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Iegor Gran

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Né à Moscou et vivant en France depuis l’âge de dix ans, Iegor Gran est l’auteur de plusieurs romans, dont O.N.G. ! qui a reçu le Grand prix de l’Humour noir 2003 et le Prix RD-RG/Paris Première, Thriller et L’écologie en bas de chez moi. Plus >

Ipso facto (1999)

De Iegor Gran chez Pol
(14 votes, note moyenne : 3.1)

Un médiocre et plutôt antipathique paléontologue coule des jours à peu près tranquilles même si bien peu gratifiants dans l’institut qui l’emploie. Vie sans histoires et sans excès. Mais, à la faveur d’une promotion inespérée on s’aperçoit qu’il a égaré le diplôme de son baccalauréat. Catastrophe ! Le voici rapidement mis au ban d’une société tout entière dédiée à l’archivisme, à l’archivisme comme moteur, justification et fin de toute action. Un monde fou avec sa bureaucratie, ses profiteurs et ses parias, un monde dont un dérèglement mystérieux a changé les bases et tout bouleversé, jusqu’à la sexualité...

Paru le 14-06-1999 - Format : Broché - 192 pages - 20 x 14 x 1 cm - 209 g - ISBN 10 : 2867445957 - ISBN 13 : 9782867445958

Collection : Fiction

Tags : manuel, fables, prose, roman, survie, pauvreté, délire, administration, nevrose, obsessions, absurde, humour noir, burlesque, humour, france, littérature française, littérature francophone, littérature contemporaine, littérature française du 20e, manuel, fables, prose, roman, survie, pauvreté, délire, administration, nevrose, obsessions, absurde, humour noir, burlesque, humour, france, littérature française, littérature francophone, littérature contemporaine, littérature française du 20e.

Citations de Ipso facto (10)

C'est que le repentir n'annule pas la faute, hélas ! il peut juste colmater, quant à la fissure elle reste à jamais. La porcelaine s'est brisée.

Même si ce n'est pas la mer à boire, je n'ai pas beaucoup de temps en ce moment pour me taper des formalités. Un papier avec de l'écriture dessus c'est comme un pacte. Il faut l'archiver, c'est une micro-case de mon cerveau qui est occupée, et ma pauvre cervelle en devient saturée, elle n'a pas été prévue ma cervelle pour contenir davantage que quelques recettes de cuisine, quelques noms de famille, quelques dates de l'histoire de France.

L'ennui voyez-vous c'est que les paroles s'évaporent mais l'écriture reste dans le dur, le basalte n'est rien à côté d'une feuille de papier, l'écriture est un tatouage que vous porterez à jamais. Vous pourrez jouer à l'acrobate tant que vous voudrez, jamais vous ne gommerez ce qui a été publié, votre cuir sera fleurdelisé. Alors quand vous écrivez, la bride qui tient votre vie tant bien que mal se relâche peu à peu, vous glissez imperceptiblement vers l'inconnu, encore un pas et il sera trop tard. Les feuilles que vous produisez vous attendront au tournant.

Écrire je déteste, déjà parler c'est pas mon fort, je préfère rester coi bien au chaud car quand on se tait la vie passe à côté sans trop vous remarquer, et son cortège comme on dit de malheurs percute quelqu'un de plus exposé, le bavard sert de paratonnerre et vous êtes épargné.

L'utilité publique c'est comme un filet tournant, ça vous attaque par les côtés, impossible de vous en sortir de l'utilité publique, c'est du goudron chaud dans lequel vous auriez mis les pieds, dans mon cas ça m'a éperonné la conscience, et quand par-dessus vous mettez la voix mielleuse de Marko qui vous encaque dans la seconde, l'amorce devient imparable.

Le temps est l'ennemi des pin-​up comme il est l'ennemi des range­ments, les femmes et les papiers jaunis­sent au soleil

Les jeunes lecteurs qui ont peu vécu auront sans doute du mal à comprendre mon angoisse, ils ne verront que l'aspect matériel de ma tragédie, les jeunes ne pensent qu'à l'argent et c'est normal car ils n'en ont jamais, mais ceux qui se sont frottés aux aspérités de la vie, ceux qui ont accumulé un peu de sagesse, ceux-là savent ce que la Conscience peut faire quand elle se manifeste, et chez moi elle explosait la Conscience, elle se transcendait.

