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Frédéric Bernardfrançois Roca

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La comédie des ogres (2002)

De Frédéric Bernardfrançois Roca chez Albin Michel Jeunesse
(6 votes, note moyenne : 4.2)

Paru le 02-10-2002 - Format : Relié - 34 pages - 33 x 27 x 0 cm - 635 g - ISBN 10 : 2226129227 - ISBN 13 : 9782226129222

Collection : A.M. Alb.Ill.C.

Tags : moyen-âge, littérature française, couple, mer, imaginaire, ogre, grandir, monstre, contes, différence, amitié, préjugés, merveilleux, magie, illustrations, albums jeunesse, littérature jeunesse, pièce de theatre, théâtre, album.

Citations de La comédie des ogres (8)

"ACTE I Scène I : GOYA, L'OGRE - CEZANNE, L'OGRESSE« Et de un ! Et de deux ! Et de trois !» La voix énorme de Goya résonne dans cette forêt d'un autre âge. Une chouette curieuse vient se poser sur une branche afin d'observer ce qui se trame ici-bas.« Qu'est-ce que tu fabriques encore au lieu de peindre ? demande Cézanne.- Je dois agrandir la maison. Vermeer pousse à vue d'œil. Il a pris quarante centimètres ce mois-ci.- Oui, et il vient de faire sa soixante-treizième dent. Et sais-tu ce que le loup mettra sous l'oreiller de notre petit, cette fois-ci ? ajoute Cézanne.- Après la hache magique, le couteau en corne de licorne, les bottés en peau de baleine... non, je ne vois vraiment pas.- Vermeer souhaité que le loup lui offre un petit... Cézanne hésite.- Eh bien, Cézanne ? fait le père en fronçant les sourcils. Un petit quoi ?- Un enfant, lâche la mère. Un petit d'homme.- QUOI ! hurle Goya en déracinant un arbre d'un coup de pied.Il me rendra fou, ce gosse ! C'est trop dangereux d'aller hors de la forêt. On n'en sort plus depuis belle lurette et les hommes n'y entrent plus. Un enfant, c'est impossible :- Fais-le pour Vermeer; pour notre seul et unique ogrillon », supplie Cézanne en prenant la main de son mari accablé.ACTE I - Scène II : GOYA, L'OGRE - CEZANNE, L'OGRESSE - VERMEER. L'OGRILLONLa chouette est perchée sur le rebord d'une fenêtre de la maison des ogres et jette un œil à l'intérieur. Vermeer, dans sa chambre devenue trop petite, découvre une cage sous son oreiller. Un enfant d'environ huit ans s'y recroquevillait, plus furieux qu'apeuré.«YAAAHOU!»Le cri de joie de Vermeer fait vibrer toute la maison. Cézanne arrive, suivie de Goya« Alors ? Quel cadeau t'a apporté le loup cette fois ? demande la mère l'air de rien.- Un enfant ! Exactement ce que je voulais ! Un p'tit gamin d'humain !- Oh, qu'il est mignon, dit Cézanne en s'approchant de la cage. Ça fait une éternité que je n'en avais pas vu.- Et moi, jamais ! crie Vermeer surexcité, il est génial !»Goya chuchote à sa femme : « Une chance qu'il lui plaise. Je n'ai pas vraiment choisi. Le gamin péchait à la lisière de la forêt.- Il faut lui trouver un nom, reprend la mère. Comment vas-tu l'appelerVermeer?- Je ne sais pas, moi.- Je m'appelle PAUL !» Les ogres éberlués se penchent sur l'enfant vert de rage.ACTE I - Scène III VERMEER. L'OGRILLON - PAUL, LE GARÇON La chouette suit Vermeer portant sa cage dans la forêt.Paul hurle : « Sors-moi de là !- Je pensais que les petits d'hommes ne parlaient pas, comme les biches ou les chouettes.- Bon, tu me dévores maintenant ou tu me laisses partir ?- Je ne peux pas, Paul. Tu es le cadeau du loup pour ma soixante-treizième dent. Et je ne te mangerai pas. Mais je pourrais... Regarde ! »Vermeer ouvre une bouche énorme et déjà pleine de dents. « J'ai eu un cadeau différent pour chaque nouvelle dent !- C'est pas banal, rétorque Paul en faisant la moue.- Oh, mais j'ai bien compris. Il suffit que je dise à maman ce que je veux et le loup me l'apporte. Regarde ce que j'ai eu pour ma soixante-douzième dent : des bottes en peau de baleine ! C'est très très rare de nos jours, précise-t-il. À cause des hommes, on n'ose plus sortir de la forêt, et la mer est loin du côté du soleil levant. Moi, je n'ai jamais vu la mer, dit-il tristement.- Tu veux l'entendre ?- Qui - La mer - Tu te fiches de moi, Paul. C'est impossible ! La mer est trop loin. On ne peut pas !»ACTE I - Scène IV VERMEER. L'OGRILLON - PAUL, LE GARÇON La chouette sent que Paul va défier Vermeer et, visiblement, ça l'intéresse.« Vermeer le Chant de la Mer, je l'ai dans ma poche !»Vermeer boude, bras croisés, perplexe : « Ce n'est pas possible. »Paul sort un coquillage de sa poche, le porte à son oreille et dit doucement :« Et il est doux le Chant de la Mer, plus beau encore que celui du vent dans les arbres. »Vermeer se déride, s'approche et s'excite subitement :« Fais voir ! Donne, donne, donne-moi ça !- Hé, hé, hé ! Pas question ! C'est MON porte-bonheur ! Ou alors, à une condition tu me laisses rentrer chez moi, Vermeer.- Tu plaisantes ! Vermeer éclate de rire : tu as vu la taille de mon pied ?Si je veux, je t'écrabouille et je l'aurai pour moi tout seul, le Chant de la Mer.- Tu as peut-être de gros pieds, dit Paul, mais ils ne t'aideront jamais à voir la mer sans moi. Écoute, je t'emmène discrètement voir la mer.Tu fais seul le chemin du retour, et moi, je rentre chez mes parents et ma petite sœur.- Je n'ai pas le droit, c'est interdit de sortir de la forêt... Le jeune ogre se retient de crier et regarde par-dessus son épaule.- Tiens, Vermeer, écoute d'abord. C'est un coquillage, il vient du fond de la mer. » Avec douceur et fébrilité, Vermeer porte le coquillage à son oreille, il écoute, écoute encore, son visage s'apaise; il sourit et verse une larme :«JE VEUX Y ALLER!-Quand tu veux, Vermeer ! » XX"

