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James Sallis

Présentation de James Sallis (Wikipedia)

James Sallis, né le 21 décembre 1944 à Helena, en Arkansas, est un romancier américain.

Livres de James Sallis

Citations de James Sallis (13)

Le passé, avait-il déclaré en posant trois doigts sur le bord de sa tasse pour empêcher Béa de la remplir encore une fois, c'est comme la pesanteur. Il te maintient sur la terre ferme mais il n'arrête pas de te tirer vers le bas, d'essayer, comme la terre elle-même de te revendiquer? Et le futur - le fait de toujours regarder devant toi, de faire des projets, d'anticiper - , c'est une sorte de chute libre : tes pieds ont quitté le sol et tu te contentes de flotter, de flotter là où il n'y a rien.

– Salt River

Trois types sur quatre disent que vous êtes complètement givré, qu'il vaut mieux traverser la rue ou alors, bonjour les emmerdes. Et le cinquième ou sixième que j'interroge me dit qu'il remettrait sa vie entre vos mains.- Avec le genre de boulot que je fais, les deux possibilités ne s'excluent pas nécessairement.

– Le frelon noir

Chaque année, la terre nous attire un peu plus. Chaque année, le poids de ce que nous faisons et de ce que nous ne faisons pas contribue à nous courber l'échine.

– Le frelon noir

C'était une pensée que j'avais déjà eu : rien n'est aussi effrayant qu'une personne qui a réduit sa vie à une seule chose. Religion, sexe ou alcool, politique, racisme - peu importe. Si vous regardez dans ses yeux, vous voyez la lumière voilée, vous percevez l'une des pires choses qui puissent nous échoir, individuellement ou collectivement. Mais les plus effrayants de tous sont les gens qui n'ont consacré leur vie à rien.

– Le frelon noir

- J'ai pas besoin de protection, Sam.- Je sais, vieux frère. Ce que je me dis, c'est qu'avec toi de nouveau dans le secteur, c'est peut-être nous qui avons besoin de protection.

– Cripple Creek

- Tu sais ce que je vais faire ? Je vais me traîner jusqu'à la salle de bain, là-bas, au bout du couloir, et me débarbouiller avec de l'eau chaude et du savon. Te bile pas si tu entends des cris, et si je ne suis pas ressorti dans dix minutes, à toi de décider si tu dois appeler l'ambulance ou les pompes funèbres. Pour le moment, je serais bien en peine de te dire si ça sera l'un ou l'autre.

– Une enquête de Lew GriffinPapillon de nuit

- C'est surtout ça la vie, tous les détails entre les deux.

– Une enquête de Lew GriffinPapillon de nuit

Nous nous trahissons nous-mêmes pour pouvoir persister sur notre chemin; mais nous avons aussi le pouvoir de choisir la forme de notre trahison.

– Une enquête de Lew GriffinPapillon de nuit

C'est important les noms. Les choses sont ce que nous nommons.Nommer permet de comprendre.

– Une enquête de Lew GriffinPapillon de nuit

Comme disait Howard Thurston, le prestidigitateur, à ses assistants : si tu comprends pas ce qui se passe, souris et tourne les talons.

– La mort aura tes yeux

Dans une ville déjà réputée pour sa violence, il fut un temps, qui dura certes longtemps, où la violence du Channel l'emportait sur tous les autres quartiers : les bars y avaient des noms évocateurs comme le Bain de Sang, les étrangers qui s'incrustaient malgré tout étaient accueillis à coups de briques et les flics s'y faisaient flinguer. A chaque fois qu'il pleuvait – c'est-à-dire presque tout le temps dans cette foutue ville de La Nouvelle-Orléans – la flotte en provenance du Garden District, au nord de la ville, ce qui explique sans doute le nom du quartier. Oubliez les Long et leurs magouilles politiques, oubliez la mafia, les pétroliers, l'Eglise ou la municipalité : à La Nouvelle-Orléans, les vrais patrons, c'est les cafards.

– Le faucheux

De deux choses l'une : ou nous n'existons qu'à travers les liens que nous réussissons à créer, ou alors nous nous en persuadons, pour réussir à les recréer. C'est ainsi que nous nous efforçons de ne pas simplement survivre, mais de nous trouver des raisons – l'amour par exemple – qui nous permettent de nous abuser, de nous donner l'illusion d'avoir choisi la survie.

– Le faucheux

Mon Dieu Lew. Tu es comme cet homme qui cherchait son chapeau et qui a pris le pot de chambre à la place. Et pour une raison quelconque, cette phrase m'a mis en joie.

– Le faucheux
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