La vie est à vous, elle vous appartient les jeunes, profitez en tout en restant vigilants. Oh si jeunesse m'écoutait !

Sans Baccalauréat ma déconvenue était totale, je n'avais pas le droit d'occuper mes fonctions actuelles, là-dessus les textes étaient formels. Je cite : sans papier dûment visé par le Ministère, personne ne peut se prévaloir du titre de bachelier. Voilà qui était clair, je n'avais pas le papier, je n'étais donc pas bachelier, j'étais un usurpateur, mes diplômes ultérieurs dont j'étais si fier ne valaient pas un pet de cheval, ma candidature à l'institut d'il y a vingt ans était truquée, tout entier j'étais entaché de fautes de procédure, il fallait se débarrasser de moi en bouchées doubles, me lyncher avant que les collègues allemands, anglais, italiens ne viennent à apprendre quel genre de triste individu exerce dans la paléontologie française, j'étais une honte, je compromettais mon pays aux yeux de la communauté internationale.

On ne vit plus au Moyen Âge ou dans une quelconque dictature à la Orwell 1984, et puis d'abord qu'est-ce qu'ils en ont à faire de ton Baccalauréat alors que tu bosses depuis vingt ans ? Ils n'avaient qu'à faire des copies de meilleure qualité, au lieu de t'embêter mon biquet.

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Critiques de Ipso facto : avis de lecteurs (8)


  • Critique de Ipso facto par uaeroffat (Babelio)

    “ONG !” et, plus encore, “L'Écologie en bas de chez moi”, figurent parmi mes chocs de lecture récents. Je voulais voir ce que donnait ce premier roman de Iegor Gran (1998). Une verve indéniable, un to...

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    Par uaeroffat - publiée le 01/10/2018

  • Critique de Ipso facto par neutrinou (Babelio)

    "Les romans récents souvent "font du style", et c'est pénible. Sans doute parce qu'ils n'arrivent plus à innover. Tout a été raconté. Sauf bien sûr, les histoires qui font intervenir les dialogue...

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    Par neutrinou - publiée le 30/06/2017

  • Critique de Ipso facto par luocine (Babelio)

    cet homme a perdu son diplôme du Bacca­lau­réat sa vie devient absurde et malheu­reu­se­ment son livre aussi. C'est un premier roman et depuis il m'a fait beau­coup rire avec « L'écologie en bas de ch...

    Lire la critique complète >
    Par luocine - publiée le 09/01/2017

  • Critique de Ipso facto par Vermeer (Babelio)

    Parce qu'il a perdu son baccalauréat (le papier), un homme se retrouve au ban de la société. Caricature grinçante et très drôle de l'administration. Humour noir, roman burlesque, absurde.

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    Par Vermeer - publiée le 16/05/2015

  • Critique de Ipso facto par (Babelio)

    le sujet de ce livre m'a attiré me disant que cela pouvait être drôle. mais là où l'auteur va, je ne le suis pas du tout, ça part dans du grand n'importe quoi. le personnage part dans des dérives q...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 24/02/2015

  • Critique de Ipso facto par Serge079 (Babelio)

    C'est très drôle, j'aime le style et la langue, la trame est originale, mais les passages sur la vie sexuelle du narrateur me semblent de trop, ils arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe, sans f...

    Lire la critique complète >
    Par Serge079 - publiée le 05/04/2013

  • Critique de Ipso facto par Noelie (Babelio)

    Une lecture jouissive, pour un texte qui, sous couvert de n'aborder le destin de son personnage principal que sous un angle restreint (un simple papier perdu et tout bascule), dessine avec justesse no...

    Lire la critique complète >
    Par Noelie - publiée le 26/02/2013

  • Critique de Ipso facto par BVIALLET (Babelio)

    L'auteur , heureux fonctionnaire à l'Institut , vient d'obtenir une promotion quand une acariâtre secrétaire aux Relations Humaines lui réclame original ou copie de son baccalauréat . Malheureusement ...

    Lire la critique complète >
    Par BVIALLET - publiée le 08/04/2012
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