ACTE II Scène I VERMEER. L'OGRILLON - PAUL - LES SOLDATS DU SEIGNEUR -LE LIEUTENANTLoin de la forêt, dans la plaine, la chouette survole un chemin de terre. Il y a de la poussière et de la peur dans l'air. Vermeer est enchaîné sur un chariot tiré par des bœufs. Paul court à ses côtés. Tout autour, des soldats en armes sont menés par un chef qui hurle ses ordres.« Je te jure que je n'y suis pour rien. Jamais je ne t'aurais tendu un piège. Je n'ai qu'une parole, Vermeer ! » Paul crache dans la poussière et Vermeer grogne.« Fais-moi confiance, insiste Paul déboussolé. Je voulais juste te montrer la mer et rentrer chez moi.- C'est ça! siffle Vermeer. Et qu'est-ce qu'ils faisaient tous ces hommes cachés dans les fourrés, ils cherchaient des champions ?- Ils me cherchaient moi. Mes parents s'inquiétaient, c'est normal. Je suis désolé, Vermeer.- Et c'est normal que je sois ligoté comme ça? Traité comme une bête sauvage ?- Et c'est normal que ton père m'ait attrapé et mis en cage comme un vulgaire moineau ? »Le lieutenant s'approche de Paul :«Alors? On pactise avec son agresseur? Avec ce monstre !Tu as eu de la chance de t'en sortir vivant, fiston.- Qu'est-ce que vous allez faire de lui?- L'offrir au seigneur, pardi ! Pour son musée des Curiosités. Il a financé tes recherches, le monstre est à lui. Tu pourras le remercier, fiston. »Paul a cessé de courir et regarde s'éloigner le convoi. Vermeer appelle de toutes ses forces : «PAUL! PAUL! PAUL!» Et Paul pleure.ACTE II - Scène II Vermeer. l'ogrillon - Paul, le garçon - Lou, la petite filleLa chouette est perchée sur une tour d'un immense château fort où est emprisonné Vermeer. À travers les barreaux, il regarde la mer et les vagues s'échouer sur la plage. Soudain il entend, et la chouette aussi, la voix de Paul en bas du château.« Vermeer ! Je suis là ! J'ai parlé au seigneur, il ne veut rien savoir.On dit que tu as la plus belle pièce de sa collection.- C'est horrible, Paul ! Tout le monde vient me voir comme une bête curieuse ! Ils disent que je suis un mangeur d'enfants. Je n'ai jamais voulu te manger, Paul ! Mon père m'avait prévenu: tous les hommes pensent ça, alors que les ogres passent leur temps à peindre.- Moi aussi, je pensais que tu me mangerais, dit Paul.C'est ce que les parents disent à leurs enfants. Écoute-moi et calme-toi, Vermeer, je te présente ma petite sœur Lou.- Enchanté. Mais Paul, dis-leur que seuls des ogres fous ou malades ont peut-être fait ça, il y a longtemps. Dis-leur que c'est fini. Dis-leur que je veux rentrer peindre avec mes parents.- Ce serait trop long. J'ai une meilleure idée. Observe et écoute la mer. Je reviendrai bientôt, ne t'inquiète pas.- Mais Paul ! J'ai déjà une nouvelle dent qui pousse et le loup ne pourra pas venir jusqu'ici !- Le loup, non ! Moi, si ! À bientôt, Vermeer, termine Paul.- À bientôt, bonne nuit Vermeer, gazouille la petite sœur, n a l'air gentil mais il est vraiment pas joli, ton copain. "

