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Guy De Maupassant

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La parure et autres nouvelles (2009)

De Guy De Maupassant chez Larousse
(192 votes, note moyenne : 4.2)

Couverture

page 1

page 2

AVANT D'ABORDER L'ŒUVRE

Fiche d'identité de l'auteur

Maupassant

Nom : Guy de Maupassant.

Naissance : le 5 août 1850, en Normandie.

Famille : mère sensible et cultivée ; père grand séducteur.

Enfance :études primaires à Paris, puis déménagement à Étretat après le divorce des ses parents en 1860.

Formation :études secondaires chez les pères de l'Église, puis au Collège impérial de Rouen. Vocation littéraire et amitié bienveillante de l'écrivain Flaubert. Études de droit interrompues faute d'argent.

Début de carrière et de vie adulte : employé au ministère de la Marine. Compose des poèmes et des pièces de théâtre. Publie son premier conte intitulé « La Main d'écorché » (1875). Fréquente les futurs grands noms de la littérature dont Tourgueniev, maître de la nouvelle russe, et Zola, le chef de file du naturalisme.

Passion du sport, des voyages et des femmes. Contracte une terrible maladie, la syphilis (1877).

Un triomphe littéraire : avec sa nouvelle « Boule de suif » (1880), Maupassant est cité comme « l'héritier littéraire immédiat » du grand Flaubert. Gloire et confort matériel. Maupassant abandonne sa carrière de fonctionnaire (1881) et se consacre à la littérature.

La renommée et la maladie : chroniqueur pour les journaux Gil Blas et Le Gaulois. Entre 1881 et 1891, publications multiples. Des romans : Une vie (1883), Bel-Ami (1885), Mont-Oriol (1887), Pierre et Jean (1888) dont la Préface a une valeur de manifeste. Des recueils de nouvelles : La Maison Tellier (1881), Mademoiselle Fifi (1882), les Contes de la Bécasse (1883), les Contes du jour et de la nuit (1885), Le Horla (1887). Nombreux séjours à « La Guillette », sa maison d'Étretat. Graves troubles physiques et mentaux liés à sa maladie.

Mort prématurée : décès le 6 juillet 1893, après plusieurs hospitalisations et une tentative de suicide (1892). Maupassant a quarante-trois ans.

Pour ou contre

Maupassant ?

Pour

Raphaël ENTHOVEN :

« Maupassant préfère la vraie bassesse à la fausse grandeur, l'individu au groupe, et la précision aux fioritures. »

« Maupassant » dans Lire, décembre 2005-janvier 2006.

Joseph CONRAD :

« Maupassant est un écrivain intensément national. »

Propos sur les lettres, 1921-1926.

Émile ZOLA :

« On le comprenait parce qu'il était la clarté, la simplicité, la mesure et la force. »

Discours aux obsèques de Guy de Maupassant, le 10 juillet 1893.

Contre

Gustave LANSON :

« Tout au plus pourrait-on lui reprocher [...] une certaine vulgarité. »

Histoire de la littérature française, Hachette, 1953.

Albert SAVINIO :

« Un vrai bourgeois de Paris, routinier, chauvin et fort mal éclairé par une intelligence des plus basses. »

Encyclopédie nouvelle, 1941-1948.

Rémy de GOURMONT :

« Doué d'une faculté unique : conter, il conta, sans jamais s'arrêter pour réfléchir. Nul talent ne fut plus mécanique [...]. »

« Maupassant », Épilogues. Réflexions sur la vie. 1895-1898.

page 8

page 9

Fiche d'identité de l'œuvre

La Parure et autres nouvelles

Auteur :

Guy de Maupassant.

Genre :

nouvelles réalistes.

Forme :

sept récits brefs en prose.

Structure :

une sélection de sept nouvelles « parisiennes » écrites entre 1881 et 1889.

Principaux personnages :

– des femmes adultères : une honnête femme (« Une aventure parisienne ») ; Mme Lantin, épous modèle (« Les Bijoux ») ; Mme Haggan, une mondaine (« Le Rendez-vous ») ;

– des fonctionnaires sans ambition : Hector de Gribelin, aristocrate déchu (« À cheval »), M. Lantin, époux naïf (« Les Bijoux ») ; François Tessier, séducteur sans scrupules (« Le Père ») ; M. Loisel, mari insignifiant (« La Parure ») ;

– des femmes candides : Louise, jeune fille séduite et abandonnée (« Le Père ») ; Jeanne Cordier, épouse confiante de Simon Lebrument, notaire et escroc (« La Dot ») ; Mme Simon, femme de ménage rusée et opportuniste (« À cheval ») ; Mathilde Loisel, jeune femme charmante et déclassée (« La Parure ») ; le baron de Grimbal, plaisant séducteur (« Le Rendez-vous »).

