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Jean Patrick Manchette

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Jean-Patrick est un prénom composé masculin.

Fatale (1996)

De Jean Patrick Manchette chez Gallimard
(20 votes, note moyenne : 3.8)

«De quelque côté que l'on se dirige, écrit Manchette, il y a une longue côte à gravir pour sortir de Bléville.» Il est ainsi, dans Fatale comme dans ses autres livres, des phrases porteuses d'étranges ambiguïtés métaphoriques. Il en est une aussi dont on ne sait trop si elle évoque ironiquement le sanglant nettoyage entrepris par Aimée ou l'ordre moral nécessaire à l'harmonie blévilloise. Cette phrase, leitmotiv inscrit sur une bascule automatique, une borne téléphonique ou une corbeille à papier municipale, consiste en une simple injonction : GARDEZ VOTRE VILLE PROPRE !»Jean Échenoz.
Nouvelle édition en 1996

Paru le 01-09-1996 - Format : Broché - 160 pages - 20 x 14 x 1 cm - 203 g - ISBN 10 : 2070745368 - ISBN 13 : 9782070745364

Collection : La Noire

Tags : satire sociale, roman, bande dessinée, roman noir, policier français, romans policiers et polars, sexe, poissons, province, bourgeoisie, tueur à gages, noir, terrorisme, capitalisme, détective, meurtre, néo-polar, france, littérature française, 20ème siècle.

Citations de Fatale (10)

Ce qui nous retient de nous abandonner à un vice, c'est que nous en avons plusieurs.

-Ce petit médecin a vraiment un culot tout à fait honteux [...] Venir à l'inauguration ! dit-il. Et je parie qu'il vient au cocktail ! Il travaillait chez L&L, vous savez. Médecin d'entreprise ou je ne sais quoi. Ils sont été obligés de le renvoyer. Et maintenant il répand sa bave dans la presse !-Il parait très insolent, dit Aimée avec douceur.-C'est une espèce de nihiliste, dit Lindquist. Il vote Krivine, vous savez !

-Dans l'état présent du monde, n'est-ce pas, avec l'augmentation du capital constant par rapport au capital variable, toute une couche de pauvres doit chômer, et vivre des primes et d'ordures, et parfois d'allocations diverses. Avez-vous une idée de ce dont je parle ?-Je ne suis pas sûre, dit Aimée.-Moi non plus, dit le baron.

[…] Elle prit le journal qu'elle avait acheté la veille, y découpa l'article qui faisait allusion à la mort de Roucart, et rangea la coupure avec d'autres qui relataient d'autres morts : celle d'un industriel bordelais, asphyxié par un radiateur défectueux, cinq mois auparavant ; celle d'un médecin parisien noyé à La Baule au début de l'été ; plusieurs autres.

[…] Elle était toute dépeignée. Ses cheveux blonds poissés de sueur lui collaient au crâne et pendaient sur son front et sa nuque en mèches humides, comme il arrive aux dames qui font l'amour pendant des heures d'affilée et de façon forcenée.

Dans l'état présent du monde, n'est pas, avec l'augmentation du capital constant par rapport au capital variable, toute une couche de pauvres doit chômer, et vivre des primes et d'ordures, et parfois d'allocations diverses. avez vous une idée de ce dont je parle ?- Je ne suis pas sure, dit Aimée.- Moi non plus dit le baron. Mais excusez moi, j'entends la bouilloire qui chante

Les pauvres, les travailleurs ni leurs quartiers n'intéressent Aimée. Ce sont les riches qui l'intéressent et elle allait seulement où il y a l'argent.

-Alors ç'a été comme une vraie illumination, tu vois, dit-elle au baron. On peut les tuer. Les gros cons, on peut les tuer. D'autre part je voulais de l'argent mais je n'avais pas envie de travailler.-C'est logique, dit le baron.-Remarquez, c'est un travail aussi, ce que je fais, dit Aimée en recommençant à voussoyer le baron.

- Eh bien, dit-elle, c'est comme d'habitude, non ? Ca parait lent, mais c'est assez rapide, en vérité. Ce sont toujours les histoires de cul qui apparaissent les premières. Puis viennent les questions d'intérêt. Et enfin, les vieux crimes. Tu as vu d'autres villes, ma douce, et tu en verras d'autres ; touchons du bois. (Elle se toucha la tête. Dans le miroir, son visage blanc, illuminé médiocrement par l'éclairage fluorescent incorporé à l'armoire de toilette, de même se toucha la tête sans sourire.) Allons, ma douce, répéta-t-elle, les crimes viennent en dernier et tu dois être patiente.

