livres actu Livres Actu

Accueil > John Connolly > Laissez toute espérance

Acheter ce livre - 22.0 €



John Connolly

0 abonné

John Connolly est né à Dublin en 1968. En quelques romans, dont Le livre des choses perdues, L’ange noir et Tout ce qui meurt, ce journaliste à l’Irish Times a su imposer un univers noir, fantastique et surnaturel d’une grande originalité, à l’instar... Plus >

Laissez toute espérance (2002)

De John Connolly chez Presses De La Cité
(12 votes, note moyenne : 3.7)

Marqué à jamais par la disparition de sa propre femme et de leur petite fille, mal remis d'une traque éprouvante dans les marais de Louisiane pour retrouver leur meurtrier, Bird s'est retiré dans le pays de son enfance, ce Maine où les hivers n'en finissent plus, où la forêt se referme sur les imprudents et où de vieux spectres attendent leur heure. L'ancien flic devenu enquêteur aimerait bien mettre la main sur Billy Purdue, l'ex-mari de Rita, soupçonné du double meurtre. Tout comme la police. Sans oublier la Mafia, impatiente de récupérer les deux millions de dollars qu'on lui a volés. Sur la piste de Billy, les cadavres s'accumulent. Car Caleb Kyle, lui aussi, cherche Billy. L'insaisissable Caleb Kyle, au passé monstrueux, et dont le seul nom fait encore peur aux enfants de la région…

Paru le 23-05-2002 - Format : Broché - 477 pages - 22 x 14 x 3 cm - 506 g - ISBN 10 : 2258055245 - ISBN 13 : 9782258055247

Tags : récits, roman, fantastique, polar noir, roman noir, romans policiers et polars, thriller, légendes, mafia, sorcières, police, tueurs, psychopathe, détective, tueur en série, états-unis, policier américain, littérature américaine, littérature irlandaise, 20ème siècle, roman, fantastique, polar noir, roman noir, romans policiers et polars, thriller, légendes, hiver, sorcières, police, tueurs, psychopathe, détective, états-unis, policier américain, littérature américaine, littérature anglophone, littérature irlandaise, italien, 20ème siècle.

Citations de Laissez toute espérance (10)

En fait, c'était le genre de gars qu'on pouvait ramener à la maison et présenter à sa mère, n'eût été le fait qu'il risquait de la torturer, de la sauter, puis de balancer ce qui restait d'elle dans le port de Boston.

super roman

Pour moi, il était un peu comme ces mathématiciens qui, face à un carré sur une feuille, sont capables de calculer son évolution dans d'autres dimensions, dans d'autres sphères, tout en restant totalement détachés du problème qu'on les a chargés de résoudre.

— Ça fait longtemps qu'on est amis, toi et moi, même si on s'en rendait peut-être pas forcément compte à l'époque. Je te connais, et à un moment, t'étais pas loin de devenir comme Jennings et des millions d'autres mecs comme lui, mais aujourd'hui je sais que ça arrivera pas. Je sais pas trop comment ce changement a eu lieu et je tiens pas forcément à connaître tous les détails. Ce que je sais, Bird, c'est que tu es en train de devenir quelqu'un de généreux. Rien à voir avec la pitié, ni la culpabilité, ni le fait de vouloir remercier le destin ou Dieu. C'est pouvoir ressentir la douleur des autres comme si c'était la tienne, et faire ce que tu peux pour qu'elle disparaisse. Et peut-être que, des fois, t'es obligé de faire des choses qui craignent pour y arriver, mais dans la vie, l'équilibre est pas toujours facile à trouver. Tu peux être quelqu'un de bien et commettre des actes qui le sont pas, parce que c'est la nature des choses. Les gens qui sont pas de cet avis, c'est que des fonctionnaires, vu qu'ils passent tellement de temps à se débattre avec leur conscience que rien ne se fait, rien ne change, et pendant ce temps-là, les innocents et les faibles continuent à en prendre plein la gueule. Au bout du compte, tu fais ce que tu peux, ou tu fais ce que t'es obligé de faire, pour que les choses s'améliorent. Quand on jugera ton cœur, Bird, après ta mort, j'espère que ça sera par rapport à celui des autres. S'ils font pas une étude comparative, on va tous se retrouver en enfer.Et il me sourit, d'un petit sourire froid signifiant qu'il savait le prix à payer pour suivre cette philosophie.

— Bird ? me demanda-t-il quand je fis démarrer la Mustang. Tu m'as parlé de Billy Purdue, de sa femme, de son gosse. Y a un truc qui m'échappe : comment une nana peut se retrouver avec un type pareil ?Je haussai les épaules. Issue d'une famille à problèmes, elle devait chercher à reproduire le schéma qu'elle avait connu enfant en fondant elle-même une famille à problèmes avec Billy Purdue. Mais il n'y avait pas que cela. Il y avait chez Rita Ferris quelque chose de bon, une parcelle restée intacte, et saine, en dépit de tout ce qui lui était arrivé. Et peut-être, oui, peut-être avait-elle cru déceler la même chose chez Billy, peut-être s'était-elle dit qu'en localisant cette parcelle de lui-même, en le touchant au bon endroit, elle réussirait à le sauver, elle le conduirait à avoir besoin d'elle autant qu'elle avait besoin de lui, car, pour elle, amour et besoin se confondaient. Des millions d'épouses et de maîtresses battues, de femmes maltraitées et d'enfants malheureux, auraient pu lui dire qu'elle se trompait.— Elle l'aimait, finis-je par répondre. Au bout du compte, elle n'avait que cela à offrir, et il fallait qu'elle le fasse.— Tu parles d'une réponse…— Les réponses, je ne les connais pas, Angel. Je ne fais que formuler différemment les questions.

