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Jorn Riel

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Un safari arctique (1999)

De Jorn Riel chez 10 18
(14 votes, note moyenne : 4.3)

Nos chasseurs du nord-est du Groenland se prélassent au soleil: c'est la morte saison de l'été groenlandais. On cause, on lézarde. Mais le bateau annuel fait, contre toute attente, une deuxième apparition. Les chasseurs voient débouler Lady Herta, aristocrate et aventurière, qui s'est juré de rapporter des cornes de bœuf musqué à une société de bienfaisance et a décidé de monter un safari… épique. Le deuxième opus des racontars, toujours aussi grinçants et hilarants.

« Drôles, insolites et pleines de tendresse, ces histoires ont aussi une valeur ethnologique incontestable. Un hymne au Grand Nord, chaleureux à faire fondre la banquise. »
Alexie Lorca, Lire

Paru le 12-09-1999 - Format : Poche - 160 pages - 18 x 11 x 1 cm - 112 g - ISBN 10 : 2264022930 - ISBN 13 : 9782264022936

Collection : Littérature étrangère

Tags : récits, littérature, aventure, roman, nouvelles, fiction, légendes, insolite, délire, groenland, humour, montagnes, grand nord, arctique, danemark, danois, littérature danoise, littérature nordique, littérature scandinave, 20ème siècle.

Citations de Un safari arctique (10)

- La bobonnes, grogna Bjorken en massant ses épaules douloureuses, là où la baignoire pliante avait pesé tout l'après midi, on devrait pas laisser des calamités pareilles battre la campagne avec un fusil chargé. Qu'est-ce qu'elle raconte encore, Anton ?- Quelque chose au sujet de bouffer des indigènes.Herbert rigola.- Elle a sûrement été chez les cannibales aussi, faut croire. Et là, hé, ben bordel, là au moins elle peut circuler sans risque. Vous imaginez, être cannibale et recevoir la visite de ce genre de châssis, ça vous ferait presque devenir végétarien.[ ... ]Lady Herta, elle constituait, elle, en revanche, une déception pour Valfred. La dame était plate comme une planche à laver, habillée comme un bonhomme, froide et muette comme une huître des bancs de la Baie des Rennes. Si Bjorken appelait ce sac d'os une dame, c'était parce que Bjorken ne savait pas comme se présentait une dame. ....- Beurk, fit-il, et il passa devant Lady Herta ....[ ... ]... Vous vous imaginez de voir ce spectre hanté le pays tout l'hiver...

"Les chasseurs est-groenlandais ne sont, en fait, pas différents des autres gens ailleurs, de par le monde. Ils ont simplement d'autres possibilités. A celui qui vit toute sa vie derrière le grillage protecteur de la société, imaginer de vivre en Arctique doit donner la chair de poule: la désolation des étendues de glace, la solitude effrayante, une existence chaste de moine dans un monde infini et ingrat. Il est difficile de comprendre qu'on y reste, de sa propre volonté, année après année, et qu'en plus, on s'y plaise."Mais pour qui a le désert dans le sang, c'est différent. La désolation n'est jamais désolante. Chaque montagne, chaque vallée, chaque fjord et chaque iceberg cachent des surprises. La solitude est rarement trop lourde à supporter et souvent l'isolement donne un merveilleux sentiment de liberté. Le pays polaire est plein de vie et de changements. Il n'y a pas d'obstacle, si ce n'est les éléments, pas de patron, si ce n'est la nature, et pas de lois, si ce n'est celles qu'on décide entre hommes. Les gens de là-haut ne sont pas différents, mais peut-être simplement un peu plus heureux à cause des circonstances."

Mais pour qui a le désert dans le sang, c'est différent. La désolation n'est jamais désolante. Chaque montagne, chaque vallée, chaque fjord et chaque iceberg cache des surprises. La solitude est rarement trop lourde à supporter et souvent l'isolement donne un merveilleux sentiment de liberté. Le pays polaire est plein de vie et de changements. Il n'y a pas d'obstacle, si ce n'est les éléments, pas de patron, si ce n'est la nature, et pas de lois, si ce n'est celles qu'on décide entre hommes. Les gens de là-haut ne sont pas différents, mais peut-être simplement un peu plus heureux à cause des circonstances.