-Est-ce qu'il est mort ? demanda-t-elle?-Oui, dit Aimée. Il est mort.-Salope, dit Sonia Lorque.

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Critiques de Fatale : avis de lecteurs (11)


  • Critique de Fatale par PaulMer (Babelio)

    Une intrigue menée de main de maître et une exemplaire description politique et sociale.

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    Par PaulMer - publiée le 22/10/2018

  • Critique de Fatale par KiriHara (Babelio)

    Jean-Patrick Manchette est un auteur qui divise, la preuve, c'est un auteur qui me divise. C'est tellement plus simple de critiquer un mauvais auteur, pas beaucoup plus difficile de critiquer un bon a...

    Lire la critique complète >
    Par KiriHara - publiée le 20/01/2019

  • Critique de Fatale par Crossroads (Babelio)

    C'est l'histoire d'une tueuse, Aimée, mais aussi d'une rencontre. Une meurtrière complètement larguée que rien ne saurait émouvoir, n'était justement cette fameuse rencontre évoquée pas plus loin q...

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    Par Crossroads - publiée le 20/08/2019

  • Critique de Fatale par Romain28 (Babelio)

    Fatale (1977), fait partie des derniers travaux de de Manchette pour ce qui est de sa production romanesque. La brièveté du livre est à la fois le marqueur de son ambition et de ses limites. Délibéré...

    Lire la critique complète >
    Par Romain28 - publiée le 30/06/2019

  • Critique de Fatale par mikaelunvoas (Babelio)

    Il est toujours bon d'avoir lu un Manchette pour les amateurs de polar. Le néo-polar faisait son apparition avec ses séries noires. Fatale se décompose en deux parties, j'ai nettement préféré la premi...

    Lire la critique complète >
    Par mikaelunvoas - publiée le 03/03/2018

  • Critique de Fatale par (Babelio)

    J'ai bien aimé ce roman court qui raconte le passage d'une tueuse dans une ville corrompue , ou la pègre vient d'en haut . Pas un roman exceptionnel , mais un bon Manchette quand même ...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 19/10/2017

  • Critique de Fatale par Pavlik (Babelio)

    Je découvre Manchette avec ce livre. Je ne suis pas du tout un habitué des polars et cette Fatale lecture me le fait presque regretter. Mais davantage que les polars c'est peut-être l'auteur que j'app...

    Lire la critique complète >
    Par Pavlik - publiée le 21/04/2016

  • Critique de Fatale par Bernardbre (Babelio)

    La remarquable, l'exemplaire concision de l'écriture de Jean-Patrick Manchette. Concise, mais précise. Sèche. Efficace. Inimitable. Une réponse à ceux qui (comme René Char) estiment qu'il y a "trop de...

    Lire la critique complète >
    Par Bernardbre - publiée le 28/08/2015

  • Critique de Fatale par BMR (Babelio)

    F comme femme, F comme fatale. Merci à Max Cabanes et Doug Headline de nous avoir fait (re-)découvrir ce roman de Jean-Patrick Manchette : Fatale. Leur BD nous avait tout simplement donné grande en...

    Lire la critique complète >
    Par BMR - publiée le 13/12/2014

  • Critique de Fatale par mecaniquepopulaire (Babelio)

    L'histoire d'une tueuse qui va arriver dans une petite ville de province pour y semer de nombreux cadavres, mais bien sur c'est surtout une société bourgeoise, vérolé et sans scrupules qui va nous etr...

    Lire la critique complète >
    Par mecaniquepopulaire - publiée le 06/02/2012

  • Critique de Fatale par LePetitBleuDeLaCoteOuest (Babelio)

    La différence entre Joël Dicker et Jean-Pat, c'est que si le premier mettait de longues tirades de Hegel dans ses bouquins, ça ferait tâche. Chez Manchette ça passe très bien... Enfin, sauf à la Sér...

    Lire la critique complète >
    Par LePetitBleuDeLaCoteOuest - publiée le 29/06/2020
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