"ACTE III Scène I : PAUL ET LOU - LE GARDIEN -LES CREATURES - VERMEER. L'OGRILLONLa chouette a chassé la nuit, mais elle s'interrompt dès qu'elle aperçoit Lou et Paul se faufiler dans le château. Paul fait le guet. Hop ! Lou dérobe les clefs du gardien assoupi. Ils découvrent toutes sortes de créatures prisonnières : une sirène défraîchie, un loup-garou décrépi, une licorne désenchantée, un elfe dépressif, un cyclope larmoyant, un cheval ailé déplumé, un Minotaure délabyrinthé et un dragon pratiquement éteint. Enfin ils trouvent Vermeer qui écoute et regarde la mer sous les étoiles.Lou fait sursauter l'ogre :« Bien dormi, Vermeer ? Dis, tu peins quoi, exactement ?- Chut C'est pas le moment, Lou.- Tu avais raison, Paul. La mer, ça calme, c'est merveilleux. Et ma soixante-quatorzième dent est là ! Vermeer la montre aux enfants.- Beurk ! dit Lou en reculant d'un pas.- Ça tombe bien, reprend Paul, j'ai un cadeau pour toi. Ou plutôt deux. Je suis plus fort que le loup, n'est-ce pas ?Paul brandit une clef.- La clef des champs, Vermeer ! Et puis ceci.Paul présente un paquet-cadeau. Puis il ouvre la lourde porte.- Va-t'en vite, Vermeer. Fais attention à toi. Tu ouvriras le paquet quand tu seras à l'abri dans ta forêt, pas avant. Ne perds pas de temps. Nous allons couvrir ta fuite.Vermeer tient le petit paquet dans ses grosses mains :- Qu'est-ce que c'est ?- Pas maintenant, Vermeer !!! Je te promets qu'on viendra te voir, Lou et moi. Bientôt. Cours, dos à la mer. Cours vite ! »ACTE III - Scène II PAUL et LOU, VERMEER. LES CREATURES - LES GARDESLou, Paul et la chouette regardent, depuis le château, Vermeer se faufile dans l'ombre des rues, pour atteindre la prairie et courir à travers champs.«Maintenant! ordonne Paul.- Même lui ? interroge Lou en désignant le loup-garou.- Tout le monde, je veux la pagaille totale. Je veux voir toutes les cages ouvertes. Je veux la liberté totale !»Et c'est rapidement la panique, en effet. Alertés par le raffut, les gardes rappliquent sans savoir où donner de la tête. Ils ne remarquent pas les enfants qui s'échappent eux aussi du château.Acte III – Scène III VERMEER. L'OGRILLON.La chouette est arrivée la première à la lisière de la forêtElle est postée sur un vieux chêne quand Vermeer arrive à son tour, essoufflé, avec le jour qui se lève. Vermeer soupire profondémentSoudain, il prend un paquet dans sa poche, l'ouvre délicatement et y découvre le coquillage de Paul, accompagné d'un petit mot :« POUR QUE TU N'OUBLIES PAS LE CHANT DE LA MER PAUL,»En souriant largement de ses 74 dents, Vermeer porte le coquillage à son oreille.La Chouette a tout vu et tout entendu. Mais elle ne racontera cette histoire à personne. Même si elle se trouve être le cadeau de la toute première dent de Vermeer (ce dont Il se fiche comme de sa première chaussette). ELLe n'en dira rien car, vous le savez, les chouettes ne parlent pas."