Son charme était pour ainsi dire sans limites. Elle avait toutes les vertus et tous les vices, ce que toute bonne femme ferait bien d'avoir, elle était douce et bonne comme la brise du printemps, ronde et appétissante comme un cochon de pâte d'amandes et avec ça, câline et folâtre comme un jeune chiot.

Il y a des points de repère, des jalons dans la vie de chacun. Certains épisodes restent si nets dans la mémoire que, pour le restant de la vie, ils servent de références quand on mesure le temps qui passe.

Même si on savait par expérience que Bjørken avait tendance à l'exagération, ses mots eurent un effet, pour ainsi dire, paralysant. Ils provoquèrent plusieurs minutes de silence. Les hommes étaient assis au soleil comme une bande de coquelets apeurés, ne sachant de quel côté courir. Parce que, naturellement, leur première pensée, ce fut la fuite. Ensemble, ils avaient été en sécurité, persuadés que tout irait comme il faut cette saison. Ils s'étaient reposés là, à se réjouir de tout et se sentant sûrs de la grande paix sacrée de l'hiver à venir. Et tout d'un coup, voilà qu'un bateau se pointait à travers les glaces avec une dame à bord.

"la baie était incroyablement belle. Les restes de glace de l'hiver brillaient à la manière de sculptures blanches, comme jetées par un artiste fou dans l'eau verte et paisible. Les seuls mouvements perceptibles, c'était les ombres des nuages d'été flottant et des petites ondes concentriques provoquées par la glace qui dégoulinait. A l'extrémité nord de la baie s'ouvrait une large vallée entre de sombres parois de montagnes. Le fond de cette vallée était couvert de bruyères en fleurs et scintillait de couleurs bleues et violettes"

Non, ce qu'il y avait de terrible , c'est que la tempête avait tellement secoué l'étagère au-dessus de ma couchette que deux bouteilles de rectifié et toute l'usine à distiller tombèrent sur le parquet. J'ai été pompette une journée entière avec la langue pleine d'échardes parce que j'avais lapé l'eau-de-vie à même le sol. L'alambic foutu, c'en était fini des boissons alcoolisées pour des mois. Quel hiver !

Comme nous allons apparemment avoir la visite d'une dame, je suggère qu'on fasse un peu d'ordre dans la maison. Sinon, elle risque de glisser sur toutes ces rognures de lard, de se couper sur une boîte ou de trébucher sur une merde de chien.

Mais Valfred ne se faisait pas de soucis. De toute façon, il était rare que Valfred se soucie de quoi que ce soit. Il avait un don presque oriental pour laisser les choses évoluer sans se faire de souci. Il ne se mêlait jamais des affaires des autres, et si les autres se mêlaient des siennes, il montait dans sa couchette, tournait le dos au monde et dormait.

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Critiques de Un safari arctique : avis de lecteurs (15)


  • Critique de Un safari arctique par ASAI (Babelio)

    Evidemment, je me suis régalée, sauf la nouvelle où l'ours blanc est abattu. Il faut se régaler de ses hommes, chasseurs, non pas mal dégrossis, pas dégrossis du tout. L'auteur ne nous épargne rien m...

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    Par ASAI - publiée le 10/05/2020

  • Critique de Un safari arctique par Aproposdelivres (Babelio)

    Ce livre est le deuxième opus des racontars, il regroupe six nouvelles : le bruant des neiges, la balle perdue, un petit détour, ce qu'il advint d'Emma par la suite, un safari arctique, le rat. J'ava...

    Lire la critique complète >
    Par Aproposdelivres - publiée le 13/02/2020

  • Critique de Un safari arctique par Petika (Babelio)

    Entrer dans le monde de Jorn Riel C'est crever de chaleur humaine en plein pôle Nord, faire la fête sans musique, se fendre la poire avec un maccabé... et quoi encore ? Je ne me souviens plus ça fait ...