— Je ne vous savais pas si sentimental, observa Ellis, le plus sérieusement du monde.— J'ai certaines faiblesses, mais je ne m'en vante pas, répondis-je en regagnant ma voiture. À bientôt, Ellis.

— Bonne voiture, la Mustang, fit-il en opinant. Moi et la Mustang, on a pas mal de choses en commun.Il s'approcha de moi comme pour me confier un secret amusant venu du fond des temps. Je sentis son haleine lourde et douceâtre comme un fruit en fin de saison.— Notre grande époque s'est arrêtée en 1970.Et il se mit à rire, ce qui, chez lui, se traduisait par un léger sifflement, comme des gaz s'échappant d'un cadavre.— Prenez bien soin de cette voiture, faites gaffe à ce qu'il ne lui arrive rien. Il faut toujours garder à l'œil ce qu'on a. S'occuper de ses affaires, et éviter de mettre le nez dans celles des autres

Et dans la forêt, au milieu des érables, des bouleaux et des chênes, entre les épicéas, les sapins du Canada et les pins blancs, une chose bougea. Elle marchait lentement, avec détermination. Ces bois, elle les connaissait, et depuis bien, bien longtemps. Elle savait où elle posait le pied, elle ne se laissait pas surprendre par les troncs d'arbres abattus, elle profitait de chaque vieux mur de pierre que la végétation s'était réapproprié pour se reposer et reprendre son souffle avant de poursuivre sa route.Dans la nuit de l'hiver, elle se déplaçait avec une motivation nouvelle. Une chose qui avait été perdue venait d'être retrouvée.

Dans la veille baraque, le passé flottait dans l'air comme des particules de poussière que les rayons de la mémoire n'avaient pas encore illuminées.

Tu n'as jamais été quelqu'un de facile, Charlie. Tu as toujours été trop intelligent, trop susceptible. On a tous nos démons, mais toi, tu les portes en bandoulière.

< Voir moins de citations
Voir plus de citations >

Critiques de Laissez toute espérance : avis de lecteurs (6)


  • Critique de Laissez toute espérance par py314159 (Babelio)

    Ancien policier, Charlie Parker n'est plus que l'ombre de lui-même depuis la mort de sa femme et de sa fille. Lorsqu'une femme et son fils sont assassinés, ses vieux démons remontent à la surface. Joh...

    Lire la critique complète >
    Par py314159 - publiée le 06/01/2020

  • Critique de Laissez toute espérance par BurjBabil (Babelio)

    Deuxième opus mettant en scène le détective privé Charlie « Bird » Parker . Une jeune femme du nom de Rita Ferris l'engage pour récupérer sa pension alimentaire mais cela se passe différemment et elle...

    Lire la critique complète >
    Par BurjBabil - publiée le 07/12/2019

  • Critique de Laissez toute espérance par Ctucorrect (Babelio)

    J'ai entrepris de lire la série Charlie "Bird" Parker dans l'ordre après avoir découvert cet univers si particulier avec un ouvrage ultérieur dans la série. Dans ce 2ème opus, John Connolly monte enco...

    Lire la critique complète >
    Par Ctucorrect - publiée le 08/07/2018

  • Critique de Laissez toute espérance par zebell (Babelio)

    Le premier roman dévoré, je me devais de lire immédiatement la suite des aventures de Charlie Parker ! Pourtant, Tout ce qui meurt possède un fin du genre concret. Laissez tout espérance pourrait t...

    Lire la critique complète >
    Par zebell - publiée le 27/01/2016

  • Critique de Laissez toute espérance par mecaniquepopulaire (Babelio)

    Mon deuxième Connolly, toujours aussi prenant ! Que ce soit les personnages, la description des lieux, l'excellence de l'auteur pour nous raconter une bonne histoire; le plaisir est au rendez-vous ! U...

    Lire la critique complète >
    Par mecaniquepopulaire - publiée le 28/01/2015

  • Critique de Laissez toute espérance par CorinneCo (Babelio)

    Caleb Kyle.... le grand méchant loup, le croquemitaine, le fantôme des terreurs nocturnes des grands et des petits.... voilà comment m'apparait ce personnage dans le livre de Connolly, la sorcière dan...

    Lire la critique complète >
    Par CorinneCo - publiée le 22/10/2013

Du même auteur

Commentaires

Connexion




S'inscrire

Inscription à Livres Actu




Se connecter