes disent, s'imaginent, se représentent, ni non plus de ce que l'on dit, pense, s'imagine et se représente à leur sujet, pour en arriver à l'homme en chair et en os ; c'est à partir des hommes réellement actifs et de leur processus de vie réel que l'on expose le développement des reflets et des échos idéologiques de ce processus"

– Philosophie

On verra alors que, depuis longtemps, le monde possède le rêve d'une chose dont il lui suffirait de prendre conscience pour la posséder réellement. (lettre à Arnold Ruge)

– Philosophie

Il reste à savoir dit John Stuart Mill, dans les Principes d'économie politique, si les inventions mécaniques faites jusqu'à ce jour ont allégé le labeur quotidien d'un être humain quelconque. Ce n'était pas là leur but.

– Livre I, sections 1 à 4 - Le Capital - Livre I, Sections I A Iv

Le capitaliste paye donc à chacun des cent sa force de travail indépendante, mais il ne paye pas la force combinée de la centaine. Comme personnes indépendantes, les ouvriers sont des individus isolés qui entrent en rapport avec le même capital mais non entre eux.

– Le capital

Elle estropie le travailleur, elle fait de lui quelque chose de monstrueux en activant le développement factice de sa dextérité de détail, en sacrifiant tout un monde de dispositions et d'instincts producteurs, de même que dans les Etats de la Plata, on immole un taureau pour sa peau et son suif.

– Le capital

Et il atteint son but en abrégeant la vie du travailleur, de même qu'un agriculteur avide obtient de son sol un plus fort rendement en épuisant sa fertilité.

– Le capital

La marchandise que je t'ai vendue se distingue de la tourbe des autres marchandises, parce que son usage crée de la valeur, et une valeur plus grande qu'elle ne coûte elle-même. C'est pour cela que tu l'as achetée. Ce qui pour toi semble accroissement de capital, est pour moi, excédant de travail.

– Le capital

La composition du capital doit être prise en un double sens. Du coté de la valeur, elle se détermine par la proportion selon laquelle il se divise en capital constant, ou valeur des moyens de production, et capital variable, ou valeur de la force de travail, somme globale des salaires. Du côté de la matière, telle qu'elle fonctionne dans le procès de production, tout capital se divise en moyens de production et force de travail vivante. Cette composition se détermine par le rapport entre la masse des moyens de production employés, d'un côté, et la quantité de travail requise pour employer ceux-çi, de l'autre. (...) Chaque fois qu'il sera question de composition du capital sans autre précision, il faudra toujours comprendre composition organique du capital. (Chapitre XXIII - La loi générale de l'accumulation capitaliste)

– Le capital

Si Le Capital demeure aujourd'hui une œuvre "en phase" avec l'histoire réelle et la culture universelle, parente des très grands livres de la littérature, c'est sans conteste en vertu du sentiment que ce livre orchestre de plus en plus profondément le chant du monde réel, malgré le vieillissement de nombreuses figures objectives. Mais c'est aussi sans doute parce que les lecteurs y perçoivent secrètement, sous les démonstrations massives, l'inquiétude d'un défi longtemps solitaire au Moloch capitaliste universel et à son arrogante prétention à l'évidence "naturelle". (Préface de Jean-Pierre Lefebvre)

– Le capital

Le capitaliste commence par se dispenser du travail manuel. Puis, quand son capital grandit et avec lui la force collective qu'il exploite, il se démet de sa fonction de surveillance immédiate et assidue des ouvriers et des groupes d'ouvriers et la transfère à une espèce particulière de salariés. Dès qu'il se trouve à la tête d'une armée industrielle, il lui faut des officiers supérieurs (directeurs, gérants) et des officiers inférieurs (surveillants, inspecteurs, contremaîtres), qui, pendant le procès de travail, commandent au nom du capital.

– Le capital

L'accumulation du capital, qui n'apparait à l'origine que comme l'élargissement quantitatif de celui-ci, s'accomplit, ainsi que nous l'avons vu, dans un changement qualitatif continuel de sa composition, dans une augmentation permanente de sa composante constante aux dépens de sa composante variable.

– Le capital

La production capitaliste [...] détruit non seulement la santé physique des ouvriers urbains et la vie spirituelle des travailleurs ruraux, mais trouble encore la circulation matérielle entre l'homme et la terre, et la condition naturelle éternelle de la fertilité durable du sol.

– Le capital

 Après moi le déluge ! Telle est la devise de tout capitaliste et de toute nation capitaliste .

– Le capital

L'histoire est la véritable histoire naturelle de l'homme.

Sur terrain plat, de simples buttes font effet de collines.

L'histoire de l'industrie est le livre ouvert des facultés humaines.

L’histoire ne fait rien, c’est l’homme, réel et vivant, qui fait tout.

Les juifs nous ont donné Jésus-Christ et Karl Marx, et ils se sont payés le luxe de ne suivre ni l'un ni l'autre.

Le moulin à bras vous donnera la société avec le suzerain ; le moulin à vapeur, la société avec le capitaliste industriel.

De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins.

Une idée devient une force lorsqu’elle s’empare des masses.

Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre.

Les prolétaires n'ont pas de patrie.

La propriété privée nous a rendus si stupides et si bornés qu’un objet n’est nôtre que lorsque nous le possédons.

Les pensées de la classe dominante sont aussi, à toutes les époques, les pensées dominantes.

L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.

Moins vous êtes, plus vous avez... Ainsi, toutes les passions et toutes les activités sont englouties dans la cupidité.

Les idées ne sont rien d’autre que les choses matérielles transposées et traduites dans la tête des hommes.

Une conséquence immédiate du fait que l’homme est rendu étranger au produit de son travail : l’homme est rendu étranger à l’homme.

Le domaine de la liberté commence là où s’arrête le travail déterminé par la nécessité.

Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur être ; c’est inversement leur être social qui détermine leur conscience.

C'est dans la pratique qu'il faut que l'homme prouve la vérité.

Le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux.

Ce qui distingue principalement l'ère nouvelle de l'ère ancienne, c'est que le fouet commence à se croire génial.

Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

Ce qui distingue d'emblée le pire architecte de l'abeille la plus experte, c'est qu'il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche.

Les philosophes n'ont fait qu'interpréter diversement le monde, il s'agit maintenant de le transformer.

La liberté est l'expression française de l'unité de l'être humain, de la conscience générique et du rapport social et humain de l'homme avec l'homme.

Les individus ne constituent une classe que pour autant qu'ils ont à soutenir une lutte commune contre une autre classe ; pour le reste, ils s'affrontent en ennemis dans la concurrence.

Ce n'est pas la conscience des hommes qui déterminent leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience.

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