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    Par Petika - publiée le 09/10/2019

  • Critique de Un safari arctique par manu_deh (Babelio)

    6 nouvelles et autres racontars pour partager l'existence atypique des chasseurs de phoques et de renards polaires du Groënland. Les nouvelles partagent les mêmes personnages, ce qui permet une imme...

    Lire la critique complète >
    Par manu_deh - publiée le 10/09/2017

  • Critique de Un safari arctique par pasiondelalectura (Babelio)

    Les mêmes personnages, des Bisonours du Groenland, reviennent dans les histoires, mais ils sont vus sous des angles différents; j'avoue que j'ai du mal à retenir toutes leurs particularités, mais cel...

    Lire la critique complète >
    Par pasiondelalectura - publiée le 06/05/2017

  • Critique de Un safari arctique par Errant (Babelio)

    J'ai retrouvé avec plaisir la bande de chasseurs du Groenland, toujours aussi désarmante, dans ces six racontars, loufoques et profonds à la fois. Le premier, d'un sérieux inhabituel, se termine par u...

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    Par Errant - publiée le 10/10/2016

  • Critique de Un safari arctique par Ganache (Babelio)

    J'adore. Je me marre avec ce bouquin. Je ne cours pourtant pas après les ours bourrus du grand froid, mais là, un petit chef d'oeuvre à découvrir au coin du feu.

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    Par Ganache - publiée le 06/02/2015

  • Critique de Un safari arctique par zazaleb (Babelio)

    Si vous aimez Arto Paasilina, qui a beaucoup contribué à lancer la mode des récits du Nord déjantés, plongez dans Jorn Riel et les aventures des chasseurs du nord solitaires et avinés, capables de se ...

    Lire la critique complète >
    Par zazaleb - publiée le 18/08/2014

  • Critique de Un safari arctique par purplevelvet (Babelio)

    tome 2 des aventures drôlatiques d'Anton, Valfred, Mads Madsen et leurs copains, tous chasseurs perdus sur un coin de banquise au nord-est du Groenland, que j'avais découverts et appréciés l'été derni...

    Lire la critique complète >
    Par purplevelvet - publiée le 29/04/2014

  • Critique de Un safari arctique par manaud (Babelio)

    J'adore les Racontars de Jorn Riel: on en lit un, on veut en lire un autre, c'est extra - ordinaire. Le Groenland. On a froid rien que d'y penser ! et cette longue longue nuit polaire, comment fair...

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    Par manaud - publiée le 11/02/2014

  • Critique de Un safari arctique par LucieLabeye (Babelio)

    Nouvelles rafraîchissantes en direct du grand nord. Histoires de vie d'une insolite d'une tribu groenlandaise, hommes bourrus et célibataires, chasseurs solitaires de l'arctique. A lire avec humour et...

    Lire la critique complète >
    Par LucieLabeye - publiée le 07/11/2012

  • Critique de Un safari arctique par valdemosa38 (Babelio)

    Quelle bande de pieds nickelés .C'est pas possible. Il y a toute une galerie de personnages dans les nouvelles de Jorn Riel .Chacun est assez typé .Il y a l'intello, l'aristocrate, le " débile " lege....

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    Par valdemosa38 - publiée le 04/12/2011

  • Critique de Un safari arctique par EFar (Babelio)

    Une première fois, ça vous reste souvent en mémoire. Est-ce pour ça que je me souviens bien du Safari arctique ? Ce livre fut mon tout premier Jorn Riel. Je ne sais plus vraiment pourquoi j'avais ...

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    Par EFar - publiée le 16/09/2011

  • Critique de Un safari arctique par (Babelio)

    Il faut vraiment découvrir ces chasseurs groenlandais, ces Valfred, Herbert, Anton, Siverts, Fjordur, Mads Madsen, Bjorken, William-le-Noir qui ont une conception toute personnelle de l'hygiène et ne...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 17/10/2010

  • Critique de Un safari arctique par bartleby95 (Babelio)

    La vie quotidienne des chasseurs au Groenland. Des nouvelles toujours aussi bien troussées

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    Par bartleby95 - publiée le 08/10/2010
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