livres actu Livres Actu

Accueil > Guy De Maupassant > Les Sœurs Rondoli

Acheter ce livre - 5.7 €


42327ème dans les ventes


Guy De Maupassant

0 abonné

Les Sœurs Rondoli (2002)

De Guy De Maupassant chez Gallimard
(12 votes, note moyenne : 4.3)

Ces récits semblent divers et de lecture facile : une majorité de contes égrillards ; quelques-uns mettent en scène l'hallucination et le désespoir ; d'autres, une Normandie où l'âpre attachement à l'argent prend un aspect tantôt comique, tantôt odieux ; enfin, «Châli» enfin est caractéristique du conte exotique alors à la mode. Une lecture plus approfondie montre que l'écrivain, usant de tons très variés, à travers des situations et des lieux très divers, fait apparaître au fil de ces récits une solitude, un malaise devant la société, un désespoir qui ne peuvent être masqués que par le recours à une pure animalité sensuelle, problématique et passagère. Maupassant a l'art de donner au corps et aux objets le pouvoir d'exprimer ces obsessions : ils prennent une présence violente, et exhibent l'absurdité du monde avec une transparence qui, loin d'être une courte simplicité, fait naître l'inquiétude.
Au fil de ces récits, Maupassant fait apparaître une solitude, un malaise devant la société, une sourde inquiétude.

Paru le 02-10-2002 - Format : Broché - 256 pages - 18 x 12 x 1 cm - 152 g - ISBN 10 : 2070409430 - ISBN 13 : 9782070409433

Collection : Folio Classique

Tags : 19ème siècle, classique 19ème siècle, italien, littérature française du 19e, littérature française, france, pirates, amour, ironie, recueil de textes, obsessions, soeurs, croyances, angoisse, recueil, comique, classique, nouvelles, chroniques, récits, 19ème siècle, classique 19ème siècle, italien, littérature française du 19e, littérature française, france, pirates, amour, ironie, recueil de textes, obsessions, soeurs, croyances, angoisse, Régionalismes, fiction, classique, nouvelles, chroniques, récits.

Citations de Les Sœurs Rondoli (9)

La nature, qui veut des êtres, a mis l'appât du sentiment au bout du piège de la reproduction. (préface)

Notre mémoire est un monde plus parfait que l'univers : elle rend la vie à ce qui n'existe plus !

Chacun de nous d'ailleurs garde dans leurs traits, sous la ligne humaine, un type animal, comme la marque de sa race primitive. Combien de gens ont des gueules de bulldog, des têtes de bouc, de lapin, de renard, de cheval, de boeuf ! Paul est un écureuil devenu homme.

"Je tiens à mon lit plus qu'à tout ! Il est le sanctuaire de la vie. On lui livre nue sa chair fatiguée pour qu'il la ranime et la repose dans la blancheur des draps et dans la chaleur des duvets. C'est là que nous trouvons les plus douces heures de l'existence, les heures d'amour et de sommeil. Le lit est sacré ! Il doit être respecté,vénéré par nous et aimé comme ce que nous avons de meilleur et de plus doux sur terre"

Chaque cerveau est comme un cirque, où tourne éternellement un pauvre cheval enfermé.

Nous sommes les jouets éternels d'illusions stupides et charmantes toujours renouvelées.

Et pourtant ces deux tentatives m' ont donné une idée charmante des mœurs de ce beau pays .

