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Ildefonso Falcones

Livres de Ildefonso Falcones

Citations de Ildefonso Falcones (20)

- On va lui assigner un avocat… qui n'aura pas le droit de le défendre.- Comment est-ce possible ? s'exclamèrent les femmes à l'unisson ?- Les avocats et les notaires qui aident les hérétiques, les conseillent ou les soutiennent, comme ceux qui croient à leur bonne foi ou les défendent sont interdits, récita Joan.[…]- Ce qui signifie ?- La tâche de l'avocat est d'obtenir les aveux volontaires de l'hérétique. S'il le défendait, il défendrait l'hérésie.

– La cathédrale de la mer

Nous ne sommes guère plus que des jouets entre les mains des nobles. Ils décident ce qui les arrangent sans se soucier du nombre de morts ou de la misère que cela peut entrainer.

– La cathédrale de la mer

Le port de Barcelone n'était pas préparé au débarquement de grands personnages, qui n'allaient pas, comme les marchands, faire leur entrée dans les humbles esquifs des bateliers pour ne pas mouiller leurs vêtements. C'est pourquoi, quand une personnalité accostait à Barcelone, les bateliers serraient leurs petites barques les unes contre les autres, de la rive jusqu'à la haute mer, et construisaient au-dessus un pont pour que rois et princes accèdent à la plage de Barcelone avec les égards dus à leur rang.

– La cathédrale de la mer

- "Inquisition" signifie "recherche". L'inquisiteur doit traquer l'hérésie, le péché. Même en cas de dénonciations, le procès ne se fonde pas exclusivement sur elles. Si le présumé coupable n'avoue pas, il faut lui arracher la vérité qu'il cache.- De quelle manière ?Joan ferma les yeux avant de répondre.- Si tu fais allusion à la torture, en effet, c'est une des méthodes employées.

– La cathédrale de la mer

Arnau se souvenait des harangues de Santa Maria del Mar : « La Catalogne a besoin de vous ! Le roi Pierre a besoin de vous ! Partez à la guerre ! » Il n'y avait eu que des massacres, des échauffourées où les seuls perdants avaient été les petites gens, les soldats loyaux…et les enfants, qui souffriraient de la faim l'hiver suivant par manque de grain. Quelle guerre ? Celle qu'avaient livrée évêques et cardinaux, entremetteurs de rois rusés ? Le prêtre poursuivait son homélie, amis Arnau ne l'écoutait toujours pas. Pourquoi avait-il dû tuer ?

– La cathédrale de la mer

Après un mois d'angoisse, la peste arriva à Barcelone.La première victime fut un calfat qui travaillait aux arsenaux. Les médecins qui se rendirent auprès de lui purent seulement constater ce qu'ils savaient par les livres et les traités. - Ils ont la taille de petites mandarines, fit observer l'un en montrant les gros bubons que l'homme avait dans le cou.- Noirs, durs et chauds, ajouta un autre après les avoir touchés.- Serviettes d'eau froide pour la fièvre.- Nous devrions le saigner pour faire disparaître les hémorragies autour des bubons.- Il faut inciser les bubons, conseilla un troisième.Les autres médecins regardèrent celui qui venait de parler. - Les livres disent qu'ils ne s'incisent pas.- Après tout, ce n'est qu'un calfat. Vérifions ses aisselles et l'aine.Là aussi, de gros bubons noirs, durs et chauds, avaient surgi. Dans des hurlements de douleur, le malade fut saigné et le peu de vie qui lui restait s'échappa des incisions que les médecins avaient pratiquées sur son corps.

– La cathédrale de la mer

Il n'y a pas de liberté quand on a faim, mon garçon.

– La cathédrale de la mer

Au moment où personne ne semblait lui prêter attention, Bernat leva les yeux vers le ciel bleu limpide. Le soleil ténu de la fin septembre caressait le visage de ses invités. Il avait consacré tant d'heures et d'efforts à préparer la fête que seul un temps inclément aurait pu la gâcher. Bernat sourit au ciel d'automne. Son sourire s'accentua quand, baissant le regard, il vit l'allégresse qui régnait sur l'esplanade pavée devant la porte de la basse-cour, au rez-de-chaussée de la ferme.

– La cathédrale de la mer

- Où allez-vous père ? cria-t-il alors qu'il l'avait déjà perdu de vue.- Chercher la liberté, répondit une femme qui observait la foule s'élancer à l'assaut des rues de la ville.- nous sommes déjà libres osa, affirmer Arnau- Il n'y a pas de liberté quand on a faim, mon garçon.

– La cathédrale de la mer

Un esclave n'était pas considéré comme un homme, c'est pourquoi en son for intérieur, cet espace de liberté qui lui appartenait en propre, il avait appris à voir plus loin que bien des hommes dits libres.