"ACTE III Scène I : PAUL ET LOU - LE GARDIEN -LES CREATURES - VERMEER. L'OGRILLONLa chouette a chassé la nuit, mais elle s'interrompt dès qu'elle aperçoit Lou et Paul se faufiler dans le château. Paul fait le guet. Hop ! Lou dérobe les clefs du gardien assoupi. Ils découvrent toutes sortes de créatures prisonnières : une sirène défraîchie, un loup-garou décrépi, une licorne désenchantée, un elfe dépressif, un cyclope larmoyant, un cheval ailé déplumé, un Minotaure délabyrinthé et un dragon pratique

ACTE II Scène I VERMEER. L'OGRILLON - PAUL - LES SOLDATS DU SEIGNEUR -LE LIEUTENANTLoin de la forêt, dans la plaine, la chouette survole un chemin de terre. Il y a de la poussière et de la peur dans l'air. Vermeer est enchaîné sur un chariot tiré par des bœufs. Paul court à ses côtés.Tout autour, des soldats en armes sont menés par un chef qui hurle ses ordres.« Je te jure que je n'y suis pour rien. Jamais je ne t'aurais tendu un piège.

Goya et Cézanne, un couple d'ogres un peu particulier, vit reculé au fond da la forêt, loin des hommes. Leur fils, Vermeer, un ogrillon capricieux, réclame en cadeau, pour l'apparition de sa 73e dent, un gamin d' humain.

Acte I scène 2« YAAAHOU ! » Le cri de joie de Vermeer fait vibrer toute la maison. Cézanne arrive, suivie de Goya.« Alors ? Quel cadeau t'a apporté le loup cette fois ? demande la mère l'air de rien.- Un enfant ! Exactement ce que je voulais ! Un p'tit gamin d'humain ! - Oh, qu'il est mignon, dit Cézanne en s'approchant de la cage. Ca fait une éternité que je n'en avais pas vu.- Et moi, jamais ! crie Vermeer surexcité. Il est génial ! »Goya chuchote à sa femme :« Une chance qu'il lui plaise. Je n'ai pas vraiment choisi. Le gamin pêchait à la lisière de la forêt.- Il faut lui trouver un nom, reprend la mère. Comment vas- tu l'appeler, Vermeer ?- Je ne sais pas, moi.- JE M'APPELLE PAUL ! » - Les ogres éberlués se penchent sur l'enfant vert de rage

- C'est horrible, Paul ! Tout le monde vient me voir comme une bête curieuse ! Ils disent que je suis un mangeur d'enfants. Je n'ai jamais voulu te manger, Paul ! Mon père m'avait prévenu : tous les hommes pensent ça, alors que les ogres passent leur temps à peindre.

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Critiques de La comédie des ogres : avis de lecteurs (6)


  • Critique de La comédie des ogres par Moussaron32 (Babelio)

    Vermeer l'ogrillon se voit offrir un petit humain dans une cage par ses parents l'ogre Goya et l'ogresse Cezanne pour son anniversaire. En trois actes comme au théâtre Paul l'enfant et Vermeer vont de...

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    Par Moussaron32 - publiée le 30/08/2013

  • Critique de La comédie des ogres par vicim (Babelio)

    'ai été attirée par cet album d'abord grâce à sa couverture. J'ai dès le départ les traits de crayons et les couleurs des illustrations. Ensuite, j'ai trouvé sympa l'idée de séparer le conte en 3 a...

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    Par vicim - publiée le 26/11/2013

  • Critique de La comédie des ogres par iz43 (Babelio)

    J'aime beaucoup les albums des talentueux Fred Bernard et françois Roca. Une fois de plus, je n'ai pas été déçue. J'en ai pris plein les yeux. Les illustrations sont comme toujours superbes. J'ai appr...

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    Par iz43 - publiée le 23/03/2015

  • Critique de La comédie des ogres par ertiammot (Babelio)

    Magnifique album. Véritable découverte du genre théâtral pour les petits avec un savant mélange de conte et de théâtre. Le livre est en 3 actes et nous livre l'histoire d'un ogrillon qui reçoit en c...

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    Par ertiammot - publiée le 19/09/2015

  • Critique de La comédie des ogres par Chrisbookine (Babelio)

    Ce conte de Fred Bernard est de facture classique, sans surprise et raconte la rencontre d'un jeune ogre Vermeer et d'un petit d'homme Paul. Ils sont victimes des préjugés de la méconnaissance, consid...

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    Par Chrisbookine - publiée le 02/04/2017

  • Critique de La comédie des ogres par Citrouille_mecanique (Babelio)

    Une bonne petite histoire illustrée avec beaucoup de talent, comme le duo a su le faire si souvent. Une histoire plutôt originale et décalée, sous forme théâtrale avec des ogres comme personnages pri...

    Lire la critique complète >
    Par Citrouille_mecanique - publiée le 18/03/2020

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