livres actu Livres Actu

Accueil > François Rabelais > Quart livre

Acheter ce livre - 9.7 €


22344ème dans les ventes


François Rabelais

0 abonné

Œuvres principalesFrançois Rabelais (également connu sous le pseudonyme de Alcofribas Nasier, anagramme de François Rabelais, ou bien encore sous celui de Séraphin Calobarsy) est un écrivain français humaniste de la Renaissance, né à la Devinière à S... Plus >

Quart livre (1998)

De François Rabelais chez Gallimard
(4 votes, note moyenne : 3.8)

Le Quart livre est le plus satirique et le plus audacieux des quatre livres de la geste de Pantagruel. En apparence, il raconte le voyage maritime de Pantagruel (à l'image des Argonautes et de Jacques Cartier). Il aborde à de nombreuses îles, des Chicanous (satire des gens de justice), de Tapinois, où règne Quaresmeprenant, l'île Farouche (où se déroule la guerre entre les Andouilles et les Cuisiniers), l'île des Papefigues (protestants), celle des Papimanes (catholiques). Mais c'est aussi un texte sur la religion : Rabelais attaque les superstitions, le culte du pape, les vices du clergé, les prétentions de la Curie romaine. Il condamne, dans cette Odyssée allégorique, toutes les Églises, au profit de la liberté de l'Esprit. La galerie de monstres que l'on parcourt dans un prodigieux carnaval symbolise en même temps un combat politique et religieux, de son temps et de tous les temps.

Paru le 23-01-1998 - Format : Poche - 688 pages - 18 x 11 x 2 cm - 339 g - ISBN 10 : 2070389596 - ISBN 13 : 9782070389599

Collection : Folio Classique

Tags : récits, satire, roman, parodie, classique, récit de voyage, grotesque, utopie, rayons, géants, humanisme, burlesque, ironie, humour, mer, philosophie, littérature du 16ème siècle, littérature française, renaissance, 16ème siècle.

Citations de Quart livre (10)

Soubdain, je ne sçay comment, le cas feut subit, je ne eus loisir le consydérer, Panurge, sans aultre chose dire, jette en pleine mer son mouton criant et bellant. Tous les aultres moutons, crians et bellans en pareille intonation, commencèrent soy jecter et saulter en mer après, à la file. La foule estoit à qui premier y saulteroit après leur compaignon. Possible n'estoit les en guarder, comme vous sçavez, estre du mouton le naturel, tousjours suyvre le premier, quelque part qu'il aille. Aussi le dict Aristoteles, lib. IX, de Histo. animal. estre le plus sot et inepte animant du monde.Le marchant, tout effrayé de ce que davant ses yeulx périr voyoit et noyer ses moutons, s'efforçoit les empescher et retenir tout de son povoir. Mais c'estoit en vain. Tous à la file saultoient dedans la mer et périssoient. Finablement, il en print un grand et fort par la toison sus le tillac de la nauf, cuydant ainsi le retenir et saulver le reste aussi conséquemment. Le mouton feut si puissant qu'il emporta en mer avecques soy le marchant, et feut noyé en pareille forme que les moutons de Polyphemus, le borgne Cyclope, emportèrent hors la caverne Ulyxes et ses compaignons. Autant en feirent les aultres bergiers et moutonniers, les prenens uns par les cornes, aultres par les jambes, aultres par la toison. Lesquelz tous feurent pareillement en mer portéz et noyéz misérablement.Panurge, à cousté du fougon, tenent un aviron en main, non pour ayder aux moutonniers, mais pour les enguarder de grimper sus la nauf et évader le naufraige, les preschoit éloquentement, comme si feust un petit frère Olivier Maillard ou un second frère Jan Bourgeoys ; leurs remonstrant par lieux de rhétoricque les misères de ce monde, le bien et l'heur de l'aultre vie, affermant les plus heureux estre les trespasséz, que les vivans en ceste vallée de misère.Chapitre VIII : COMMENT PANURGE FEIST EN MER NOYER LE MARCHANT ET LES MOUTONS.

-[…] Seulement advisez si voulez confesser et jeuner les troys beaulx petitz jours de Dieu.-De cons fesser (respondit Panurge), tresbien nous consentons.

La poultre [pouliche], tout effrayée, se mist au trot, à petz, à bonds, et au gualot, à ruades, fressurades, doubles pedales et petarades, tant qu'elle rua bas Tappacoue, quoy qu'il se tint à l'aube du bast de toutes ses forces. Ses estrivieres estoient de chordes : du cousté hors le montouoir, son soulier fenestré estoit si fort entortillé qu'il ne le peut oncques tirer. Ainsi estoit trainné à escorchecul par la poultre, tousjours multipliante en ruades contre luy et fourvoyante de paour par les hayes, buissons et fossez. De mode qu'elle luy cobbit toute la teste, si que la cervelle en tomba près la croix Osanniere, puys les bras en pieces, l'un çà, l'aultre là, les jambes de mesmes, puys des boyaulx feist un long carnaige, en sorte que, la poultre au convent arrivante, de luy ne portoit que le pied droict et soulier entortillé.