Sujets : pour rembourser une rivière de diamants empruntée et perdue, un couple de petits bourgeois tombe dans la misère (« La Parure ») ; une femme mariée fait l'expérience de l'adultère (« Une aventure parisienne ») ; à la suite d'un accident, une famille d'aristocrates pauvres est obligée de prendre en charge la victime qui se prétend impotente (« À cheval ») ; un veuf découvre que sa femme avait une double vie (« Les Bijoux ») ; un vieux célibataire apprend tardivement sa paternité (« Le Père ») ; une jeune épouse se fait dépouiller de sa dot par un mari indélicat (« La Dot ») ; une mondaine fatiguée de son amant se laisse séduire par une nouvelle aventure (« Le Rendez-vous »).

Pour ou contre

La Parure et autres nouvelles

Pour

Valéry GISCARD D'ESTAING :

« L'écriture de Maupassant est une des écritures les plus fines, les plus nerveuses, les plus précises de la littérature française. »

A2, Émission Apostrophes, 27 juillet 1979.

Raphaël ENTHOVEN :

« Le style n'est pas pour lui un ornement, mais l'équivalent intégral d'une sensation. »

Lire, décembre 2005-janvier 2006.

Contre

Edmond et Jules de GONCOURT :

« Une page de Maupassant n'est pas signée, c'est tout bonnement de la bonne copie courante appartenant à tout le monde. »

Journal, 9 janvier 1888.

Albert WOLFF :

« Croyez bien ceci, monsieur de Maupassant, il n'est pas nécessaire de toujours traîner sa plume dans les mauvais lieux pour être un homme de talent. »

Le Figaro, 21 juillet 1882.

Pour mieux lire l'œuvre

Au temps de Maupassant

Pour bien comprendre l'intérêt des contes parisiens ici publiés, il faut se plonger dans le Paris de 1872, tel qu'il apparaît aux yeux d'un jeune homme de 22 ans, fraîchement débarqué de Normandie.

Le Paris des fonctionnaires

Renonçant auxétudes de droit qu'il avait prévu d'engager après son bac, Maupassant, pressé par des besoins d'argent, entame une carrière dans l'Administration. C'est à partir du ministère de la Marine, puis, en 1878, du ministère de l'Instruction publique qu'il va observer la société de son époque.

Devant lui se déploie la capitale. D'abord, le Paris terne des petits fonctionnaires, ses collègues de travail. Il étudie « l'existence monotone et morne des bureaucrates, sans espoirs et sans attentes » (« Le Père »). Ce faisant, il emmagasine une précieuse matière qui, lorsqu'il deviendra écrivain, alimentera son inspiration en lui fournissant un type de personnages très présents dans son œuvre : l'employé de bureau sans ambition tel qu'il apparaît ici à travers les figures d'Hector de Gribelin (« À cheval »), de M. Lantin (« Les Bijoux »), de François Tessier (« Le Père ») et de M. Loisel (« La Parure »).

Le Paris des plaisirs

Il y a ensuite le Paris joyeux des cafés-concerts, des promenades sur les grands boulevards, du canotage sur la Seine et de tous les divertissements masculins. Fêtard et grand sportif, Maupassant saisit toutes les occasions d'échapper à l'ennui du ministère. Il s'amuse et multiplie les conquêtes amoureuses. Le week-end, ce nostalgique des grands horizons d'Étretat où il a passé son enfance se détend et renoue avec la nature : « je canote, je me baigne, je me baigne et je canote » (lettre à Laure, du 29 juillet 1875).

De ces expériences personnelles, il tirera plus tard nombre de scènes qu'il peindra avec toute la puissance d'un connaisseur. De même, ses multiples aventures féminines lui donneront le ton juste quand il évoquera les mondaines désœuvrées (Mme Haggan, « Le Rendez-vous »), les petites épouses bourgeoises tentées par l'adultère (« Une aventure parisienne » ; « Les Bijoux »), les ingénues (Louise, dans « Le Père » ; Jeanne Cordier, dans « La Dot ») et les filles de joie, si nombreuses dans son œuvre.

La tentation de l'écriture

Mais Maupassant est tenté par l'écriture. Très tôt, il s'est essayé à la poésie, dure école de précision et d'expressivité. Flaubert, écrivain renommé, ami de sa mère, l'a toujours soutenu : « Il faut encourager ton fils dans le goût qu'il a pour les vers, parce que c'est une noble passion, parce que les lettres consolent de bien des infortunes et parce qu'il aura peut-être du talent... qui sait ? » (lettre à Laure, du ...

Paru le 01-08-2009 - 143 pages - 1 x 1 x 0 cm - 140 g - ISBN 10 : 203584455X - ISBN 13 : 9782035844552

Collection : Classiques Larousse

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