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Fred Aliemarijosé Alie

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Elle ET elle / entre chienne et louve (2009)

De Fred Aliemarijosé Alie chez Hervé Chopin éditions
(1 vote, note moyenne : 4.0)

Paru le 08-03-2009 - Format : Broché - 105 pages - 2 x 1 x 0 cm - 318 g - ISBN 10 : 2357200014 - ISBN 13 : 9782357200012

Tags : poèmes, recueil de poèmes, poésie contemporaine, recueil, temps qui passe, tristesse, musique, chanson, peinture, maternité.

Citations de Elle ET elle / entre chienne et louve (10)

Mes mots sont gorgésMes mots sont gorgés d'eauEt ta voix pleine de larmesMais chaque syllabeEnlace le soleilEt pose sur ta langueDes perles de lumière...Loreux, Sologne, 2007

Tomaline la jeune fille Toute petite déjà Demandait à la vie 2 moubins pour la bouche 2 caresses pour le corps Et un peu d'amour aussi Au commencement Elle voulait grandir Pour comprendre pourquoi Les zikaks poussent la nuit les serpents haient les mangoustesEt la pluie mouille les hommes Quand Tomaline granditLes mains devenues trop petites Pour qu'elle y cache son cœurLes seules caresses qu'elle eut Celles d'un homme qui la bouscule Et lui expliqueQue c'est l'amour,Et Tomaline attend Les mains sur les étoiles La magie de la vie Le seul homme qu'elle a gardé C'est un petit bout d'homme Qui l'appelle mamanQuand Tomaline vieillit Priant dans sa casePour que le monde dehors soit heureux Son petit homme depuis longtemps a enjambé la mer N'est jamais revenu Alors Tomaline lasse d'attendre Un morceau de ciel Contre un morceau de terre Qui rende la vie belle Tomaline un jour comme ça A fermé sa case et puis ses yeux Pour rendre la mort belle C'est pas facile à dire Tomaline est morte aujourd'hui Et il n'y a personne Pour la pleurer… Fort-de-France, Martinique - 1988.

Les gens de chez moiLes gens de chez moi Ont la peau tannée A l'ivresse du ventAu baiser du serpentLes gens de chez moiOnt la peau recuiteAux braises de charbonAux insultes facilesLes gens de chez moiOnt la peau mordue Au soleil des mitansOù l'on signe des trêvesQui font serrer les dentsOù l'on jette à l'ennemi Des poignées de mainsQui ont la générosité De ne plus croire en rienLes gens de chez moiOnt la peau cousueSur d'étranges secretsQui mêlent ensembleLe rire et l'eauLa honte et l'avoir bueL'audace et l'avoir pueLe sel et l'imposturedes rêvesL'urgence des ventresEt la beauté du resteLes gens de chez moiOnt la peau repueAux repas volésA la table d'en hautAux outrages des autresEt aux « bienentendus »Les gens de chez moiOnt la peau saturéeDes leçons et des chosesQui racontent les autresLes gens de chez moiOnt la peau de chez moiLes gens de chez moiOnt la peau de chez moiWallis et Futuna – 2006

TombeTombeEt pas succombeLe puits fuit sans finVertigeOù l'on pressentUn possible Un coup, un seulUn sursautEt bout de chuteSe tapisseUn croisé d'enfersComme une tresse serréeIl est trop tardOu trop loinPour rebondir d'un coup, Remonter d'un seulC'était donc ainsiAchilleUn talon condamné à mortQui s'accroche à la vieD'un coup, un seulQuand tout le restes'englue dans la tourbeMolle de l'eternatche, TombeEt pas succombe...Nouméa, Nouvelle-Calédonie - 2007

ÉcrisÉcris, Les mots sont déjà libresVolés à la langue vorace, Derrière les dents serréesDe la colèreA la gorge déployéeDe la fulgurancedes petits bonheursÉcrisEt le mauve fugaceAccroche un bout d'éternitéEt tes rosesS'éprennent du fanéDe la mélancolieEt le rire des fousS'écoule En cascade de perlesQui habillent tes doutesÉcris, Car on est si petits.Bargemon, Var - 2008

La mort s'est installéeLa mort s'est installéeChez moi,Dévore les mursTraces fragilesAux fissures l'airD'un souffle hâtifPrécipite le tempsEn mauvais bouillonElle est entréeComme on fuitLe fracas d'en dehorsMaquillant les arbresMatant le silenceS'est assise tranquille En bordure de ma coucheJe l'épieEn obliqueElleEmbusque mes rêvesEtJe dors l'œil ouvertEllese pose sur mes cilsJeCapitule un peuChaque secondeDouce œilladeTremblante séductionJe t'aime tu saisComme on aimeLe vainqueurEt la solitude habitéeQui habille la gloireJe t'aimeTant que je visalors... attendsLe diamant, Martinique – 2008

Si longSi long si longEst rauqueLe criQui déchire le gosierIl a dans la gorgeDes dentsQui dévorent le silenceEt tuent bien plusQue ne tue l'oubliOuagadougou, Burkinafasso - 2006

Elle est douce parfois la peinecomme une rumeur lointaine un silence étoufféun arrondi de bras, j'ai séché les larmes au bout de tes yeuxvolé des rires au fond de ta gorgemangé pour toi quand tu n'avais pas faimeu mal quand tu avais peurtendu les doigts pour saisir le temps trébuché pour t'empêcher de fuir, et plein de choses que je n'ai pas su faire...PourtantMarijosé Alie -Mère -

A l'envers du masqueIl y eut un visageFermé à triple tourSur le miracleD'un sourire.Extrait de Pulpe, 2008.

NueNueAu fil d'un vieux drap saleAu creux d'un pliDe peau pâleA la crasseTenaceEst-elle morteOu seulement oubliée ?MainPaume au cielDoigts têtusTâtant les étoilesLèvres torduesA l'empreinteDu pain faitDe boue et de cendresAmoureusement rompuEntre bouches voracesDerniers spasmesD'une trop vieille enfanceNueElle m'épieChaque nuitA l'entrée de la luneMe convoque au chagrinAbîme mes rêvesNueau fil d'un vieux drapsaleau creux d'un plide peau pâleà la crassetenacel'épaule, droitetoujours elle jetteun regard qui tombe à mes piedsà genoux je l'adoreet retrouve le gestequ'elle a supour récolterles petits pains de boue.Papeete, Tahiti – 2008

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Critiques de Elle ET elle / entre chienne et louve : avis de lecteurs (1)


  • Critique de Elle ET elle / entre chienne et louve par Dixie39 (Babelio)

    Marijosé et Fred Alie, Mère et Fille, toutes deux femmes et mères, toutes deux artistes et vagabondes, les mots à fleur de peau, le trait de crayon et l'empattement du pinceau, « Elle et Elle » se d...

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    Par Dixie39 - publiée le 24/03/2015

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