Sur cela, beuvons!

Deux jours après nous arrivâmes à Ruach et je vous jure par l'étoile Poussinière que je trouvai l'état et la vie de ce peuple bien plus étranges que ce que j'en raconte. Ils ne vivent que de vent. Ils ne boivent rien, ils ne mangent rien, sinon du vent. Ils n'ont pour maison que les girouettes. Le commun peuple use pour se nourrir d'éventails de plumes, de papier, de toile, selon leurs moyens et pouvoirs. Les riches vivent de moulins à vent.

Le bon Bringuenarilles, hélas ! mourut étranglé en mangeant un bout de beurre frais […], sur l'ordonnance d'un médecin.

Bringuenarilles, le grand géant, avait avalé tous les poêlons, poêles, chaudrons, lèchefrites et marmites du pays, faute de moulins à vent dont il se nourrissait ordinairement.

- Tenez, tenez, dit Pantagruel, il y en a ici qui ne sont pas encore dégelées. Il nous jeta alors sur le tillac, à pleines mains, des paroles gelées qui ressemblaient à des dragées de diverses couleurs. Nous y vîmes des mots de gueule, des mots d'azur, des mots de sable, des mots dorés, lesquels, quelque peu échauffés entre nos mains, fondaient comme de la neige […]. Et j'y vis des paroles bien piquantes, [..] des paroles horribles et d'autres assez déplaisantes à voir. Quand elles fondirent ensemble, nous entendîmes : hin, hin, hin, hin, his, ticque, torche, lorgne, brededin, brededac, frr, frrr, frrrr, bou, bou, bou, bou […], tracc, tracc, trr, trrr, trrrr, trrrr, on, on […], ououououon, goth, magoth

Oudard reniait les noces, alléguant qu'un des recors lui avait désincornifistibulé toute l'épaule. [...] Loyre se plaignait de ce que le recors aux bras cassés lui avait donné un si grand coup de poing sur le coude qu'il en était devenu tout esperruquancluzelubelouzerirelu du talon. – Mais, disait Trudon, en se cachant l'œil gauche avec son mouchoir et en montrant son tambourin défoncé d'un côté, quel mal leur avais-je fait ? Il ne leur a pas suffi m'avoir ainsi lourdement morrambouzevezengouzequoquemorguatasacbacguevezinemaffressé mon pauvre œil, ils m'ont, de plus, défoncé mon tambourin.

le noble Bringuenarilles était trépassé ce matin d'une façon si étrange qu'il ne faut plus vous étonner de la mort d'Eschyle qui, comme lui, fut averti par des devins que certain jour il mourrait de la chute sur lui de quelque chose. Au jour prédestiné, il s'était éloigné de la ville, de toutes les maisons, arbres et autres choses susceptibles de tomber et de nuire par leur chute. Il demeura au milieu d'une grande prairie, […] si assuré de sa sécurité, comme il lui semblait, qu'il eût fallu vraiment que le ciel tombât, ce qu'il croyait impossible. […] Eschyle, malgré cela, fut tué de la chute d'une carapace de tortue qui tomba des griffes d'un aigle sur sa tête et lui fendit la cervelle.

< Voir moins de citations
Voir plus de citations >

Critiques de Quart livre : avis de lecteurs (4)


  • Critique de Quart livre par ayml (Babelio)

    un des écrivains les plus intelligents de tous les temps

    Lire la critique complète >
    Par ayml - publiée le 15/11/2013

  • Critique de Quart livre par chartel (Babelio)

    Après un "Tiers Livre" bien fixé, consacré en grande partie aux soucis de mariage de Panurge, Rabelais prend le large et embarque ses personnages pour un périple en haute mer . Il s'inscrit ainsi dans...

    Lire la critique complète >
    Par chartel - publiée le 10/09/2013

  • Critique de Quart livre par vincentf (Babelio)

    Les aventures se poursuivent, sur un ton souvent moins grivois, d'îles bizarrement peuplées en tempêtes à foutre la trouille. Panurge, de peur, chie dans son froc, ce qui donne l'occasion à quelques r...

    Lire la critique complète >
    Par vincentf - publiée le 16/05/2013

  • Critique de Quart livre par Lucile- (Babelio)

    Ma critique va être brève. Ma formation en Lettres Modernes m'a ouvert les yeux sur bien des ouvrages mais je dois dire que Rabelais me laisse en travers de la gorge. J'ai dû en lire et en étudier plu...

    Lire la critique complète >
    Par Lucile- - publiée le 09/05/2013

Ils parlent de Quart livre

Du même auteur

Commentaires

Connexion




S'inscrire

Inscription à Livres Actu




Se connecter