Le directeur, devinant le mensonge, dit en souriant :— Vous avouerez, madame, qu'il est bien étonnant que M. Oreille, n'ayant rien demandé pour un dégât de cinq cents francs, vienne réclamer une réparation de cinq ou six francs pour un parapluie.Elle ne se troubla point et répliqua :— Pardon, monsieur, le dégât de cinq cents francs concernait la bourse de M. Oreille, tandis que le dégât de dix-huit francs concerne la bourse de Mme Oreille, ce qui n'est pas la même chose.Il vit qu'il ne s'en débarrasserait pas et qu'il allait perdre sa journée, et il demanda avec résignation :— Veuillez me dire alors comment l'accident est arrivé.Elle sentit la victoire et se mit à raconter :— Voilà, monsieur ; j'ai dans mon vestibule une espèce de chose en bronze où l'on pose les parapluies et les cannes. L'autre jour donc, en rentrant, je plaçai dedans celui-là. Il faut vous dire qu'il y a juste au-dessus une planchette pour mettre les bougies et les allumettes. J'allonge le bras et je prends quatre allumettes. J'en frotte une ; elle rate. J'en frotte une autre; elle s'allume et s`éteint aussitôt. J'en frotte une troisième; elle en fait autant.Le directeur l'interrompit pour placer un mot d'esprit :— C'étaient donc des allumettes du gouvernement ?Elle ne comprit pas et continua :— Ça se peut bien. Toujours est-il que la quatrième prit feu et j'allumai ma bougie ; puis je rentrai dans ma chambre pour me coucher. Mais au bout d'un quart d'heure il me sembla qu'on sentait le brûlé. Moi j'ai toujours peur du feu. Oh ! si nous avons jamais un sinistre, ce ne sera pas ma faute ! Surtout depuis le feu de cheminée dont je vous ai parlé, je ne vis pas. Je me relève donc, je sors, je cherche,je sens partout comme un chien de chasse et je m'aperçois enfin que mon parapluie brûle. C'est probablement une allumette qui était tombée dedans. Vous voyez dans quel état ça l'a mis... Le directeur en avait pris son parti ; il demanda :— À combien estimez-vous le dégât ?Elle demeura sans parole, n'osant pas fixer un chiffre. Puis elle dit, voulant être large :— Faites-le réparer vous-même, je m'en rapporte à vous.Il refusa :— Non, madame, je ne peux pas. Dites-moi combien vous demandez.— Mais... il me semble que... Tenez, monsieur, je ne peux pas gagner sur vous, moi... nous allons faire une chose. Je porterai mon parapluie chez un fabricant qui le recouvrira en bonne soie, en soie durable, et je vous apporterai la facture. Ça vous va-t-il ?— Parfaitement, madame ; c'est entendu. Voici un mot pour la caisse, qui remboursera votre dépense.Et il tendit une carte à Mme Oreille, qui la saisit, puis se leva et sortit en remerciant, ayant hâte d'être dehors, de crainte qu'il ne changeât d'avis.Elle allait maintenant d'un pas gai par la rue, cherchant un marchand de parapluies qui lui parût élégant. Quand elle eût trouvé une boutique d'allure riche, elle entra et dit, d'une voix assurée :— Voici un parapluie à recouvrir en soie, en très bonne soie. Mettez-y ce que vous avez de meilleur. Je ne regarde pas au prix.LE PARAPLUIE.

Mme Oreille était économe. Elle savait la valeur d'un sou et possédait un arsenal de principes sévères sur la multiplication de l'argent.Le parapluie

< Voir moins de citations
Voir plus de citations >

Critiques de Les Sœurs Rondoli : avis de lecteurs (6)


  • Critique de Les Sœurs Rondoli par Nastasia-B (Babelio)

    Les Soeurs Rondoli est un recueil presque " pirate ", voulu par son auteur pour montrer à ses éditeurs attitrés qu'il pouvait aller voir ailleurs si ses rétributions n'étaient pas suffisantes. Issu ....

    Lire la critique complète >
    Par Nastasia-B - publiée le 30/03/2015

  • Critique de Les Sœurs Rondoli par cmpf (Babelio)

    Cela faisait plusieurs mois que je n'avais passé un moment avec Maupassant. Quinze nouvelles entre lesquelles je n'ai pas trouvé de point commun. Elles sont peu connues, me semble-t-il, à part Le pe...

    Lire la critique complète >
    Par cmpf - publiée le 31/08/2015

  • Critique de Les Sœurs Rondoli par aouatef79 (Babelio)

    Les soeurs Randoli est une nouvelle de Guy de Maupassant . Cette nouvelle est de qualité juste moyenne . Il s' agit d' un jeune homme Pierre Jouvenet qui part pour un court séjour en Italie . Il d...

    Lire la critique complète >
    Par aouatef79 - publiée le 12/11/2017

  • Critique de Les Sœurs Rondoli par jmb33320 (Babelio)

    J'ai retrouvé toute la palette des caractères chers à Maupassant avec ce recueil. Les nouvelles qui m'ont le plus marqué : "Le petit fût"pour sa cruauté, "Mon oncle Sosthène" pour sa verve d...

    Lire la critique complète >
    Par jmb33320 - publiée le 27/05/2018

  • Critique de Les Sœurs Rondoli par Allantvers (Babelio)

    Eh bien voilà un petit recueil qui va se faire une jolie place sur mon podium Maupassant, aux côté des Contes de la Bécasse et des Contes du jour et de la nuit! J'ai tout savouré avec délice là-dedan...

    Lire la critique complète >
    Par Allantvers - publiée le 28/08/2018

  • Critique de Les Sœurs Rondoli par bfauriaux (Babelio)

    Superbe ensemble de nouvelles par un maitre du genre qui est à son sommet: l'ensemble se lit tres bien avec plaisir belle trouvaille !

    Lire la critique complète >
    Par bfauriaux - publiée le 27/11/2019

Ils parlent de Les Sœurs Rondoli

Du même auteur

Commentaires

Connexion




S'inscrire

Inscription à Livres Actu




Se connecter