– La cathédrale de la mer

Hernando et ses élèves improvisés virent les chretiens de Juviles quitter l'église,nus,claudiquant,malades pour beaucoup d'entre eux,les mains attachées dans le dos., en direction d'un camp voisin.Trainant les pieds près du curé et du bénéficier , Andrès,le sacristain tourna le visage vers Hernando,assis sur le plus gros morçeau de la cloche.Le jeune garcon soutint son regard jusqu'au moment où un Maure poussa violemment l'homme avec la crosse d'une arquebuse.Hernando sentit en partie le coup dans son propre dos."Ce n'est pas une mauvaise personne ",songea-t-il.Il s'était toujours bien comporté avec lui .

– Les Révoltés de Cordoue

Les nouvelles-chrétiennes ,les Mauresques ,lui avait-il expliqué lors d'une des nombreuses lecons d'endoctrinement dans la sacristie de l'église,s'adonnent aux pratiques amoureuses se soulageant sans mesure avec leurs maris ...

– Les Révoltés de Cordoue

Le jour se levait. Le soleil commença à éclairer montagnes et ravins comme si rien ne s'était passé ; le froid et la neige produisaient une telle sensation de pureté que le carnage de Juviles semblait n'avoir été qu'une fantaisie macabre.

– Les Révoltés de Cordoue

- Je suis partisan de la lecture, avait reconnu le Maure. Je ne trouverai jamais Dieu dans de simples images.- Toutes les images ne sont pas si simples ; nombre d'entre elles reflètent ce que cachent les livres.

– Les Révoltés de Cordoue

- [...] En vérité, nous ne sommes rien de plus, semble-t-il, que des pestiférés : les chrétiens nous haïssent mortellement et nul dirigeant musulman n'a fait quoique ce soit pour nous aider. Nous sommes un peuple qui a toujours scruté l'horizon dans l'espoir d'apercevoir une armée, turque ou algérienne, mais celle-ci n'est jamais apparue.Efraín fut tenté de discuter. Pestiférés ? Ses frères à lui l'avaient été, sans aucun doute, en Espagne et dans tous les royaumes européens. Inutile même de regarder à l'horizon : jamais personne ne vendrait en aide aux juifs. Mais il resta silencieux ; il n'était pas venu pour cela.

– Les Révoltés de Cordoue

Vous savez que l'arabe ,leur expliqua-t- il ensuite ,est la langue de tout le monde musulman ,ce qui nous unit,quels que soient notre origine ou l'endroit où nous vivons . a travers le Coran ,l'arabe a atteint la condition de langue divine,sacrée et sublime.Vous devez apprendre à reciter en rythme ces sourates afin qu'elles résonnent a vos oreilles et aux oreilles de ceux qui vous écoutent . Je veux que les chretiens là-dedans -il désigna l'église-entendent de votre bouche cette musique céleste et soient convaincus qu'il n'y a pas d'autre Dieu que Dieu ,ni d'autre Prophète que Mahomet.Apprends-leur,conclut - il en s'adressant à Hernando.

– Les Révoltés de Cordoue

Les hommes poignardèrent le bénéficier et le prêtre. Un peu à l'écart, sur une petite terrasse, Hernando tressaillit lorsqu'il vit sa mère se diriger lentement vers don Martin, qui agonisait sur le sol. Que faisait-elle? Il sentit qu'Hamid lui passait un bras autour des épaules. Les femmes du village crièrent et poussèrent les hommes pour les obliger à s'éloigner des religieux. En silence, presque avec révérence, un Maure glissa un poignard dans la main d'Aisha. Hernando la vit se mettre à genoux au côté du prêtre, lever l'arme au dessus de sa tête et la planter avec force dans son coeur.

– Les Révoltés de Cordoue

Pourquoi tout le monde m'appelle nazaréen,mère?Avait il sangloté ,levant la tête d'entre ses genoux.Aisha avait fermé les yeux devant les larmes de son fils.elle avait voulu les essuyer d'une caresse,mais Hernando avait détourné le visage.Pourquoi? Avait-il insisté.Aisha avait soupiré profondément ; puis elle avait hoché la tête et s'était accroupie sur la paille.- D'accord tu es assez grand désormais, avait-elle cédé avec tristesse,comme si ce qu'elle allait dire lui coûtait un grand effort.Il faut que tu saches qu'il doito avoir quatorze ans , neuf mois avant ta naissance,le curé du village où je vivais quand j'étais petite dans l'Ajerquía d'Almeria m'a violée....

– Les Révoltés de Cordoue

Ils maintiendraient la flamme de l'espérance d'un peuple maltraité ; faible flamme, certes, mais les grands incendies ne naissent-ils pas d'une minuscule étincelle ?

– Les Révoltés de Cordoue

Qu'est-ce qui est écrit ici ? lui demanda-t-elle.- La mort est une longue espérance, lut-il.[...]- J'ai souffert d'une mort, lui murmura-t-elle à l'oreille. Je préfèrerais trouver l'espérance dans la vie. Et tu as sauvé la mienne à deux reprises.

– Les Révoltés de Cordoue
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